Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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muqueuse vaginale l.f.

tunica mucosa vaginae  (TA)

vaginal mucosa

Tunique interne du vagin, improprement appelée muqueuse car, étant dépourvue de glande, elle ne sécrète aucun mucus.
Son épithélium est de type pavimenteux stratifié non kératinisé organisé en trois couches. La couche basale la plus profonde, est divisée en deux zones : la zone germinative basale interne, riche en mitoses, formée de petites cellules cubiques ou rondes  et la zone parabasale, basale externe, constituée de plusieurs assises de cellules arrondies ou polyédriques. La couche intermédiaire fonctionnelle présente plusieurs rangées de grandes cellules un peu aplaties. La couche superficielle, ou zone de maturation se divise également en deux zones : la zone intra-épithéliale, ou zone granuleuse et la zone superficielle, ou zone cornifiée, terme ultime de l'évolution des cellules vaginales qui desquament ensuite dans la cavité vaginale. Elle présente des modifications au cours du cycle menstruel en rapport avec l'imprégnation hormonale. Elle est le siège d'une desquamation cyclique de son épithélium.

myosine non musculaire l.f.

nonmuscular myosin

Myosine II particulière, dont il existe trois isoformes, se trouvant dans toutes les cellules et particulièrement dans les plaquettes, les lymphocytes, les bordures en brosse des cellules intestinales, les cellules rénales, les structures cochléaires et intervenant avec l’actine dans  la constitution du cytosquelette et dans les mouvements cellulaires où elle a un rôle moteur.
Son rôle est essentiel dans le développement cellulaire (la cytogénèse), dans la mobilité nécessaire à la morphogénèse, la migration cellulaire, la position axiale des noyaux, la formation des pseudopodes et des lamellipodes permettant la déplacement cellulaire, la phagocytose et l’apoptose. Le complexe actine-myosine intervient dans la formation et la stabilité du cytosquelette ; il participe au processus de division cellulaire : formation du fuseau achromatique, migration des chromosomes, séparation des cellules filles.
Contrairement à la myosine musculaire, la myosine non musculaire n’est pas stable ; ses éléments s’associent quand c’est nécessaire à partir de ses segments intracytoplasmiques et se  dissocient ensuite.
De nombreux gènes interviennent dans la formation des protéines constitutives de cette myosine. Les mutations du gène MYH-9, locus en 22q12.13, qui code pour une chaîne lourde de la myosine non musculaire sont responsables de plusieurs affections congénitales.

Étym. gr. mus : souris, muscle 

myosine, MYH 9 (maladies liées à)

nævus conjonctival l.m.

conjunctival nevus

Lésion tumorale bénigne congénitale ou plus souvent acquise comportant diverses variétés selon l'aspect des cellules næviques, leur disposition et leur apparition.
Il est possible ainsi de distinguer :
- le nævus jonctionnel où les cellules se disposent à la jonction épithélium-chorion ;
- le nævus sousépithélial, où les cellules se disposent dans le chorion ;
Ces trois premières lésions peuvent être pigmentées ou achromes ;
- le nævus bleu (congénital) où les cellules fortement pigmentées s'observent dans la profondeur du chorion.

Étym. lat. nævus : marque, tache

néocortex n.m.

neocortex

Partie de l'écorce cérébrale phylogénétiquement la plus récente, la plus élaborée et de loin la plus développée, qui se caractérise par six couches cellulaires nettement individualisées, recouvre la majorité des hémisphères chez l'homme et correspond aux aires associatives.
De la superficie à la profondeur, ces couches sont les suivantes : I, moléculaire, pauvre en cellules ; II et IV, granulaires, comportant de petites cellules étoilées ou grains ; III et V, contenant des cellules pyramidales ; VI, multiforme.
La morphologie de chacune se différencie :
- par des variations régionales, comme le montrent les diverses aires spécifiques (visuelle, auditive, somesthésique, motrice). Sera cité, Par ex., le koniocortex, variété de néocortex hétérotypique où prédomine la couche granulaire IV dans les zones sensorielles primaires (aire striée, ou 17 de Brodmann, notamment) ;
- par les connexions qui rattachent ces cellules. Il en est ainsi des particularités des couches II et III, donnant naissance à des fibres d'association progressivement apparues au cours de l'évolution du télencéphale, qu'elles soient intra- ou inter-hémisphériques (corps calleux). Ces fibres d'association atteignent leur maximum chez l'homme, particulièrement au niveau préfrontal, temporal et pariétal.
Si le tronc cérébral est le niveau de base de la conscience, en particulier de la vigilance, et si le cortex limbique est opérant dans le choix d'une conduite en fonction des traces mnésiques affectives rassemblées, le contenu de la prise de conscience est considéré comme considérablement enrichi avec le néocortex, dont l'activité dépend de ces deux premières étapes. Interviennent alors notamment une prise en compte de la durée, une distinction entre soi-même, autrui et l'environnement, ainsi qu'un investissement dans l'imaginaire. Persistent cependant d'importantes inconnues.

