ectrodactylie-dysplasie ectodermique sans fente labiopalatine l.f.
ectrodactyly-ectodermal dysplasia without cleft lip/palate
Ectrodactylie des mains et des pieds (pince de homard) sans la fente labiopalatine.
La dysplasie ectodermique donne des ongles hypoplasiques, des cheveux fins, une anomalie de la dentition. Il n'y a pas de fente palatine, mais il se peut qu'il ne s'agisse que d'une forme à minima de l'ectrodactylie - dysplasie ectodermique avec fente labiopalatine car cette dernière affection a une expressivité très variable. On peut observer kératoconjonctivite et photophobie. Une famille mauritanienne a été décrite sur quatre générations. L’affection est autosomique dominante (MIM 129810).
C. E. Wallis, médecin généticien sud-africain (1988)
Étym. gr. ektrôein : avorter ; daktulos : doigt
Syn. EEC syndrome sans fente labiopalatine
[I,Q2]
Édit. 2018
eczéma orthoergique l.m.
orthoergique eczema
Terme qui laisse supposer à tort que toute personne exposée à un irritant cutané présentera le même type de réaction.
Obsolète, actuellement ce terme est remplacé par dermite d’irritation.
[J1]
Édit. 2019
eczématide n.f.
eczematid
Lésion cutanée d'étiologie inconnue, correspondant peut-être à des infections superficielles de la peau à type de plaques érythématosquameuses peu prurigineuses, récidivantes, réagissant bien aux traitements topiques antimicrobiens ou antifongiques.
Selon l'aspect, on distingue les eczématides folliculaires, figurées, pityriasiformes et psoriasiformes. L'image histologique est très proche de celle d'un eczéma, mais sans les grandes vésicules.
L. Brocq, dermatologiste français (1856-1928)
Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner
Syn. parakératose, séborrhéide, dermatose figurée médiothoracique
→ dartre
[D1, J1]
Édit. 2019
eczématide like purpura l.m.
seborrhoeic eczema like purpura
Affection prurigineuse commençant en général par les chevilles et s'étendant aux jambes, puis aux cuisses, parfois même aux membres supérieurs, formée de lésions purpuriques et de télangiectasies, ayant tendance à confluer pour réaliser des plaques irrégulières ou des réseaux de couleur ocre ou jaune orangé, accompagnant un état squameux de la peau.
L'évolution se fait en général vers la disparition spontanée parfois suivie de récidives. Un trait histologique particulier est la présence d’hématies dans l'épiderme.
C. Doucas et J. Capetanakis, dermatologues grecs (1953)
Étym. gr. ekzein : sortir, bouillonner
Syn. angiodermite disséminée prurigineuse
[F1, J1]
Édit. 2019
Eden Holland (technique d') l.f.
Eden Holland technique
Manœuvre obstétricale de rotation manuelle de la tête fœtale, destinée à amener une variété postérieure ou transverse en variété antérieure.
Une main vaginale fléchit le front et tourne la tête en empaumant le front, cependant qu’une main abdominale aide la rotation en déplaçant le tronc dans le même sens.
T. W. Eden et E. L. Holland, Sir, obstétriciens britanniques (1948)
[O3]
Édit. 2019
EDS type Kosho sigle angl. pour Ehlers-Danlos syndrome
→ syndrome d'Ehlers-Danlos type cyphoscoliotique
[A4, O6, Q2]
Édit. 2019
effet cytopathogène l.m.
cytopathic effect
Altération cellulaire liée à l'action des virus qui, par leur réplication, interfèrent avec le métabolisme de la cellule-hôte.
Les principales lésions cellulaires ainsi produites sont la lyse cellulaire, les altérations du cytosquelette, la formation de cellules géantes, de koïlocytes et les corps d'inclusion.
[D1]
Édit. 2019
effet de cohorte l.m.
cohort effect
L'effet de cohorte désigne les modifications que va subir un ensemble d'individus qui ont vécu un même évènement en même temps.
Il en résulte des caractéristiques définissant cet effet qui sont une source possible de biais d'interprétations.
[E1]
Édit. 2019
effet microphonique l
l.m.
Wever Bray’s phenomenon
Phénomène bioélectrique transformant, dans les cellules sensorielles de la cochlée, le message auditif reçu sous forme d’ondes, en un message électrique.
E.G. Wever et C.W. Bray, psychologues américains (1930)
[C2, P1]
Édit. 2019
égocentrisme n.m.
egocentricity, egohood
Étym. lat. ego : moi, je
→ hypertrophie du moi, personnalité narcissique, personnalité paranoïaque
[H3]
Édit. 2019
ehrlichiose équine monocytique l.f.
Potomac horse fever
Maladie infectieuse aiguë du Cheval due à Neorickettsia risticii, répandue aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.
