veine fémorale profonde l.f.
vena profunda femoris (TA)
deep vein of thigh, profunda femoris vein
Gros tronc veineux court, situé en arrière du plan de la bifurcation de l’artère fémorale.
Il est formé par l’union plus ou moins directe des veines circonflexes fémorales médiales et latérales, des veines du muscle quadriceps fémoral et des veines perforantes. Il rejoint la veine fémorale à six centimètres au-dessous du ligament inguinal. Ses anastomoses sont nombreuses et physiologiquement très importantes.
[A1, K4]
Édit. 2020
veine profonde de la langue l.f.
vena profunda linguae (TA)
deep lingual vein
Veine satellite de l’artère ranine puis de l’artère linguale.
Elle se jette dans la veine sublinguale avec les veines dorsales de la langue pour former la veine linguale.
Syn. anc. veine ranine, veine linguale profonde
[A1, K4, P3]
Édit. 2020
veines cérébrales profondes l.f.p.
venae profundare cerebri (TA)
deep cerebral veins
Sont regoupées sous ce nom la veine basale et la grande veine cérébrale dite de Galien, par opposition aux veines superficielles du cerveau.
Elles drainent la face inférieure du cerveau et les structures centrales (voies et centres nerveux).
[A1]
Édit. 2019
veines profondes du cerveau l.f.p.
venae profundae cerebri (TA)
deep cerebral veins
Veines qui drainent le sang veineux des structures profondes du cerveau par opposition aux veines superficielles qui drainent les structures corticales.
Elles sont centrées essentiellement sur le réseau de la veine basilaire et le réseau de la grande veine cérébrale.
→ veine basilaire, grande veine cérébrale
[A1, H1]
Édit. 2019
veines profondes du clitoris l.f.p.
venae profundae clitoridis (TA)
deep veins of clitoris
Veines qui drainent le sang veineux du gland clitoridien, des corps caverneux du clitoris.
Trés grêle à son origine au niveau du gland, elle suit la face dorsale du corps du clitoris. Elle recoit les veines circonflexes et les veines perforantes du clitoris. Au niveau du genou du clitoris, elle passe sous le ligament arqué souspubien elle se termine dans la veine pudendale interne ou dans le plexus veineux vésical.
Syn. veines caverneuses du clitoris
[A1, O3]
Édit. 2019
veines profondes du pénis l.f.p.
venae profundae penis (TA)
deep veins of penis
Veines qui drainent le sang veineux du gland, des corps caverneux et du corps spongieux dans la veine dorsale profonde du pénis.
Elles se réunissent aprés leur origine en arrière de la couronne du gland pour former la veine dorsale profonde; cette veine impaire et médiane, volumineuse, chemine à la face dorsale du pénis sous le fascia pénis dans le sillon entre les deux corps caverneux; elle reçoit les veines circonflexes du pénis et les veines perforantes issues directement des corps caverneux. La veine dorsale profonde du pénis draine la majeure partie des corps érectiles, l'autre partie est drainée par la veine du bulbe du corps spongieux. La veine dorsale profonde du pénis est valvulée. Aprés être passé sous le ligament arqué sous pubien, elle se jette dans le plexus veineux prostatique ou la veine pudendale interne.
Syn. anc. veines profondes de la verge, veines caverneuses du pénis
→ veine dorsale prondes du pénis
[A1, K4, M2]
Édit. 2020
veines temporales profondes l.f.p.
venae temporales profundae (TA)
deep temporal veins
Veines qui drainent le sang du muscle temporal et des parois osseuses de la fosse temporale.
Comprises entre le muscle et la paroi osseuse, elles sont d’aspect plexiforme. Elles se terminent dans le plexus veineux ptérygoïdien.
veines vorticineuses l.f.p.
Syn. désuet : veines choroïdiennes (réservées aux veines des plexus choroïdes TA)
[A1, H1]
Édit. 2019
Verger-Dejerine (syndrome de) l.m.
Dejerine’s parietal lobe syndrome
H. Verger, médecin interniste français (1910), J. Dejerine, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1914-1915)
→ syndrome sensitif cortical de Dejerine
vésiculographie n.f.
vesiculography
Syn. déférentographie
[B2, M3]
Édit. 2019
vessie dénervée l.f.
denervated bladder
Vessie ayant perdu le contrôle de son système nerveux du fait d'une neuropathie périphérique ou après une intervention de dénervation.
Le terme est en fait inexact, la vessie gardant toujours au moins en partie l'action de son système nerveux autonome intrapariétal.
Étym. lat. vesica : vessie
→ neurovessie, dénervation vésicale
[M3]
Édit. 2019
virus défectif l.m.
defective virus
Virus qui, par suite d'une ou plusieurs mutations, est incapable d'accomplir son cycle infectieux.
Ainsi peuvent se produire des virions en infection mixte, en présence d'un virus capable de lui apporter la ou les fonctions qui lui manquent : un tel virus est dit auxiliaire.