Syn. isocortex, néopallium

allocortex, koniocortex

notochorde n.f.

notochord

Colonne mésoblastique formée sur la ligne médiane, chez l’embryon à la 3ème semaine, par invagination au niveau du nœud primitif de cellules épiblastiques qui migrent en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale entre la gouttière neurale et l’entoblaste.
Les cellules de la notochorde prolifèrent et se séparent des cellules entoblastiques également d’origine épiblastique qui vont remplacer l’hypoblaste. Elles forment un canal chordal puis un cordon cellulaire plein, la notochorde définitive. L’extrémité antérieure marque la place future de l’ébauche hypophysaire ; la trace peut en être retrouvée sous forme d’un petit pertuis situé au fond de la fosse hypophysaire de la selle turcique. La notochorde suit en avant le trajet du tube neural et sert de base au développement du squelette axial. Son extrémité caudale se termine dans la dépression qui centre le nœud primitif de Hensen. Faite de cellules qui se creusent de larges vacuoles incolores à limites imprécises, la notochorde, structure transitoire, disparaît au sein des corps vertébraux qui s’édifient autour d’elle, ne laissant persister que des vestiges dans les disques intervertébraux, le nucleus pulposus; ces derniers peuvent donner naissance à un chordome.

C. A. V. Hensen, physiologiste allemand (1863)

Étym. gr. khordè : corde

Syn. chorde dorsale

mésoblaste, noeud primitif, Hensen (nœud de), épiblaste, plaque préchordale, gouttière neurale, entoblaste, hypoblaste, canal chordal, selle turcique, tube neural, disque intervertébral, nucleus pulposus

[A4,O6 ]

ostéopontine n.f.

osteopontin

Glycoprotéine acide produite dans l’os et le cartilage, mais également dans les cellules épithéliales du tube rénal et de l’appareil excréteur urinaire, sous l’effet des facteurs de croissance, des cytokines et du dihydroxycholecalciférol, et qui joue un rôle dans l’adhésion cellulaire et la biominéralisation de divers tissus.
Elle exerce plusieurs fonctions : elle lie le calcium et joue un rôle essentiel dans la minéralisation osseuse ; c'est, de plus, un des facteurs majeurs de l'inflammation dans les néphropathies. Elle est, au cours de ces maladies, surexprimée dans les cellules tubulaires et est responsable de l'infiltration du tissu interstitiel rénal par les macrophages vis-à-vis desquels elle exerce un pouvoir chimiotactique. Ces cellules se fixent à l'ostéopontine par leurs intégrines membranaires.
Elle est impliquée dans la migration des cellules musculaires lisses et est spécialement abondante dans les plaques d’athérome.

Édit. 2017

Papanicolaou (classification de) l.f.

Papanicolaou scale

Classification utilisée pour exprimer le résultat de l'étude de préparations cytologiques, en particulier de frottis cervicovaginaux, pratiquées pour le dépistage de cancers ou de lésions précancéreuses.
Elle comporte cinq classes : classe I, frottis normal ; classe II, frottis inflammatoire ; classe III, frottis suspect avec cellules modifiées ; classe IV, frottis cancéreux avec cellules atypiques mélées à des cellules normales ; classe V : frottis cancéreux avec nombreuses cellules atypiques.

G. N. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1941)

paragranulome nodulaire l.m.

