Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénosine-triphosphatase n.f.

adenosine triphosphatase

Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la liaison anhydride unissant les phosphates bêta et gamma de l'ATP.
Cette hydrolyse s'accompagne d'une grande libération d'énergie.

Sigle ATPase

[C1,C3]

Édit. 2017

adénosyl-cobalamine n.f.

adenosyl-cobalamine

Coenzyme cobamide formé du noyau corrine avec un atome de cobalt attaché par des liaisons de coordinence, d'une part avec une des chaînes latérales du noyau corrine formée d'aminopropanol, d'un phosphate, d'un alpha-D-ribosyl-diméthylbenzimidazole, et d'autre part avec un radical 5'-désoxyadénosyle, dérivé de l'adénosine.
La fixation transitoire d'un atome d'hydrogène sur le 5'-désoxyadénosyle sert à une réaction de transfert d'hydrogène, par ex. pour la méthylmalonyl-CoA mutase.

Syn. cobamide

[C1,C3]

Édit. 2017

adénylate-cyclase n.f.

adenylate cyclase

Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des phosphates b et g de l'ATP, et produisant un AMP dont le phosphate estérifie les deux fonctions alcool des carbones 3' et 5' de l'adénosine (AMP cyclique).
L'adénylate-cyclase participe à la transmission des signaux hormonaux vers l'intérieur des cellules. Les protéines G membranaires, activatrices ou inhibitrices, sont impliquées dans sa régulation.
En pathologie, la diarrhée du choléra est due à l'action de la toxine de Vibrio cholerae qui entraînant une modification de structure de la protéine G, provoque une activation prolongée de l'adénylate-cyclase et déclenche ainsi une ouverture permanente des canaux chlorés situés sur la membrane apicale de l'entérocyte, entraînant une sécrétion excessive d'eau et d'électrolytes dans la lumière digestive.

AMP cyclique, protéine G, diarrhée sécrétoire, choléra, Vibrio cholerae

[C1, C3, D1, L1]

Édit. 2020

adénylate-kinase n.f.

adenylate kinase

Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de l'adénosine-monophosphate en adénosine-diphosphate par une molécule d'ATP.
On en trouve plusieurs formes iso-enzymatiques dans les cellules : l'adénylate-kinase I est présente dans le cytoplasme ; l'adénylate-kinase II dans l'espace intermembranaire des mitochondries ; l'adénylate-kinase III dans la matrice mitochondriale. L'iso-enzyme I seul présent dans les érythrocytes normaux peut en être absent congénitalement et entraîner, chez de rares patients, une anémie hémolytique sévère.

Syn. myokinase

[C1,C3,F1]

Édit. 2017

adénylique-désaminase n.f.

adenylate deaminase

Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'acide adénylique, produisant l'IMP.
Cet enzyme participe au métabolisme des bases puriques.

[C1,C3]

Édit. 2017

adénylosuccinase n.f.

adenylosuccinate lyase

Enzyme catalysant une réaction de soustraction de la molécule de l'AMP à partir de l'acide adénylosuccinique, produisant l'acide adénylique (5'-AMP) et l'acide fumarique.
Le même enzyme catalyse aussi la coupure du succinyl-amino-imidazole-carboxamide ribotide.

Syn. adénylosuccinate lyase

[C1,C3]

Édit. 2017

adénylosuccinate-synthétase n.f.

adenylosuccinate synthetase

Enzyme catalysant une réaction de condensation entre l'inosine-5'-monophosphate et l'acide aspartique, produisant l'adénylosuccinate.
Il participe à la voie métabolique de biosynthèse de l'AMP.

[C1,C3]

Édit. 2017

adhésion leucocytaire l.f.

leucocytic adhesion

Phase de la réaction inflammatoire au cours de laquelle, après la phase de margination, les leucocytes adhèrent à l'endothélium vasculaire avant de migrer à travers la paroi du vaisseau sous l'effet d'un chimiotactisme émanant du foyer inflammatoire.
L'adhésion leucocytaire est influencée par divers facteurs : calcium++, charge électrique de surface, et par les interactions entre les molécules d'adhésion présentes sur le leucocyte (glycoprotéines) et sur la surface endothéliale (protéines dont la synthèse est induite par l'interleukine I).

