glande bulbo-uréthrale l.f.
glandula bulbo-urethralis
Glande génitale paire située dans le diaphragme urogénital, à l'extrémité proximale du bulbe spongieux, s'ouvrant à ce niveau dans l'urèthre.
Sa sécrétion contribue à la constitution du sperme.
Syn. glande de Cowper
glande cérumineuse l.f.
glandula ceruminosa, ceruminous gland
Variété de glande sudoripare apocrine située dans le tissu sous-cutané du conduit auditif externe dont le produit de sécrétion, en se mélangeant à celui des glandes sébacées, constitue le cérumen.
Les glandes cérumineuses peuvent être le siège d’adénomes, de cylindromes, d’adénocarcinomes.
Étym. gr. kêros ; lat. cera : cire
Syn. glande à cérumen
glande de Meibomius l.f.
meibomian gland
Variété particulière de glande sébacée située dans la charpente fibroélastique, ou tarse, de la paupière, non annexée à un cil et dont le produit de sécrétion, assez gras, contribue, avec les larmes, à la lubrification de la cornée.
C’est le siège des chalazions.
H. Meibom (ou Meibomius), anatomiste allemand (1638-1700)
→ chalazion, orgelet, glande de Zeis, glande de Meibomius
[A1,P2]
glande de Moll l.f.
Glande sudorale de type apocrine située au bord libre de la paupière, entre les follicules pilosébacés des cils auxquels elle est annexée.
J. A. Moll, ophtalmologiste néerlandais (1832-1914)
glande de Tyson l.f.
Tyson’s gland
Glande sébacée située au niveau du sillon balanopréputial, non annexée à un poil.
Sa nature sébacée est, en fait, discutée par certains.
E. Tyson, anatomiste britannique (1649-1708)
glande de Wölfler l.f.
Glande thyroïdienne accessoire localisée au-dessus de la crosse de l’aorte.
Elle s’observe le plus fréquemment chez le chien.
A. Wölfler, chirurgien autrichien (1850-1917)
Syn. glande aortique de Wölfler
glande de Zeis l.f.
glandula sebacea tunica conjunctivae (PNA)
Glande sébacée annexée au follicule pileux d’un cil.
C’est le siège des orgelets.
E. Zeis, chirurgien ophtalmologiste allemand (1807-1868)
→ orgelet
[A1,P2]
glande eccrine l.f.
Glande mérocrine dont le conduit excréteur s’ouvre par un pore directement à la surface de la peau et non pas dans un follicule pileux ou un orifice pilo-sébacé.
C’est le type des glandes sudoripares de petite taille, disséminées sur la presque totalité des téguments.
glande exocrine l.f.
exocrine gland
Glande à sécrétion externe reliée aux surfaces épithéliales, peau ou viscères creux, par un canal excréteur et constituée de cellules épithéliales reposant sur une membrane basale.
On distingue les glandes simples et composées, selon que leur canal excréteur est non ramifié ou ramifié. La partie sécrétoire est entourée de cellules myoépithéliales qui assurent l’expulsion du produit de sécrétion. Leur sécrétion est de type holocrine, eccrine ou mérocrine, ou apocrine.
glande holocrine l.f.
Glande exocrine dont les cellules, remplies de leurs sécrétions propres, se détachent tout entières et meurent.
La sécrétion se fait par fonte cellulaire (ex. les glandes sébacées). Ce type d’excrétion s’oppose à celui des glandes mérocrines et apocrines.
glande linguale l.f.
glandulae linguale
Glande salivaire accessoire appartenant au groupe situé sur toute la surface de la langue : sur les bords (glandes de Weber), sous la langue (glandes de Blandin-Nühn).
glande mérocrine l.f.
Glande dont le produit de sécrétion est excrété au-dehors sans entrainer la mort des cellules.
glande nasale latérale l.f.
Glande nasale de type séreux existant uniquement chez l’embryon.
