adénopathie à mycobactéries l.f.
mycobacterial adenopathy
État pathologique d'un nœud lymphatique (ganglion) ou d'un groupe de nœuds secondaire à une infection par une bactérie du genre Mycobacterium.
L'infection peut déterminer, selon sa virulence et les capacités de défense du sujet atteint, de nombreuses images histopathologiques : lésions inflammatoires non spécifiques, lésions folliculaires, lésions caséofolliculaires, lésions fibrocaséeuses lésions fibreuses séquellaires. La réaction se limite parfois à une accumulation d'histiocytes au cytoplasme bourré de corps bactériens. Le diagnostic de mycobactériose est fondé sur l'analyse de l'image histopathologique, aidée de colorations spéciales (Ziehl-Nielsen) et éventuellement de techniques complémentaires (immunocytochimie, hybridation in situ, amplification génique).
Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie
[D1]
Édit. 2020
adénosine-désaminase n.f.
adenosine deaminase
Enzyme qui catalyse une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'adénosine la transformant en inosine.
Le déficit en adénosine-désaminase peut être responsable d'un déficit immunitaire combiné sévère constitutionnel.
Certains adénosine-désaminases participent à la maturation posttranscriptionnelle des ARN.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-kinase n.f.
adenosine kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de la fonction alcool primaire du ribose de l'adénosine, par un acide phosphorique de l'ATP.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-triphosphatase n.f.
adenosine triphosphatase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la liaison anhydride unissant les phosphates bêta et gamma de l'ATP.
Cette hydrolyse s'accompagne d'une grande libération d'énergie.
Sigle ATPase
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosyl-cobalamine n.f.
adenosyl-cobalamine
Coenzyme cobamide formé du noyau corrine avec un atome de cobalt attaché par des liaisons de coordinence, d'une part avec une des chaînes latérales du noyau corrine formée d'aminopropanol, d'un phosphate, d'un alpha-D-ribosyl-diméthylbenzimidazole, et d'autre part avec un radical 5'-désoxyadénosyle, dérivé de l'adénosine.
La fixation transitoire d'un atome d'hydrogène sur le 5'-désoxyadénosyle sert à une réaction de transfert d'hydrogène, par ex. pour la méthylmalonyl-CoA mutase.
Syn. cobamide
[C1,C3]
Édit. 2017
adénylate-cyclase n.f.
adenylate cyclase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des phosphates b et g de l'ATP, et produisant un AMP dont le phosphate estérifie les deux fonctions alcool des carbones 3' et 5' de l'adénosine (AMP cyclique).
L'adénylate-cyclase participe à la transmission des signaux hormonaux vers l'intérieur des cellules. Les protéines G membranaires, activatrices ou inhibitrices, sont impliquées dans sa régulation.
En pathologie, la diarrhée du choléra est due à l'action de la toxine de Vibrio cholerae qui entraînant une modification de structure de la protéine G, provoque une activation prolongée de l'adénylate-cyclase et déclenche ainsi une ouverture permanente des canaux chlorés situés sur la membrane apicale de l'entérocyte, entraînant une sécrétion excessive d'eau et d'électrolytes dans la lumière digestive.
→ AMP cyclique, protéine G, diarrhée sécrétoire, choléra, Vibrio cholerae
[C1, C3, D1, L1]
Édit. 2020
adénylate-kinase n.f.
adenylate kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de l'adénosine-monophosphate en adénosine-diphosphate par une molécule d'ATP.
On en trouve plusieurs formes iso-enzymatiques dans les cellules : l'adénylate-kinase I est présente dans le cytoplasme ; l'adénylate-kinase II dans l'espace intermembranaire des mitochondries ; l'adénylate-kinase III dans la matrice mitochondriale. L'iso-enzyme I seul présent dans les érythrocytes normaux peut en être absent congénitalement et entraîner, chez de rares patients, une anémie hémolytique sévère.
Syn. myokinase
[C1,C3,F1]
Édit. 2017
adénylique-désaminase n.f.
adenylate deaminase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'acide adénylique, produisant l'IMP.
Cet enzyme participe au métabolisme des bases puriques.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénylosuccinase n.f.
adenylosuccinate lyase
Enzyme catalysant une réaction de soustraction de la molécule de l'AMP à partir de l'acide adénylosuccinique, produisant l'acide adénylique (5'-AMP) et l'acide fumarique.
