Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

170 résultats 

rupture du sinus marginal l.f.

rupture of the marginal sinus

Rupture d'une veine utéroplacentaire au pôle inférieur de l'œuf.

Syn. hématome décidual marginal

hématome décidual marginal

rupture interstitielle du périnée l.f.

interstitial rupture of the perineum

Déchirure périnéale incomplète lors de l'accouchement, n'intéressant pas le sphincter anal.

rupture centrale du périnée

rupture musculaire l.f.

tear of muscle

Déchirure d’un muscle.
La rupture peut être totale ou partielle, souvent au niveau de la jonction musculotendineuse. Elle se traduit par une douleur brutale en « coup de fouet » et s’accompagne d’une rétraction des deux parties du muscle rompu. Elle est le plus souvent traumatique à l’occasion d’un effort sportif. Elle peut aussi se voir sur un muscle fragilisé ou à proximité d’une saillie osseuse : exostose, cal hypertrophique, ostéophyte.

rupture périnéale complète l.f.

rupture centrale du périnée

rupture périnéale compliquée l.f.

rupture centrale du périnée

rupture spontanée de l'œsophage l.f.

spontaneous oesophageal rupture

Déchirure longitudinale non traumatique intéressant toute l'épaisseur d'une paroi œsophagienne aux tuniques en principe saines, survenant habituellement lors d'efforts de vomissements.
Observée surtout chez l'homme à l'âge moyen de la vie, elle siège dans la majorité des cas au tiers inférieur de l'œsophage. Très souvent il s'agit de malades atteints d'œsophagite. Trop souvent, le diagnostic est trop tardif au stade de pyothorax.
Pour faire le diagnostic dans les 12 premières heures, il faut penser à la rupture devant une douleur thoraco-abdominale intense, exagérée à la déglutition. Un rapide examen tomodensitométrique révélant un pneumomédiastin permet d'intervenir précocement et de guérir le patient avant l'apparition d'un choc toxi-infectieux trop souvent mortel.

H. Boerhaave, médecin néerlandais (1724)

Syn. syndrome de Boerhaave

Mallory-Weiss (syndrome de)

rupture trachéobronchique l.f.

traumatic rupture of the tracheobronchial tree

Solution de continuité de l'arbre trachéobronchique siégeant des bronches lobaires jusqu'au 1er anneau trachéal, habituellement transversale ; on y adjoint les fissurations longitudinales de la membraneuse.
La rupture peut être complète ou incomplète selon que toute l'épaisseur de la paroi est rompue ou non, totale ou partielle. Si la péribronche a résisté, le syndrome gazeux intramédiastinal ou intrapleural est modeste. Plus souvent, la péribronche est largement déchirée entraînant une rétraction des 2 fragments : le syndrome gazeux médiastinal ou intrapleural compressif est dramatique. Le mécanisme de la rupture transversale associe un phénomène de cisaillement et un écrasement thoracique des grosses voies aériennes en hyperpression par fermeture glottique. Les ruptures trachéobronchiques de la région carénaire sont dues à un écrasement entre le sternum enfoncé et le plan rigide de la 5e vertèbre thoracique.
Les ruptures trachéobronchiques représentent 1 à 2% des traumatismes graves du thorax. Elles s'observent surtout chez les sujets jeunes de moins de 35 ans. La détresse respiratoire avec anoxie, parfois asphyxie, est observée 8 fois sur 10. Asphyxie, hémoptysie, encombrement chez un sujet jeune, à la suite d'un traumatisme appuyé, évoquent la rupture trachéobronchique. Sur le cliché radiographique, on découvre un emphysème médiastinal monstrueux associé ou non à un épanchement pleural aérique compressif qui est à drainer d'urgence. Le diagnostic est fait par endoscopie pratiquée avec un bronchoscope rigide de préférence, en salle d'opération. Il permet le diagnostic, le désencombrement, la mise en place d'une sonde trachéale en aval de la rupture et le début de l'anesthésie et de l'intervention dans les situations dramatiques. Les lésions associées sont fréquentes, craniofaciales, rachidiennes et des membres, parfois abdominales.
La mortalité reste autour de 10% pour les blessés traités dans un service spécialisé.
Au décours de tout traumatisme thoracique grave accompagné d'un pneumothorax ou d'un pneumomédiastin même sans détresse respiratoire, le blessé doit avoir une bronchoscopie avant sa sortie de l'hôpital
Bien à part sont les accidents d'intubation représentant près de 15% des lésions traumatiques de la trachée. Ces lésions sont reconnues normalement de façon précoce et facilement réparées.
Les ruptures des voies aériennes au-delà des bronches lobaires sont considérées et traitées comme des ruptures parenchymateuses.

