débit pulmonaire l.m.
pulmonary flow
Volume du sang éjecté par le ventricule droit par unité de temps.
Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé. En l’absence de communication anormale des deux circulations, le débit pulmonaire est égal au débit systémique et au débit cardiaque. Dans les malformations avec shunt gauche droit, le débit pulmonaire est augmenté, et parfois de façon considérable. Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé recueilli en aval de la communication anormale.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit pylorique l.m.
pyloric flow
Paramètre mesuré lors de l'étude de la vidange gastrique qui se fait à travers le canal pylorique et passe ensuite par le duodénum.
Différentes théories existent sur le rôle du débit pylorique dans la genèse des affections inflammatoires du duodénum.
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débit sanguin l.m.
blood flow
Volume de sang circulant dans un ou plusieurs vaisseaux par unité de temps.
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débit sanguin cérébral l.m.
cerebral blood flow
Le débit sanguin cérébral est égal au rapport de la pression de perfusion cérébrale sur les résistances vasculaires cérébrales.
La pression de perfusion est la différence entre les pressions artérielle et veineuse cérébrales. Les résistances vasculaires sont représentées par la pression intracrânienne, la viscosité sanguine, l’état anatomique du lit vasculaire et le tonus vasculaire cérébral.
Le débit sanguin cérébral est de 50 mL/100 g/mn (80 mL/100g/mn pour la substance grise et 20 mL/100g/mn pour la substance blanche). Trois méthodes de mesure du débit régional, non invasives, se sont développées : la tomodensitométrie au xénon stable, la tomographie d'émission monophotonique au xénon 133 radioactif et la tomographie par émission de positons. Ces techniques permettent d'appréhender différentes situations hémodynamiques et/ou métaboliques rencontrées en pathologie vasculaire cérébrale.
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Sigle : DSC
→ circulation cérébrale (régulation de la)
débit sanguin hépatique l.m.
hepatic blood flow
Le débit sanguin hépatique peut être apprécié par les épreuves au vert d’indocyanine ou à la brome-sulfone-phtaléine.
→ vert d'indocyanine (épreuve au), brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)
débit sanguin intestinal l.m.
intestinal blood flow
Paramètre mesuré lors de l'étude expérimentale ou en pathologie humaine de la digestion intestinale, qui comprend l'afflux artériel du sang et le drainage veineux porte.
Le débit sanguin intestinal subit des variations au cours de la journée. Elles sont essentiellement marquées par une augmentation du débit lors des phases de digestion qui suivent la prise alimentaire.
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débit sanguin pulmonaire l.m.
pulmonary blood flow rate
Volume du sang éjecté par le ventricule droit par unité de temps.
Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé. En l’absence de communication anormale des deux circulations, le débit pulmonaire est égal au débit systémique et au débit cardiaque. Dans les malformations avec shunt gauche droit, le débit pulmonaire est augmenté, et parfois de façon considérable. Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang des veines pulmonaires et du sang veineux mêlé recueilli en aval de la communication anormale.
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débit systémique l.m.
systemic flow
Volume de sang expulsé par le ventricule gauche par unité de temps.
Il est égal à la consommation d’oxygène divisée par la différence des teneurs en oxygène du sang artériel et du sang veineux. En l’absence de communication anormale des deux circulations, le débit systémique est égal au débit pulmonaire. Il s’élève normalement à l’effort.
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débit systolique l.m.
systolic flow
Quantité de sang expulsé par les contractions d’un ventricule cardiaque à chaque systole.
Il est normalement d’environ 70 à 80 mL.
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débit urinaire l.m.
urine flow rate
Volume d'urine excrété par unité de temps.
Le débit d'urine excrété par le rein correspond à la diurèse ; elle est normalement de l'ordre de 1,5 L par 24 heures et dépend à la fois de la quantité de liquide absorbée, de la valeur fonctionnelle rénale et de la sécrétion d’hormone anti-diurétique.
Le débit d'urine évacué par la vessie au cours d'une miction est de l'ordre de 300 mL en 20 secondes ; il dépend de la puissance contractile de la vessie et de la résistance à l'écoulement dans l'urèthre.
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débit urinaire maximum l.m.
maximum flow rate
Valeur la plus représentative de la puissance du jet urinaire, normalement supérieure à 15 mL/sec.
Il varie avec le volume d’urine émise. Pour moins de 150 mL, la valeur n'est pas interprétable.
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débit utéroplacentaire l.m.
