Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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listériose n.f.

listeriosis

Maladie infectieuse systémique due à Listeria monocytogenes, bactérie saprophyte et ubiquitaire à Gram positif, très résistante dans le milieu extérieur.
La contamination humaine est d’origine digestive par consommation de viande de Bœuf, de Cheval, de Porc crue ou insuffisamment cuite, de coquillages ou de poisson consommés crus ou fumés, de lait ou de fromages non pasteurisés ou de préparations à base d’œufs n’ayant subi qu’une cuisson partielle. De plus, cette bactérie peut se multiplier dans un réfrigérateur à 4°C à usage domestique ou dans le cadre de l’industrie agro-alimentaire, provoquant alors de véritables épidémies. Une contamination professionnelle (vétérinaires, éleveurs) est également possible. La contamination fœtale se fait par voie sanguine transplacentaire.
Cette infection se traduit, chez l’adulte, soit par des atteintes neuroméningées, soit par une bactériémie avec diverses localisations viscérales, en particulier une endocardite, soit plus rarement par une infection tissulaire localisée. Chez la femme enceinte, la listériose, qui se présente souvent sous la forme de symptômes banals (troubles digestifs, épisode fébrile transitoire) ou peut être latente, est à l’origine d’avortements ou d’accouchements prématurés. Enfin, la listériose néonatale se traduit par une méningite aigüe ou par une infection pluriviscérale (granulomatose septique infantile) de mauvais pronostic. Le diagnostic de toutes ces infections est bactériologique par isolement et identification de la bactérie. Le traitement impose une antibiothérapie à visée bactéricide, telle que l’association amoxicilline-aminoside. Toutefois, le pronostic des neurolistérioses reste grave.

Étym. J. Lister, Sir, chirurgien britannique (1827-1912)

lisuride n.m.

lisuride

Agent dopaminergique, dérivé hémi-synthétique de l'ergot de Seigle, utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson.

lithiase urique l.f.

uric acid stones

Formation dans la voie excrétrice urinaire de calculs d'acide urique.
Cette lithiase a pour particularités d'être radio-transparente, de se développer en pH acide et d'être soluble par alcalinisation des urines.
Il existe une lithiase urique idiopathique, chez des sujets dont l'urine est constamment acide ; plus souvent elle est liée à une hyperuricémie chez des patients qui présentent une anomalie métabolique telle une goutte primitive ou un syndrome de Lesch-Nyhan ; elle peut être conséquence d'une déshydratation chronique, p. ex. dans la maladie de Crohn ou chez les iléostomisés ; elle peut enfin être liée à une hyperuricurie sans hyperuricémie, qui peut avoir une origine iatrogène (diurétiques thiazidiques, certains traitements antimitotiques).

LMNA gene , l.angl. pour lamin A/C

Gène, situé en 1q22-23, codant pour différentes protéines appelées lamines ; deux d’entre elles, lamine A et lamine C sont des protéines filamenteuses intermédiaires assurant une stabilité et une résistance aux cellules.
Des mutations de ce gène sont la cause de nombreuses affections dont la maladie de Charcot-Marie-Tooth, les dystrophies musculaires d’Emery-Dreifuss , la cardiomyopathie dilatée familiale, la progeria de Hutchinson-Gilford, la dystrophie musculaire des ceintures, la dysplasie acromandibulaire, la lipodystrophie partielle familiale.

Syn. HGPS, LMN1, LMNA_HUMAN, LMNC

→ Charcot-Marie-Tooth (maladie de), dystrophies musculaires d'Emery-Dreifuss, cardiomyopathie dilatée familiale, progeria de Hutchinson-Gilford, dystrophie musculaire des ceintures, dysplasie acromandibulaire, lipodystrophie partielle familiale

Lobo (maladie de) l.f.