N. Sténon (Sténo, Stenonius, Stensen ou Sternon), anatomiste et théologien danois (1638-1686)
Syn. glande de Sténon
glande parathyroïde l.f.
glandula parathyroidea (TA)
parathyroid gland
Chacune des quatre glandes endocrines (deux supérieures et deux inférieures) situées sur la face postérieure des lobes latéraux de la glande thyroïde.
Leur poids total est de 0,8 à 0,12g. Elles sont constituées essentiellement par des cordons épithéliaux séparés par de fins tractus conjonctifs et par des capillaires sanguins. Selon leurs affinités tinctoriales, on distingue trois variétés principales de cellules épithéliales : les cellules claires principales ou fondamentales, arrondies ou polyédriques, à noyau chromophile, colorées par l’hématéine ; les cellules de transition à protoplasma homogène, très légèrement colorées en rose par l’éosine ; les cellules éosinophiles (chromophiles ou acidophiles), moins nombreuses que les précédentes.
Les parathyroïdes jouent un rôle important de glandes endocrines dans le métabolisme du calcium, par l’hormone parathyroïdienne qu’elles sécrètent. Le rôle essentiel de cette hormone (parathormone) est le maintien de l’équilibre phospho-calcique dans l’organisme. On admet généralement que la parathormone agit d’une part en mobilisant le calcium osseux par stimulation des ostéoclastes, augmentant ainsi la calcémie, d’autre part en augmentant l’élimination urinaire du phosphore, ce qui entraîne une élimination urinaire accrue du calcium par mobilisation phospho-calcique à partir du squelette.
I. Sandström, médecin histologiste suédois (1852-1889) ; M. Nicolas, physiologiste français (1861-1918) ; E. Gley, physiologiste et endocrinologue français (1857-1930)
Syn. anc. corps de Sandström, corps épithélial de Kulm, glandule thyroïde de Nicolas, glandule thyroïdienne de Gley
glande préputiale l.f.
glandula preputiale (TA)
Glande sébacée de la surface interne du prépuce, présente en grand nombre au niveau du sillon balanopréputial et du frein.
glande sébacée l.f.
glandula sebacea (TA)
sebaceous gland
Glande holocrine généralement annexée aux poils et sécrétant le sébum.
Située dans les couches superficielles du derme, elle se présente sous forme d’acini branchés individuellement sur un conduit excréteur ou groupés en lobes s’abouchant dans un seul conduit excréteur. L’épithélium glandulaire, appliqué sur une basale épaisse, est stratifié et présente, de la profondeur à la superficie, les mêmes couches constituantes que l’épiderme. Disséminées sur toute l’étendue des téguments (à l’exception des régions palmaires et plantaires), les glandes sébacées s’ouvrent dans les follicules pileux. Leur taille varie en raison inverse de celles des poils auxquels elles sont annexées ; les plus grosses, correspondant à des poils atrophiés, s’ouvrent directement à la surface de l’épiderme
glande submandibulaire l.f.
glandula submandibularis (TA)
submandibular gland
Glande salivaire située dans la partie latérale de la région sus-hyoïdienne où elle occupe une loge comprise entre la face médiale de la mandibule, les muscles sus-hyoïdiens et la face latérale de la base de la langue.
Elle pèse en moyenne sept grammes. Son conduit excréteur, le conduit submandibulaire, mesure cinq centimètres. Il s’ouvre dans la cavité buccale au sommet de la caroncule sublinguale en dedans de l’ostium du conduit sublingual principal.
Syn. anc. glande sous-maxillaire
glande surrénale l.f.
adrenal (glande)
Glande endocrine située au-dessus et en dedans de chaque rein, composée de deux zones embryologiquement et physiologiquement distinctes : la médullaire (médullosurrénale) qui sécrète l'adrénaline et la noradrénaline, et la corticale (corticosurrénale) qui sécrète le cortisol, l'aldostérone et leurs précurseurs androgéniques.
