Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cryopexie n.f.

cryopexy

Cryocoagulation de la rétine, le plus souvent par voie transsclérale pour induire un processus cicatriciel permettant une adhésion solide entre l'épithélium pigmentaire et le neuro-épithélium rétinien.

Syn. cryocoagulation

[P2]

cryptes tonsillaires pharyngiennes l.f.p.

cryptae tonsillares pharyngealis (TA)

tonsillar crypts of pharynx

Diverticules anfractueux au sein de l’agrégat du tissu lymphoïde situé dans la région médiane du nasopharynx.

[A2,P1]

cryptophtalmie (uni ou bilatérale) n.f.

Yeux cachés recouverts par la peau et réduits parfois à une simple vésicule sans ouverture palpébrale, malformation exceptionnelle et rarement isolée

Passage de la peau du front aux joues sans cils et sourcils. Souvent bilatérale et parfois asymétrique. L’affection est autosomique dominante (MIM 123570).

W. von Zehender et E. Manz, ophtalmologues allemands (1872)

Étym. gr. kruptos : caché ; ophtalmos : œil

Syn. cryptophtalmie avec microphtalmie et anomalie de Peters)

[Q2,P2]

cryptoxanthène n.m.

cryptoxanthene

→ cryptoxanthine

[C1]

cryptoxanthine n.f.

cryptoxanthin

Hydroxy-3 β-carotène. Pigment caroténoïde végétal, isolé des fruits de Carica papaya et de Physalis. On en trouve de petites quantités dans l'huile de maïs ; il a des propriétés de vitamine A.

Syn. cryptoxanthène

[C1]

cul-de-sac conjonctival l.m.

conjunctival fornix

fornix conjonctivalis
Cul-de-sac formé par le revêtement conjonctival du globe et des paupières.
Il comporte le cul-de-sac conjonctival inférieur (fornix conjonctival inférieur) et le cul-de-sac conjonctival supérieur (fornix conjonctival supérieur).

→ conjonctive

[A1,P2]

Édit. 2015

culs de sac pleuraux l.m.p.

→ récessus pleuraux

[A1,K1]

Édit. 2015

culex n.m.

culex

Genre de moustique dont certaines espèces sont des vecteurs des filarioses lymphatiques et de diverses arboviroses.
Morphologiquement, les mâles ont les palpes plus longs que la trompe. Au repos, les adultes se tiennent parallèlement au support sur lequel ils sont posés. Les œufs sont agglutinés en radeaux flottant sur l’eau. Les larves possèdent un siphon respiratoire et se tiennent obliquement par rapport à la surface de l’eau.

[D4]

Culex pipiens quinquefasciatus

Culex pipiens quinquefasciatus
Moustique très répandu dans les régions chaudes du globe.
Morphologiquement proche de Culex pipiens pipiens, il n’en diffère que par des caractères morphologiques des larves et de l’appareil génital des mâles.
C’est l’un des principaux vecteurs de la filaire de Bancroft, ainsi que de certains arbovirus.

[D4]

Culex pipiens pipiens

Culex pipiens pipiens
Espèce de moustique répandue en Europe, en Afrique et en Amérique du nord.
Sa larve vit dans des collections d’eaux polluées, souvent dans les villes. Sa piqûre, très prurigineuse, peut provoquer des accidents urticariens. Dans les régions tropicales, cette espèce transmet la filaire de Bancroft, Wuchereria bancrofti.

[D4]

culture axénique l.f.

axenic culture

Culture en l'absence de tout élément étranger (littéralement).
S'applique en particulier aux cultures d'Entamoeba histolytica qui, normalement, ne se multiplie in vitro qu'en présence d'une flore polymicrobienne associée mais, peut, sur certains milieux enrichis, se développer en cultures axéniques.

[D1]

culture mixte l.f.

mixed culture

Culture contenant plusieurs types de micro-organismes.

[C1]

culture mixte lymphocytaire l.f.

mixed lymphocyte culture

Culture mettant ensemble des lymphocytes provenant de deux individus génétiquement différents qui se transforment en lymphoblastes et prolifèrent, après un échange stimulant de lymphokines.

→ réaction lymphocytaire mixte, lymphokine

[F1,F3]

cunéiforme (deuxième -) l.m.

→ cunéiforme intermédiaire

[A1]

Édit. 2015

cunéiforme intermédiaire l.m.

os cuneiforme intermedium (TA)

intermediate cuneiform ; middle cuneiform

Os de la rangée antérieure du tarse, qui s’articule en arrière avec le scaphoïde, en dedans avec le cunéiforme médial, en dehors avec le cunéiforme latéral et en avant avec le deuxième métatarsien.
 

Syn. anc. cunéiforme (deuxième -)

[A1]

Édit. 2015

cuneus n.m.

cuneus (TA)

Circonvolution de la face médiale du pôle occipital de l’encéphale.
En forme de coin, elle est limitée en haut par le sillon pariéto-occipital, en bas par le sillon calcarin. Les fibres des radiations optiques correspondant à l’hémi-rétine supérieure se terminent sur sa partie proche du sillon calcarin. Son cortex répond aux aires striée et péristriée.
K. Brodmann, anatomiste et neurologue allemand (1868-1918) ; L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865) ; P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880) ; E. Huschke, anatomiste allemand (1797-1858) 
cuneus

Syn. anc. sixième circonvolution occipitale, lobule occipital interne de Gratiolet, lobule triangulaire de Broca, girus medialis occipitalis, lobulus interpariétalis superior de Huschke

[A1]

Édit. 2015

Cüppers (test du prisme base externe de) l.m.