→ complémentation in vitro, virion
vitréorétinopathie en flocons de neige de Hirose l.f.
vitreoretinal degeneration, snowflake type
Dégénérescence pigmentée, parsemée de taches en flocons de neige, sur les 360° de la portion la plus extrême de la périphérie rétinienne, accompagnée d’une atrophie choriorétinienne lente du pôle postérieur et de modifications vitréennes.
Le vitré se modifie par liquéfaction, dégénérescence fibrillaire et épaississement important de sa partie corticale. L'altération rétinienne débute en périphérie et évolue dans cette région en plusieurs stades successifs: périphérie blanche à la pression et petites taches disséminées ; augmentation de ces taches, engainement vasculaire et pigmentation en pavage ; stade de pigmentation confluante et de disparition des vaisseaux sur 360° avec limite postérieure plus ou moins nette, enfin stade d’extension de la zone périphérique pigmentée, apparition de taches en flocons de neige, et d’altération du pôle postérieur avec engainement des vaisseaux péripapillaires et atrophie choriorétinienne. La cataracte et le décollement de rétine peuvent compliquer tardivement l’évolution. L’électrorétinogramme est diminué en vision scotopique. L’affection est autosomique dominante (MIM 193230).
T. Hirose, ophtalmologiste américain (1974)
Syn. dégénérescence vitréorétinienne en flocons de neige.
voie dentato-olivaire l.f.
dentato-olivary tract
Voie nerveuse naissant dans le noyau dentelé du cervelet, passant par le pédoncule cérébelleux supérieur, croisant la ligne médiane au niveau de la commissure de Wernekinck, rejoignant le faisceau central de la calotte et se terminant sur l'olive bulbaire controlatérale.
La dégénérescence hypertrophique de l'olive bulbaire en neuropathologie est associée à un nystagmus du voile du palais lorsqu'une lésion (vasculaire ischémique le plus souvent) touche le faisceau central de la calotte homolatérale à l'hypertrophie olivaire, sinon le noyau dentelé controlatéral, voire la région du noyau rouge.
Il s'agirait d'une voie archaïque.
→ myoclonies vélopalatines et squelettiques, voile (nystagmus du)
volume mort l.m.
dead volume (VD), dead space
Volume d'air compris dans les voies aériennes naturelles et, éventuellement, dans l'appareillage mais ne participant pas aux échanges gazeux, donc à l'hématose.
On distingue le volume anatomique (trachée et bronches) et le volume mort physiologique, qui comporte en plus les alvéoles non ventilés.
Le volume mort physiologique (à l'expiration) est de l'ordre de 0,18 L chez l'adulte normal. Le volume mort d'appareillage est formé de deux parties : volume d'air dans les tubes où l'air subit un mouvement alternatif et volume supplémentaire (proportionnel au rapport pression d'insufflation/pression barométrique) dû à la compression de l'air dans tout le volume de l'appareillage. Finalement un respirateur délivre toujours une ventilation efficace plus faible que celle indiquée par les appareils de mesure et cela d'autant plus faible que le régime de pression est plus élevé.
Wadia (dégénérescence olivopontocérébelleuse type) l.f.
Wadia’s type olivopontocerebellar degeneration
N.H. Wadia et R.K. Swami, neurologues indiens (1971)
Syn. de syndrome de Wadia-Swami
Wadia-Swami (syndrome de) l.m.
Wadia-Swami syndrome
Ataxie spinocérebelleuse de type 2 dont le tableau clinique, variable, comporte le plus souvent une ataxie cérebelleuse, une ophtalmoparésie et une neuropathie périphérique.
L’association à l’ataxie d’un ralentissement précoce des saccades horizontales, d’une dysarthrie, d’un syndrome akinéto-rigide, d’un tremblement postural ou d'action sévère, d’une hyperréflexie initiale évoluant vers une hyporéflexie, de myoclonies précoces ou de fasciculations et de crampes musculaires suggère fortement le diagnostic d’ ataxie spinocérebelleuse de type 2.
N. H. Wadia et R. K. Swami, neurologues indiens (1971)
Syn. dégénérescence cérébelleuse avec mouvements oculaires lents, dégénérescence olivopontocérébelleuse type Wadia
→ ataxie, dégénérescence cérébelleuse avec mouvements oculaires lents, dysarthrie
[H1]
Édit. 2019
Wolman (maladie de) l.f.
Wolman’s disease
Erreur congénitale du métabolisme des lipides due à un déficit d'activité de la lipase acide lysosomique avec accumulation progressive de triglycérides et d'esters du cholestérol dans les lysosomes, qui se transmet sur le mode autosomique récessif.
Les premiers signes apparaissent dans les premiers jours ou semaines de vie : vomissements, diarrhée avec cachexie rapide, hépatomégalie et souvent splénomégalie. Le diagnostic est orienté par la présence de lymphocytes vacuolés dans le sang, de cellules spumeuses dans la moelle osseuse et par la découverte radiologique de surrénales trop volumineuses présentant des calcifications. Il est confirmé par la mise en évidence du déficit enzymatique au niveau du foie, des leucocytes et des fibroblastes en culture. A l’examen de l’œil, la macula est d’un rouge cerise comme dans la maladie de Niemann-Pick. L'évolution se fait vers le décès au cours de la première année de vie. Un diagnostic anténatal est possible.