Lymphome ganglionnaire caractérisé par l’apparition de grandes cellules tumorales de type B au sein de follicules lymphoïdes homogénéisés par une pénétration des lymphocytes du manteau et par une augmentation des lymphocytes T.
Ces cellules tumorales ont un noyau ressemblant à un grain de popcorn et un immunophénotype différent de celui des cellules de Sternberg de la maladie de Hodgkin classique. Ce lymphome évolue lentement, parfois pendant 15 à 25 ans sans traitement ; il reste localisé et récidive dans le même territoire. Un lymphome malin à grandes cellules peut se développer à tout moment dans 10 à 20% des cas.

Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (maladie de)

périchondre n.m.

perichondrium (TA)

perichondrium

Membrane conjonctive qui constitue une enveloppe pour certains cartilages tels que les cartilages costaux.
Elle est formée de deux couches : la couche externe comprend des faisceaux conjonctifs, des fibres élastiques, des cellules fixes et de nombreux vaisseaux, tous ces éléments étant disposés parallèlement ; la couche interne ou profonde, faiblement vascularisée, pauvre en cellules et riche en fibres conjonctives, se continue par la surface du cartilage à laquelle elle est intimement liée par des faisceaux collagènes. Les cellules conjonctives du périchondre se transforment en cellules cartilagineuses tant que se poursuit l’accroissement périphérique du cartilage.

Étym. gr. peri : autour ; chondros : cartilage

physe n.f.

cartilago epiphysialis (TA)

physis, epiphyseal plate

Disque ostéocartilagineux unissant l’épiphyse d’un os long à la métaphyse.
C’est la zone de croissance de l’os en longueur (figure 1).
Figure 1
 
Bien que non admise dans la nomenclature anatomique internationale, l’appellation « physe » est de plus en plus utilisée pour remplacer les nombreuses autres dénominations de la zone de croissance des os longs. La physe est formée de quatre couches, de l’épiphyse vers la diaphyse (figure 2) :

- la couche germinale de réserve est  constituée de petites cellules indifférenciées, non organisées. Sous l’action de l’hormone de croissance et de l’insulin-like growth factor-1 (IGF1) elles vont se différencier en chondrocytes proliférants. Cette région est bien vascularisée;
- la couche sériée, ou zone proliférative, composée de chondrocytes ronds, agencés en colonnes, qui synthétisent une matrice extracellulaire riche en collagène (notamment de types II et IX) et en protéoglycanes;
- la couche des cellules hypertrophiques, avasculaire (donc fragile : siège des décollements épiphysaires) où les cellules en colonnes augmentent de volume, synthétisent du collagène X et des facteurs angiogéniques, puis prennent un aspect vacuolaire par apoptose;
- la couche d’ossification, ou zone dégénérative, région très vascularisée où commence le processus d’ossification.  Les débris cellulaires sont détruits par des cellules phagocytaires et le stroma cartilagineux se calcifie par surcharge en hydroxyapatite (front d’ossification). Des ostéoblastes élaborent le tissu ostéoïde, précurseur de l’os aux dépens de tissu cartilagineux calcifié résorbé par des ostéoclastes (ossification primaire). L’angiogenèse est favorisée par le VGEF (Vascular Endothelial Growth Factor). Une zone de remaniement lui fait suite pour constituer l’os spongieux métaphysaire (ossification secondaire).
En périphérie, la physe est limitée près de l’épiphyse par l’encoche de Ranvier qui marque un sillon circulaire et vers la métaphyse par la virole osseuse périchondrale. Ces deux formations, vascularisées, en continuité avec le périoste osseux, assurent la rigidité de l’ensemble et contribuent à la croissance latérale.
La physe se forme dès la période fœtale. Son développement est lié à la sécrétion des hormones de croissance en particulier IGF1 (Insuline Growth Factor 1), stimulée par l’hormone hypophysaire GH (Growth Hormone). La protéine IHH (Indian Hedgehog) sécrétée par les chondrocytes agit sur leur développement.
La fin de la croissance, par soudure définitive de la physe, est liée à l’action des hormones sexuelles. Sa trace peut rester visible  assez  longtemps sous forme d’une ligne transversale épiphyso-métaphysaire, opaque en radiographie.

L. Ranvier, anatomiste français (1889).

Étym. gr. physis : croissance, nature

Syn. Cartilage de conjugaison, cartilage conjugal, cartilage de croissance, cartilage métaphyso-épiphysaire, plaque épiphysaire.

