no touch technique angl. f.
no touch technique
1° Par souci d'asepsie renforcée, discipline chirurgicale qui interdit que l'extrémité des instruments pénétrant dans le champ opératoire ait le moindre contact avec les doigts ou la peau des doigts de l'opérateur, toujours suspects de désinfection insuffisante.
2° En cancérologie, technique opératoire qui réalise d'abord les gestes de dissection, de libération d'adhérences, d'adénectomie, avant que les instruments aient un contact avec la tumeur elle-même avant son extraction finale.
On dit aussi « non touch technique ».
opérations de Colonna l.f.p.
Colonna’s procedures
1° Technique de coaptation trochantéro-iliaque, pour pseudarthrose du col du fémur.
2° Technique de traitement de la luxation congénitale invétérée de la hanche par creusement du cotyle et interposition capsulaire.
P. C. Colonna, chirurgien orthopédiste américain (1932)
[I2]
Édit. 2017
orthopantomographie n.f.
orthopantomography
Technique de tomographie dentaire utilisée pour l'étude des volumes courbes que constituent le maxillaire supérieur et la mandibule avec leurs arcades dentaires.
Conçue par Paatero en 1944, puis perfectionnée par la suite, cette technique repose sur le déplacement homothétique du foyer et du film autour d'un axe virtuel passant par le centre de la mandibule et sur l'utilisation de la radiographie par fente ; elle est actuellement complétée en implantologie par des scanographies des maxillaires pour étudier les rapports anatomiques en vraie grandeur et la densitométrie osseuse.
Y. V. Paatero, dermatologiste finlandais (1949)
Sigle : OPT
→ panoramique dentaire (cliché)
Édit. 2017
packing (méthode du) l.f.
packing method
Technique de curiethérapie endo-utérine préconisée initialement par l'Ecole suédoise pour le traitement des cancers de l'endomètre.
Après dilatation cervicale, le procédé consiste à bourrer la cavité utérine de sources radioactives en vue de stériliser la totalité de la tumeur. Des tubes de radium furent initialement utilisés, puis par la suite des capsules de cobalt 60, des sources d'iridium 192 ou de césium 137. Cette technique est pratiquement abandonnée. Ses inconvénients résident dans l'impossibilité d'obtenir une dosimétrie précise de l'application et dans le risque d'exposer le pelvis à des surdosages localisés des organes voisins (vessie, utérus, sigmoïde, rectum).
patch-clamp (électrophysiologie moléculaire) l.m
Technique permettant l’étude électrophysiologique des canaux ioniques présents sur les membranes plasmiques cellulaires en enregistrant l’activité électrique d’un fragment microscopique de la membrane, isolé électriquement et contenant quelques canaux.
Cette technique permet d’étudier les canaux ioniques à l’échelon individuel. L’intensité du courant est mesurée à des potentiels imposés en présence de solutions ioniques variées. On peut ainsi déterminer la conductance du canal et sa sélectivité ionique.
Patey (opération de) l.f.
Patey’s operation
Technique chirurgicale de mastectomie pour cancer qui réalise l’exérèse de la totalité du sein (glande mammaire et peau qui la recouvre) ainsi que des premiers nœuds lymphatiques dits sentinelle.
L’exérèse peut être élargie à la totalité des nœuds lymphatiques axillaires pour contrôle de l’extension locale du cancer. Les muscles pectoraux sont conservés, ce qui différencie de l’opération de Halsted plus mutilante car, enlevant les muscles pectoraux, elle répond à un souci d’exérèse en masse de la tumeur, des voies et des nœuds lymphatiques de drainage. L’opération de Patey peut laisser le mamelon et l’aréole en place permettant plus facilement une reconstruction mammaire avec plastie, soit d’emblée, soit après radiothérapie. Cette technique est indiquée lorsque le cancer est trop étendu pour une exérèse partielle de la glande mais ne nécessite pas le recours à l’opération de Halsted de moins en moins pratiquée. Une variante élargie est l’opération d’Auchincloss.
D. H. Patey, chirurgien britannique (1948) ; W. S. Halsted, chirurgien américain (1894) ; H. Auchincloss, chirurgien américain (1963)
→ mastectomie, nœuds lymphatiques axillaires, Halsted (opération d'), Auchincloss (opération d')
[F2,J2,N2,O5]
péridural (espace) l.f.
epidural space
Espace extradural autour de la dure-mère rachidienne, qui s'étend du trou occipital à la membrane sacrococcygienne.
