blépharo-conjonctivite de l'acné rosacée l.f.
blepharoconjunctivitis of rosacea acne
Blépharo-conjonctivite qui peut précéder, suivre, ou survenir dans le même temps que l'atteinte cutanée.
L'atteinte est chronique et de sévérité variable. Il peut exister des télangiectasies et un épaississement du bord palpébral, une obstruction des glandes de Meibonius. De fréquents orgelets se développent, se transformant souvent en chalazions chroniques. L’hyperémie de la conjonctive bulbaire est fréquente, associée souvent à des sécrétions traduisant une infection bactérienne secondaire. Une kératopathie n’est pas rare.
Le diagnostic est essentiellement clinique, permis par les lésions cutanées caractéristiques.
→ blépharo-conjonctivite, acné rosacée, télangiectasie, Meibonius (glande de), orgelet, chalazion, kératopathie
Édit. 2017
bord antérieur du tibia l.m.
margo anterior tibiae (TA)
anterior border of tibia
Bord qui sépare les faces latérale et médiale du tibia.
Contourné en S italique allongé, ce bord est tranchant dans ses trois quarts supérieurs ce qui lui vaut le nom de crête du tibia qui est sous-cutanée. Le bord se perd en haut sur la tubérosité tibiale. En bas il devient mousse et se dévie en dedans vers la malléole médiale.
Édit. 2017
borisme n.m.
borism
Intoxication chronique par l’acide borique ou les sels de bore.
Le borisme se manifeste par des troubles digestifs, des lésions cutanées érythémateuses, un liseré gingival et une protéinurie. Très rarement il peut entraîner des insuffisances rénales sévères et le décès.
L’eau boriquée (qui contient 3% d’acide borique) est utilisée comme antiseptique léger en application cutanée ou en collyre, et comme onguent dans les sudations excessives. Le borax (tétraborate de sodium décahydraté), utilisé comme désinfectant, détachant, insecticide et décolorant, se présente sous forme d’un sel incolore et inodore qui peut être introduit accidentellement ou frauduleusement dans l’alimentation ou les boissons.
Édit. 2017
bosse sérosanguine l.f.
external cephalhematoma, caput succedaneum
Tuméfaction de teinte violacée formée par une infiltration sérohématique sous-cutanée, observée chez le nouveau-né au niveau de la partie de la présentation, le crâne le plus souvent, occupant l'aire de l'orifice de dilatation.
Au cours du travail, elle n'apparaît qu'après rupture des membranes et, lorsqu'elle est suffisamment importante, elle peut masquer les repères de la présentation. Sa localisation dans le tissu cellulaire sous-cutané explique qu'elle change de place au cours des premiers jours de la vie, selon la position de l'enfant dans son lit, avant de se résorber en quelques jours après la naissance, sans séquelles.
Syn. céphalhématome
Édit. 2017
bouba n.m.
buba brasiliensis
Manisfestations cutanées de la leishmaniose cutanée du nouveau monde.
On écrit aussi buba.
Syn. pian-bois, buba
Édit. 2017
bouffée de chaleur l.f.
hot flushes
Signe fonctionnel de la ménopause se manifestant par une bouffée vasomotrice d'apparition brutale.
Elle peut également survenir après une castration chirurgicale. Elle entraîne une sensation désagréable de chaleur au visage et à la partie supérieure du tronc et s'accompagne de sueurs profuses et d'une vasodilatation cutanée.
Chez l'homme elle se voit principalement après castration, qu'elle soit chirurgicale ou médicamenteuse.
Édit. 2017
Bourbon (virus)
Bourbon (virus)
Virus à ARN du genre Thogotovirus (famille des Orthomyxoviridae), probablement responsable d'infections humaines sévères aux Etats-Unis.
Le tableau clinique attribuable, selon toute vraisemblance, à l'infection par le virus Bourbon est celui d'un syndrome infectieux aigu, comprenant de la fièvre, une asthénie, des nausées, des arthralgies et myalgies, une éruption cutanée, qui peut évoluer vers une défaillance cardiaque, rénale ou respiratoire éventuellement mortelle. S'y associent une thrombopénie et une leucopénie.