[C3, D1, F1, K4]

Édit. 2020

ADN glycosylase l.m.

DNA glycosylase

Enzyme qui hydrolyse les liaisons b-N-glycosidiques entre une base nucléique et le pentose d'un nucléotide.
Cette réaction fait partie du processus de réparation de mésappariement par excision de base.
Cette enzyme devrait plutôt s'appeler ADN-glycolyase, mais l'usage du terme incorrect est le plus répandu dans la littérature.

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

ADN-ligase n.f.

DNA ligase

Enzyme catalysant une réaction d'estérification pour lier deux fragments d'ADN entre eux.
L'ADN-ligase est un outil de génie génétique, utilisé pour recombiner artificiellement des séquences d'ADN

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

adressine n.f.

addressin

Molécule de reconnaissance située à la surface des cellules, trouvée en particulier dans les cellules endothéliales et servant à diriger les migrations des cellules dans l'organisme.
Les adressines contrôlent la migration sélective ou écotaxie des leucocytes vers les tissus lymphoïdes périphériques (ganglions, rate, formations lymphoïdes associées aux muqueuses) et vers la peau, les muqueuses ou les tissus, siège d'une réaction inflammatoire.

[C1,C3]

Édit. 2017

adsorption n.f.

adsorption

En biologie, fixation non spécifique de substances solubles, par ex. des protéines, à la surface de cellules ou de particules inertes, sans combinaison chimique ni dissolution.
Cette fixation non spécifique est utile en sérologie, par ex. un antigène peut être adsorbé à la surface d’hématies permettant ainsi sa détection par réaction d'agglutination avec l'anticorps spécifique de cet antigène.

Étym. lat. ad : près de ; sorbere, sorptium : boire

[B3, F3]

Édit. 2020

agent phlogogène l.m.

phlogogenic agent

Substance susceptible de provoquer une réaction inflammatoire.

Étym. lat. agens, de agere : agir ; gr. phlox : feu

[C1,C2,G3]

Édit. 2017

agressivité n.f.

aggressivity

Tendance à exercer une certaine violence à l’encontre des autres, de soi-même ou de l’environnement.
Normale quand elle est mesurée et maîtrisée, cette tendance peut devenir pathologique et se manifester par des actions destructives et hostiles. Elle peut témoigner d’une réaction à l’agression, à la frustration, etc.

conduite agressive chez l'enfant et l'adolescent

[E3,H3,H4]

Édit. 2017

AICAR-formyl-transférase n.f.

AICAR formyl transferase

Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical formyle du formyl-tétrahydrofolate vers l'AICAR, produisant l'inosine-monophosphate (IMP), qui représente le premier nucléotide purique biosynthétisé, précurseur des nucléotides adénylique et guanylique.

[C1,C3]

Édit. 2017 

akinésie n.f.

akinesia

Réduction parfois considérable de l'initiation et de l'exécution du mouvement, indépendante d'une paralysie et d'une hypertonie.
Elle se manifeste au niveau de la face (aspect figé, hypomimie, clignement rare) et des membres (perte des automatismes moteurs, notamment du balancement associé des bras à la marche, disparition des mouvements spontanés, des gestes expressifs, mais aussi difficulté d'arrêt d'un mouvement en cours d'exécution).
Réduit à ses mouvements volontaires, le patient conserve leur stratégie, mais doit vouloir et penser chacun d'eux, en fait perturbés principalement par la perte des automatismes primaires : retard, déroulement ralenti, impossibilité d'effectuer des mouvements alternatifs rapides (marionnettes, pianotage, etc.), de réaliser simultanément deux actions différentes.
La micrographie précoce est très caractéristique. Les troubles moteurs verbaux, avec assourdissement, monotonie et accélérations intercurrentes souvent difficilement compréhensibles, sont plus tardifs.
L'akinésie peut brusquement céder lors d'une émotion (kinésies paradoxales), ou s'accompagner d'une sorte de piétinement forcé sur place (akathisie).
Evaluable par la mesure de temps de réaction, cette composante négative du syndrome parkinsonien traduit la place que tiennent les structures extrapyramidales dans le maintien des adaptations posturales, l'intervention des facteurs émotionnels et la production du mouvement volontaire.
L’akinésie peut être en rapport avec une affection neurologique (syndrome parkinsonien, aux effets neurologiques des neuroleptiques, principalement) ou avec un trouble psychique (stupeur, état dépressif).
Ses formes sévères ne seront pas confondues, en particulier, avec un état catatonique.