Le même enzyme catalyse aussi la coupure du succinyl-amino-imidazole-carboxamide ribotide.
Syn. adénylosuccinate lyase
[C1,C3]
Édit. 2017
adénylosuccinate-synthétase n.f.
adenylosuccinate synthetase
Enzyme catalysant une réaction de condensation entre l'inosine-5'-monophosphate et l'acide aspartique, produisant l'adénylosuccinate.
Il participe à la voie métabolique de biosynthèse de l'AMP.
[C1,C3]
Édit. 2017
adhésion leucocytaire l.f.
leucocytic adhesion
Phase de la réaction inflammatoire au cours de laquelle, après la phase de margination, les leucocytes adhèrent à l'endothélium vasculaire avant de migrer à travers la paroi du vaisseau sous l'effet d'un chimiotactisme émanant du foyer inflammatoire.
L'adhésion leucocytaire est influencée par divers facteurs : calcium++, charge électrique de surface, et par les interactions entre les molécules d'adhésion présentes sur le leucocyte (glycoprotéines) et sur la surface endothéliale (protéines dont la synthèse est induite par l'interleukine I).
[C3, D1, F1, K4]
Édit. 2020
ADN glycosylase l.m.
DNA glycosylase
Enzyme qui hydrolyse les liaisons b-N-glycosidiques entre une base nucléique et le pentose d'un nucléotide.
Cette réaction fait partie du processus de réparation de mésappariement par excision de base.
Cette enzyme devrait plutôt s'appeler ADN-glycolyase, mais l'usage du terme incorrect est le plus répandu dans la littérature.
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
ADN-ligase n.f.
DNA ligase
Enzyme catalysant une réaction d'estérification pour lier deux fragments d'ADN entre eux.
L'ADN-ligase est un outil de génie génétique, utilisé pour recombiner artificiellement des séquences d'ADN
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
adressine n.f.
addressin
Molécule de reconnaissance située à la surface des cellules, trouvée en particulier dans les cellules endothéliales et servant à diriger les migrations des cellules dans l'organisme.
Les adressines contrôlent la migration sélective ou écotaxie des leucocytes vers les tissus lymphoïdes périphériques (ganglions, rate, formations lymphoïdes associées aux muqueuses) et vers la peau, les muqueuses ou les tissus, siège d'une réaction inflammatoire.
[C1,C3]
Édit. 2017
adsorption n.f.
adsorption
En biologie, fixation non spécifique de substances solubles, par ex. des protéines, à la surface de cellules ou de particules inertes, sans combinaison chimique ni dissolution.
Cette fixation non spécifique est utile en sérologie, par ex. un antigène peut être adsorbé à la surface d’hématies permettant ainsi sa détection par réaction d'agglutination avec l'anticorps spécifique de cet antigène.
Étym. lat. ad : près de ; sorbere, sorptium : boire
[B3, F3]
Édit. 2020
agent phlogogène l.m.
phlogogenic agent
Substance susceptible de provoquer une réaction inflammatoire.
Étym. lat. agens, de agere : agir ; gr. phlox : feu
[C1,C2,G3]
Édit. 2017
agressivité n.f.
aggressivity
Tendance à exercer une certaine violence à l’encontre des autres, de soi-même ou de l’environnement.
Normale quand elle est mesurée et maîtrisée, cette tendance peut devenir pathologique et se manifester par des actions destructives et hostiles. Elle peut témoigner d’une réaction à l’agression, à la frustration, etc.
→ conduite agressive chez l'enfant et l'adolescent
[E3,H3,H4]
Édit. 2017
AICAR-formyl-transférase n.f.
AICAR formyl transferase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical formyle du formyl-tétrahydrofolate vers l'AICAR, produisant l'inosine-monophosphate (IMP), qui représente le premier nucléotide purique biosynthétisé, précurseur des nucléotides adénylique et guanylique.
[C1,C3]
Édit. 2017
akinésie n.f.
akinesia
Réduction parfois considérable de l'initiation et de l'exécution du mouvement, indépendante d'une paralysie et d'une hypertonie.