Isolé pour la première fois du sang d'un patient au Kansas en 2014, ce virus pourrait être transmis par des Arthropodes vecteurs, peut-être des tiques.
Étym. Bourbon, comté du Kansas, Etats-Unis.
Édit. 2017
Bourneville (sclérose tubéreuse de) l.f.
Bourneville disease, Bourneville tuberous sclerosis
Maladie neurocutanée caractérisée par des hamartomes multisystémiques associés à des manifestations neuropsychiatriques.
D’une prévalence estimée entre 1/25 000 et 1/11 300 en Europe, apparaissant à différents âges, les hamartomes affectent le plus souvent la peau, le cerveau, les reins, les poumons et le coeur.
L'atteinte cutanée inclut des macules hypomélanotiques (en forme de feuille de frêne) se manifestant au cours des premières années de vie, des angiofibromes identifiables dès l'âge de 3-4 ans comme des lésions érythémateuses et papulonodulaires, des fibromes unguéaux, des plaques fibreuses céphaliques et lombaires en « peau de chagrin », et des lésions cutanées en « confetti » apparaissant depuis l'enfance jusqu'au début de l'adolescence.
Une atteinte cérébrale est présente dans presque tous les cas, se manifestant par différentes lésions neuropathologiques, telles que des tubers corticaux/sous-corticaux, des lignes de migration radiaires, des nodules sous-épendymaires et un astrocytome sous-épendymaire à cellules géantes. Ce dernier peut causer une hydrocéphalie (avec un risque de croissance plus élevé au cours des trois premières décennies). 85% des patients présentent une épilepsie d'apparition précoce (spasmes infantiles et/ou convulsions focales). Des manifestations neuropsychiatriques (déficience intellectuelle, trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, spectre autistique, une automutilation, une anxiété et des troubles obsessionnels compulsifs ont également été rapportés.
Des angiomyolipomes rénaux se développent au cours de l'enfance et présentent un risque de croissance plus élevé pendant l'adolescence et l'âge adulte. Ils se manifestent par une masse abdominale, une douleur, une hématurie, une hémorragie rétropéritonéale, une hypertension et une insuffisance rénale.
Une lymphangioléiomyomatose, une hyperplasie pneumocytaire multifocale micronodulaire (MMPH) et des kystes pulmonaires se manifestent à l'âge adulte par une dyspnée, un pneumothorax ou un chylothorax.
Des rhabdomyomes cardiaques apparaissent au cours de la période foetale et peuvent devenir symptomatiques (obstruction de la voie d'éjection ou interférence avec la fonction valvulaire) après la petite enfance.
Les manifestations additionnelles incluent des puits de l'émail dentaire, des fibromes intraoraux et des dysplasies squelettiques.
Lors du passage à l'âge adulte, les convulsions peuvent persister, les atteintes rénales et/ou pulmonaires peuvent devenir plus importantes et induire des risques de morbidité significative et de mortalité occasionnelle, et les troubles psychologiques et comportementaux peuvent apparaître, persister ou devenir plus significatifs.
La maladie est due à des mutations des gènes TSC1 (9q34) et TSC2 (16p13.3) qui codent pour des protéines inhibant indirectement mTOR. Lorsqu'il est exprimé en excès, mTOR est responsable d'une activité glutamate disproportionnée, conduisant à l'interruption de la plasticité synaptique. L'expressivité est variable. Elle est due à une mosaïque et à des modulateurs génétiques/épigénétiques.
Le diagnostic est basé sur la présence de critères majeurs (dysplasies corticales, nodules sous-épendymaires, astrocytome sous-épendymaire à cellules géantes, macules hypomélanotiques (≥ 3, diamètre ≥ 5 mm), peau de chagrin, angiofibromes (≥ 3) ou plaque fibreuse céphalique, hamartomes rétiniens multiples, fibromes unguéaux (≥ 2), RC, LAM, AML (≥ 2)) et de critères mineurs (puits de l'émail dentaire (≥ 3), fibromes intraoraux, lésions cutanées en « confetti », hamartomes extra-rénaux, kystes rénaux multiples, taches achromatiques rétiniennes). Le diagnostic est certain en présence d'au moins deux critères majeurs, ou d'un critère majeur et d'au moins deux critères mineurs.