rupture traumatique de l'aorte thoracique et de ses branches l.f.

traumatic rupture of the thoracic aorta and its branches

Solution de continuité de la paroi de l'aorte thoracique et des gros troncs qui en sont issus, lors d’un traumatisme.
Elle survient au cours d'accidents comportant presque toujours une décélération brutale horizontale dans les accidents de la circulation et verticale dans les chutes de grande hauteur. Elle s'observe surtout chez le sujet jeune, lors des accidents de la circulation près de 8 fois sur 10 et d'accidents du travail près d'une fois sur cinq. La rupture siège 7 fois sur 10 au niveau de l'isthme aortique, zone fragile embryologiquement et en porte à faux entre zone mobile et zone fixe.
Les atteintes du tronc artériel brachiocéphalique, de l’aorte ascendante, des artères sous-clavières et de l'aorte descendante se partagent les autres cas. Dans les ruptures traumatiques de l'aorte thoracique, seules les formes incomplètes avec adventice intact parviennent au chirurgien (20%). Si la section est circulaire, intima et média ont tendance à se rétracter. Ces ruptures sont associées très souvent à des lésions craniocérébrales, à des fractures des membres, à une atteinte abdominale.
Les signes cliniques comportent 9 fois sur 10 des douleurs thoraciques, 7 fois sur 10 un état de choc. L'élargissement du médiastin, des anomalies du contour aortique, la présence d'un hémothorax, imposent la TDM avec injection ou l'aortographie, qui confirment le diagnostic.
Le traitement chirurgical repose soit sur une suture directe protégée, si elle est possible, soit en interposant une prothèse entre les berges de la déchirure ou peut-être mieux, la mise en place d'un stent par voie endovasculaire plus simple, plus rapide et avec une mortalité moindre.
La mortalité dans les formes qui peuvent être opérées par un chirurgien cardiaque est de l'ordre de 10% à 20%.

rupture traumatique de l'œsophage l.f.

traumatic œsophageal rupture

Solution de continuité de la paroi œsophagienne, soit secondaire à un traumatisme appuyé, soit due à un barotraumatisme par effet de souffle lors d'une explosion.
Au 1/3 inférieur de l'œsophage, la rupture est longitudinale comprenant musculeuse et muqueuse. Si la plèvre est déchirée, s'installe progressivement un pneumothorax très vite surinfecté. Si la plèvre n'est pas déchirée, apparaît un pneumomédiastin puis progressivement une médiastinite suppurée se perforant plus ou moins vite dans la plèvre. Au niveau de la moitié supérieure de l'œsophage thoracique, la lésion œsophagienne s'associe fréquemment à une rupture de la membraneuse trachéale.
Évoqueront la lésion, les douleurs à la déglutition, un emphysème cervical ou sus-claviculaire isolé, la découverte d'un pneumomédiastin. La tomodensitométrie est essentielle. Le diagnostic repose sur le transit aux hydrosolubles, à compléter avec précaution avec un peu de baryte si le diagnostic est très douteux. L'endoscopie œsophagienne est d'intérêt modeste. C'est un diagnostic difficile souvent tardif au stade de pyopneumothorax, nécessitant alors une exclusion œsophagienne.

rupture traumatique de l'urèthre l.f.

traumatic rupture of the urethra

Rupture complète ou incomplète, fermée, des parois du conduit uréthral, survenant au niveau de l'urèthre antérieur par choc direct périnéal, au niveau de l'urèthre postérieur lors des fractures de l'arc antérieur du bassin.
C'est une complication grave qui nécessite une réparation souvent chirurgicale en urgence différée. Le risque de rétrécissement uréthral post-traumatique est important. Les ruptures de l'urèthre postérieur menacent également la continence et la fonction érectile.

rupture utérine l.f.

