Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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TNM (classification) sigle angl. pour Tumor Node Metastasis

TNM System

Système d’évaluation du stade évolutif des cancers avant tout traitement, fondé sur la taille de l'extension tumorale directe (tumeur primitive T : de T1 à T4, T0 désignant le cancer in situ), sur l’extension aux nœuds lymphatiques locorégionaux (N, de N1 à N3, N0 désignant l’absence d’atteinte ganglionnaire), sur la présence de métastases à distance (M, soit absentes : M0, soit présentes, désignées alors M1 ou M2 suivant leur nombre).
Cette classification a été proposée par Pierre Denoix entre 1940 et 1950 et adoptée par la communauté internationale pour de nombreuses localisations cancéreuses.

P. Denoix chirurgien français (1946)

tomographie par émission de positons l.f.

positron emission tomography (PET)

Technique d’imagerie fondée sur l’annihilation des électrons émis par un radionucléide, préalablement introduit dans l’organisme et électivement fixé par certains organes, opération qui est couplée à une tomodensitométrie.
On utilise le plus souvent comme marqueur le fluorodésoxyglucose marqué au 18F, de 511 KeV, qui se fixe d’autant plus intensément que l’activité métabolique des cellules est plus grande. Une caméra à positons, utilisant la détection en coïncidence, enregistre la répartition instantanée du radionucléide et ses variations métaboliques successives.
Cette technique est particulièrement utile à l’étude des récepteurs cérébraux (scintigraphie des récepteurs, octréotides). Les applications actuelles sont principalement :
- examen préchirurgical d'un cancer pulmonaire qui parait opérable, à la recherche de métastases sauf cérébrales,
- diagnostic de malignité d'une lésion pulmonaire de plus de 1 cm sans calcification, mais certaines lésions inflammatoires peuvent donner de faux positifs et certains carcinomes (bronchioloalvéolaires et neuro-endocrines bien différenciés) de faux négatifs,
- appréciation de l’extension d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien ; après la deuxième cure d'un traitement chimiothérapique lorsque le lymphome parait résistant ; diagnostic d'une lésion résiduelle,
- rechute ou maladie résiduelle d'un cancer connu,
- suspicion d'une récidive devant une augmentation des marqueurs tumoraux au cours d'un cancer du sein ou d'un cancer digestif, d'une tumeur germinale maligne, alors que les examens habituels ne parviennent pas à la découvrir,
- recherche d'une lésion résiduelle après radiochimiothérapie d'une lésion germinale maligne,
- recherche d'une récidive d'un carcinome des voies aérodigestives supérieures, d'un carcinome rénale opéré, d'un cancer utérin.

Sigle TEP

trichilemmocarcinome n.m.

trichilemmal carcinoma

Tumeur cutanée maligne rare survenant chez le sujet âgé, siégeant principalement sur le visage, le cou ou les oreilles, légèrement surélevée, rougeâtre, souvent kératosique, de 0,5 à 2 cm de diamètre, histologiquement invasive, dont les lobes se composent de cellules claires, ressemblant à celles de la gaine folliculaire externe, mais contenant des noyaux volumineux et hyperchromatiques.
Son origine est encore discutée  : certains la considèrent comme une néoplasie d'origine folliculaire, donc comme un carcinome pilaire, tandis que d'autres pensent à un carcinome spinocellulaire à différenciation trichilemmale. L'évolution est lente : la néoformation présente une agressivité locale sans formation de métastases. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale.

tronc cérébral (tumeur du) l.m.

brain stem tumor

Néoformation portant sur le tissu nerveux du tronc cérébral. Il s'agit principalement de gliomes.
Ces gliomes infiltrants sont des lésions histologiquement bénignes, mais leur gravité est liée à leur siège au sein du tronc cérébral. Observés chez l'enfant et l'adulte, ils se manifestent par des atteintes des nerfs crâniens, des voies longues, et par un syndrome d'hypertension intracrânienne.
La diagnostic est évoqué sur l'IRM, mais la biopsie stéréotaxique est rarement possible. Le traitement est surtout radiothérapique.
Les autres tumeurs du tronc cérébral sont les hémangiomes, les hémangioblastomes, les tératomes, les métastases, mais aussi les tuberculomes.