Le diagnostic différentiel inclut le vitiligo, l'hypomélanose d'Ito, le myxome cardiaque, les tumeurs cérébrales isolées, l'emphysème pulmonaire, l'acné et des éruptions cutanées.
Le rhabdomyomes cardiaques, les tubers corticaux et/ou les lésions sous-épendymaires peuvent être détectés par imagerie par résonance magnétique (IRM) foetale.
Un dépistage génétique prénatal peut être réalisé chez les familles possédant une mutation connue. La transmission de l’affection est autosomique dominante et un conseil génétique est recommandé. Deux tiers des individus affectés développent la maladie suite à une variation pathogénique de novo.
Lors du passage à l'âge adulte, les convulsions peuvent persister, les atteintes rénales et/ou pulmonaires (et en particulier, un pneumothorax spontané récidivant) peuvent devenir plus importantes et induire des risques de morbidité significative et de mortalité occasionnelle, et les troubles psychologiques et comportementaux peuvent apparaître, persister ou devenir plus significatifs.
D. Bourneville et É. Brissaud, membre de l'Académie de médecine, neurologues français (1881) Céline Brasseur, médecin radiologue belge (2019)
Étym. les tubers sont à l'origine du nom de la maladie de Bourneville
Réf. Orphanet (2015)
→ hamartome, macule, angiofibrome, fibrome unguéal, tuber cortical, astrocytome, hydrocéphalie, autisme, personnalité obsessionnelle-compulsive, angiomyolipome rénal, lymphangio-léiomyomatose pulmonaire, pneumothorax, chylothorax, rhabdomyome cardiaque
[G3, H1, H3, J1, K1, K2, M1, O1, P2, P3]
Édit. 2019
bowénoïde adj.
bowenoid
Se dit des modifications intra-épithéliales observées dans la maladie de Bowen cutanée ou muqueuse.
Il s'agit d'un équivalent d'une néoplasie intra-épithéliale sévère ou carcinome in situ, qui associe une désorganisation architecturale, des atypies, une anisocytose, une anisocaryose, des monstruosités nucléaires, une augmentation du nombre des mitoses et une dyskératose. Dans la papulose bowénoïde, ces altérations correspondent à un état pseudonéoplasique.
→ carcinome bowénoïde, poïkilocarynose
Édit. 2017
bride épicanthique l.f.
epicanthic fold
Bride cutanée tendue verticalement d’une paupière à l’autre au niveau de l’angle interne de l’œil.
Elle s’observe à titre transitoire chez l’enfant et à titre permanent chez l’adulte en certaines régions ainsi que dans certains cas pathologiques.
Édit. 2017
bride poplitée cicatricielle l.f.
popliteal cicatrix band
Cicatrice cutanée postérieure du creux poplité, plus ou moins étendue, consécutive à une plaie ou une brûlure .
Souvent rétractile et chéloïdienne elle entraîne une flexion du genou qui, chez l’enfant, s’accentue avec la croissance. Elle nécessite une correction chirurgicale .
Édit. 2017
Bridges et Good (syndrome de) l.m.
chronic granulomatous disease
Infections et suppurations ganglionnaire, cutanée, viscérale et de tous types dès la première année de la vie avec évolution rapidement mortelle.
Ganulomatose avec granulome éosinophile dans presque tous les organes. Les polynucléaires phagocytent les microbes mais ne peuvent les détruire. Hépatosplénomégalie, hyperleucocytose et polynucléose neutrophile. Au niveau oculaire, blépharoconjonctivite, kératite, et cicatrices choriorétiniennes. Ne touche que les garçons, mais il existe une forme autosomique récessive avec défaut de chimiotactisme des polynucléaires neutrophiles et suppurations froides multiples et récidivantes (Job's syndrome ou HIE syndrome, MIM 243700).
