Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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angiomatose bacillaire   l.f.

bacillary angiomatosis

Maladie due à des bactéries du genre Bartonella, caractérisée par une prolifération endothéliale et vasculaire généralement cutanée.
Cette affection est surtout observée chez des personnes immuno-déprimées (patients infectés par le VIH en particulier). Les lésions cutanées sont des nodules superficiels ou dermiques, rouges avec adénopathies satellites, posant parfois un diagnostic différentiel avec les lésions de la maladie de Kaposi. Des lésions viscérales sont souvent associées. Les agents en cause sont Bartonella quintana et B. henselae. Le germe peut être isolé sur culture cellulaire ou parfois sur gélose au sang ; le diagnostic peut aussi reposer sur la PCR ou le séquençage du gène de L'ARNr 16S. Le traitement de choix est représenté par l'érythromycine per os durant plusieurs mois. Les tétracyclines et les macrolides sont également efficaces.

→ Bartonella, Bartonella henselae, Bartonella quintana, bartonellose

[A3,D1,J1,K4]

Édit. 2017  

angioœdème héréditaire l.m.

herÉdit.ary angioedema
Affection débutant le plus souvent avant l'âge de 20 ans et se manifestant par des œdèmes aigus frappant essentiellement les tissus sous-cutanés, le plus souvent aux extrémités, mais aussi les organes abdominaux dont l'atteinte, spécifique de l'œdème angioneurotique héréditaire, se traduit par des douleurs abdominales parfois pseudochirurgicales, ainsi que l'appareil respiratoire supérieur, avec risque d'œdème laryngé qui fait la gravité de cette maladie.
Cette affection, transmise sur le mode autosomique dominant, est aujourd'hui considérée comme due à une mutation du gène de l'inhibiteur de la C1 estérase. La prophylaxie des épisodes aigus fait appel aux androgènes atténués tels le danazol ou le stanozolol.

Syn. œdème angioneurotique héréditaire

[A3,K1,K4,L1,Q2]

Édit. 2017

ANGPTL4 gene sigle angl. pour angiopoietin like 4

Gène localisé en 19p13.2 codant pour un inhibiteur de la lipoprotéine lipase dont la mutation E4OK est associée à une baisse de la concentration des triglycérides plasmatiques et à une élévation de celle du HDL-cholestérol

[C1,Q1]

Édit. 2017

aniridie n.f.

aniridia

Affection bilatérale présente dès la naissance, caractérisée par l'absence subtotale d'iris, toujours associée à une hypoplasie de la macula (nystagmus et malvoyance), parfois à des opacités cornéennes périphériques et souvent à une cataracte congénitale.
Dans l'enfance apparaît un glaucome (50 à 70% des cas).
L'aniridie peut être autosomique dominante ou sporadique. Dans ce cas, on doit rechercher un gonadoblastome, une ambigüité sexuelle ou un néphroblastome (tumeur de Wilms), par échographie abdominale, dans le cadre d'une délétion chromosomique 11p 1-3.
Dans l'aniridie complète il persiste un moignon irien masqué par le limbe et la vision est mauvaise. On trouve fréquemment associé un nystagmus, un pannus cornéen, un glaucome (une fois sur deux), une cataracte, une hypoplasie fovéolaire et plus rarement un retard mental (1/75) ou un néphroblastome ou tumeur de Wilms (syndrome de Wagr). Il existe, d'après les techniques de linkage actuelles, deux formes dominantes distinctes. L’altération en 11p1-3 est au niveau du gène PAX6, homéogène de l’œil. Les formes sporadiques sont souvent secondaires à une anomalie chromosomique (délétion, insertion, inversion, transversion, transition). L’affection est autosomique dominante (MIM 106200 AN1 ; 106210 AN2).

Étym. gr. an privatif; iris

Syn. AN1, aniridie de type 1, AN2, aniridie de type 2

→ PAX6 gene

[O1,P2,Q2]

Édit. 2017

anomalies chromosomiques l.f.p.