tumeur à cellules géantes des os l.f.

giant-cell tumor, myeloplaxoma

Tumeur osseuse épiphyso-métaphysaire de l’adulte jeune, principalement entre 20 et 40 ans, formé d’un tissu très vasculaire dans lequel se trouvent de grandes cellules multinucléées les myéloplaxes.
Elle est située le plus souvent à l’extrémité des os longs et plus particulièrement au genou : extrémité distale du fémur et proximal du tibia, dans les os plats ; tout os peut être atteint. La tumeur est ordinairement unique, très rarement multicentrique. Quand elle se développe avant la fermeture du cartilage de croissance osseuse elle est située du côté métaphysaire ; après la fermeture, elle est épiphyso-métaphysaire. D’abord située dans l’os spongieux, elle se développe de façon excentrique, atteint la corticale osseuse qu’elle peut détruire et les tissus mous (et parfois l’articulation adjacente) qu’elle refoule ou envahit. La tumeur,douloureuse, peut former une voussure palpable.
L’imagerie médicale montre une ostéolyse homogène, sans reconstruction osseuse, avec très peu de réaction périostée. Le contenu est mou, de couleur brun-rouge, parfois vacuolaire ou hémorragique. L’examen histologique montre un stroma assez homogène très vasculaire contenant, à côté de cellules mononuclées, de grandes cellules multinucléées, les myéloplaxes ou cellules géantes. L’évolution est variable : certaines formes sont latente (stade 1), le plus souvent la tumeur est active et expansive (stade 2), parfois elle est rapidement évolutive (stade 3).
La nosologie tumorale de cette tumeur n’est pas clairement établie. Bien que la tumeur soit considérée comme bénigne elle peut donner des métastases, pulmonaires le plus souvent de même structure histologique et souvent peu évolutives parfois même résolutives. Une transformation maligne sarcomateuse est rare ; elle se voit au cours de récidives après traitement chirurgical et surtout après radiothérapie (qui n’est pratiquée que pour des tumeurs inaccessibles ou inopérables). Le traitement est chirurgical par exérèse large, curetage ou résection osseuse suivie de comblement ou de reconstruction.

A. P. Cooper, Sir, membre de l'Académie de médecine et B. Travers, chirurgiens britanniques (1818)

Syn. tumeur à myéloplaxes, ostéoclastome, myxoplaxome (désuet)

myéloplaxes

tumeur carcinoïde l.f.

carcinoid tumor

Initialement individualisées au niveau digestif pour les distinguer des autres tumeurs intestinales en raison de leur meilleur pronostic et de leurs spécificités anatomopathologiques, les tumeurs carcinoïdes désignent en réalité des tumeurs constituées au dépens des cellules neuroendocrines productrices de sérotonine.  
Les tumeurs carcinoïdes constituent 1% des cancers. Leur localisation est traditionnellement liée à leur origine à partir de l’intestin primitif : foregut ou intestin antérieur (pharynx, trachée, bronche, œsophage, estomac, duodéno-pancréas, jéjunum), midgut ou intestin moyen (iléon, appendice, caecum), hindgut ou intestin postérieur (colon, rectum). Les tumeurs carcinoïdes se révèlent au niveau de la bronche (30% des cas) ou de l’ensemble du tractus digestif (50% des cas) notamment de l’intestin grêle, du côlon, de l’appendice (1% des pièces d’appendicectomie). Elles se développent aussi à partir du pancréas, de l’ovaire. 
Leur révélation précoce est rare (image ronde du poumon, subocclusion intestinale liée à un syndrome de Koenig). Au stade des métastases hépatiques, l’absence de dégradation de la sérotonine par le foie explique la survenue de flushs liés au syndrome carcinoïde, de diarrhée chronique, d’atteintes valvulaires de la tricuspide. 
Leur mise en évidence est permise par les tomodensitométries, la TEP-FDG, les scintigraphies à l’octréoscan.  Les signes cliniques (flushs diarrhée) sont réduits par les analogues retard de la somatotatine. 

Étym. gr. karkinôma : tumeur cancéreuse (de karkinos : crabe, cancer), et suffixe -eide du grec eidos : sorte.

carcinoïde, syndrome carcinoïde, tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes.

[F2, K1, L1, O4]

Édit. 2020

tumeur carcinoïde intestinale l.m.