L'espace péridural, de forme grossièrement cylindrique, présente des expansions latérales au niveau des trous de conjugaison. Cet espace virtuel, contient des éléments vasculonerveux, de la graisse et du tissu conjonctif. Il communique avec la cavité thoracique, ce qui explique que la pression y soit légèrement négative lors de l'inspiration. Au cours de la ponction, l'identification de l'espace péridural se fait soit par la technique de perte de résistance, soit par la mise en évidence de la pression négative qui entraîne l'aspiration d'une goutte liquide placée au niveau de l'embase de l'aiguille de ponction (technique de la goutte pendante).
Étym. gr. peri : autour ; lat. médiéval dura mater : dure-mère
préoxygénation l.f.
pre-oxygenation, denitrogenation
Administration d'oxygène pur avant d'aborder une situation critique, particulièrement l'intubation lors de l'induction anesthésie, afin d'augmenter les réserves en oxygène, dans la capacité pulmonaire résiduelle fonctionnelle princi
Les réserves d’oxygène se trouvent sous forme gazeuse dans les poumons et dissoute dans les liquides de l'organisme : elles augmentent en fonction linéaire de la PiO2 (pression inspirée). Par contre l'hémoglobine des globules rouges et la myoglobine musculaire ont une capacité rapidement saturée, cette réserve n'augmente plus avec l'accroissement de la pression partielle d’oxygène dans les poumons. En gros l'augmentation des réserves est de 200 mL d’oxygène pour une augmentation de 100 mm de Hg de la PiO2 chez un adulte normal au repos respirant l'air ambiant au niveau de la mer.
Comme la réserve d’oxygène est de l'ordre de 2 L et que la consommation d’oxygène est d'environ 300 mL/min, dans ces conditions au bout de 3 min environ la moitié de la réserve d’oxygène est consommée, c'est-à-dire que l'on se trouve dans les conditions d'hypoxie comme on peut le voir sur la figure ci-dessus. De plus il faut noter que la V'O2 est augmentée dans l'hyperthermie, la grossesse, chez les enfants en bas âge etc. C'est pourquoi il est indiqué de faire inhaler de l’oxygène pour élever les réserves, mais l'élévation n'est pas immédiate parce que l'air alvéolaire et le reste du corps contiennent de l'azote qui doit être éliminé ce qui demande de nombreuses minutes : en inhalant de l’oxygène pour la dénitrogénation des poumons demande quelques minutes, un peu plus chez l'emphysé
On peut réaliser la pré-oxygénation en ventilation spontanée au masque pendant 5 min et hâter, si possible, le rinçage alvéolaire en faisant faire 4 grandes inspirations et expirations en 30 s. Cette technique est principalement indiquée chez les enfants, les cardiaques, les insuffisants respiratoires, la femme enceinte, les obèses et lorsqu'on prévoit une intubation difficile.
Cette technique est parfois appelée «dénitrogénation», mais ce n'est qu'une dénitrogénation très partielle : en réalité une dénitrogénation beaucoup plus poussée est nécessaire chez les plongeurs ou les pilotes de chasse pour prévenir les risques d'embolie gazeuse : elle nécessite un temps d'oxygénation beaucoup plus long, 15 min. au moins.
Réserve d'oxygène en fonction de la PiO2 en ventilation normale au repos.
profilage ribosomique n.m
ribosome profiling
Technique permettant de suivre la position des ribosomes sur les ARN messagers (ARNm) à un moment donné pendant la traduction.
La synthèse des protéines est assurée par les ribosomes, complexes composés de protéines et d’ARN ribosomaux qui reconnaissent les ARNm et les traduisent. La technique de profilage ribosomique repose sur le fait que l’ARNm lié au ribosome est protégé de la digestion enzymatique. En comparant la séquence de départ à la séquence digérée à un moment donné, il est possible d’étudier la traduction de l’ensemble des ARN messagers de la cellule. Le profilage ribosomique est utile pour analyser les mécanismes de contrôle de la traduction mis en place dans la cellule pour répondre aux infections virales. Dans ce cas, en effet, les virus qui sont dépourvus de ribosomes utilisent ceux de la cellule hôte pour traduire leurs ARNm.
radiophotographie n.f.
radiophotography
Procédé de radiographie qui consistait à photographier l'image d'un écran radioscopique.
Très utilisée pour le dépistage de la tuberculose et en médecine du travail, cette technique employait des caméras spéciales couplées à un système optique qui réalisait des clichés de format 7 x 7cm ou 10 x 10cm, faciles à archiver. Cette technique esr actuellement remplacée par l'ampliphotographie.
résection transvésicale de l'uretère terminal l.f.
Puigvert's operation, "pull through" operation
Technique opératoire permettant l'ablation de la terminaison d'un uretère et la réimplantation de celui-ci en passant à travers la vessie.