lobomycosis

Mycose cutanée chronique d'Amérique tropicale provoquée par un micromycète inférieur, Lobomyces loboi.
Cette affection rare touche l'Homme et quelques mammifères (Dauphin). La plupart des cas ont été décrits au Brésil et en Guyane française mais la maladie est aussi observée, en milieu forestier, dans d'autres pays de la région. L'infestation a lieu par voie transcutanée, à l'occasion d'un traumatisme : piqûre ou coupure, plus rarement morsure d'arthropode ou de serpent. Les adultes jeunes de sexe masculin exerçant une activité extérieure sont les plus fréquemment touchés. Les lésions restent limitées à la peau et sont presque toujours localisées dans les zones découvertes. Même si les aspects cliniques simulent le plus souvent des chéloïdes, fermes, brunes, indolores, parfois pédiculées, ils sont assez polymorphes, prenant aussi l'apparence de gommes, de placards nodulaires infiltrés, verruqueux ou ulcérés évoquant une lèpre nodulaire, une chromomycose ou un carcinome spinocellulaire. L'évolution est lente et chronique.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence de courtes chaînes d'éléments ronds, globuleux, avec une double paroi réfringente, réunis les uns aux autres par une sorte d'isthme, dans les squames recueillies par grattage ou à l'examen histologique d'une biopsie. Les antifongiques sont inactifs.

J. Lobo, dermatologue brésilien (1930)

Syn. lobomycose, Jorge Lobo (maladie de), blastomycose chéloïdienne de Jorge Lobo

→ Lobomyces loboi

logoclonie n.f.

logoclonia, logoklony

Répétition d'éléments du langage, presque toujours syllabiques, et souvent de la dernière syllabe.
Itération fréquemment associée à d'autres perturbations non spécifiques comme la palilalie et l'écholalie, qui s'observe en particulier dans diverses démences évoluées, y compris la maladie d'Alzheimer.

loi du 31 décembre 1985 l.f.

31 december 1985 psychiatric sectorization act

Première loi entièrement consacrée à la sectorisation psychiatrique, faisant suite à la loi du 25 juillet 1985, qui légalisait dans son article 8 une organisation que l'on croyait déjà bien établie.
En particulier, elle institue des conseils départementaux de santé mentale, introduit le secteur psychiatrique dans la loi de réforme hospitalière, rattache la gestion à un centre hospitalier spécialisé et en confie le financement à la caisse d'assurance maladie avec une dotation globale.

Long-Evans cinnamon (rats) l.m.p.

Mutants de rats Long-Evans atteints d'un désordre génétique du métabolisme du cuivre ressemblant à la maladie de Wilson chez l'Homme.

J. Long, zoologiste et H. Evans, membre de l'Académie de médecine, anatomiste américains (1922)

Luder Sheldon (syndrome de) l.m.

Luder Sheldon's syndrome

Maladie héréditaire autosomique dominante caractérisée par une néphropathie tubulaire chronique avec glycosurie, aminoacidurie, protéinurie et parfois un retard de croissance.

J. Luder et W. Sheldon, Sir, pédiatres britanniques (1955)

Lundberg (syndrome de) l.m.

Lundberg's syndrome

Maladie de Charcot-Marie-Tooth avec macrocéphalie et acromicrie.

P. O. Lundberg, neurologue suédois

lupus érythémateux néonatal l.m.

neonatal lupus erythematosus

Maladie auto-immune rare du nouveau-né liée à une transmission transplacentaire d'autoanticorps IgG1 maternels dont les symptômes majeurs sont soit cutanés à type de plaques annulaires plus ou moins squameuses des zones photo-exposées, soit cardiaques, représentées par un bloc auriculoventriculaire complet congénital, soit plus rarement les deux associés.
Les signes cutanés disparaissent dans la première année tandis que le bloc auriculo-ventriculaire nécessite un appareillage. Les autoanticorps retrouvés sont surtout anti-Ro (SSA), plus rarement anti-La (SSB), exceptionnellement anti-U1RNP. Les mères sont souvent indemnes de signes mais sont parfois atteintes d'un lupus érythémateux systémique ou d'une connectivite mixte ou d'un syndrome de Gougerot-Sjögren : elles sont plus souvent HLA B8, DR3, DQW2.

lupus érythémateux systémique l.m.