Anomalies de nombre ou de la structure d’un ou de plusieurs chromosomes dans un génome, elles peuvent être constitutionnelles ou acquises.
Les anomalies chromosomiques constitutionnelles, cause fréquente d’anomalie du développement embryo-fœtal, sont à l’origine d’environ 50 % des avortements spontanés survenant pendant le premier trimestre de la grossesse.
Les anomalies chromosomiques acquises, observées au cours de processus malins ne siègent qu'au niveau des cellules tumorales (ex. chromosome philadelphie de la leucémie myéloïde chronique)
Les deux grands types d’anomalies chromosomiques constitutionnelles concernent le nombre ou la structure des chromosomes.
- Les anomalies du nombre des chromosomes, dites aneuploïdie, peuvent être homogènes (présentes dans toutes les cellules), ou en mosaïque (présentes dans une proportion variable de cellules). L'origine des anomalies homogènes se situe soit au moment de la méiose pendant la formation des cellules reproductrices soit lors des premières divisions mitotiques du zygote, après la fécondation. On peut distinguer :
           .  la présence d’un chromosome supplémentaire : trisomie,
           .  la perte d’un des deux chromosomes d’une paire : monosomie.
Le facteur de risque prédominant des anomalies de disjonction chromosomique méiotique est l’âge maternel élevé.
- Les anomalies de structure des chromosomes qui résultent de la survenue de cassures chromosomiques suivies par un ou plusieurs recollements anormaux peuvent affecter un ou plusieurs chromosomes ; ce sont les translocations. Elles peuvent être équilibrées ou non :
. les anomalies équilibrées n’entraînent pas de déséquilibre du matériel chromosomique et n’ont habituellement pas d’effet phénotypique, à l’exception de la situation au cours de laquelle la cassure en interrompant un gène entraîne une maladie génétique correspondante. Les anomalies équilibrées peuvent entraîner, lors de la méiose, la formation de gamètes déséquilibrés donnant des zygotes anormaux, ce qui se traduira par la survenue d'avortements ou par la naissance d'enfants porteurs d'anomalies congénitales ;
. les anomalies non équilibrées peuvent survenir de novo c’est-à-dire de façon accidentelle (délétions, translocations non équilibrées de novo, etc.) ou être la conséquence d’un remaniement parental équilibré.
Le dépistage chromosomique prénatal est actuellement basé sur l’étude combinée de marqueurs échographiques (mesure de l’épaisseur de la nuque fœtale) et marqueurs biologiques (dosage de plusieurs substances dans le sang maternel) au premier trimestre de grossesse.

→ chromosome, chromosome philadelphie, aneuploïdie, mosaïcisme, méiose, zygote, trisomie, monosomie, translocation

[Q1,Q2,Q3]

Édit. 2017

anomalie métabolique l.f.

metabolism abnormality

Dans un organisme vivant, anomalie qui le rend incapable soit d'assurer de façon satisfaisante le catabolisme d'une substance étrangère, soit d'élaborer la synthèse de substances nécessaires à sa vie.
1) La plupart de ces métabolismes sont assumés par des enzymes spécifiques : leur absence ou leur déficit caractérise l'anomalie ; elles témoignent le plus souvent de l'expression d'un gène.
2) Chez l'Homme, un grand nombre de ces anomalies ont un caractère familial, elles peuvent intéresser le métabolisme des glucides, des lipides ou des protides, etc. Certaines d'entre elles sont décelables in vitro par prélèvement de villosités choriales, de liquide amniotique ou de sang fœtal ; quelques-unes, découvertes après la naissance, sont accessibles à la thérapeutique.

→ anomalie chromosomique, diagnostic anténatal

[C1,O1,O3,Q2,Q3]

Édit. 2017

anophtalmie n.f.

anophthalmos

Absence congénitale de globe oculaire avec le plus souvent à l’état d’ébauche paupières, sac conjonctival et muscles extrinsèques de l’œil.
L’affection est rare et le plus souvent non héréditaire. Elle est bilatérale, ou quand elle est unilatérale, elle est associée à des malformations de l’autre œil : microphtalmie, cataracte, anomalies de l’iris ou de la choroïde. Lorsqu’elle est associée à un retard mental, il faut penser à un syndrome chromosomique ou à un syndrome associatif héréditaire. Elle trouve son origine dans une mutation du gène SO2.