[A1, A2, I2]

Édit. 2019

pinéalome n.m.

pinealoma

Classiquement, tumeurs rares développées à partir des cellules de la glande pinéale proprement dite.
Plus ou moins bien limité, constitué de lobules de petites cellules à prolongements renflés en "club de golf", le pinéalome présente des aspects en rosettes, où les cellules sont disposées autour de zones centrales faites d'un matériel fibrillaire, et en pseudorosettes périvasculaires nombreuses. L'ensemble correspond à un pinéalocytome, ou pinéocytome, avec différenciation neuronale, observé à tout âge dans les deux sexes. Plus fréquent chez l'enfant dans les deux sexes, le pinéaloblastome est infiltrant et dissémine par voie liquidienne. Il est constitué de cellules peu différenciées. Afin de distinguer ces deux types de tumeurs, la biopsie est indispensable, pourtant d'abord difficile.
Le pinéalocytome comporte des zones kystiques et des microcalcifications sur l'imagerie. Son évolution est favorable après résection, en règle sans radiothérapie associée. Le pinéaloblastome a le même mauvais pronostic que les tumeurs primitives neuroectodermiques.

réaction du greffon contre l'hôte l.f.

graft versus host disease GVHD

La réaction du greffon contre l'hôte (GVH), survenant après une greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques, est une réaction des cellules immunocompétentes du donneur contre les tissus de l'hôte.
Les lymphocytes T activés du donneur attaquent les cellules épithéliales de l'hôte suite à des réactions inflammatoires en cascade débutant lors du conditionnement. Environ 35 à 50% des patients recevant une greffe de cellules souches hématopoïétiques (SCH) développent une GVH aigüe.
Cette réaction peut être aigüe (dans les trois premiers mois de la greffe) et se manifeste par de la fièvre, des éruptions cutanées, des troubles digestifs, faits de douleurs abdominales de diarrhées, et de troubles hépatiques (ictère, hépatomégalie, augmentation de la bilirubine).Elle peut être chronique si elle se manifeste après le troisième mois. Il s'agira alors d'un syndrome de malabsorption, de manifestations cutanées de type lichénoïde, d'une hépatite chronique.
Syn. maladie du greffon contre l’hôte

greffe (rejet de)

[F1, G5]

Édit. 2020

région rolandique l.f.

rolandic area

Région fonctionnelle sensori-motrice, centrée sur le sillon central de l’hémisphère cérébral et délimitée par les sillons pré- et postcentraux, correspondant au gyrus précentral et au gyrus postcentral au niveau de la convexité, se poursuivant par le lobule paracentral sur la face médiale.
Le cortex moteur primaire (aire 4 de Brodmann - FA ou gyrus précentral, et partie antérieure du lobule paracentral - M1) est un idiocortex agranulaire caractérisé par la présence de cellules pyramidales géantes retrouvées dans la couche V (cellules de Betz), impliqué dans le déclenchement des mouvements de l'hémicorps controlatéral. Les cellules pyramidales sont à l'origine de l'essentiel des fibres de la voie cortico-spinale ou pyramidale commandant les mouvements volontaires fins distaux et notamment des fibres cortico-motoneurales directes des muscles de la main. Le cortex moteur primaire est également à l'origine de voies extrapyramidales qui relaient à différents étages (noyaux de la base, tronc cérébral) et qui commandent des synergies larges en flexion ou extension de l'ensemble d'un membre.
L'aire somato-sensitive primaire (S1) ou aire de projection des sensibilités élémentaires (aires 3, 2, 1 de Brodmann - PA ou gyrus post-central, et partie postérieure du lobule paracentral) est un koniocortex granulaire somesthésique caractérisé par un développement abondant des grains dans la couche IV avec envahissement des couches III et V et par la disparition des cellules pyramidales. EIle est impliquée dans la perception discriminative des modalités élémentaires de la somesthésie.
La représentation corticale s'effectue selon une carte somato-topique (homonculus moteur et somato-sensitif de Penfield) et l'importance physiologique des diverses parties de chaque hémicorps controlatéral.
Cette région représente un couple fonctionnel ou servomécanisme, siège du réflexe transcortical ("functional stretch reflex"), qui adapte la réponse musculaire à une stimulation proprioceptive transitant par le cortex moteur. Les neurones pyramidaux forment avec leurs afférences somesthésiques des modules sensori-moteurs mis en jeu dans la commande des muscles controlatéraux lors du déplacement articulaire ou du maintien de position. Ces modules sont sous le contrôle de structures (néocervelet, noyaux de la base, aires associatives et région prémotrice) qui déterminent le choix des modules, le moment de leur activation et le gain du réflexe (Massion).