Étym. gr. akinesis : immobilité

Syn. acinésie

[H1, H3]

Édit. 2020

alanine-aminotransférase n.f.

alanine aminotransferase, glutamo-pyruvic transaminase (GPT)

Enzyme catalysant la réaction de transamination par transfert réversible d'un groupement amine d'un acide aminé de l'alpha-alanine, sur un céto-acide, l' alpha-cétoglutarate produisant l'acide glutamique et l'acide pyruvique (acide glutamique+acide pyruvique → acide cétoglutarique+alanine).
Son coenzyme est le phosphate de pyridoxal, dérivé de la vitamine B6.
L'alanine-aminotransférase est un enzyme ubiquitaire, présent chez la plupart des êtres vivants. Chez les vertébrés l'enzyme est présent dans la plupart des tissus, mais surtout dans le foie. Il joue un rôle fondamental dans le contrôle du métabolisme azoté, en participant à la formation de l'urée, et dans le métabolisme des acides aminés et la gluconéogénèse.
L’alanine-aminotransférase est dosée dans le sérum par technique spectrophotomètrique. Son activité normale est inférieure à 40 U/L. Elle augmente dans les cytolyses hépatiques.

Syn. transaminase glutamopyruvique

Sigle ALAT

[C1,C3]

Édit. 2017

alcénoxyphosphatide n.m.

alkenoxyphosphatide

Substance analogue aux glycérophospholipides phosphatidiques dans laquelle l'acide gras fixé sur le C1 du glycérol est remplacé par un aldéhyde gras lié par une liaison éther éthylénique : R-CH=CH-O-CH2-.
Les alcénoxyphosphatidyléthanolamines sont particulièrement abondantes dans le cerveau et le cœur. On donne à ces phospholipides le nom de plasmalogènes parce qu'ils libèrent un aldéhyde par une hydrolyse ménagée ; reconnaissables en histologie par la coloration rouge qu'ils donnent avec la fuchsine bisulfitée, dite réaction de Feulgen.

Syn. alkénoxyphosphatide

[C1]

Édit. 2017 

alcoolémie l.m.