La bactérie envahit les monocytes, les macrophages ainsi que les cellules épithéliales intestinales. Il en résulte un syndrome d'entérocolite aiguë avec fièvre, diarrhée. Chez les juments gestantes, l'avortement est habituel. Le diagnostic est établi par détection par Polymerase Chain Reaction de N. risticii dans les selles et dans le sang. L'antibiothérapie par les cyclines est rapidement efficace. Un vaccin est disponible. La contamination pourrait intervenir à la suite de l'ingestion accidentelle d'insectes aquatiques parasités par des métacercaires de Trématodes eux-mêmes infectés par N. risticii.
→ Neorickettsia risticii, néorickettsiose, cyclines
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
Einthoven (loi d') l.f.
Einthoven law (formula)
À chaque instant de la révolution cardiaque la somme algébrique des potentiels électriques des dérivations 1 et 3 de l’électrocardiogramme standard égale le potentiel de la dérivation 2.
Cette loi, fondamentale en électrocardiographie, découle de la loi de Kirchhoff selon laquelle la somme de toutes les différences de potentiel existant dans un circuit fermé est égale à zéro.
W. Einthoven, physiologiste néerlandais, prix Nobel de Médecine en 1924 (1913) ; G. Kirchhoff, physicien allemand (1824-1887)
[B3 ,K2]
Édit. 2019
Einthoven (triangle d') l.m.
Einthoven triangle
Figure géométrique utilisée pour l’étude théorique de l’activité électrique du cœur.
Triangle équilatéral dont les sommets sont les régions d’insertion du bras droit, du bras gauche et de la jambe gauche, et dont les trois côtés sont formés par les lignes de dérivation des trois déviations standard.
W. Einthoven, physiologiste néerlandais (1913) prix Nobel de Médecine de 1924
[B3, K2]
Édit. 2019
élastoïdose nodulaire à kystes et comédons l.f.
cutaneous nodular elastosis
Forme particulière de sénescence cutanée d'origine actinique des régions périorbitaires, des tempes et parfois de la nuque, associant de nombreux comédons noirâtres, souvent volumineux et des nodules plus ou moins translucides correspondant à des kystes, sur un fond de peau jaunâtre de consistance pâteuse.
Elle est en rapport avec des expositions fortes et surtout prolongées aux rayons lumineux chez des hommes ayant dépassé la cinquantaine.
M. Favre, membre de l'Académie de médecine et J. Racouchot, dermatologues français (1932 et 1951)
Syn. élastéidose de Favre et Racouchot, maladie de Favre et Racouchot
[J1]
Édit. 2019
électrochoc n.m.
electroshock therapy, electroconvulsive therapy
Provocation d'un choc électrique par l'intermédiaire d'électrodes appliquées sur les régions temporales du cuir chevelu.
L'énergie, la charge et la durée du courant électrique sont réglées de façon à obtenir une crise convulsive de 25 à 30 secondes. La cure comporte deux à trois séances par semaine jusqu'à un total de 8 à 12.
Son image reste négative auprès du grand public, voire de certains médecins, malgré l'anesthésie générale ainsi que la curarisation destinée à prévenir les secousses musculaires induites. Certains effets indésirables sont réduits par la technique dite unilatérale (application du courant sur un seul hémisphère).
Les indications sont aujourd'hui bien codifiées : dépressions délirantes et mélancoliques, formes sévères comportant un risque vital (suicide, dénutrition), pseudodémentielles, résistant aux antidépresseurs ; états maniaques agités ou surtout mixtes ; schizophrénies dysthymiques ne répondant pas à la chimiothérapie, catatonies ; psychoses puerpérales graves avec risque de geste agressif (suppression de l'enfant) ; électrochoc de maintenance, surtout chez les dépressifs.
Les mécanismes d'action restent mal élucidés. Trois hypothèses sont avancées : neurophysiologique, fondée sur la notion de modifications du seuil épileptogène chez l'animal ; neuroendocrinienne, par libération de divers peptides cérébraux ; pharmacologique, par des modifications du fonctionnement synaptique de certains systèmes mono-aminergiques : diminution du nombre des récepteurs bêta-adrénergiques.
U. Cerletti, neuropathologue et psychiatre et L. Bini, neuropsychiatre (1938)
Syn. électroconvulsivothérapie, sismothérapie
→ électrochoc (incidents et accidents de l')
[B3,H1]
Édit. 2018
électrochoc (incidents et accidents de l') l.m.p.
electroshock (minor and severe complications)
Aléas iatrogènes expliquant que ce procédé thérapeutique a été critiqué avec une particulière véhémence ces dernières années, malgré son évolution technique.
Ses principales contrindications relèvent d'affections cardiocirculatoires majeures. Les lésions ostéo-articulaires (fractures, luxations) ont disparu avec la curarisation. Des accidents anesthésiques sont possibles (inhalation bronchique, notamment). La mortalité est estimée à deux décès pour 100 000 électrochocs.