Elle comporte l'abord transvésical du trigone, la découpe de l'orifice urétéral, l'attraction progressive de l'uretère dans la vessie lors de sa dissection, la résection de celui-ci, et enfin l'anastomose urétérovésicale directe. Cette technique utilisée pour le traitement des lésions de l'uretère terminal constitue plus souvent le premier temps d'une opération antireflux.
A. Puigvert, chirurgien urologue espagnol (1956)
Syn. opération de Puigvert
rétroaction sphinctérienne anale l.f.
sphincter biofeedback
Technique permettant à un patient de prendre conscience de la fonction anale et de la réguler, grâce à un appareillage qui permet d'enregistrer, d'amplifier et de visualiser sous forme d'un signal la fonction de continence anale, le patient pouvant contrôler et modifier cette fonction.
Des ballonnets situés au niveau du rectum et du canal anal sont reliés par cathéter à un enregistreur qui traduit en signal visuel les variations de pression. Cette technique traduit de façon objective le jeu musculaire sphinctérien, réflexe et volontaire, ainsi que la sensibilité rectale à la pression.
Le biofeed-back apprend au patient à reconnaître le besoin exonérateur pour des volumes intra-rectaux décroissants ; il permet de répondre à la sensation de besoin (contraction réflexe) et éduque la contraction volontaire.
La coopération entre le patient et le thérapeute nécessite une relation psychologique efficiente. Cette méthode répond à de nombreux troubles de la fonction anale, chez l'enfant en cas de malformation, chez l'adulte après intervention chirurgicale, etc.
→ rééducation sphinctérienne, rétroaction en biologie
scintigraphie d'absorption l.f.
absorption scintigraphy
Enregistrement, au moyen d'une gammacaméra, d'informations densitométriques permettant d'effectuer les corrections d'atténuation d'une tomoscintigraphie pour la rendre quantitative.
La technique consiste à faire balayer le champ d'exploration par une source radioactive externe, d'émission analogue à celle du traceur introduit dans l'organisme et dont le rayonnement traverse cet organisme avant de parvenir à la caméra.
Cette technique peut être appliquée en SPECT comme en TEP.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ SPECT, TEP, scintigraphie
stratigraphie n.f.
stratigraphy
En médecine, variante de la tomographie fondée sur l’idée que l’on réalise, en fait, l’image d’une "strate" mais non une coupe géométrique de l’organe étudié.
Le principe est l’utilisation d'un tube radiogène fixe avec déplacement synchrone du sujet et du film (rotation suivant leur axe vertical). Appelée également tomographie axiale transverse, cette technique permettait de visualiser une section transversale du corps humain, mais donnait souvent une image de qualité médiocre. Ultime évolution de la technique tomographique, le procédé a été abandonné depuis l'apparition de la scanographie.
Étym. lat. stratum : couche ; gr. graphein : écrire
stripping urétéral l.m.
ureteral stripping
1) Technique permettant l'ablation de la totalité de l'uretère par voie endovésicale en complément d'une néphrectomie, par éversion de l'uretère à travers sa propre lumière.
Elle est dérivée de la technique chirurgicale mise au point pour l'ablation des varices des membres inférieurs. Le mot anglais stripping est universellement employé.
2) Complication possible de l'ablation endosco
Elle exige une réparation chirurgicale immédiate par urétéroplastie ou réimplantation.
Syn. retournement urétéral
synchronisation en imagerie n.f.
gating
En imagerie, technique fréquemment utilisée pour s’affranchir des artéfacts dus à un mouvement physiologique périodique (respiration, battement cardiaque….).
Son principe est de décomposer l’enregistrement - dont la durée est longue par rapport celle du mouvement physiologique périodique - en une série d'images repérées par rapport à une phase du mouvement physiologique. Ceci peut être fait de manière prospective : par exemple, l’onde R de l’ECG peut servir à déclencher les acquisitions IRM, qui seront ainsi toutes réalisées au même moment du cycle cardiaque (gating prospectif) ou de manière rétrospective : l’IRM est réalisée en continu avec un enregistrement simultané de l’ECG servant à réordonner les données lors de la reconstruction des images (gating rétrospectif). Cette technique de synchronisation limite les artéfacts liés aux mouvements du cœur, à la respiration ou et au flux sanguin et ouvre la possibilité d’imager les différentes phases du mouvement physiologique périodique (systole, distole…).
En IRM, les synchronisations pulmonaires et cardiaques améliorent la résolution. En scintigraphie et en IRM, les synchronisations cardiaques sont à l'origine d'études fonctionnelles.