Conrad Lycosthenes, humaniste alsacien, vulgarisateur des sciences (1557)

Étym. gr. an: privatif; ophtalmos : œil

→ SO2 gene

[P2,Q2]

Édit. 2017

anophtalmie liée au sexe l.f.

anophthalmos clinical

Microcéphalie, globes oculaires absents, orbites petites, fentes palpébrales petites ou fusionnées.
On trouve également un retard mental et une cyphoscoliose. Le locus du gène est en Xq27-28. L’affection est récessive, liée au sexe (MIM 301590).

D. Hoefnagel, pédiatre américain (1963)

Étym. gr. an : privatif ; ophtalmos : œil

Sigle ANOP1

[P2,Q2]

Édit. 2017

anticorps (domaine d'un) l.m.

domain of one antibody

Un des segments répétitifs des régions constantes et variables des chaînes légères et lourdes des anticorps.
Cette structure répétitive de la molécule d'un anticorps suggère qu'ils sont issus d'une série de duplications d'un gène unique primitif.

→ anticorps (gène des)

antigène CD 20 l.m.

CD 20 antigen sigle pour cluster of differentiation

Phosphoprotéine glycosylée exprimée à tous les stades de différentiation des lymphocytes B, cible d’anticorps monoclonaux utilisés pour le traitement des lymphomes B et de maladies inflammatoires auto-immunes.
L’antigène CD 20 est spécifique de la lignée lymphocytaire B à l’exception des cellules les plus matures (plasmocytes). Il est codé par le gène MS4A1 situé sur le chromosome 11. Il participe à la régulation des transports transmembranaires de calcium et intervient dans la progression du cycle cellulaire après activation des lymphocytes B. Il est la cible de plusieurs anticorps monoclonaux dont le rituximab, anticorps monoclonal chimérique (xi), anti tumoral (tu). Cet anticorps est efficace dans le traitement des patients atteints de lymphomes B à larges cellules. Il est également utilisé pour traiter les formes sévères d’affections auto-immunes, en particulier les anémies hémolytiques, les purpuras thrombopéniques, le lupus, et la polyarthrite rhumatoïde. C’est une IgG dont la cytotoxicité dépend de l’anticorps lui-même (ADCC pour « antibody-dependent cell-mediated cytotoxicity ») et également de son interaction avec le composé du complément C1q.

→ CD, lymphome B, complément, anémie hémolytique auto-immune, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux systémique

Apert (syndrome d') l.m.

Malformation rare, transmise sur le mode autosomique dominant avec mutations de novo, se traduisant par une acrocéphalie antérieure, une hypoplasie du massif facial, une syndactylie de

type I (fusion des deuxième, troisième et quatrième doigts des mains et des pieds) et un retard mental en fonction de l'importance de la craniosténose.
Une acné sévère, une fusion des vertèbres cervicales, des anomalies cardiaques et viscérales y sont parfois associées. A l’examen ophtalmologique : ptosis, obliquité antimongoloïde des fentes palpébrales, strabisme, nystagmus, orbites étroites, ophtalmoplégie, exophtalmie, kératite, colobome irien ou choroïdien (rare), cataracte, et atrophie optique dans 25% des cas.
La maladie serait semblable à la maladie de Crouzon mais avec une pénétrance plus marquée.
Le gène identifié, FGFR2 en 10q26.13.3, code  pour le facteur de croissance des fibroblastes de type 2. Le diagnostic prénatal est possible (MIM 101200).
Syn. ACS I, acrocéphalosyndactylie type Ia, acrodysplasie, Apert-Crouzon maladie,
céphalodactylie de Vogt

E. Apert, pédiatre français (1906)

→ Crouzon (maladie de), acrocéphalosyndactylie, acrocéphalosyndactylie de type I, FGFR2 gene

[Q2]

Apo E gene sigle angl. pour apolipoprotein E

Gène localisé en 19q13.32 à l’origine de l’hyperlipoprotéinémie de type III

→ hyperlipoprotéinémie de type III

arachnodactylie et contractures congénitales l.f.

congenital contractural arachnodactyly

Association d'un syndrome marfanoïde et de contractures musculaire à l’origine de rétractions articulaires multiples.
Autres signes : doligosténomélie, arachnodactylie, oreilles externes ratatinées, cyphoscoliose, prolapsus mitral. Flexion et contracture des doigts, des coudes et des genoux et, de façon inconstante, kératocône, iridodonésis et ectopie cristallinienne. L’affection est autosomique dominante liée à la mutation en 5q23-31 du gène FNB2 codant pour la fibrilline 2 (MIM 121050)