blood alcohol concentration (BAC), level (BAL), alcoholaemia

Teneur sanguine en alcool éthylique, exprimée en grammes par litre en France et en milligrames par cent millitres dans les pays anglo-saxons.
Il existe deux méthodes de dosage :
1) les méthodes enzymatiques font appel à l’oxydation de l’éthanol en éthanal par une coenzyme soit l’alcool déshydrogénase qui présente une spécificité étroite pour l’éthanol, soit l’alcool oxydase, de spécificité moins bonne (interférence avec le méthanol). La mesure finale s’effectue par absorption soit dans l’ultra-violet, soit dans le visible (réaction de Trinder) ;
2) les méthodes chromatographiques utilisent la chromatographie en phase gazeuse (CPG) selon deux modes principaux, soit l’injection d’une dilution du sang dans le chromatographe, soit le mode d’espace de tête dans lequel on analyse uniquement le gaz surmontant une dilution du sang total dans un flacon serti.- La détection est réalisée par ionisation de flamme.
Dans le cadre médico-légal, seules les méthodes par CPG peuvent être utilisées, sur sang total. En routine clinique, elle peut être dosée par technique enzymatique. Même à jeun cette teneur n'est jamais complètement nulle. Mais il existe une relation nette entre la fréquence d'accident de la route (mesuré ici par le nombre d'accidents de buveurs par rapport à celui de sujets à jeun) et l'alcoolémie du conducteur. Le schéma ci-contre, emprunté à une étude anglaise sur des accidents mortels (OCDE, 1988) donne le facteur de risque apporté par l'alcool : les jeunes conducteurs sont particulièrement sensibles à une élévation de l'alcoolémie. En Europe la limite légale tolérée est de : 0,2 g/L en Suède, 0,5 g/L dans les pays latins et 0,8 g/L dans les pays anglophones ou alémaniques. A 0,5 g/L les jeunes conducteurs ont déjà un facteur de risque deux fois plus grand que celui des conducteurs plus âgés.
 
A : jeunes conducteurs, buveurs occasionnels
B : conducteurs plus âgés, buveurs occasionnels
C : conducteurs, buveurs invétérés.
Toutefois il faudrait expliquer pourquoi, chez des conducteurs plus âgés, le facteur de risque est plus faible que chez les jeunes et parler du facteur d’induction enzymatique.
À compter du 15 septembre 1995, la loi française a fixé à 0,5 g. d'éthanol par litre de sang la concentration à partir de laquelle la conduite d'un véhicule est délictueuse, même en l'absence d'incident ou d'infraction au code de la route. Cette disposition est applicable à l'ensemble des crimes et délits de droit commun, aux auteurs comme aux victimes.
De manière courante et métonymique, "alcoolémie" est utilisée abusivement en lieu et place de "teneur d'alcoolémie ».

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé; gr. haima : sang

Syn. éthanolémie

  alcool éthylique, alcoolisme aigu, éthylomètre, risque (facteur de)

[G3,G4]

Édit. 2017 

aldéhyde-déshydrogénase n.f.

aldehyde dehydrogenase

Enzyme à NAD catalysant l’oxydation des aldéhydes : c'est l'enzyme principal qui oxyde l'acétaldéhyde en acétate.
L'ALDH est un enzyme homotétradimérique dont il existe 4 formes principales ALDH1, ALDH2, ALDH3, ALDH4 codées par 4 gènes distincts. Un polymorphisme génétique existe au niveau du locus ALDH2 dont un phénotype est inactif. Seules les formes ALDH1 et ALDH2 jouent un rôle in vivo dans l'oxydation de l'acétaldéhyde. L'enzyme est présent dans le foie mais aussi le rein, le cerveau et les hématies. Dans le foie l'ALDH1 est cytosolique et l'ALDH2 mitochondriale. Le Km de l'ALDH1 pour l'acétaldéhyde est 100 fois supérieur à celui de l'ALDH2. La présence d'ALDH2 inactive, fréquente chez les Japonais, induit l'apparition d'une réaction "antabuse" après absorption d'alcool.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; déhyde : déshydrogéné

Abrév. ALDH

alcoolisme, NAD, nicotinamide-adénine-dinucléotide

[C1,C3]

Édit. 2017 

aldéhyde-oxhydrase n.f.

aldehyde oxidase

Enzyme flavinique contenant une molybdoptérine, catalysant une réaction d'oxydation d'un aldéhyde en réduisant la molécule d'oxygène en eau oxygénée.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; déhyde : déshydrogéné

Syn. aldéhyde-oxydase

[C1]

Édit. 2017 

aldolase n.f.

aldolase

Enzyme catalysant une réaction d'addition d'un substrat possédant une fonction alcool primaire sur la liaison éthylénique d'une fonction aldéhyde d'un autre substrat.

fructose-1,6-diphosphate-aldolase, fructose-1-phosphate-aldolase

[C1]

Édit. 2017 

Alice au pays des merveilles (syndrome d') l.m.