Tumeur épithéliale développée à partir des cellules argentaffines de Kultchitzky des cryptes de Lieberkühn qui peut être localisée du duodénum distal jusqu’au côlon ascendant (majoritairement autour de la valvule iléo-cæcale).
De lente évolution (10 à 15 ans), elle se manifeste par des accidents d’obstruction intestinale et après l’existence de métastases hépatiques, par les manifestations paroxystiques du syndrome carcinoïde ainsi qur par des troubles permanents tels qu’une diarrhée, une couperose et parfois des lésions valvulaires cardiaques.
Ces manifestations sont secondaires à la sécrétion tumorale de sérotonine et de kallicréine. La première s’élimine dans les urines sous la forme de 5 hydroxy-indol-acétique.

N. Kultchitzky, histologiste russe (1897); J. N. Lieberkühn, anatomiste allemand (1745); O. Lubarsch, anatomopathologiste allemand (1888); S. Oberndorfer, anatomopathologiste allemand (1907)

sérotonine, syndrome carcinoïde, acide 5-hydroxy-indole-acétique, cellule de Kulchitsky-Masson, cryptes de Lieberkühn, couperose

[L1]

Édit. 2018

tumeur de malignité atténuée l.f.

low grade malignant tumor

Tumeur maligne d’évolution spontanée lente et caractérisée par l’apparition tardive de métastases.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur desmoïde l.f.

desmoid tumor

Tumeur fibromateuse, nommée "desmoïde" par Müller en 1838 en raison de sa ressemblance avec la structure d'un tendon, s'observant principalement chez l'adulte avec une prédilection pour la femme en période d'activité génitale, se développant à partir de la gaine aponévrotique, le plus souvent celle des grands droits, et donc généralement située dans la paroi abdominale.
Elle se manifeste comme une masse sous-cutanée, dure, apparemment bien délimitée à la palpation. Histologiquement, la lésion est constituée de fibres collagènes associées à une prolifération fibroblastique modérée. Certains auteurs la considèrent comme un équivalent plus profond du dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand, alors que d'autres la rapprochent des fibromatoses. L'évolution aboutit à une infiltration progressive des tissus. L'excision chirurgicale, même large, est souvent suivie de récidives. Il ne se produit jamais de métastases.

J. P. Müller, anatomopathologiste allemand (1838) ; F. J. Darier, membre de l'Académie de médecine et M. Ferrand, dermatologistes français (1924)

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur du cœur l.f.

heart tumor

Néoformation développée dans une cavité ou une paroi cardiaque.
Ces tumeurs sont variées et comportent :
1) les tumeurs primitives bénignes, dont la plus fréquente est le myxome, les autres variétés étant exceptionnelles (rhabdomyome, hamartome, fibrome, papillaire, lipome, mésothéliome, hémangiome, neurofibrome, tératome).
2) les tumeurs primitives malignes, rares, angiosarcome, rabdomyosarcome, lymphome malin, fibrosarcome, leiomyosarcome, mésothéliome malin, tératome malin.
3) les tumeurs secondaires, métastases cardiaques ou cardiopéricardiques de divers cancers (carcinome bronchique, carcinome mammaire, mélanome, etc.).

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur fibrocytique plexiforme l.f.

plexiform fibrohistiocytic tumor

Tumeur rare à malignité réduite, survenant généralement chez les enfants et les adolescents, à localisation ubiquitaire avec siège préférentiel aux membres supérieurs, se présentant comme une masse solitaire, souscutanée, mesurant de 1 à 5 cm de diamètre.
Histologiquement, la lésion se situe dans le derme réticulaire et dans l'hypoderme et est caractérisée par la présence, d'une part, de faisceaux entrelacés de cellules fusiformes "fibroblastiques" et, d'autre part, de plages de cellules dites histiocytaires; des cellules géantes ostéoclastiques et/ou inflammatoires y sont associées. La lésion présente une extension locale progressive. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale large. Les récidives postopératoires sont fréquentes. Des métastases ont été décrites, mais restent rares.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur fibrohistiocytaire plexiforme

tumeur maligne d'Abrikossof l.f.

malignant granular cell tumor

Tumeur maligne rare, survenant chez l'adulte jeune, siégeant habituellement à la tête ou au cou, se manifestant comme une masse profonde, souvent douloureuse, à croissance rapide, et dont la structure histologique, qui rappelle celle de la forme bénigne de la tumeur, s'en différencie par la présence d'atypies nucléaires et de mitoses.
Au cours de l'évolution les métastases régionales et viscérales sont fréquentes. Le pronostic est sévère. Le traitement consiste en l'ablation chirurgicale, suivie éventuellement par une chimiothérapie appropriée.