Syn. région centrale

réoxygénation (des cellules hypoxiques) n.f.

reoxygenation

Phénomène physiologique par lequel des cellules en état d'hypoxie retrouvent une oxygénation normale.
Elle est mise en évidence par le fait que, après une irradiation qui tue préférentiellement les cellules oxygénées, la proportion des cellules hypoxiques dans une tumeur retrouve en quelques heures sa valeur initiale. Elle est attribuée au caractère temporaire des troubles de la circulation capillaire provoquant l'hypoxie.
La réoxygénation, entre les séances d'une irradiation fractionnée, réduit considérablement les conséquences de la radiorésistance des cellules hypoxiques.

rhabdomyosarcome n.m.

rhabdomyosarcoma

Tumeur maligne rare dérivée des muscles striés, dont on distingue trois groupes anatomocliniques.
Le type embryonnaire est le plus fréquent, s'observe surtout chez l'enfant avant l'âge de10 ans, siège le plus
 souvent à la tête et au cou, a une nette tendance envahissante et comporte des cellules plus ou moins analogues,
 par leur striation croisée, à celles du muscle strié de l'embryon; les métastases sont fréquentes; la tumeur est
 radiosensible; son excision chirurgicale est souvent suivie de récidives. Le type alvéolaire (Riopelle et Theriault)
 se développe chez l'adolescent et l'adulte jeune, siège sur les membres, la tête et le cou, et est caractérisé
histologiquement par sa disposition en amas pseudo-alvéolaires constitués de cellules monstrueuses, appelées
"cellules araignées", qui contiennent des myofibrilles intracytoplasmiques; les métastases viscérales sont fréquentes
 et le pronostic sombre. Le type pléiomorphe se voit habituellement chez des sujets d'âge moyen, siège électivement
 aux membres inférieurs et est histologiquement constitué de cellules de taille variable à cytoplasme éosinophile
 abondant et à noyau foncé parfois multiple; le pronostic est moins sévère que dans les formes précédentes.

sarcome botryoïde

spermatogonie n.f.

spermatogonia

Cellule souche de la lignée germinale mâle qui, subissant plusieurs divisions, donne naissance d’une part à des cellules du même type entretenant ainsi une réserve permanente de cellules souches et, d’autre part, à des cellules s’engageant dans une différenciation en spermatocytes de premier ordre, eux aussi diploïdes.
Au cours de ce long et complexe processus de différenciation cellulaire, qui se déroule dans les tubes séminifère, sont impliqués trois types de cellules qui correspondent chacun à une phase du processus spermatogénétique : les spermatogonies se divisent par mitose, se renouvellent et, simultanément, donnent naissance aux spermatocytes ; ceux-ci, au cours d’une deuxième phase, se divisent par méiose ; au cours d’une troisième phase, les spermatides se transforment en spermatozoïdes.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

spermatogénèse

stéréocil n.m.

stereocilia

Evagination de la face apicale des cellules sensorielles cochléaires et vestibulaires.
Au nombre de 150 environ par cellule, les stéréocils sont constitués de 3 000 filaments axiaux d’actine reliés par des ponts de fibrine qui en assurent la rigidité. Leur assemblage constitue la touffe ciliaire. Les stéréocils se disposent différemmment selon le type de cellules ciliées, dessinant un W sur les cellules ciliées externes, alignés en une rangée, en palissade, sur les cellules ciliées internes. Ils jouent un rôle essentiel dans la transduction mécano-électrique du signal acoustique ou du mouvement

cellule ciliée

synovite villonodulaire pigmentée l.f.