Il s'agit d'un déficit en lipase acide lysosomique (LIPA) dont le locus est en 10q23.3 ; de nombreuses mutations sont connues et le gène a été isolé et séquencé en 1991. L’affection est autosomique récessive (MIM 278000).
M. Wolman, neuropathologiste israélien (1961) ; A. Niemann, pédiatre (1914), L. Pick, anatomopathologiste allemands (1926)
Syn. déficit en lipase acide lysosomique
xeroderma pigmentosum et déficience mentale l.m.
Syn. de Sanctis-Cacchione (syndrome)
→ de Sanctis-Cacchione (syndrome)
[H3, I2, J1, P2, Q3]
Édit. 2019
état lacunaire l.m.
démence vasculaire, lacunaires (syndromes neurologiques)
[H1]
Édit. 2018
apprentissage approfondi n.m.
deep learning
Processus avancé d’intelligence artificielle utilisant des programmes permettant un apprentissage automatisé de la machine grâce à l’emploi de modèles de réseaux neuronaux artificiels analysant des données de natures diverses, par étapes successives, chacune faisant progresser le système par adjonctions de nouveaux éléments jusqu’à la réponse finale.
[B4]
Édit. 2018
dermatoscope n.m.
dermoscope
Appareil utilisé par le dermatologue pour mieux analyser les résultats de l’inspection cutanée de lésions de la peau et, en particulier, porter le diagnostic de mélanome.
Le dermatoscope est issu de la technique du réseau neuronal convolutif.
→ réseau neuronal convolutif, mélanome
[J1]
Édit. 2018
dermatoporose n.f.
Fragilité chronique de la peau fréquente chez le sujet âgé.
La dermatoporose est une perte progressive de la fonction protectrice de la peau chez le sujet âgé caractérisée par l’atrophie, les plissements, les taches brunâtres, les suffusions sanguines après microtraumatismes, la lenteur de la cicatrisation des plaies. Elle touche principalement les zones exposées au soleil et survient fréquemment chez les sujets traités au long cours par des corticostéroïdes. Un traitement par des crèmes enrichies en acide hyaluronique a été proposé.
[J1]
Édit. 2018
déminéralisation de l'eau l.f.
demineralization of the water
Procédé de traitement destiné à éliminer tous les sels dissous dans une eau qui fait appel à trois techniques.
-Le passage sur résines échangeuses d'ions (cationique et anionique). Ce procédé est limité à des eaux de relativement faible salinité, jusqu'à 2 g/L environ, et présente l'inconvénient d'utiliser des produits chimiques corrosifs: acide et soude.Il peut produire des eaux très pures.
-L’osmose inverse, applicable sur de grandes variétés de salinité (jusqu'à l'eau de mer), et dans une très large gamme de débit, de quelques litres / h à plusieurs centaines de m3 / h.
-La distillation, réservée soit à des applications de laboratoires, soit industrielle à partir d'eau de mer dans des bouilleurs-évaporateurs sous vide en cascades.
Syn. eau désionisée
→ osmose inverse, résines échangeuses d'ions, distillation de l'eau
[B3]
Édit. 2018
caméra à positons l.f.
positron camera, tomoscintigraphy, PET
Dispositif d'imagerie comportant un anneau à scintillation placé autour du sujet examiné pour détecter les scintillations en opposition.
Principe de la détection en coïncidence des deux photons de 511 keV émis à 180° l'un de l'autre, lors de l'annihilation d'un positon (seuls les photons arrivant simultanément sur deux cristaux différents sont comptés).
Les informations sont reprises par ordinateur pour reconstruire des coupes transversales à partir des images fournies par la désintégration de radioéléments, émetteurs de positons servant de marqueurs (fluorodésoxyglucose).
On distingue :
- d'une part des détecteurs spécialisés, multicristaux, de forme généralement annulaire,
- d'autre part des caméras à scintillations double tête, dont on a enlevé les collimateurs et sur lesquelles a été branché un circuit de coïncidence. La position de la scintillation sur chaque cristal permet de tracer la ligne sur laquelle se trouve le positon au moment de son annihilation.
Il y a deux types de caméras : celles, petites, permettant d'explorer le cerveau et celles, corps entier, dites (improprement) « dédiées », permettant la tomographie de tout le corps.
Cette méthode est particulièrement utile dans l'examen du cerveau, permettant des diagnostics fonctionnels de l'activité cérébrale, inaccessible autrement. Elle permet aussi de faire le diagnostic des cancers et métastases, du poumon notamment.
Étym. ital. camera : chambre
Syn. détecteur de positons
→ positon, annihilation des électrons, radioactivité bêta plus, tomographie par émission de positons, fluorodésoxyglucose marqué
[B2,B3]