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1875-1955)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire malin, tumeur granulocellulaire maligne

tumeurs des parties molles de la paroi thoracique l.f.p.

Tumeurs bénignes ou tumeurs malignes, plus rarement tumeurs desmoïdes, les tumeurs des parties molles représentent les deux tiers des tumeurs de la paroi thoracique.
Les tumeurs bénignes les plus fréquentes sont les tumeurs nerveuses, isolées ou multiples, alors dans le cadre d'une maladie de Recklinghausen. Plus rares sont les lipomes ou les angiomes.
Parmi les tumeurs malignes, fibrosarcome, rhabdomyosarcome, liposarcome, histiocytofibrosarcome sont les plus fréquents. Des métastases pulmonaires s'observent près de 4 fois sur 10 dans ces divers sarcomes. Ces tumeurs sont de grades histologiques variables, allant d'un bas-grade de bon pronostic à un haut-grade nécessitant d'associer chimio- et radiothérapie.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur xanthomateuse plexiforme l.f.

plexiform xanthomatous tumor

Tumeur mésenchymateuse rare, survenant chez l'adulte, siégeant sur les membres et le tronc et se manifestant comme une tuméfaction intradermique bien délimitée, dure, ayant la teinte de la peau normale environnante.
Histologiquement, la lésion se situe dans le derme profond et l'hypoderme et se compose d'amas bien délimités comprenant des faisceaux entrelacés de cellules fibroblastiques, des plages de cellules xanthomateuses et des dépôts de cholestérol. La tumeur doit être différenciée du xanthome, de la tumeur fibrocytique plexiforme et de l'histiocytome fibreux cholestérolique. L'évolution est chronique. Des métastases n'ont pas été observées. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale.

Étym. lat. tumor : gonflement

ulcus rodens l.m.

rodent ulcer, ulcerating basal cell carcinoma, corneal rodent ulcer

Variété de carcinome basocellulaire localisé au visage et au cuir chevelu, caractérisée par une ulcération creusante dont la base est peu infiltrée et dont les bords sont nets et dépourvus du bourrelet perlé caractéristique.
Au microscope, la tumeur se compose de travées épithéliales minces, ramifiées, dont l'extrémité se termine souvent en pointe. La plupart des cellules sont fusiformes. La stromaréaction est dense, riche en fibroblastes. L'évolution est plus grave que celle des autres carcinomes basocellulaires et peut être redoutable. La tumeur s'étend notamment en surface et en profondeur, et peut entraîner une destruction de larges zones du visage (carcinome térébrant) et provoquer des hémorragies. Il n'y a pas de métastases.
En ophtalmologie, l’ulcère cornéen, désigné sous le nom d'ulcère de Mooren, marginal, limité au départ à un quadrant de la cornée en regard d'un bourrelet conjonctival saillant, présente des bords décollés. Parfois isolé, il accompagne volontiers les maladies systémiques, l'arthrite rhumatoïde, Il peut s'étendre à toute la périphérie cornéenne et devenir annulaire. Il peut conduire à une perforation, et sinon à l'opacité diffuse d'une cornée réduite en son épaisseur.