pigmented villonodular synovitis

Tumeur conjonctive agressive développée dans les articulations ou des tendons, composée de cellules néoplasiques produisant le facteur de croissance M-CSF,  et de cellules infiltrantes réactionnelles exprimant le récepteur du M-CSF.
Ce sont des tumeurs conjonctives des parties molles à agressivité locale, développées aux dépens des grandes articulations, pouvant envahir et détruire les structures anatomiques adjacentes telles que les os, les muscles, les parties molles. Pouvant  être multifocales, elles s’observent le plus souvent chez l’enfant et l’adulte jeune. Elles rechutent fréquemment sur un mode loco-régional malgré un traitement chirurgical large, et leur développement peut obliger à une amputation. Elles peuvent récidiver sur un mode métastatique, menaçant alors le pronostic vital.
Le contingent cellulaire néoplasique présente une translocation fusionnant un des gènes du collagène et le facteur de croissance M-CSF, qui est ainsi produit en quantité importante par les cellules tumorales. Le M-CSF permet le recrutement du contingent non néoplasique, composé de cellules mononucléées.
La chirurgie d’exérèse, parfois répétée, souvent mutilante, constitue l’attitude thérapeutique de première ligne. Les inhibiteurs du récepteur tyrosine kinase du M-CSF, tels que imatinib ou nilotinib, permettenir d’obtenir des régressions volumétriques et des stabilisations prolongées.

H. L. Jaffe et L. Lichenstein, anatomopathologistes américains, C. L. Sutro chirurgien orthopédiste américain (1941)

Syn. synovialome bénin à cellules géantes, tumeur à cellules géantes ténosynoviales, tumeur à cellules géantes des parties molles

Sigle SVNP

toxicogénomique n.f.

Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (règlement n°1907/2006) entré en vigueur le 1er juin 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Il s’agit de recenser, d’évaluer et de contrôler les substances chimiques fabriquées, importées, mises sur le marché européen. D’ici 2018, plus de 30 000 substances chimiques seront connues et leurs risques potentiels établis ; l’Europe disposera ainsi des moyens juridiques et techniques pour garantir à tous un haut niveau de protection contre les risques liés aux substances chimiques. Il a pour buts de protéger la santé humaine et l’environnement face aux risques potentiels des substances chimiques, d’Instaurer une information complète et transparente sur la nature et les risques des substances, du fournisseur au client final, de sécuriser la manipulation des substances chimiques par les salariés dans l’entreprise en imposant le respect de normes de sécurité et de renforcer la compétitivité de l’industrie, en particulier l’industrie chimique européenne, secteur clé de l’économie en Europe.

4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de Mme Marie-Thérèse Hermange, sénatrice, membre de l’Académie Nationale de Médecine (JO Sénat du 12/07/2007 - page 1248)

Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

toxicogénomique n.f.

toxicogenomics

Fusion des disciplines de la génomique et de la toxicologie visant à répertorier, à classifier et à gérer les effets nuisibles latents et initiaux sur la structure du génome et des niveaux d'expression (ARN, protéine, types de cellule, de tissus ou d'organe) comme conséquence de l'exposition d'un organisme à des substances environnementales 1.
Le principe consiste à évaluer les modifications du génome de cellules en cultures soumises à l'action d'une substance dangereuse. La toxicogénomique permet de visualiser les variations des gènes codant pour des protéines intervenant dans diverses fonctions de l'organisme. De ce fait, elle révèle la réactivité des cellules après un contact direct avec une substance. Cette méthode est donc très prometteuse et elle est d'ores et déjà appliquée, en particulier à des études dites de « screening »2 qui permettent de trier, parmi de nombreuses molécules, celles qui provoquent plus ou moins de réponse de la part des cellules. La toxicogénomique utilise les technologies "omiques" telles que l'expression d'ARNm à l'échelle génomique (transcriptomique), l'expression des protéines dans les tissus et les cellules (protéomique), et les profils métaboliques (métabolomique), en combinaison avec les outils bioinformatiques et la toxicologie conventionnelle.
Elle constitue de ce fait une alternative intéressante et possible à certaines expérimentations utilisant des modèles animaux. Des études sont poursuivies dans ce sens et leurs résultats sont analysés afin de définir quelle place cette méthodologie peut occuper dans l'évaluation des substances chimiques, en particulier dans le cadre du règlement REACH 3 pour lequel la préoccupation de la diminution du nombre d'animaux utilisés à des fins d'études est une priorité. Cependant, du fait de la complexité et des particularités de l'espèce humaine, aucun modèle in vivo et in vitro ne peut prétendre encore aujourd'hui être un reflet exact et complet de sa réactivité et permettre ainsi une extrapolation totale. Les phénomènes complexes de réactivité et de métabolisme se produisant au sein d'un organisme entier doivent aussi être considérés. La toxicogénomique a sans doute une place dans la caractérisation des propriétés toxiques d'une substance chimique qu'il convient de lui attribuer en fonction du niveau de pertinence des informations qu'elle procure. Pour ce faire, les études sont actuellement en cours et suivies avec toute l'attention qu'elles méritent. Les apports possibles de la toxicogénomique à l'évaluation du potentiel toxique des substances chimiques présentes dans l'environnement ont largement été évoqués au cours des réunions du Grenelle de l'environnement 4.
3 - REACH (« Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals » - en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques") est un règlement européen (
4 - Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (JO Sénat du 01/11/2007 - page 1992) à la question écrite n° 00700 de