systemic lupus erythematosus

Forme la plus sévère du lupus érythémateux où les phénomènes immunopathologiques, avec auto-anticorps et immuns complexes, peuvent atteindre tous les organes, rendant sa définition clinique et immunologique très protéiforme.
Elle se définit cliniquement par l'association à des degrés variables de symptômes généraux (fatigue, fièvre, anorexie, amaigrissement) et par l'atteinte d'organes divers avec, par ordre de fréquence décroissante, les articulations et les muscles (arthralgie, arthrite, myosite), la peau (éruption du visage en vespertilio, photosensibilité, syndrome de Raynaud), le sang (anémie, leucopénie, troubles de la coagulation), le système nerveux (psychose, convulsions, neuropathie périphérique), le cœur et les poumons (pleurésie, péricardite, myocardite, endocardite), les reins (protéinurie, glomérulonéphrite, syndrome néphrotique, insuffisance rénale); mais d'autres organes peuvent être atteints; des critères d'auto-immunité définissent la maladie sur le plan immunologique : anticorps antinucléaires, anti-ADN, anti-Sm, anti-RNP, anti-Ro (SSA), anti-La (SSB) anti-cardiolipide, anti-plaquettes, anti-érythrocytes, etc.
L'affection touche le plus souvent la femme jeune. Son pronostic dépend de l'importance des atteintes viscérales, en particulier rénales, cérébrales, pulmonaires et cardiaques. L'évolution, souvent chronique et parfois sévère, montre un taux de survie à 10 ans de 70%. Le traitement repose sur les antiinflammatoires, en particulier stéroïdiens, et les immunosuppresseurs.

Syn. lupus érythémateux aigu disséminé, maladie lupique

lutéose ovarienne gravidique l.f.

ovarian luteosis of pregnancy

Exagération au cours de la grossesse de la lutéinisation ovarienne physiologique.
Elle peut prendre la forme de véritables formations tumorales (lutéomes) qui peuvent survenir au cours de grossesse normale mais surtout au cours de grossesse compliquée de maladie trophoblastique. Elles sont de volume et de consistance variables, pouvant être solides ou kystiques ou mixtes. Elles peuvent s'accompagner de signes de virilisation maternelle ou fœtale et régressent après l'accouchement.

luxation congénitale l.f.

congenital dislocation

Luxation présente à la naissance, complète ou non, en rapport avec une dysplasie articulaire.
La maladie luxante de la hanche en est le type avec tous ses degrés. On connaît aussi la luxation congénitale du genou, de l’épaule.

lymphadénopathie à tiques  l.f.  

tick-borne lymphadenopathy, Dermacentor-borne necrosis and lymphadenopathy

Rickettsiose due à Rickettsia slovaca, observée en Europe du sud et de l'est, notamment en France.
La maladie semble peu fréquente ; elle associe une escarre d'inoculation (lésion nécrotique entourée d'un halo érythémateux), une fièvre, une asthénie, des arthralgies, des adénopathies principalement cervicales et parfois un rash maculopapuleux. Le seul vecteur connu est la tique Dermacentor marginatus.

→ Rickettsia slovaca

lymphangiectasie n.f.

lymphangiectasia, lymphangiectasis

Dilatation anormale plus ou moins étendue d'un conduit lymphatique.
Les lymphangiectasies secondaires se voient surtout en amont d'une obstruction des voies lymphatiques d'origine mécanique (p. ex. compression par une tumeur ganglionnaire ou après intervention chirurgicale) ou inflammatoire chronique (par ex. après radiothérapie). Les lésions siègent le plus souvent aux membres inférieurs et aux organes génitaux externes et consistent en pseudovésicules isolées ou groupées en nappes souvent verruqueuses. Les formes les plus graves s’observent dans des parasitoses comme les filarioses lymphatiques où elles peuvent aboutir à un éléphantiasis.
Des lymphangiectasies primitives se voient dans l’intestin grêle et constituent la maladie de Waldmann. Elles se caractérisent par une importante dilatation des lymphatiques villositaires et de toute la paroi. Par endoscopie on voit que la muqueuse est parsemée de renflementes nodulaires kystiques, jaunâtres de 2 à 3 mm de diamètre.
La lymphangiectasie se différencie du lymphangiome vrai par l’histoire clinique, les circonstances d’apparition et les manifestations associées.

Étym. lat. lympha : eau (du grec numphê : déesse des eaux); du grec aggeion : vaisseau; ektasis : allongement, extension

Syn. varice lymphatique

→ éléphantiasis, Waldman (maladie de), lymphangiectasies intestinales primitives

lymphangio-léiomyomatose pulmonaire l.f.