Elle se manifeste au niveau de la face (aspect figé, hypomimie, clignement rare) et des membres (perte des automatismes moteurs, notamment du balancement associé des bras à la marche, disparition des mouvements spontanés, des gestes expressifs, mais aussi difficulté d'arrêt d'un mouvement en cours d'exécution).
Réduit à ses mouvements volontaires, le patient conserve leur stratégie, mais doit vouloir et penser chacun d'eux, en fait perturbés principalement par la perte des automatismes primaires : retard, déroulement ralenti, impossibilité d'effectuer des mouvements alternatifs rapides (marionnettes, pianotage, etc.), de réaliser simultanément deux actions différentes.
La micrographie précoce est très caractéristique. Les troubles moteurs verbaux, avec assourdissement, monotonie et accélérations intercurrentes souvent difficilement compréhensibles, sont plus tardifs.
L'akinésie peut brusquement céder lors d'une émotion (kinésies paradoxales), ou s'accompagner d'une sorte de piétinement forcé sur place (akathisie).
Evaluable par la mesure de temps de réaction, cette composante négative du syndrome parkinsonien traduit la place que tiennent les structures extrapyramidales dans le maintien des adaptations posturales, l'intervention des facteurs émotionnels et la production du mouvement volontaire.
L’akinésie peut être en rapport avec une affection neurologique (syndrome parkinsonien, aux effets neurologiques des neuroleptiques, principalement) ou avec un trouble psychique (stupeur, état dépressif).
Ses formes sévères ne seront pas confondues, en particulier, avec un état catatonique.
Étym. gr. akinesis : immobilité
Syn. acinésie
[H1, H3]
Édit. 2020
alanine-aminotransférase n.f.
alanine aminotransferase, glutamo-pyruvic transaminase (GPT)
Enzyme catalysant la réaction de transamination par transfert réversible d'un groupement amine d'un acide aminé de l'alpha-alanine, sur un céto-acide, l' alpha-cétoglutarate produisant l'acide glutamique et l'acide pyruvique (acide glutamique+acide pyruvique → acide cétoglutarique+alanine).
Son coenzyme est le phosphate de pyridoxal, dérivé de la vitamine B6.
L'alanine-aminotransférase est un enzyme ubiquitaire, présent chez la plupart des êtres vivants. Chez les vertébrés l'enzyme est présent dans la plupart des tissus, mais surtout dans le foie. Il joue un rôle fondamental dans le contrôle du métabolisme azoté, en participant à la formation de l'urée, et dans le métabolisme des acides aminés et la gluconéogénèse.
L’alanine-aminotransférase est dosée dans le sérum par technique spectrophotomètrique. Son activité normale est inférieure à 40 U/L. Elle augmente dans les cytolyses hépatiques.
Syn. transaminase glutamopyruvique
Sigle ALAT
[C1,C3]
Édit. 2017
alcénoxyphosphatide n.m.
alkenoxyphosphatide
Substance analogue aux glycérophospholipides phosphatidiques dans laquelle l'acide gras fixé sur le C1 du glycérol est remplacé par un aldéhyde gras lié par une liaison éther éthylénique : R-CH=CH-O-CH2-.
Les alcénoxyphosphatidyléthanolamines sont particulièrement abondantes dans le cerveau et le cœur. On donne à ces phospholipides le nom de plasmalogènes parce qu'ils libèrent un aldéhyde par une hydrolyse ménagée ; reconnaissables en histologie par la coloration rouge qu'ils donnent avec la fuchsine bisulfitée, dite réaction de Feulgen.
Syn. alkénoxyphosphatide
[C1]
Édit. 2017
alcoolémie l.m.
blood alcohol concentration (BAC), level (BAL), alcoholaemia
Teneur sanguine en alcool éthylique, exprimée en grammes par litre en France et en milligrames par cent millitres dans les pays anglo-saxons.
Il existe deux méthodes de dosage :
1) les méthodes enzymatiques font appel à l’oxydation de l’éthanol en éthanal par une coenzyme soit l’alcool déshydrogénase qui présente une spécificité étroite pour l’éthanol, soit l’alcool oxydase, de spécificité moins bonne (interférence avec le méthanol). La mesure finale s’effectue par absorption soit dans l’ultra-violet, soit dans le visible (réaction de Trinder) ;
2) les méthodes chromatographiques utilisent la chromatographie en phase gazeuse (CPG) selon deux modes principaux, soit l’injection d’une dilution du sang dans le chromatographe, soit le mode d’espace de tête dans lequel on analyse uniquement le gaz surmontant une dilution du sang total dans un flacon serti.- La détection est réalisée par ionisation de flamme.