Dans les suites, s'observent fréquemment des céphalées transitoires et des troubles mnésiques de type antérograde qui ne concernent que les quelques heures et évènements ayant précédé l'électrochoc. Les plaintes peuvent porter sur des troubles définitifs. La physostigmine, le piracétam, la triiodothyronine, la TRH, la caféine, la vitaminothérapie B1 et B6 ont été proposés pour leur prévention.
Sont déconseillées les associations avec des IMAO, des benzodiazépines, des thymorégulateurs ou des antiépileptiques. L'appel à des antidépresseurs non IMAO ou à des neuroleptiques ne semble pas influer sur l'efficacité de ce traitement.
[B3,H1]
Édit. 2018
électroconvulsivothérapie n.f.
electroconvulsive therapy
Syn. électrochoc
[B3, H3]
Édit. 2019
électrophorèse n.f.
electrophoresis
Déplacement orienté de molécules ou de particules chargées électriquement, placées en solution en présence d’un champ électrique.
Les anions chargés négativement se déplacent vers l'anode, les cations chargés positivement vers la cathode. L'électrophorèse est utilisée comme méthode de séparation des molécules en biochimie. Selon leurs charges dépendantes de leur pH isoélectrique et leurs poids moléculaires, les macromolécules migrent à des vitesses différentes. Les techniques les plus utilisées en pratique pour la séparation des protéines, sont des électrophorèses sur supports solides où l'échantillon est déposé sur un gel imprégné par le tampon, dont les extrémités sont reliées aux électrodes. Après migration, les protéines ou les particules qui se sont déplacées dans le gel peuvent être colorées, ce qui permet de les identifier et d'en estimer la concentration.
A. W. Tiselius, biochimiste suédois, prix Nobel de chimie de 1948 (1930)
→ tampon
[B1,B3, C1]
Édit. 2019
électrophorèse de l'hémoglobine l.f.
electrophoresis of the hemoglobin
Technique reposant sur la migration des hémoglobines dans un champ électrique en fonction de leur charge : elle permet la mise en évidence et la quantification des hémoglobines physiologiques ou anormales.
Un diagnostic présomptif d'une anomalie structurale de l'hémoglobine peut le plus souvent être porté par la seule confrontation des migrations électrophorétiques dans plusieurs systèmes expérimentaux différents : focalisation isoélectrique, migration à pH alcalin, migration en milieux dénaturants. L'utilisation quantitative de cette méthode tend à être remplacée par la chromatographie liquide à haute performance en échange d'ions.
[B3, F1]
Édit. 2019
électrophorèse en gel de polyacrylamide l.f.
polyacrylamide gel electrophoresis
Technique électrophorétique à forte résolution, réalisée dans un gel de polymère synthétique transparent qui se comporte comme un filtre de molécules.
On l'additionne de dodécyl sulfate de sodium, agent dissociant des protéines. La mobilité électrophorétique des molécules protéiques est alors fonction de leur masse moléculaire.
Sigle angl. PAGE
[B3,C1]
Édit. 2019
électrophorétique adj.
électrophoretic
Relatif à l’électrophorèse.
[B3, C1]
Édit. 2019
électrosynérèse n.f.
counter current electrophoresis
Technique sérologique utilisant le principe d’une double diffusion en gélose, accélérée par une migration électrophorétique.
A. Bussard, biochimiste français (1959)
Syn. électro-immunodiffusion
[B3, C1]
Édit. 2019
élément nucléaire dispersé court l.m.
short interspersed nuclear element (SINE), short interspersed repeat, short interspersed repeat element
Séquence répétée issue de la multiplication d’un transposon des eucaryotes comprenant entre 100 et 300 paires de bases présentes en grand nombre de copies dans le génome.
L’élément emblématique de la famille est la séquence Alu, présent en plus de 500 000 copies dans le génome humain.
→ rétrotransposon, paire de bases, transposon
[Q1]
Édit. 2019
éléphantiasis familial de Milroy l.m.
Milroy familial elephantiasis
W. F. Milroy, médecin interniste et pathologiste américain (1855-1942)
Étym. gr. elephas, elephantos : éléphant
Syn. trophœdème chronique héréditaire
→ trophœdème chronique héréditaire
[J1, K4, Q2]
Édit. 2019
psychithérapie éleuthérienne l.f.
eleutherian psychotherapy
Méthode qui vise à un apprentissage par l'individu de sa liberté et comporte une identification et une dénomination des difficultés, conflits et problèmes de l'existence (R. Weil-Nathan, Y. Pélicier).
Procédé thérapeutique qui se veut court et évoque à la fois les techniques de C. Rogers et de V. Frankl.
Raymonde Weil-Nathan, psychologue française 1994 ; Y. Pélicier, psychiatre français (1925-1996) ; C. Rogers, psychologue américain (1902-1987) ; V. Frankl, neuropsychiatre autrichien (1905-1997)
Étym. gr. eleutheros : libre
[H3, H4]
Édit. 2019