F. Hecht, pédiatre et généticien américain (1969) ; R. K. Beals, chirurgien orthopédiste américain (1971)

Étym. gr. arakhnê : araignée ; daktulos : doigt

Syn. CCA, Beals (syndrome de), Beals-Hecht (syndrome de)

ARN monocistronique l.m.

monocistronic RNA

Molécule d'ARN messager qui ne comporte qu’une seule information génétique.
Elle code une seule chaîne polypeptidique. Elle est produite par transcription d'un gène de structure (cistron) unique : elle est particulièrement présente chez les Eucaryotes.

→ cistron, ARN messager polycistronique

[Q1]

Édit. 2017

ARN précurseur l.m.

precursor RNA

ARN représentant le produit de transcription primaire d’un gène.
Les ARN précurseurs transcrits à partir de la plupart des gènes eucaryotes et de certaines archées  contiennent des introns qui seront éliminés lors de la maturation.

→ ARN prémessager, ARN ribosomique, intron, archée

[Q1]

Édit. 2019

arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive-5 l.f.

arthroophthalmopathy herÉdit.ary progressive-5
Famille de Syndrome de Stickler avec mutation altérant un codon STOP au niveau de l'exon 40 du gène du collagène COL2A1.
Les signes de la maladie sont, dans cette forme, plus marqués au niveau des yeux que des articulations. L’affection est autosomique dominante (MIM 120140.0005).

G. B. Stickler, pédiatre américain d’origine allemande (1965 et 1967)

Syn. Syndrome de Stickler de type 5

arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive-8 l.f.

arthroophthalmopathy herÉdit.ary progressive-8
Dysplasie du tissu conjonctif par délétion de l'exon 40 dans le gène du collagène de type 2A1.
Variante du syndrome de Stickler, torus du palais avec fente palatine sous-muqueuse, douleurs articulaires et dysplasie épiphysaire. Au niveau oculaire, anomalie du vitré, pigmentation péri-vasculaire, décollement de rétine et cataracte. L’affection est autosomique dominante (MIM 120140.0008).

G. B. Stickler, pédiatre américain d’origine allemande (1965 et 1967)

Syn. syndrome de Stickler de type 8

arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive-15 l.f.

arthroophthalmopathy herÉdit.ary progressive-15
Famille de syndrome de Stickler avec délétion du codon CCT de la chaine alpha1 du gène du collagène COL2A1.
L’affection est autosomique dominante (MIM 120140.0015).

G.B. Stickler, pédiatre américain d’origine allemande (1965 et 1967)

Syn. syndrome de Stickler de type 15

Arthus (réaction d') l.f.

Arthus’ reaction

Réaction inflammatoire semi-retardée révélée par injection intradermique de l’antigène chez un animal ayant des anticorps à titre élevé vis-à-vis de cet antigène.
La réaction est caractérisée par des hémorragies intradermiques (pétéchies, purpura), un œdème et des lésions de nécrose. L’examen histologique révèle des thromboses des micro- vaisseaux avec adhérence des neutrophiles et des plaquettes à l’endothélium, dépôt d’anticorps et de complément. La réaction est très atténuée ou absente chez les animaux dépourvus de mastocytes et chez les animaux dont le gène de la chaîne alpha du récepteur d’IgE de forte affinité a été invalidé.
La réaction d’Arthus est un modèle expérimental de certaines vascularites nécrosantes ou de maladies par dépôts de complexes antigène-anticorps, par ex. endocardite bactérienne. Le phénomène d’Arthus peut être transmis par injection intradermique du sérum d’un donneur sensibilisé, l’antigène étant injecté par voie intraveineuse : c’est la réaction d’Arthus passive.

N. M. Arthus, bactériologiste, immunologiste, physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1903)

asparto-acylase n.f.

Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’acide N-acétyl-L-aspartique (NAA) en acide aspartique et acide acétique

Cette enzyme est exprimée essentiellement dans le système nerveux central. Le clivage de l’acide N-acétyl-L-aspartique est nécessaire à la formation de la myéline. Des mutations dans le gène de l’asparto-acylase sont responsables de la maladie de Canavan

→ acide N-acétyl-L-aspartique, Canavan (maladie de)

association génétique l.f.

genetic association

Association entre un génotype particulier et un phénotype, se traduisant par une maladie, qui ne dépend pas exclusivement du gène étudié.
Ce terme est utilisé pour désigner des gènes de prédisposition ou facteurs de risque, par ex. l’association de spondylarthrite ankylosante ou d’uvéite avec certains allèles HLA B27.

asthénie neurocirculatoire l.f.

neurocirculatory astheny

Troubles de fatigabilité, d’inadaptation à l’effort, de douleurs précordiales anorganiques de gêne respiratoire, de lipothymies, de paresthésies des extrémités.
Terme assez vague et peu utilisé regroupant ces syndromes cliniques essentiellement fonctionnels et subjectifs.
L’examen objectif trouve très peu de choses : une hyperpulsatilité artérielle, un souffle cardiaque anorganique, des variations tensionnelles, un trouble de repolarisation ventriculaire électrocardiographique, qui disparait à l’épreuve d’effort. L’ensemble de ces troubles coïncide souvent avec des conflits ou des difficultés existentielles qui suggèrent un mécanisme psychosomatique. Ce syndrome demande surtout une prise en charge psychologique évitant au maximum le risque de somatisation des troubles par un excès thérapeutique.

Étym. gr. a : privatif, sthenos : force 

astrocytome l.f.

astrocytoma

Tumeur développée à partir des astrocytes, dont la fréquence est d'environ 30% des tumeurs gliales hémisphériques et 30% de celles du cervelet chez l'enfant.
Si la description histologique de ces tumeurs est admise par tous, leur classification a fait l'objet de mises au point successives. Macroscopiquement, il s'agit d'une lésion infiltrante, blanchâtre, mal limitée, dont l'expansion spatiale peut varier. Au microscope, les formes protoplasmiques, souvent de siège temporal, sont constituées de cellules monomorphes ; les formes fibrillaires, dont les cellules sont plus petites et plus allongées, sont riches en gliofilaments et sont séparées par des microkystes ; les formes pilocytiques, aux cellules bipolaires, dont beaucoup de très bon pronostic, sont l'apanage du sujet jeune (astrocytome cérébelleux, du 3e ventricule) ; les formes gémistocytiques comportent de volumineuses cellules à noyau excentré. Les astrocytomes anaplasiques sont des formes malignes dont la différenciation astrocytaire reste reconnaissable.
Sur des critères de génétique moléculaire (mutations du gène suppresseur de tumeur p53, perte de l'hétérozygotie du chromosme 17, etc.), l'Organisation mondiale de la santé a classé depuis 1993 ces tumeurs en trois grades : astrocytome pilocytique (1), astrocytome de bas grade (2), astrocytome anaplasique (3), le quatrième étant représenté par les glioblastomes.
Le pronostic de ces tumeurs est d'autant plus défavorable que leur grade est élevé. Un autre "grading" est fondé sur les anomalies cytonucléaires, le nombre des mitoses, le degré de nécrose et les anomalies vasculaires (Daumas-Duport).

Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule

→ glioblastome, anaplasie, anaplasique

[F2,F5,H1,H2]

asynapse n.f.

aSyn.apsis
Absence d'appariement des chromosomes au cours de la méiose résultant de l'intervention d'un gène qui empêche la reconnaissance de l'homologie.

→ aSyn.dèse

ataxie paroxystique familiale sensible à l'acétazolamide l.f.

acetazolamide dependent familial paroxysmal ataxia

Épisodes d'ataxie cérébelleuse survenant dès l'enfance et par crises, modifiés favorablement par l'acétazolamide, laissant des périodes asymptomatiques entre les crises, d'évolution bénigne avec présence d'une atrophie du vermis cérébelleux à l'IRM.
L'affection peut cependant faire place secondairement à un syndrome cérébelleux. Les crises se manifestent par un déséquilibre, une incoordination motrice, une dysarthrie, des vertiges et parfois une paralysie du IV dont la durée peut aller de quelques minutes à quelques heures. Elle serait liée à une altération du métabolisme du pyruvate, gène probablement sur le chromosome 19 près du locus du syndrome de Cadasil. L’affection est autosomique dominante.

G. Aimard, neurologue français (1983)

Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre 

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