A. Mooren, ophtalmologiste allemand (1867)

Étym. lat. ulcus : ulcère ; rodere : ronger

ulcère, cancer basocellulaire, ulcère de Mooren

variable expliquante l.f.

explanatory variable

Variable susceptible d’influencer une autre variable que l’on cherche à expliquer.
Cette notion est généralement utilisée dans les modèles statistiques de régression.
P.ex. l’envahissement pariétal d’un cancer du tube digestif, l’existence ou non de métastases ganglionnaires pour justifier la durée de survie d’un malade.

covariable

[E1]

Édit. 2020

veines de la colonne vertébrale l.f.p.

venae columnae vertebralis (TA)

veins of vertebral column

Ensemble des plexus veineux qui parcourent de bas en haut la colonne vertébrale.
Ce sont le plexus veineux vertébral externe et antérieur, le plexus veineux vertébral externe et postérieur, le plexus veineux vertébral interne et antérieur et le plexus veineux vertébral interne et postérieur. Ce grand réseau veineux constitue une voie importante de retour du sang veineux de la moitié sous-diaphragmatique du corps et une anastomose efficace entre le système cave inférieur et le système cave supérieur. Ces plexus sont sollicités lors de toute compression du système cave inférieure physiologique (toux, efforts abdominaux par exemple) ou pathologique (thrombose cave inférieure). Ces plexus ont été anatomiquement décrits par G. Breschet; Batson a mis en évidence leur rôle dans les métastases vertébrales des cancers de la prostate.  

G. Breschet, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie des Sciences (1819); O. Batson, chirurgien américain (1940)

[A1, K4]

Édit. 2020

veines diploïques du corps vertébral l.f.p.

Terme désuet : il s’agit des veines situées dans le corps vertébral.
Elles convergent vers sa face postérieure. Elles se jettent dans le plexus veineux intravertébral antérieur. Elles ont un role important étant donné la fonction hématopoiétique du corps vertébral. D'autre part c'est par cette voie veineuse (plexus veineux intravertébral) que s'expliqueraient les métastases osseuses vertébrales.

Syn. veines basivertébrales

veines basivertébrales

[A1 ]

Édit. 2019

vertèbre d'ivoire l.f.

ivory vertebra

En radiologie, image de condensation diffuse sans déformation du corps vertébral, qui peut s'étendre vers les pédicules et l'arc postérieur et atteindre une ou plusieurs vertèbres contigües ou non.
Les causes sont multiples. Elle est parfois congénitale mais plus fréquemment elle est due à des métastases et des lymphomes. Dans la maladie de Paget, il s'y associe souvent une augmentation de la taille du corps vertébral (mégavertèbre).
En IRM, une condensation osseuse se traduit par l'absence de signal sur toutes les séquences (vertèbre noire).

Étym. lat. vertebra : vertèbre, de vertere : tourner Syn. vertèbre noire

métastase, lymphome malin, Paget (maladie de)

[F1, F2, I2]

Édit. 2019

sarcome de la  vessie l.m.

bladder sarcoma

Tumeur conjonctive maligne de la paroi vésicale.
Ces tumeurs rares sont des léio- ou des rhabdomyosarcomes. Leur évolution, très maligne, est principalement locorégionale ; les métastases sont en majorité pulmonaires. Le traitement est uniquement chirurgical ; radiothérapie et chimiothérapie sont inefficaces. Le pronostic est toujours très sévère.

Étym. lat. vesica : vessie

léiomyosarcome, rhabdomyosarcome

[F2, M2]

Édit. 2019

voûte crânienne (affections non traumatiques de la) l.f.p.

nontraumatic ailments of the dome of the skull

Atteintes de la paroi du crâne, relativement rares, mais dont les plus nombreuses sont les tumeurs osseuses.
Les tumeurs malignes sont des sarcomes, des localisations du myélome sous forme de plasmocytome et des métastases. Les tumeurs bénignes sont des ostéomes, des kystes épidermoïdes, des angiomes diploïdes, des chondromes, voire des méningiomes hyperostosants. Des dysplasies osseuses diverses sont aussi décrites : dysplasie fibreuse, maladie de Paget, hyperostose frontale interne, ostéose hyperparathyroïdienne, histiocytose, sarcoïdose.
Le diagnostic n'est affirmé que sur le contexte ou grâce à une biopsie.

Wilms (tumeur de) l.m.