pulmonary lymphangiomyomatosis

Hamartomatose multifocale avec prolifération de fibres musculaires lisses immatures histologiquement bénignes dans les parois alvéolaires, autour des bronchioles, des vaisseaux et des nœuds lymphatiques.
Maladie rare qui s'observe chez la femme entre 15 et 45 ans. La dyspnée est le maitre signe. Le chylothorax est souvent abondant et bilatéral. Le pneumothorax fréquent peut s'y associer. Radiologiquement, des opacités diffuses réticulées et kystiques accompagnent ou non selon les cas un épanchement pleural. La TDM en coupe mince montre bien les kystes à parois fines, nombreux souvent coalescents. L'évolution se fait en 2 à 10 ans. Les formes graves font discuter la transplantation pulmonaire.
Des atteintes extra-pulmonaires peuvent être observées : ascite chyleuse, lymphœdème des membres inférieurs, angiomyolipomes rénaux, chylurie.

lymphangiome diffus éléphantiasique l.m.

diffuse elephantiasic lymphangioma

Malformation atteignant un membre, une partie de la face ou les organes génitaux, caractérisée par l'apparition d'un œdème important, qui s'aggrave avec l'âge et s'accompagne d'un épaississement de la peau, de verrucosités et/ou d'ulcérations.
Elle résulte d'anomalies lymphatiques congénitales profondes ou est secondaire à des troubles mécaniques ou inflammatoires de la circulation lymphatique. Une forme familiale a été décrite sous le nom de maladie de Milroy (1892), de dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige (1898) et de lymphœdème congénital de Milroy-Meige. Des cas exceptionnels ont été décrits de survenue d'un lymphangio-sarcome.

→ lymphœdème congénital de Milroy Meige, Milroy (maladie de), dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige

lymphaphérèse n.f.

lymphapheresis

Procédé de soustraction des lymphocytes, les autres éléments étant restitués au donneur.
Elle est utilisée dans le traitement de la maladie de Sézary.
C’est une cytaphérèse des lymphocytes.

A. Sézary, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1938)

→ cytaphérèse, Sézary (syndrome de)

lhyperplasie lymphoïde cutanée l.m.

lymphocytoma cutis, Spiegler-Fendt sarcoid


Variété de pseudolymphome cutané non épidermotrope, caractérisé par la survenue d'un ou de plusieurs nodules, fermes rouges ou bruns, habituellement indolores, situés préférentiellement sur le visage mais pouvant aussi atteindre le lobe de l'oreille ou l'aréole mammaire.
L'image histologique montre un aspect de « nœud dans la peau », c'est-à-dire un dense infiltrat dermique de cellules lymphoïdes B et T, groupées en amas avec centre germinatif, qui pourrait faire craindre un lymphome, véritable diagnostic différentiel; mais l'étude immunohistochimique montre que les cellules B sont habituellement polyclonales et qu'il n'y a pas perte de marqueurs T; enfin, la biologie moléculaire ne retrouve pas de réarrangement du récepteur T ni du gène des immunoglobulines. Le lymphocytome peut faire suite à un traumatisme, à une vaccination, à un tatouage ou à une piqûre de tique : en particulier, la maladie de Lyme, due à des Borrelia du complexe burgdorferi, peut induire des lymphocytomes cutanés. L'évolution se fait habituellement vers la disparition spontanée des nodules, qui peuvent cependant récidiver. Le traitement repose sur la surveillance avec parfois une antibiothérapie ou une corticothérapie locale.

B. E. Bäfverstedt, dermatologiste suédois (1943) ; E. Spiegler, dermatologiste autrichien (1894) ; H. Fendt, dermatologiste autrichien (1900) ; W. A. Caro et E. B. Helwig, dermatologistes américains (1969)

Syn. lymphocytome cutané bénin, lymphadenosis benigna cutis (Bäfverstedt), sarcoïde de Spiegler-Fendt, hyperplasie lymphoïde cutanée (Caro et Helwig)

→ lymphocytome cutané bénin, infiltration lymphocytaire cutanée bénigne, maladie de Lyme

[D1, J1]

Édit. 2018

lymphœdème n.m.

lymphoedema

Œdème plus ou moins dur touchant en général les membres, provoqué par une insuffisance congénitale ou acquise du drainage lymphatique.
La stase survient en amont d'une lésion sur le réseau des vaisseaux lymphatiques. Il en résulte un encombrement des espaces interstitiels, puis une fibrose interstitielle parsemée de multiples vaisseaux lymphatiques dilatés. Lorsqu'il est chronique, il est ferme, ne prend pas le godet et s'accompagne d'un épaississement épidermique. Le lymphœdème primitif (lymphœdème congénital de Milroy-Meige) est rare. Le lymphœdème secondaire est une maladie acquise secondaire à une lésion ou une obstruction des vaisseaux lymphatiques antérieurement normaux dont les causes sont multiples : filarioses lymphatiques, lymphangites bactériennes répétées, cancers (par compression ou envahissement des lymphatiques), d'origine iatrogène après curage nodale ou radiothérapie. Le traitement est étiologique si possible, mais utilise également les méthodes de drainage lymphatique, la contention élastique et la protection contre les traumatismes et les infections.