Cüppers' base out prism test

Procédé d'examen pour mettre en évidence le blocage d'un muscle droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
Normalement un prisme base externe devant l'œil fixateur induit une adduction de cet œil et provoque un mouvement harmonieux d'abduction de l'autre œil.
En cas de blocage, l'autre œil maintient sa position d'adduction et peut même initier une suradduction. Il faut utiliser un prisme de forte puissance (30 ou 40 dp).

C. Cüppers, ophtalmologue allemand (1961)

[P2]

curarisation n.f.

curarization, muscle relaxation

Méthode pour obtenir la paralysie des muscles squelettiques par l’emploi d’un curare.
En anesthésie, elle est utilisée pour faciliter l’intubation trachéale et pour obtenir le relâchement musculaire convenable pour la chirurgie. En réanimation, elle permet une meilleure adaptation au respirateur.

→ surveillance de la curarisation

[G5]

cure de désintoxication l.f.

Traitement auquel est soumis une personne atteinte de dépendance à un toxique.
La cure utilise différents moyens : médicamenteux, diététiques, psychologiques ou autres. Elle nécessite le plus souvent une courte hospitalisation et doit être suivie pendant parfois plusieurs années, d’un soutien psychologique.

[G5]

cure de désintoxication alcoolique l.f.

alcoholic disintoxication cure, treatment

Expression qui, par abus de langage et déviation de sens, entend désigner l'existence d'un traitement définitif et radical de l'alcoolisme chronique.
L'alcoologie moderne s'inscrit en faux contre cette croyance mythique, car le processus de levée de la dépendance, loin d'être rapide, est fonction de l'adhésion progressive et de la participation active d'un sujet qui conserve sa vulnérabilité à l'alcool et, par voie de conséquence, le risque de rupture de l'abstinence.
Simple épisode d'une prise en soins, une éventuelle cure en milieu hospitalier pourra s'inscrire dans un projet personnalisé et un processus d'accompagnement de plusieurs années.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

→ alcoolique (traitement de la maladie), aversion, disulfirame

[G3,G4]

Curschmann (spirale de) l.f.

Enroulement de cellules épithéliales bronchiques desquamées, observé dans les bouchons muqueux qui obstruent l’arbre bronchique au cours de l’asthme

H. Curschmann, médecin interniste allemand (1846-1910)

[A2,K1]

cuspide postérieure de la valve atrio-ventriculaire gauche l.f.

cuspis posterior valvae atrioventricularis sinistrae; cuspis posterior valvae mitralis (TA)

posterior cusp of mitral valve; posterior cups of left atrioventricular valve

Cuspide qui occupe la moitié inféro-latérale gauche de l’ostium atrio-ventriculaire gauche et répond à la paroi gauche du ventricule gauche.
Elle reçoit ses cordages des muscles papillaires antérieur et postérieur. Les cordages ne s’y attachent sur toute la surface de sa face pariétale et sur son bord libre.

Syn. anc. petite valve de la mitrale, valve externe de la valvule mitrale, valve gauche de la valvule mitrale

[A1,K2]

Édit. 2015

cutanéomuqueux de l'enfant (syndrome) l.m.

T. Kawasaki, pédiatre japonais (1967)

→ Kawasaki (maladie de)

[O1]

cutis laxa l.f.

cutis laxa

Maladie du tissu conjonctif, secondaire à des anomalies biochimiques des fibres élastiques, dans laquelle la peau, apparaît flasque (c'est la chalazodermie), avec formation de plis, surtout du visage, réalisant un aspect prématurément vieilli.
On distingue trois groupes de cutis laxa. Le premier groupe correspond à des syndromes héréditaires, à transmission le plus souvent autosomique, dominante ou récessive, les anomalies cutanées étant associées à des anomalies viscérales variées : vasculaires, pulmonaires, urinaires, squelettiques, neurologiques. Le deuxième groupe correspond aux formes secondaires à des éruptions cutanées non spécifiques, à une amylose systémique, ou à des formes idiopathiques. Le troisième groupe s'associe à d'autres maladies du tissu conjonctif : syndrome d'Ehlers-Danlos, pseudoxanthome élastique. Une forme localisée de cutis laxa peut faire partie d'une neurofibromatose de von Recklinghausen.

E. L. Ehlers, dermatologiste danois (1899) ; H. A. Danlos, dermatologiste français (1908)

Syn. dermatolysis (ou dermatolysie), dermatochalasis, chalazodermie, élastolyse primitive, élastohexie généralisée

[J1]

CX 32 gene sigle angl. pour connexin 32

Gène localisé en Xq13.1 qui code pour la protéine connexine 32 qui entre dans la constitution des gaines de myéline permettant la diffusion radiale des molécules métaboliques et la signalisation au travers des couches de la myéline.
La mutation du gène CX32 conduit à la dégénérescence progressive de la gaine de myéline périphérique observée ;

Syn. GJB1 sigle angl. pour Gap junction beta-1 protein

→ amyotrophie péronière de Charcot-Marie-Tooth liée au sexe

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