Débit sanguin à travers le placenta qui, chez la femme, est de type hémochorial,
Le sang maternel, arrivant par les artères spiralées de l'endomètre, est directement en contact, dans une chambre intervilleuse, avec les villosités placentaires d'où des capillaires sinusoïdes transportent le sang fœtal vers la veine ombilicale.
Diverses méthodes d'évaluation ont été proposées. Actuellement, le débit placentaire est mesuré en vélocimétrie Doppler d’une part, des artères utérines et d’autre part, des artères ombilicales. Le débit sanguin de la chambre intervilleuse est estimé entre 490 et 750 ml par minute.
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débit ventilatoire de repos ( ) l.m.
ventilatory flow
Quantité d’air mobilisé par le poumon en une minute.
C’est le produit du volume courant (VT) par la fréquence respiratoire (f) :
= VT x f.
Le débit ventilatoire s’exprime en L/mn. Il est en moyenne de 12 L/mn chez un sujet normal.
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débit ventriculaire cardiaque l.m.
ventricular flow
Volume de sang éjecté par un ventricule cardiaque par minute, exprimé habituellement en litre par minute.
En l’absence de communication anormale des circulations systémiques et pulmonaires. Les débits des deux ventricules doivent être égaux. Toutefois cette égalité ne porte que sur un intervalle de temps suffisant. Le débit de chaque ventricule cardiaque est en permanence soumis à des mécanismes régulateurs : adaptation de l’éjection ventriculaire à son remplissage (loi de Starling) résistance du sac péricardique non distensible, volosensible auriculaire gauche contrôlant le volume sanguin central, rôle de réservoir sanguin du lit pulmonaire d’une part, et du lit veineux portohépatique d’autre part.
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débord de la tête fœtale l.m.
fœtal head overlapping
Saillie de la tête fœtale au-dessus de la symphyse pubienne pouvant faire évoquer une dystocie osseuse par disproportion fœtopelvienne après rupture de la poche des eaux.
débranchement (accident de) l.m.
disconnecting accident
En anesthésie-réanimation, ces accidents, qui peuvent être très graves, se voient dans de nombreuses circonstances.
1) Interruption inopinée de la connexion entre les composants d'un système anesthésique utilisé chez un patient en ventilation spontanée, assistée ou contrôlée (risque d'hypoxie).
2) Interruption des raccordements reliant le patient à un appareil de ventilation artificielle.
3) Déconnexion d'un cathéter intravasculaire d'avec son dispositif de perfusion ou de mesure (risque d'hémorragie).
4) Débranchement de l'alimentation (électrique ou en gaz moteur) qui assure la marche d'un appareil suppléant une fonction vitale.
Une alarme de débranchement accidentel et un dispositif de secours doivent être prévus sur tout appareil assurant une fonction vitale (ex. appareil d'anesthésie, respirateur). Même si le débranchement est rapidement détecté et pallié, cet incident critique doit être signalé et l'on doit veiller à ce qu'il ne se reproduise pas.
1) La déconnexion inopinée du circuit respiratoire doit être localisée et corrigée immédiatement. Pour éviter les accidents, les raccords doivent être solidement fixés.
2) Même si le patient a conservé une certaine ventilation spontanée, le débranchement d'un tuyau du respirateur ne lui permet pas en général d'assurer une ventilation efficace du fait de l'espace mort d'appareillage. Aussi tous les respirateurs doivent être équipés de dispositifs de mise à l'air libre à faible espace mort et d'alerte au débranchement.
3) Le débranchement d'un cathéter vasculaire peut entraîner une embolie gazeuse s'il est placé dans une portion vasculaire en dépression (veine cave, oreillette droite) ou une hémorragie s'il est dans une portion vasculaire à pression supérieure à la pression atmosphérique.
4) La panne d'alimentation électrique ou de gaz moteur est un risque très grave pour une unité de réanimation, une salle d'opération ou une salle de réveil.
G. B. Venturi, physicien italien (1746-1822)
→ accident, espace mort, incident critique, fonction vitale (appareil assurant une), Venturi (effet)
débranchement (épreuve de) l.f.
disconnecting test
Épreuve d'hypercapnie utilisée au cours du sevrage d'une ventilation mécanique de longue durée pour voir si le patient reprend des mouvements ventilatoires spontané après arrêt de l'appareil.
Si la reprise est trop longue à venir, il faut réduire le réglage de la ventilation pour éviter l'alcalose.