L'affection est récessive, liée au sexe (306400).
H. Berendes, R. A. Bridges, R. A. Good, médecins américains (1957)
Syn. granulomatose septique progressive, maladie familiale granulomateuse chronique de l'enfance, Job (syndrome de)
Édit. 2017
brûlure électrique l.f.
electric burns
Brûlure causée par l'énergie dissipée lors du passage du courant électrique (alternatif ou continu) à travers les tissus.
Le courant alternatif ne produit pas d'électrolyse, par contre l'électrolyse produite par un courant continu, même de très faible intensité (défaut d'appareillage), cause un dégagement de soude à la cathode qui peut entraîner une brûlure chimique de la peau au niveau de l'électrode de sortie du courant (cathode).
Le passage de l'électricité à travers un milieu continu (solide ou liquide) se fait selon des «tubes» de courant dont la résistance est proportionnelle au produit de la résistivité du milieu par la surface de section du «tube». La chaleur dégagée par l'énergie dissipée est proportionnelle à la résistance, au temps d'application et au carré de l'intensité (loi de Joule). L'électricité circule dans le corps à travers les «tubes» de moindre résistance: le courant suit donc le trajet des vaisseaux et des muscles, les lésions les plus importantes sont localisées aux points de plus faible section du «tube» où la résistance est la plus forte (poignets, chevilles, coudes et genoux).
La gravité d'une brûlure électrique ne s'apprécie pas à partir de la surface de la brûlure cutanée, qui peut être petite. Elle dépend des lésions vasculaires (coagulation obturant les vaisseaux) et musculaires. Les muscles brûlés libèrent de grandes quantités de myoglobine qui s'éliminent mal par les reins et provoquent une anurie si la diurèse est insuffisante et si l'urine est acide (la myoglobine, soluble en milieu alcalin, précipite en milieu acide). Il est nécessaire de perfuser les solutions alcalines pour alcaliniser les urines.
La gravité d'une brûlure électrique est fonction de l'importance des lésions profondes. On peut réduire cette gravité par des premiers soins efficaces et précoces.
Enfin, le passage du courant amène la contraction violente des muscles (tétanisation), qui peut entraîner des arrachements osseux et des chutes d'où des blessures et des fractures.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ brûlure,brûlé (premiers soins au), électrisation, électrocution
Édit. 2017
candidose cutanée l.f.
cutaneous candidiasis
Infection opportuniste fongique de la peau par des levures du genre Candida.
L'espèce Candida albicans en est responsable dans 90% des cas. Toutes les espèces de Candida impliquées appartiennent à la flore saprophyte de la muqueuse digestive ou parfois de la muqueuse vaginale (Candida albicans, Candida glabrata) ; d'autres espèces sont normalement présentes sur la peau (Candida guillermondi, Candida parapsilosis) alors que Candida albicans ne l'est pas.
Leur passage à l'état parasitaire, responsable d'une candidose cutanée, est marqué par leur capacité à produire des filaments, à adhérer et à pénétrer la kératine de l'épiderme ou des ongles à l'occasion de circonstances favorisantes. Les lésions siègent dans les grands plis (inguinal, inter-fessier, axillaire, abdominal, sous-mammaire) et les petits plis (commissure labiale, plis interdigitaux) à partir desquels elles peuvent s'étendre sur la peau environnante. On observe un érythème vernissé, fissuré, au fond du pli qui est recouvert d'un enduit blanchâtre : il est bordé par une collerette desquamative avec des papulopustules en peau saine. Le patient se plaint de prurit et de brulures. L'atteinte des ongles débute le plus souvent par un périonyxis de la zone matricielle, avec envahissement secondaire de la tablette unguéale qui devient striée et colorée en vert-brun. Une simple onycholyse, souvent douloureuse, est possible. L'évolution est subaiguë.
La plupart des infections à candida sont attribuables à la flore endogène ; certains facteurs propres au patient favorisant sa prolifération : macération, obésité, diabète… Des cas de transmission entre patients ont été signalés mais demeurent très rares. La période d’incubation est inconnue.