Dans le cadre médico-légal, seules les méthodes par CPG peuvent être utilisées, sur sang total. En routine clinique, elle peut être dosée par technique enzymatique. Même à jeun cette teneur n'est jamais complètement nulle. Mais il existe une relation nette entre la fréquence d'accident de la route (mesuré ici par le nombre d'accidents de buveurs par rapport à celui de sujets à jeun) et l'alcoolémie du conducteur. Le schéma ci-contre, emprunté à une étude anglaise sur des accidents mortels (OCDE, 1988) donne le facteur de risque apporté par l'alcool : les jeunes conducteurs sont particulièrement sensibles à une élévation de l'alcoolémie. En Europe la limite légale tolérée est de : 0,2 g/L en Suède, 0,5 g/L dans les pays latins et 0,8 g/L dans les pays anglophones ou alémaniques. A 0,5 g/L les jeunes conducteurs ont déjà un facteur de risque deux fois plus grand que celui des conducteurs plus âgés.
A : jeunes conducteurs, buveurs occasionnels
B : conducteurs plus âgés, buveurs occasionnels
C : conducteurs, buveurs invétérés.
Toutefois il faudrait expliquer pourquoi, chez des conducteurs plus âgés, le facteur de risque est plus faible que chez les jeunes et parler du facteur d’induction enzymatique.
À compter du 15 septembre 1995, la loi française a fixé à 0,5 g. d'éthanol par litre de sang la concentration à partir de laquelle la conduite d'un véhicule est délictueuse, même en l'absence d'incident ou d'infraction au code de la route. Cette disposition est applicable à l'ensemble des crimes et délits de droit commun, aux auteurs comme aux victimes.
De manière courante et métonymique, "alcoolémie" est utilisée abusivement en lieu et place de "teneur d'alcoolémie ».
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé; gr. haima : sang
Syn. éthanolémie
→ alcool éthylique, alcoolisme aigu, éthylomètre, risque (facteur de)
[G3,G4]
Édit. 2017
aldéhyde-déshydrogénase n.f.
aldehyde dehydrogenase
Enzyme à NAD catalysant l’oxydation des aldéhydes : c'est l'enzyme principal qui oxyde l'acétaldéhyde en acétate.
L'ALDH est un enzyme homotétradimérique dont il existe 4 formes principales ALDH1, ALDH2, ALDH3, ALDH4 codées par 4 gènes distincts. Un polymorphisme génétique existe au niveau du locus ALDH2 dont un phénotype est inactif. Seules les formes ALDH1 et ALDH2 jouent un rôle in vivo dans l'oxydation de l'acétaldéhyde. L'enzyme est présent dans le foie mais aussi le rein, le cerveau et les hématies. Dans le foie l'ALDH1 est cytosolique et l'ALDH2 mitochondriale. Le Km de l'ALDH1 pour l'acétaldéhyde est 100 fois supérieur à celui de l'ALDH2. La présence d'ALDH2 inactive, fréquente chez les Japonais, induit l'apparition d'une réaction "antabuse" après absorption d'alcool.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; déhyde : déshydrogéné
Abrév. ALDH
→ alcoolisme, NAD, nicotinamide-adénine-dinucléotide
[C1,C3]
Édit. 2017
aldéhyde-oxhydrase n.f.
aldehyde oxidase
Enzyme flavinique contenant une molybdoptérine, catalysant une réaction d'oxydation d'un aldéhyde en réduisant la molécule d'oxygène en eau oxygénée.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; déhyde : déshydrogéné
Syn. aldéhyde-oxydase
[C1]
Édit. 2017
aldolase n.f.
aldolase
Enzyme catalysant une réaction d'addition d'un substrat possédant une fonction alcool primaire sur la liaison éthylénique d'une fonction aldéhyde d'un autre substrat.
→ fructose-1,6-diphosphate-aldolase, fructose-1-phosphate-aldolase
[C1]
Édit. 2017