En dehors de toute action médicamenteuse ou toxique, si la reprise ne se fait pas en 15 min, c'est un signe de destruction des centres respiratoires et de mort cérébrale.
L'épreuve doit se faire sous oxygène pur, elle est significative si les mouvements respiratoires ne reprennent pas au bout de 15 min ou lorsqu'on atteint une PaCO2 = 60 mm de Hg. Pour conforter la valeur médicolégale de cette épreuve certains enregistrent le spirogramme du patient.
→ apnée (oxygénation sous), mort cérébrale
Debré-Fibiger (syndrome de) l.m.
Debré-Fibiger’s syndrome
Hyperplasie congénitale des surrénales liée à un bloc complet de la 21 hydroxylase, altérant la synthèse à la fois des gluco- et des minéralo-corticoïdes déterminant de ce fait une hyperplasie des surrénales avec syndrome de perte de sel.
En l’absence de thérapeutiques substitutives par les dérivés de la cortisone, l’affection est responsable, dès les premières semaines d’une déshydratation létale en liaison avec une insuffisance surrénale aigüe. Le défaut de synthèse du cortisol et de l’aldostérone et de leurs précurseurs immédiats liés au bloc enzymatique emballe la production des sexocortoticoïdes, ce qui détermine des signes d’hyperandrogénie : masculinisation des organes génitaux externes responsable d’ambiguïté sexuelle chez la petite fille, parfois macrogénitosomie chez le petit garçon. Ce syndrome se différencie de celui de Wilkins où le bloc partiel n’altère pas la synthèse des minéralocorticoïdes.
La transmission est autosomique récessive, liée à des mutations du gène CYP21A2.
J. Fibiger, anatomopathologiste danois, prix Nobel de médecine en 1926 (1905) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l'Académie de médecine (1925)
→ déficit en 21-hydroxylase, Wilkins (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales, CYP21A2 gene
[O4]
Debré, Lamy, Lamotte (érythrodermie avec épidermolyse de) l.f. (obs.)
Debré, Lamy, Lamotte’s erythroderma with epidermolysis
R. Debré, pédiatre, membre de l’Académie de médecine, M. Lamy, pédiatre généticien, membre de l’Académie de médecine, M. Lamotte, médecin français (1939) ; A. Lyell, dermatologiste britannique (1956)
→ épidermolyse nécrosante suraigüe de Lyell
débridement n.m.
debridement
Nettoyage d’une plaie, au besoin en élargissant la voie d’abord, pour en retirer tous les tissus abimés, nécrosés et infectés et obtenir un foyer parfaitement propre.
La plaie ou le foyer opératoire peut alors être laissé ouvert ou fermé sur drainage.
débridement bicommissural du col utérin l.m.
bicommissural cervical debridement
Traitement des sténoses cervicales par incision des deux commissures latérales du col par diathermochirurgie.
débrisoquine n.f.
debrisoquine
Médicament antihypertenseur dont le métabolisme dépend principalement d'une forme particulière de cytochromes P450 (cytochrome P450 2D6).
Ce médicament est utilisé comme agent pharmacologique pour évaluer le déficit génétique en cytochrome P450 2D6.
décaillottage n.m.
clot washing
Action de vider et laver une cavité naturelle des caillots sanguins qui l'encombrent : plèvre, cavités rénales, vessie, abdomen, etc.
Dans la voie excrétrice urinaire les caillots constituent une obstruction, et ont leur pathologie propre.
décalage du cadre de lecture l.m.
reading frameshift, frameshift mutation
Mutation provoquée par des délétions ou des insertions qui ne sont pas des multiples de trois
paires de bases, ce qui change le cadre de lecture.
Syn. mutation du cadre de lecture
→ mutation, délétion, insertion, paire de bases, cadre de lecture
[Q1]
Édit. 2019
décalage horaire (syndrome de) l.m.
jet lag
Syndrome de désynchronisation des rythmes circadiens physiologiques, en relation avec un décalage horaire de plus de quatre heures (trajets par avions transcontinentaux).
Chez les sujets sains, la privation de sommeil s'accompagne d'asthénie et de somnolence diurne, plus rarement de céphalées, d'intolérance gastrique et de diarrhée.
L'essai de maintien éveillé jusqu'à la nuit qui suit l'arrivée pourra être associé à la prise dégressive d'un hypnotique léger à demi-vie courte. Les résultats de la mélatonine semblent prometteurs, ainsi que l'exposition à la lumière solaire.