Le traitement comporte la recherche des facteurs favorisants tels que contacts répétés avec l'eau, macération, traumatisme local physique ou chimique, corticothérapie, diabète, etc., ainsi que d'autres localisations, digestive ou vaginale, et nécessite la prescription d'antifongiques locaux efficaces sur le Candida (polyènes, dérivés azolés, ciclopiroxolamine), parfois associés à un antifongique systémique (kétoconazole), ceci surtout pour les atteintes unguéales rebelles ou multiples.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. moniliase cutanée (obs.)
[D2,J1]
capuchon du clitoris l.m.
shaft of the clitoris
Couverture cutanée de la base du clitoris par des replis issus de l’extrémité supérieure des petites lèvres.
[A1,O3]
Édit. 2015
carcinome basocellulaire l.m.
basal cell carcinoma
Tumeur épithéliale fréquente apparaissant surtout au visage après la cinquantaine.
Le terme carcinome est préféré à celui d'épithélioma basocellulaire. L'aspect clinique le plus courant est celui d'une lésion cutanée de forme et de dimensions variées, entourée d'une bordure « perlée ». Elle se compose, au microscope, d'amas denses ou de cordons cellulaires anastomosés, qui sont en connexion avec l'épiderme sus-jacent ou avec les annexes. On y distingue des cellules centrales basophiles, de petite taille, polyédriques ou fusiformes, dépourvues de filaments d'union, et des cellules périphériques cylindriques qui, rangées en « palissade », délimitent les boyaux de la tumeur. Les cellules du carcinome basocellulaire peuvent prendre des aspects multiples, résultant soit d'une évolution de cellules primitives vers des stades plus différenciés, comme p. ex. les évolutions kératinoïde, pilaire ou sébacée, soit de phénomène de régression, dont l'atrophie stellaire, la formation de pseudokystes et de lacunes péritumorales sont des exemples. Dans la plupart des cas, le stroma périvasculaire a une structure lâche, rappelant celle du tissu conjonctif périfolliculaire, tandis qu'une minorité des tumeurs est entourée d'une stroma-réaction plus ou moins fibreuse. Plusieurs formes cliniques ont été décrites : le carcinome plan cicatriciel, l'ulcus rodens, le carcinome bourgeonnant, le carcinome superficiel ou pagétoïde, le carcinome sclérodermiforme, le carcinome nodulaire, le carcinome basocellulaire pigmenté. L'évolution est lente ; la tumeur envahit petit à petit le derme et les structures sous-jacentes, mais ne donne jamais de métastases. Il n'y a pas de localisations muqueuses.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer basocellulaire, épithélioma basocellulaire, basaliome, cancer basocellulaire
[F2,J1]
Bowen (carcinome de) l.m.
Bowen’s carcinoma
Tumeur cutanée résultant de la prolifération dans le derme d'un foyer de maladie de Bowen.
Sa structure rappelle celle du carcinome spinocellulaire, dont elle partage le pronostic. La nette limitation des boyaux, l'irrégularité des cellules, et surtout la présence de dyskératose permettent toutefois souvent de reconnaître la nature « bowénienne » de la tumeur.
J. T. Bowen, dematologue américain (1912)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ Bowen (maladie de), dyskératose, carcinome spinocellulaire
[F2,J1]
Édit. 2018
carcinome épidermotrope eccrine l.m.
epidermotropic eccrine carcinoma
Tumeur cutanée maligne d'origine sudorale eccrine, résultant soit de la prolifération intra-épidermique primitive d'amas de grandes cellules acrosyringéales atypiques, soit de la transformation maligne d'un porome eccrine.
Elle peut être localisée et prendre l'aspect clinique d'un nodule cutané ou d'une tumeur ulcérée, ou se généraliser avec de multiples métastases cutanées et viscérales. Le diagnostic différentiel est souvent difficile avec le carcinome intra-épidermique, un carcinome métastatique épidermotrope, le mélanome malin, la maladie de Paget.