→ gamma-angiographie, synchronisation cardiaque, synchronisation pulmonaire, artefact de mouvement (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
technique de Coffey l.f.
Coffey's procedure
Technique d'implantation de l'uretère dans le côlon sigmoïde après passage du conduit dans un tunnel sous-muqueux antireflux confectionné de l'extérieur du côlon à travers la musculeuse, sans suture bord à bord de l'anastomose.
La technique de Coffey a été l'une des premières utilisées et de ce fait l'usage a fait de "l'opération de Coffey" un synonyme d'urétérosigmoïdostomie. Elle crée une "trompe" urétérale intracôlique qui peut être siège d'un granulome inflammatoire.
R. C. Coffey, chirurgien américain (1911 et 1919)
[M2]
technique multicoupes l.f.
multisection technique, interleaved multislice imaging
En IRM, technique permettant de raccourcir considérablement le temps d'acquisition d'une coupe, en utilisant les temps de repos de chaque séquence pour exciter les lignes d'autres coupes.
Au cours d'une séquence, le temps de repos Tr est très long par rapport au temps utile Tu. Ce temps mort peut être mis à profit pour exciter les lignes d'autres coupes, le nombre maximum de celles-ci étant égal à Tr/Tu. Par exemple, si l'on fait une séquence d'écho de spin pondérée en T1, où TE = 30 ms et TR = 300 ms, Tu = TE (un seul écho) et Tr = 300 - 30 = 270 ms ; on peut utiliser ce temps pour exciter au maximum 270/30 = 9 coupes. Si l'on fait une séquence pondérée en T2 avec 2 échos, un TE de 60 ms et un TR de 2 s, Tu = 60 X 2 = 120 ms; Tr = 2000 - 120 = 1880 ms; on pourra exciter 1880/120 = 15 coupes.
Si l'on reprend la séquence en T1 ci-dessus, où le Tr permet d'exciter simultanément 9 coupes, chaque temps de répétition TR permettant d'acquérir une ligne de la matrice, le premier TR permettra d'acquérir simultanément la première ligne de 9 coupes successives et ainsi de suite. En technique multicoupes, le temps d'acquisition d'une coupe devient donc celui de n coupes simultanées (où n = Tr/Tu) L'appareil ne fournit plus les coupes une par une, mais par ensembles de n coupes.
Syn. système multicoupes
[B2,B3]
Édit. 2018
TeLinde (opération de) l.f.
TeLinde’s operation
1) Technique chirurgicale de réparation des aplasies partielles du vagin par clivage du segment aplasié et suture entre elles des extrémités adjacentes des parties saines.
2) Technique chirurgicale de résection des cloisons utérines après hystérotomie du fond de l’utérus.
R.W. TeLinde, gynécologue américain (1894-1989)
Tenckhoff (cathéter de) l.m.
Tenckhoff‘s catheter
Cathéter souple en silicone utilisé pour permettre l'accès permanent à la cavité péritonéale exigé par la technique de dialyse péritonéale.
A représenté un progrès technique majeur dans la mesure où le trajet sous-cutané d'une dizaine de centimètres a permis d'éloigner l'orifice d'entrée cutané de l'orifice péritonéal et de réduire ainsi considérablement la fréquence des infections péritonéales.
H Tenckhoff, néphrologue américain (1968)
→ dialyse péritonéale, insuffisance rénale chronique, insuffisance rénale aigüe
thorax en entonnoir l.m.
pectus excavatum, pectus recurvatum, funnel chest
Rétropulsion du sternum entraînant les cartilages costaux, formant un éperon intrathoracique qui déplace le cœur sur la gauche le plus souvent.
Habituellement congénitale, la déformation respecte le manubrium sternal et intéresse le corps du sternum, le processus xiphoïde et l'insertion supérieure des muscles droits de l'abdomen. La déformation apparait aux alentours de la 7e année. Elle peut comprimer les organes du médiastin.
La lésion est surtout très inesthétique et la pratique très précoce du sport limite l'importance de la déformation.
Les indications chirurgicales de la sternochondroplastie sont rares et réservées aux formes très importantes.
Dans les formes modérées la mise en place de deux lames de redressement rétrosternales par de petites incisions cutanées est une technique peu délabrante donnant de bons résultats (technique de Nuss)
D. Nuss, chirurgien thoracique américain (1987)
Syn. cuvette sternale, pectus excavatum
tomographie par émission de positons l.f.
positron emission tomography (PET)
Technique d’imagerie fondée sur l’annihilation des électrons émis par un radionucléide, préalablement introduit dans l’organisme et électivement fixé par certains organes, opération qui est couplée à une tomodensitométrie.