Alice in wonderland Syndrome

Variété de métamorphopsie caractérisée, chez le jeune, par une combinaison d'hallucinations visuelles, d'anomalies de l'image du corps et de distorsion de l'espace et du temps, souvent associée à des céphalées.
Pour la plupart des auteurs, il s'agit d'accès migraineux juvéniles avec électro-encéphalogramme normal. Ils doivent être différenciés notamment de l'épilepsie occipitale bénigne, qui associe les deux troubles, avec ses pointes occipitales très nombreuses à l'EEG, en réaction à l'ouverture des yeux.

transformation corporelle (illusion paroxystique de)

[H1]

Édit. 2017 

aliestérase n.f.

aliesterase

Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des esters des acides carboxyliques.
Elle fait partie des enzymes des microsomes qui sont responsables de réactions de détoxification. Les aliestérases sont sensibles aux dérivés organophosphorés.

[C1,C3]

Édit. 2017 

allergie à l'iode l.f.

iodine allergy

C'est  un mauvais terme, car en tant que telle, l'allergie à l'iode n'existe pas.
Il y a souvent confusion entre l'allergie aux fruits de mer (à certaines protéines des crustacés), l'allergie aux antiseptiques cutanés (à la polyvidone de la bétadine) et l'allergie aux complexes moléculaires qui accompagnent les molécules iodées des produits de contraste radiologiques, donc qui dépendent du type de ceux-ci. Ces trois phénomènes ont des déterminismes différents et il n'y a pas d'allergie croisée entre eux.
S'il n'y a pas d'allergie à l'iode, il existe en revanche une allergie aux produits de contraste iodés qui peut survenir avec tous les produits de contraste, même après une prémédication, même en cas de première injection ou, inversement, même en cas de nième injection sans problème antérieur.
Ces réactions d'hypersensibilité peuvent être immédiates, soit de nature allergique (IgE dépendante, par le biais d'une libération d'histamine et de tryptase par les basophiles et les mastocytes), soit de nature non allergique (non IgE dépendante), ou être retardées (par un mécanisme cellulaire).
Les réactions immédiates surviennent dans la minute ou les minutes qui suivent une injection intravasculaire, beaucoup plus rarement une injection locale. Elles peuvent être :
- bénignes (5% des cas : nausée, vomissement, éternuement, toux, vertige, prurit, urticaire localisé, angoisse, céphalée...) ne nécessitant pas de traitement particulier.
- modérées (0,5% des cas : urticaire géant, vomissements répétés, palpitations, dyspnée, douleurs thoracique ou abdominale, céphalées sévères, oedème laryngé, crise d'asthme), nécessitant un traitement ambulatoire.
- graves (0,05%  des cas : oedème laryngé obstructif, hypotension prolongée, infarctus, troubles du rythme, arrêt cardiaque, oedème pulmonaire aigü, convulsions...), nécessitant une prise en charge en réanimation.
- voire létales (0,0005% = 1/200.000 cas).
Après une  réaction d'hypersensibilité à un produit de contraste iodé, des dosages répétés d'histamine et de tryptase doivent être réalisés, ainsi que des tests cutanés (après quelques semaines à mois) pour essayer de faire le diagnostic de la nature allergique on non de l'incident, dans un but pronostique au cas où une autre injection serait nécessaire.
- Si celui-ci est reconnu comme non allergique (les plus fréquents, en général moins graves, non spécifiques d'un produit de contraste iodé particulier, avec une tryptase non augmentée, une histamine subnormale), on pourra utiliser une prémédication anti-H1.
- S'il est reconnu comme de nature allergique (potentiellemnt plus sévère), il y a une très forte probabilité de récurrence, en plus sévère, si le même produit de contraste iodé est utilisé : il convient donc de le bannir définitivement. La prémédicatio est inutile, mais l'injection d'un produit de contraste
iodé différent sera éventuellement possible.

[F3,G3, G4 ,B2 ]

Édit. 2020 

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