épiétiocholanolone n.f.
epietiocholanolone
Isomère de l'étiocholanolone, formé à partir des androgènes gonadaux, éliminé en faible quantité dans l'urine, essentiellement sous forme sulfoconjuguée.
[C1, C2]
Édit. 2020
épilepsie et alcool l.f.
epilepsy and alcohol
[H1, G4]
Édit. 2020
épilepsie rolandique l.f.
benign chilhood epilepsy with centrotemporal spikes
Syndrome épileptique fréquent, âge dépendant, observé uniquement chez l'enfant, se manifestant par des crises partielles (sensorimotrices et touchant électivement la sphère buccofaciale), et des anomalies EEG à type de pointes lentes en regard de la région centrotemporale.
Fait partie du cadre des épilepsies partielles idiopathiques. Sa composante génétique est certaine.
Début entre 2 et 13 ans chez des enfants normaux, sans déficit neurologique ni intellectuel. Les crises sont en règle peu fréquentes, évocatrices par la symptomatologie et leur horaire de survenue, souvent en rapport avec le sommeil (endormissement, réveil). L'EEG est caractéristique (pointes centrotemporales), fortement activé par le sommeil lent. Une association est possible avec des anomalies généralisées.
Un traitement n'est pas toujours indispensable, compte tenu de la disparition sans exception de l'ensemble clinique et EEG à l'adolescence.
Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre
Syn. épilepsie à paroxysmes rolandiques, épilepsie partielle bénigne à paroxysmes centrotemporaux
[H1,O1, Q2]
Édit. 2020
épiphora n.m.
whimpering
Ecoulement anormal et excessif des larmes.
→ larmoiement, larme
[P2]
Édit. 2020
maladie des épiphyses ponctuées l.f.
chondrodysplasia punctata
Désordre héréditaire du développement osseux qui se traduit à la naissance par la présence de petites calcifications visibles sur les radiographies de l’extrémité des os longs ou des vertèbres.
La maladie regroupe un ensemble hétérogène d’affections dont la traduction clinique est variable telles par exemùle la brièveté ou l'asymétrie des membres dont le déterminisme obéit à des mécanismes différents, génétiques ou acquis (prise d’ un anticoagulant pendant la grossesse).
Le diagnostic repose sur la radiographie des os longs qui montre au niveau des épiphyses des calcifications de la taille d'une tête d'épingle de quelques millimètres.
Deux formes cliniques sont décrites : la forme rhizomélique, autosomique récessive avec nanisme sévère et cataracte quasi constante, le type Conradi-Hunermann, avec un aspect particulier du visage, ichtyose fréquente et cataracte plus rare.
La transmission est habituellement autosomique récessive; les filles sont plus souvent atteintes; les cas familiaux sont rares.
E. Conradi (1882-1968) C. Hünermann (1904-1978), médecins allemands
→ Conradi-Hünermann (syndrome de)
[I2, O1, Q3]
Édit. 2018
épiphysite vertébrale l.f
Scheuermann’s disease
Dystrophie spinale de croissance provoquant une cyphose thoracique douloureuse.
Affection, très fréquente, définie par la cunéiformisation antérieure d’au moins cinq degrés d’au moins trois vertèbres thoraciques adjacentes. Sa cause reste encore en partie obscure : prédisposition génétique, rôle de microtraumatismes répétés sur un complexe disco-épiphysaire fragilisé par une croissance rapide, faiblesse structurelle du complexe disco-vertébral…
La maladie peut être asymptomatique ou se révéler par des douleurs parfois associées à une hypercyphose throracique et une hyperlordose lombaire compensatrice. L’imagerie est caractéristique : irrégularité des plateaux vertébraux avec hernies intraspongieuses (le noyau discal pénètre en certains points dans le corps vertébral), hernies rétromarginales et déformation cunéiforme des vertèbres.
Le traitement repose sur la prise transitoire d'antalgiques quand nécessaire, et surtout la kinésithérapie tant que la maturation osseuse n'est pas acquise et que la cyphose reste réductible. Si la déformation s'avère importante, un corset peut être nécessaire.
Le pronostic est varaible en fonction de la sévérité de l’affection. Bon nombre de maladies de Scheuermann sont une découverte radiologique à l'âge adulte.
H. W. Scheuermann, chirurgien et radiologue danois (1920)
Syn. maladie de Scheuermann, ostéochondrose vertébrale de croissance
[I1, O1]
Édit. 2020
épithélioma intra-épidermique l.m.
intraepidermal epithelioma
Tumeur cutanée rare qui se présente cliniquement sous la forme d'une plaque bien circonscrite, ovalaire ou polycyclique, légèrement surélevée, à surface plus ou moins squameuse et de teinte rosée ou brunâtre, caractérisée histologiquement par un remaniement épidermique limité au corps muqueux et dû à la présence dans celui-ci d'amas ou tourbillons cellulaires.