Étym. gr. toxicon : poison ; genesis : origine

Réf. 1 - Dictionnaire de la biotechnologie

génomique, toxicologie, criblage à haut débit, High Content Screening

[2,Les essais basés sur le screening moléculaire utilisent de nouvelles technologies telles que le criblage à haut débit « High,Throughput Screening (HTS) » et High Content Screening (HCS),développés initialement pour les besoins de l'industrie pharmace]

transforming growth factor (TGF) l. angl. m.

Facteur de croissance transformant, appartenant à une large famille de cytokines qui comportet actuellement une vingtaine de membres importants dans le développement, les réactions inflammatoires et la cicatrisation.
Les facteurs de croissance transformants (TGF) sont des facteurs de croissance polypeptidiques exprimés dans toutes les cellules de l’organisme et jouant un rôle important dans le développement embryonnaire, la cicatrisation, les fibroses, la régulation du système immunitaire et certains cancers.
Ils ont été isolés de cultures de cellules malignes et ajoutés au milieu de culture de cellules normales, il leur confèrent la capacité de se multiplier indéfiniment.
Cette famille de polypeptides comporte au moins deux groupes de molécules nommées TGF alpha et TGF bêta dans lequel on distingue 3 isoformes chez l’Homme, appelées TGF-bêta 1, TGF bêta-2 et TGF bêta-3.
- un TGFalpha a été isolé de cultures de mélanome, constitué de 63 acides aminés de structure très proche de l'EGF (facteur de croissance de l'épiderme) ;
- les TGFbêta en diffèrent par la nature des récepteurs auxquels ils se fixent ; certains TGFbêta ont une structure voisine de la protéine transformante codée par l'oncogène sis. La plasmine agit sur un TGFbêta par protéolyse et permet de stimuler la multiplication des cellules musculaires lisses des parois vasculaires.

T. Schwann, anatomiste et physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1839), H.T. Lynch, oncogénéticien américain (1967)

[A2,C3]

Édit. 2017/2

tube séminifère l.m.

spermatic tubule

Tube pelotonné au long duquel se réalise la maturation des gamètes mâles dans le testicule depuis le stade de spermatogonie jusqu’au spermatozoïde.
Celui-ci passe ensuite, par le rete testis, dans l’épididyme puis dans le canal déférent. Outre ces cellules de la lignée séminale, le tube séminifère est revêtu de cellules de Sertoli qui assurent probablement la nutrition des cellules spermatogénétiques et servent de barrière antigénique entre celles-ci et les cellules somatiques, évitant ainsi d’exposer les gamètes à une réaction auto-immune.

E. Sertoli, histologiste italien (1865)

Étym. lat. tubulus : petit tube ; semen : semence

tube vasculaire endothélial de l'embryon l.m.