Étym. gr. lumphê : eau ; oidêma : gonflement

→ lyphœdème congénital de Milroy et Meige

lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural l.m.

lymphedema with distichiasis and spinal extradural cyst, spinal extradural arachnoid cyst, SEDAC

Maladie associant un kyste médullaire extradural avec faiblesse progressive des jambes, un œdème bilatéral des jambes et un distichiasis (double rangée de cils).
L’affection est autosomique dominante (MIM 153400). Plusieurs mutations du gène FOXC2
entraînent l’affection.

K. Y. Chynn, médecin radiologue américain (1967) ; Y. Ogura, médecin japonais (2015)

→ FOXC2

Milroy-Meige (lymphœdème congénital de) l.m.

Milroy's disease, trophoedema

Maladie familiale, rare, caractérisée par un lymphœdème présent à la naissance pouvant toucher un segment ou l'ensemble de l'un ou des deux membres inférieurs et dont l'aggravation progressive aboutit à un aspect d'éléphantiasis.
Elle est provoquée par des anomalies du système lymphatique (hypoplasie, aplasie, dilatations). Des cas exceptionnels avec apparition d'un lymphangio-sarcome ont été décrits.
Plusieurs mutations du gène FLT4 sont responsables de l’affection.

W. Milroy, médecin interniste américain (1892) et H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1898)

Syn. maladie de Milroy (1892), dystrophie œdémateuse héréditaire de Meige (1898), trophœdème chronique héréditaire, lymphœdème congénital

→ lymphœdème, FLT4 gene, éléphantiasis, lymphangio-sarcome

[O1, Q2]

Édit. 2018

lymphographie n.f.

lymphography

Etude radiographique des réseaux et des nœuds lymphatiques après opacification par un produit de contraste iodé ou étude scintigraphique après injection d’un radio-isotope (lymphographie isotopique).
L’injection se fait à l’extrémité d’un membre : la main pour l’exploration des chaînes axillaires et sous-clavières, plus souvent le pied pour les chaînes inguinales, pelviennes, lombo-aortique et du canal thoracique.
Pour découvrir les canaux lymphatiques, on injecte un colorant à résorption élective lymphatique (Blue V Patent) par voie sous-cutanée et en amont de l’incision. Cette technique est adaptée à l’étude des canaux et de leur drainage vers les nœuds lymphatiques superficiels (surtout axillaires et inguinaux) ou profonds tels les lymphatiques viscéraux, lors d’une laparotomie ou d’une thoracotomie. Le colorant est le même et l’injection se fait dans le viscère à étudier.
En chirurgie carcinologique mammaire, seul le BVP est couramment employé dans le but de limiter l’étendue du curage nodal. A cause de ses résultats intéressants, cette injection est de plus en plus utilisée dans la recherche de l’extension des nœuds (ganglions lymphatiques) pour les mélanomes et d’autres cancers (verge, anus, gynécologiques). Pour l’étude de l’extension des cancers gynécologiques l’injection se fait dans les lymphatiques du dos du pied.
Très utilisé par l’école radiologique française, cet examen est de plus en plus souvent remplacé par l’imagerie tomodensitométrique qui décèle les adénopathies quel que soit leur siège et analyse leur taille mais jamais la structure comme le fait la lymphographie. Cette technique était très utilisée dans la maladie de Hodgkin, mais manquait de sensibilité et de spécificité.

lymphohistiocytose érythrophagocytique l.f.

erythrophagocytic lymphohistiocytosis

Affection transmise sur le mode autosomique récessif, caractérisée par la coexistence d'une fièvre, d'une hépatosplénomégalie et d'une infiltration multisystémique d'apparence bénigne, contenant des hématies.
La maladie débute dans l'enfance. Généralement, elle est rapidement fatale. Quelques très rares cas de polyneuropathies périphériques, dont le mécanisme est discuté, ont été rapportés en association avec cette affection.

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