H. Pinkus et A. H. Mehregan, dermatologues américains (1963)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur; krinô : je sécrète
Syn. porocarcinome eccrine, porome eccrine malin
→ sécrétion eccrine, mélanome malin, maladie de Paget du mamelon
[F2, J1]
Édit. 2020
carcinome métastatique ou secondaire de la peau l.m.
metastatic cutaneous carcinoma
Lésion cutanée maligne consécutive à des métastases de carcinome viscéral.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer métastatique de la peau, cancer secondaire de la peau
[F2,J1]
carcinome sudoripare l.m.
sudoriparous carcinoma
Tumeur cutanée maligne à différenciation glandulaire eccrine ou apocrine.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. hidradénocarcinome, adénocarcinome sudoripare, carcinome sudoral
→ carcinome sudoripare apocrine, carcinome sudoripare eccrine
[F2,J1]
carcinome sudoripare apocrine l.m.
carcinoma of apocrine glands, apocrine sweat gland carcinoma
Tumeur cutanée maligne rare siégeant principalement sur les zones munies de glandes apocrines, telles que les aisselles et la région anogénitale, dont l'image histologique comporte des îlots ou travées contenant des lumières bordées par des cellules glandulaires atypiques à cytoplasme éosinophile présentant en certains endroits une sécrétion « en décapitation ».
La plupart ont une malignité locale, quoique des métastases régionales ganglionnaires et même généralisées aient été rapportées.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,J1]
carcinome ulcéreux l.m.
ulcerous carcinoma
Variété de carcinome basocellulaire associant à une ulcération cutanée superficielle ou profonde, l'aspect histologique du carcinome plan cicatriciel et une stroma-réaction inflammatoire dense.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,J1]
cardiologie interventionnelle l.f.
operative cardiology
Nouvelle branche de la cardiologie, à mi-chemin de la médecine et de la chirurgie, groupant toutes les techniques d’intervention mécanique transcutanée sur le cœur, sans ouverture chirurgicale du thorax.
C’est par ponction trans-cutanée des vaisseaux que sont introduits dans l’arbre circulatoire des instruments qui seront poussés sous contrôle radiologique jusqu’au siège de l’action prévue. Parmi les interventions rendues ainsi possibles on peut citer : l’ouverture d’une sténose, l’oblitération d’une fistule ou d’une communication anormale, le calibrage de certains vaisseaux rétrécis, la mise en place de prothèses vasculaires, la mise en place de moyens de stimulation cardiaque, la suppression de certains troubles du rythme par méthode ablative, etc.
→ ablation endocavitaire, méthode ablative en cardiologie, stimulateur cardiaque, prothèse valvulaire cardiaque
[K2,B4]
carence martiale l.f.
Déficience absolue ou relative en fer résultant le plus souvent de pertes excessives (saignements peu importants mais prolongés), plus rarement d'une insuffisance d'apport alimentaire, d'une malabsorption ou d'une consommation accrue.
Ses conséquences sont hématologiques (anémie microcytaire) mais aussi générales (asthénie, sécheresse cutanée, glossite, ongles plats et striés, cheveux secs et cassants, perlèche commissurale) ; le fer participant à de nombreuses réactions métaboliques cellulaires.
L'association d'une microcytose, d'une sidéropénie (VGM entre 50 et 80 fL, fer sérique abaissé) et d'une baisse du coefficient de saturation, suffit à affirmer le diagnostic d'anémie microcytaire par carence martiale (le dosage de la ferritinémie, abaissée, est utile en cas de doute avec une anémie inflammatoire).
Clara Camaschella, médecin italienne (2015)
[F1,N1]
Carré (maladie de) l.f.
canine distemper
Maladie infectieuse du Chien, se traduisant par une éruption cutanée, une inflammation des muqueuses et divers signes viscéraux et provoquée par un virus à ARN, de la famille des Paramyxoviridae et du genre Morbillivirus.
Elle peut être transmise à l’Homme, mais n'entraîne qu'une infection inapparente. La maladie de Carré canine peut être prévenue par une vaccination.
H. Carré, médecin vétérinaire français (1905)
[D1,D3]