1ère ébauche du système vasculaire de l’embryon apparue au milieu de la 3ème semaine, dans la période présomitique, par l’individualisation de « cellules cardiaques » situées dans l’épiblaste, immédiatement en dehors de la ligne primitive.
Ces cellules, situées dans l’épiblaste migrent à travers la ligne primitive. Elles gagnent l’aire cardiaque au contact de la membrane pharyngienne et de la plaque neurale. Elles sont situées dans la splanchnopleure intraembryonnaire. La migration commence par les cellules destinées à la partie supérieure de cœur et aux gros vaisseaux puis par celles destinées aux parties distales, ventricule et sinus veineux. Au contact du feuillet entoblastique de la membrane pharyngienne elles se transforment en myoblastes cardiaques tandis que les cellules endocardiques (angioblastes) se multiplient dans le mésoblaste en amas cellulaires angioformateurs. Ces amas confluent pour former le tube vasculaire endothélial entouré des myoblastes. Sa partie antérieure constitue l’aire cardiaque autour de laquelle s’individualise la cavité péricardique à partir de la cavité cœlomique. La splanchnopleure intraembryonnaire formera l’épicarde ou péricarde viscéral.
En aval de l’aire cardiaque du tube vasculaire endothélial d’autres amas cellulaires angioformateurs apparaissent de chaque côté de la ligne médiane. Creusés d’une lumière ils forment la paire des aortes dorsales qui entreront en connexion avec le tube vasculaire endothélial.

épiblaste, ligne primitive, aire cardiaque, membrane pharyngienne, plaque neurale, cavité cœlomique, splanchnopleure intraembryonnaire

[A4,K2,K4,O6]

tumeur à cellules géantes des os l.f.

giant-cell tumor, myeloplaxoma

Tumeur osseuse épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune, principalement entre 20 et 40 ans, formé d’un tissu très vasculaire dans lequel se trouvent de grandes cellules multinucléées les myéloplaxes.
Elle est située le plus souvent à l’extrémité des os longs et plus particulièrement au genou : extrémité distale du fémur et proximal du tibia, dans les os plats ; tout os peut être atteint. La tumeur est ordinairement unique, très rarement multicentrique. Quand elle se développe avant la fermeture du cartilage de croissance osseuse elle est située du côté métaphysaire ; après la fermeture, elle est épiphyso-métaphysaire. D’abord située dans l’os spongieux, elle se développe de façon excentrique, atteint la corticale osseuse qu’elle peut détruire et les tissus mous (et parfois l’articulation adjacente) qu’elle refoule ou envahit. La tumeur,douloureuse, peut former une voussure palpable.
L’imagerie médicale montre une ostéolyse homogène, sans reconstruction osseuse, avec très peu de réaction périostée. Le contenu est mou, de couleur brun-rouge, parfois vacuolaire ou hémorragique. L’examen histologique montre un stroma assez homogène très vasculaire contenant, à côté de cellules mononuclées, de grandes cellules multinucléées, les myéloplaxes ou cellules géantes. L’évolution est variable : certaines formes sont latente (stade 1), le plus souvent la tumeur est active et expansive (stade 2), parfois elle est rapidement évolutive (stade 3).
La nosologie tumorale de cette tumeur n’est pas clairement établie. Bien que la tumeur soit considérée comme bénigne elle peut donner des métastases, pulmonaires le plus souvent de même structure histologique et souvent peu évolutives parfois même résolutives. Une transformation maligne sarcomateuse est rare ; elle se voit au cours de récidives après traitement chirurgical et surtout après radiothérapie (qui n’est pratiquée que pour des tumeurs inaccessibles ou inopérables). Le traitement est chirurgical par exérèse large, curetage ou résection osseuse suivie de comblement ou de reconstruction.

A. P. Cooper, Sir, membre de l'Académie de médecine et B. Travers, chirurgiens britanniques (1818)

Syn. tumeur à myéloplaxes, ostéoclastome, myxoplaxome (désuet)

myéloplaxes

vimentine n.f.

vimentin

Protéine filamenteuse polymérique dont le protomère a une masse moléculaire de 52 kDa, trouvée dans le cytosquelette des cellules mésenchymateuses et de certaines cellules épithéliales, souvent associée à la desmine et impliquée dans les liens entre le noyau et la membrane.
Marqueur immunohistochimique des cellules mésenchymateuses, aussi bien fibroblastiques que musculaires, particulièrement utile dans la différenciation des tumeurs à cellules fusiformes.

Étym. lat. vimentum : branche flexible

cellule mésenchymateuse souche, cellule musculaire, desmine

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