Cet aspect histologique est en réalité très diversement interprété, et l'existence même de l'épithélioma intra-épidermique, auquel ont été accolés les noms de Borst et de Jadassohn est même controversée. En effet, l'appellation épithélioma intra-épidermique de Borst-Jadassohn, ne devrait pas être conservée puisqu'elle réunit deux faits différents : d'une part, le phénomène de Borst, ou envahissement de l'épiderme par un carcinome spinocellulaire qui, ailleurs, pénètre le derme et, d'autre part, le phénomène de Jadassohn, c'est-à-dire l'origine intra-épidermique multicentrique d'un carcinome basocellulaire. Si certains pensent que, bien que rare, l'entité épithélioma intra-épidermique existe réellement en tant qu'état pré-épithéliomateux donc de carcinome in situ, pour les autres, il s'agit d'une lésion bénigne qui correspond soit à une prolifération épidermique telle que la verrue séborrhéique ou l'acanthome intra-épidermique de Haber, soit à une tumeur annexielle intra-épidermique telle que l'hidroacanthome de Smith et Coburn.
M. Borst, anatomopathologiste (1904) et J. Jadassohn (1926) dermatologue allemands ; H. Haber, dermatologue britannique d’origine tchèque (1953) ; J. G. Coburn et J. L. Smith, anatomopathologistes britanniques (1986)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. acanthome intra-épidermique, hidroacanthoma simplex
[F5,A3,J1]
Édit. 2018
épithélioma spontanément curable de Ferguson-Smith l.m.
Ferguson-Smith’s multiple self-healing epithelioma
Type particulier de kérato-acanthome survenant chez l'adulte, de caractère héréditaire dominant et à lésions multiples, évoluant par poussées successives.
L'affection doit être différenciée du kérato-acanthome à éléments multiples successifs, qui n'est pas familial et dont les lésions, souvent prurigineuses, peuvent également se développer sur les muqueuses orale et laryngée.
J. Ferguson-Smith, dermatologue britannique (1934)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. kérato-acanthome multiple familial
[F2,A3,J1]
Édit. 2018
épithélioma trophoblastique l.m.
trophoblastic epithelioma
[A3, F2, O3, O6]
Édit. 2020
épithéliopathie rétinienne diffuse l.f.
diffuse serous central chorioretinopathy
Forme clinique de choriorétinopathie séreuse centrale, d’évolution chronique et caractérisée par des points de fuites multiples à l’angiographie fluorescéinique.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
→ choriorétinopathie séreuse centrale
[P2]
Édit. 2020
épithéliose galactophorique l.f.
galactophoric epitheliosis
Prolifération de l'épithélium des canaux galactophoriques du sein pouvant entraîner une galactorrhée ou une distension des canaux galactophores.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[O5]
Édit. 2020
Waldeyer (époophore de) l.m.
Waldeyer epoophoron
Reliquat de la partie génitale du corps de Wolff situé dans la portion externe du mésosalpinx.
C'est une structure tubulaire allongée, parallèle à la trompe, dont l'extrémité distale libre se dirige en direction du hile de l'ovaire.
H. von Waldeyer-Hartz, anatomiste allemand (1836-1921) ; J. C. Rosenmüller, anatomiste allemand (1802)
Syn. organe de Rosenmüller, organe pectigniforme
[A1, A3, O6]
Édit. 2020
époophoron n.m.
epoophoron
Vestige embryonnaire mésonéphrique chez la femme, situé dans le ligament large.
J. C. Rosenmüller, anatomiste allemand (1802)
Syn. organe de Rosenmüller
[A1, A3, O6]
Édit. 2020
épuration extrarénale (méthodes d') l.f.
dialysis
→ hémodialyse chronique de suppléance, dialyse péritonéale, hémofiltration
[B3. M1]
Édit. 2020
éreuthophobie n.f.
ereutophobia
Peur obsédante de rougir en public(1) à la différence de l'érythrophobie en tant que peur du rouge(2).
Fréquente à la puberté, elle s'estompe le plus souvent avec l'âge. Chez l'adulte, elle concerne des sujets anxieux et inhibés, adoptant des attitudes de dissimulation (lunettes noires, p. ex.) et d'évitement, parfois à l'origine d'un handicap social et professionnel.
Incluse (3) dans les phobies des situations sociales par opposition aux phobies d'objet, souvent associée à la peur de parler, de paraître, de manger, de trembler en public, elle est néanmoins considérée par d'autres comme un état phobique-limite, de même que la dysmorphophobie et la dysosmophobie. Elle peut poser p. ex. le problème d'une entrée dans un état schizophrénique chez l'adolescent et dans un délire de relation chez l'adulte.