ruptured uterus

Solution de continuité dans la paroi utérine, lors de l'accouchement, le plus souvent.
La rupture complète, exceptionnelle dans les pays développés, entraîne un choc hémorragique avec une douleur abdominale brutale, la mort du fœtus est fréquente. La rupture partielle, moins grave, est souvent découverte lors d'une césarienne.
La rupture de la paroi utérine se fait au niveau du corps (60 à 80% des cas au segment antérieur) ou du segment inférieur, elle survient soit pendant la grossesse, soit, le plus souvent, pendant le travail. Elle peut se manifester par l'apparition d'une souffrance fœtale aigüe accompagnée d'une hémorragie minime ou être découverte lors d'une césarienne. Elle peut aussi être signalée par une hémorragie de la délivrance ou par un trouble de coagulation de la mère après l'accouchement. Dans tous les cas une révision utérine doit être pratiquée, elle permet de poser le diagnostic.
Les causes favorisant la rupture utérine sont :
- la grande multiparité (plus de 5 enfants),
- les cicatrices antérieures (après césarienne, myomectomie, la cure de malformation utérine, perforation au cours d'un curetage antérieur),
- l'excès de volume utérin causé par un hydramnios,
- les manœuvres de version, au début de l'accouchement surtout, avec une grande rotation aux forceps sur tête non engagée ou au détroit supérieur,
- l'utilisation mal contrôlée des ocytociques, surtout associés à des prostaglandines.
Des antécédents de césarienne ne contrindiquent pas l'analgésie péridurale pour un accouchement par voie vaginale. Dans la plupart des cas, l'analgésie péridurale laisse persister une sensation douloureuse en cas de déhiscence utérine.
La rupture utérine impose une laparotomie exploratrice et, selon l'importance des lésions, une suture utérine ou l'hystérectomie.

Étym. lat. uterus : utérus, ventre de la mère, d'un bateau etc.

rupture utérine provoquée l.f.

induced uterine rupture

Rupture utérine entraînée par des manœuvres obstétricales, version par manœuvre interne, grande extraction, ou application de forceps.

rupture utérine spontanée l.f.

spontaneous uterine rupture

Rupture utérine indépendante d'une manœuvre obstétricale, une dystocie mécanique sévère chez une multipare p. ex.

temps de rupture lacrymal l.m.

break up time (BUT)

Temps que met le film lacrymal pour se rompre quand on empêche le clignement : il est normalement de 15 à 40 secondes et s'observe à la lampe à fente.
Il teste la stabilité du film lacrymal.Il est notamment modifié dans la kératite sèche.

tympan (traumatisme, rupture du) l.m. ou l. f.

perforation tympanique

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

groupe sous-orbitaire des ganglions faciaux l.m.

nœud lymphatique nasolabial

sous-unité alpha de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.

retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, alpha subunit

Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique, qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité α, une β et deux γ (MIM 180071). Le gène de la sous-unité α de la phosphodiestérase du GMPc est localisé en 5q31.2-34 : c'est un gène candidat à la rétinite pigmentaire (MIM 180071).

S. J. Pittler, biologiste américain (1990)

transduction visuelle, GMP, GMP cyclique

sous-unité bêta de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.

retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, β subunit

Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
Les souris homozygotes pour la mutation rd (dégénérescence rétinienne héréditaire) sont considérées comme un modèle expérimental de rétinite pigmentaire humaine (MIM 180072). Cette dégénérescence est précédée par une accumulation dans la rétine de GMP cyclique en rapport avec un déficit de l'enzyme phosphodiestérase du GMPc. Il s'agit d'une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité alpha, une bêta et deux gamma. Le gène de la sousunité bêta, PDEB, est localisé en 4p16.3 ; il est porteur de mutations dans au moins deux formes de rétinite pigmentaire humaine et dans la dystrophie rétinienne du chien setter irlandais.

S. J. Pittler, biologiste américain (1990)

transduction visuelle, GMP, GMP cyclique

sous-unité gamma de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.

retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase γ subunit

Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est un enzyme essentiel au fonctionnement normal des bâtonnets (MIM 180073). Cette protéine hétérotétramérique a deux sous-unités catalytiques α et β et deux sous-unités γ identiques qui inhibent α et β. Le gène de la sous-unité γ, PDEB, est localisé en 17q25 : il a été trouvé modifié dans au moins trois formes de dystrophies rétiniennes périphériques humaines, une rétinite pigmentaire dominante et deux syndromes de Usher de type I.

N. Tuteja, biochimiste indien en activité de recherche aux États-Unis (1990) ; C.H. Usher, ophtalmologue britannique (1914)

Syn. PDEG

transduction visuelle, GMP cyclique

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