Chacune des deux glandes est comprise dans une loge fibreuse juxtaposée à celle du rein correspondant. La sécrétion de la corticosurrénale dépend de la corticotrophine hypophysaire, sauf pour la zone glomérulée qui est sous le contrôle du système rénine-hypertensine. La sécrétion de la médullosurrénale dépend du système nerveux autonome.
Syn. capsule surrénale désuet
glande trachéale l.f.
glandula trachealis (TA)
tracheal gland
Glande siégeant dans la sousmuqueuse de la trachée et qui est de type tubuloacineux ramifié, séreux et séromuqueux.
Les glandes postérieures sont souvent volumineuses.
glande vestibulaire mineure l.f.
glandula vestibularis minor (TA)
minor vestibular gland
Glande mucosécrétante présente en nombre variable (2 à 10 et parfois plus) dans le vestibule.
glandes duodénales l.f.
glandulae duodenales (TA)
duodenal glands
Glandes tubulo-alvéolaires ramifiées situées dans la muqueuse et la sous-muqueuse du duodénum.
Très nombreuses au voisinage du pylore, elles diminuent de taille et se raréfient vers la partie terminale du duodénum. On en distingue : le groupe externe, formée de glandes volumineuses, qui occupe la sous-muqueæuse et le groupe interne, constitué par de petites glandes, qui siègent dans l’épaisseur de la muqueuse. Leurs canaux excréteurs, en général tortueux, s’ouvrent à la base d’une villosité ou dans une glande de Liberkhün. Les cellules de ces glandes sont de types muqueux.
J. Brunner, anatomiste suisse (1687) ; J. Wepfer, médecin suisse (1620-1695)
Syn. glandes de Brunner
glandes gastriques l.f.p.
glandulae gastricae (TA)
gastric glands
Glandes en tube composées, disséminées dans toute la muqueuse gastrique à l’exception du cardia et du pylore, et particulièrement nombreuses dans la moitié gauche de l’estomac.
Elles s’ouvrent au fond de cryptes. Elles sont constituées essentiellement de deux types de cellules : les cellules principales (adélomorphes), les plus nombreuses, polyédriques, claires, et les cellules bordantes (délomorphes), très colorables, pyramidales ou pyriformes, qui occupent surtout le fond de la glande. Les glandes gastriques sécrètent la pepsine et l’acide chlorhydrique. Leur collet est bordé de cellules muqueuses.
Syn. anc. glandes fundiques
glandes surrénales accessoires l.f.p.
glandulae suprarenales accesoriae (TA)
accessory suprarenal glands
Glandes inconstantes, de structure identique à la glande suprarénale, parfois différenciée dans le sens médullaire ou cortical.
Elles se situent dans la zone du tronc sympathique ou des glandes génitales.
glomérule sudoripare l.m.
sweat gland, secretory portion
Partie sécrétrice profonde de la glande sudorale constituée par un tube à extrémité borgne, plusieurs fois enroulé sur lui-même et fait de deux assises cellulaires : une couche périphérique d'éléments clairs implantés sur une basale épaisse et une couche interne de cellules plus sombres.
Syn. peloton sudoral
glucose-6-phosphate-déshydrogénase n.f.
glucose-6-phosphate dehydrogenase
Enzyme catalysant la déshydrogénation du glucose-6-phosphate en phospho-6-gluconolactone en transférant les hydrogènes sur le NADP (nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphatide).
Cet enzyme joue un rôle important dans le maintien de la réserve cellulaire en NADPH (NADPH hydrogéné) utile à de nombreuses voies métaboliques, telles que la biosynthèse des acides gras et des stérols, dans la réduction du glutathion qui permet de lutter contre les radicaux libres, ainsi que les réactions d'hydroxylation. La glande mammaire en lactation, le foie, le tissu adipeux, les glandes endocrines en sont plus particulièrement riches. Les mutations et les anomalies de cet enzyme sont à l'origine de troubles, en particulier hémolytiques, sous l'effet de médicaments antipaludiques comme la primaquine.
Sigle G6PD