1 A. Pitres et E. Régis, neurologues français, membres de l'Académie de médcine (1896) ; 2 M. Boucher, neuropsychiatre français (1890) ; 3 P. Janet neuropsychiatre et philosophe français (1903)
Étym. gr. ereuthos : rougeur ; phobos : crainte
Syn. éreutophobie
→ phobie, dysmorphophobie, dysosmophobie
[H1,H3]
Édit. 2018
érythroblastopénie transitoire de l'enfant l .f.
transient erythroblastopenia of childhood (TEC)
Affection transitoire survenant le plus souvent par petites épidémies chez des enfants de moins de cinq ans, jusque-là bien portants.
L'origine virale est probable. Elle est caractérisée par une anémie profonde, arégénérative.
Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon; penia : pauvreté
[F1,O1]
Édit. 2018
érythrodermie desquamative de Leiner-Moussous l.f.
Leiner's disease, seborrhoeic dermatitis of infancy
Forme majeure disséminée de la dermite séborrhéique du nourrisson qui débute par une dermite bipolaire (cuir chevelu et siège) suivie de l'apparition de médaillons érythématosquameux abdominaux avec extension et confluence des lésions sans intervalle de peau saine, le tout réalisant une érythrodermie érythématos
Ses risques sont une perte protidique et hydro-électrolytique avec arrêt de croissance et des complications infectieuses, digestives, et éventuellement systémiques. L'association à un déficit en facteur 5 du complément a été signalée. Ce tableau clinique est actuellement exceptionnel.
C. Leiner, pédiatre autrichien (1908), A. Moussous pédiatre français (1893)
Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau
Syn. maladie de Leiner-Moussous, syndrome de Leiner
→ érythrodermie, dermite séborrhéique du nourrisson
[J1,O1]
Édit. 2018
érythropoïèse fœtale l.f.
fetal erythopoiesis
Différenciation des érythrocytes fœtaux, nucléés, dans le sac vitellin puis dans le foie embryonnaire jusqu'à trois mois et enfin dans la moelle osseuse.
[F1,C2,O6]
Édit. 2018
escarre des paraplégiques l.f.
paraplegic shore
Nécrose cutanée et tissulaire siégeant sur les zones de pressions insensibles : ischion, sacrum, zone d’appui des pieds, talons.
Elle peut apparaître au cours d'intervention chirurgicale si la durée dépasse une heure environ. Il faut la combattre la vasoplégie en assurant une bonne pression artérielle. Le nursing, les soins de réanimation et de kinésithérapie doivent être poursuivis lors du retour au lit pour assurer une bonne circulation cutanée. Ces soins peuvent être facilités par l'emploi d'un matelas pneumatique anti-escarre qui augmente la surface de contact et déplace périodiquement les points d'appui.
Le traitement palliatif principalement chirurgical vise à combattre l'infection, à exciser les parties mortes, à assécher les surfaces à vif et, dans les cas favorables, à faire des greffes de peau pour assurer la cicatrisation.
Étym. gr. eschara : croûte
[N1,N2,J2,H1]
Édit. 2018
ésophorie n.f.
esophoria
Hétérotropie caractérisée après dissociation par la déviation de l'œil en dedans.
Étym. gr. esô : en dedans ; pherein : porter
[P2]
Édit. 2018
espace de Virchow l.m.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902)
→ espace lymphatique intra-adventitiel
[A1]
Édit. 2018
espace de Virchow-Robin l.m.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)
→ espace lymphatique intra-adventitiel
[A1]
Édit. 2018
espace lymphatique intra-adventitiel l.m.
Manchon lacunaire décrit par Virchow et Robin au niveau de l’adventice des vaisseaux sanguins de la pie-mère et système nerveux central.
Ces lacunes, limitées par un endothélium festonné typique et comprises entre la face profonde de l’adventice et la tunique musculaire du vaisseau, seraient cloisonnées par des travées conjonctives qui leur donnent un aspect spongieux. Elles seraient plus importantes autour des artères que des veines et plus marquées au niveau du cerveau que de la moelle. Elles communiqueraient uniquement avec l’espace sous-arachnoïdien dont leur endothélium serait une émanation. Elles charrieraient le secteur interstitiel ou intracérébral du liquide cérébrospinal. L’existence de cette gaine lymphatique intra-adventitielle est généralement admise comme une réalité anatomique par la plupart des auteurs.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)
Syn. espace intra-adventitiel, gaine lymphatique adventitielle, espace de Virchow-Robin, espace de Virchow, espace de Robin, espace périvasculaire de Virchow-Robin
→ xanthoastrocytome pléomorphe
[A1,A5]
Édit. 2018
espace périchoroïdien l.m.
spatium perichoroideum (TA)
perichoroidal space
Espace séparant la choroïde de la lamina fusca.
[A1,P2]
Édit. 2018
espace périvasculaire de Virchow-Robin l.m.
R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)
→ espace lymphatique intra-adventitiel
[A1]
Édit. 2018