On utilise le plus souvent comme marqueur le fluorodésoxyglucose marqué au 18F, de 511 KeV, qui se fixe d’autant plus intensément que l’activité métabolique des cellules est plus grande. Une caméra à positons, utilisant la détection en coïncidence, enregistre la répartition instantanée du radionucléide et ses variations métaboliques successives.
Cette technique est particulièrement utile à l’étude des récepteurs cérébraux (scintigraphie des récepteurs, octréotides). Les applications actuelles sont principalement :
- examen préchirurgical d'un cancer pulmonaire qui parait opérable, à la recherche de métastases sauf cérébrales,
- diagnostic de malignité d'une lésion pulmonaire de plus de 1 cm sans calcification, mais certaines lésions inflammatoires peuvent donner de faux positifs et certains carcinomes (bronchioloalvéolaires et neuro-endocrines bien différenciés) de faux négatifs,
- appréciation de l’extension d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien ; après la deuxième cure d'un traitement chimiothérapique lorsque le lymphome parait résistant ; diagnostic d'une lésion résiduelle,
- rechute ou maladie résiduelle d'un cancer connu,
- suspicion d'une récidive devant une augmentation des marqueurs tumoraux au cours d'un cancer du sein ou d'un cancer digestif, d'une tumeur germinale maligne, alors que les examens habituels ne parviennent pas à la découvrir,
- recherche d'une lésion résiduelle après radiochimiothérapie d'une lésion germinale maligne,
- recherche d'une récidive d'un carcinome des voies aérodigestives supérieures, d'un carcinome rénale opéré, d'un cancer utérin.
Sigle TEP
transfert d'aimantation en IRM l.m.
magnetization transfer
En IRM, lors de l'examen d'un tissu contenant un nombre non négligeable de protons fixes ou peu mobiles (tissu cérébral, muscles, membranes), technique consistant à ajouter à l'impulsion de radiofréquence correspondant à la fréquence de Larmor des protons mobiles, une autre impulsion de fréquence légèrement décalée.
Cette onde décalée a pour résultat de saturer les protons fixes ou peu mobiles, sans agir directement sur les protons mobiles. Mais du fait du phénomène de transfert de saturation, ces derniers se trouvent indirectement affectés : la saturation des protons fixes ou peu mobiles s'effectue au détriment des protons mobiles ; leur aimantation et donc le signal de ceux-ci s’en trouvent diminués. (Il y a un transfert d'aimantation du pool des protons mobiles vers celui des protons fixes). Il en résulte une diminution du signal du tissu concerné.
Cette technique est utilisée en angiographie par résonance magnétique, où elle permet de réduire le signal de certains tissus sans modifier celui du sang (qui ne contient que des protons mobiles). Le résultat est une augmentation du contraste sang/tissus, permettant une meilleure visualisation des petits vaisseaux.
→ transfert de saturation en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
transfert de noyaux de cellules somatiques l.m.
somatic cell nuclear transfer (SCNT)
Technique consistant à transférer le noyau d’une cellule somatique dans un ovule énucléé afin de donner naissance à un embryon pouvant être transféré dans l’utérus d’une mère porteuse (clonage reproductif) ou dont les cellules peuvent être utilisées à titre thérapeutique (clonage à visée thérapeutique).
Cette méthode s’est illustrée par la naissance de la brebis Dolly. On parle de clonage parce que l’animal né grâce à cette technique a le même ADN nucléaire que le donneur à partir duquel la cellule somatique a été prélevée. Le clonage reproductif est interdit dans l’espèce humaine. Le clonage à visée thérapeutique a l’intérêt théorique de fournir des cellules à greffer identiques à celles du receveur, ce qui évite tout rejet .Il pose chez l’Homme des problèmes éthiques majeurs puisqu’il suppose la création d’un embryon humain secondairement détruit. L’utilisation de cellules souches pluripotentes induites autologues supprime également le risque de rejet tout en évitant le problème éthique.
→ cellules souches pluripotentes induites
translation de brèche l.f.
nick translation
Technique consistant à traiter par l'ADN polymérase I une molécule d'ADN double-brin entaillée par une endonucléase.
A partir d'une brèche, cet enzyme, par son activité exonucléasique, hydrolyse le brin entaillé et simultanément, dans la même direction, par son activité polymérasique le reconstruit ; la brèche initiale se déplace donc le long du brin au cours de ce processus.
En présence de précurseurs radioactifs, cette technique permet de réaliser in vitro, à partir d'une molécule d'ADN, une nouvelle molécule radioactive pouvant servir de sonde moléculaire.
Syn. translation d’entaille