Tumeur maligne rénale avec cellules de type embryonnaire, volumineux, rapidement évolutif, observé chez les jeunes enfants.
L'âge moyen de constitution est d'environ trois ans, mais cette tumeur embryonnaire peut également survenir chez l'adolescent et l'adulte. Elle se développe à partir du blastème rénal et comporte dans sa structure des éléments épithéliaux, fibreux et blastémateux (mésenchyme immature). L'extension peut être locale, rétropéritonéale par rupture de la capsule, veineuse et ganglionnaire. Les métastases sont essentiellement pulmonaires. Cette tumeur est associée parfois à des malformations génito-urinaires, à une aniridie ou à une hémi-hypertrophie corporelle, à des anomalies génito-urinaires, à un retard mental, à un syndrome de Beckwith-Wiedemann.
Le syndrome de WAGR (Wilms tumor-Aniridia-Genitourinary anomalies-mental Retardation, secondaire à une microdélétion) à a permis l'approche du gène de la tumeur de Wilms (aniridie et retard mental correspondent à des gènes séparés car ils ne sont pas toujours présents dans le WAGR). Le gène de la tumeur de Wilms est de type "tumeur suppresseur" ou anti-oncogène, il contrôle la prolifération et la différenciation des tissus et présente deux mutations l'une germinale et l'autre sporadique (hypothèse de Knudson, comme pour le rétinoblastome). Trois locus sont en jeu, le premier locus (WT1) localisé en 11p13 avec gène candidat AN2, le deuxième locus (WT2) en 11p15.5 très proche et le troisième locus (WT3) en 16q. L’affection est autosomique dominante (MIM 194070).

M. Wilms, chirurgien allemand (1899) ; F.V. Birch-Hirschfeld, anatomopathologiste et bactériologiste allemand (1898) ; A. G. Knudson Jr, généticien américain (1971)

Syn. néphroblastome, Birch-Hirschfeld (tumeur de)

WAGR (syndrome), Beckwith-Wiedmann (syndrome de), néphroblastome

neuropiline n.f.

neuropilin

Glycoprotéines transmembranaires exprimées principalement à la surface des neurones qui sont des récepteurs des sémaphorines responsables du positionnement des axones durant le développement du système nerveux.Il existe deux isoformes appelées neuropilines 1 et 2 (NPL1 et NPL2), qui possèdent des caractéristiques structurales et fonctionnelles similaires. Elles servent également de co-récepteur pour le facteur de croissance des cellules endothéliales vasculaires (Vascular Endothelial Growth Factor) et jouent ainsi un rôle dans l’angiogenèse. La compétition entre ces deux ligands explique l’inhibition du développement des tumeurs et de la dissémination de métastases par les sémaphorines du fait de leur effet antiangiogénique.
 Elles sont, enfin, exprimées sur les cellules immunitaires et paraissent réguler la réponse immune.

Sigle NRP

sémaphorine, facteurs de croissance de l'endothélium vasculaire

[C1,C3,F3,H1]

Édit. 2018

sémaphorine l.f.

sémaphorin

Famille de protéines participant à la croissance des neurones et également impliquées dans celle d’autres tissus dont les vaisseaux, ce qui explique leur rôle dans le développement des cancers.
La famille des sémaphorines  compte environ 25 membres répartis en plusieurs classes dont une concernant uniquement les virus. Elles sont attachées à la membrane et peuvent être secrétées. Leurs récepteurs principaux sont les neuropilines et les plexines. La fonction essentielle des sémaphorines est de contrôler l’expression et l’activité de protéines intervenant dans la formation des contacts intercellulaires ou entre cellules et matrice extracellulaire. Elles participent au positionnement des neurones et au guidage des axones et des dendrites au cours du développement. Leur rôle dans l’angiogenèse a suscité l’étude de leur implication dans les cancers. Certaines sémaphorines seraient douées de propriétés  anti-migratoires et anti-angiogéniques. Elles limiteraient ainsi la croissance tumorale et la diffusion de métastases.

neuropilines, plexines

[A2,C3,F2,H1]

Édit. 2018

caméra à positons l.f.

positron camera, tomoscintigraphy, PET

Dispositif d'imagerie comportant un anneau à scintillation placé autour du sujet examiné pour détecter les scintillations en opposition.
Principe de la détection en coïncidence des deux photons de 511 keV émis à 180° l'un de l'autre, lors de l'annihilation d'un positon (seuls les photons arrivant simultanément sur deux cristaux différents sont comptés).
Les informations sont reprises par ordinateur pour reconstruire des coupes transversales à partir des images fournies par la désintégration de radioéléments, émetteurs de positons servant de marqueurs (fluorodésoxyglucose).
On distingue :
- d'une part des détecteurs spécialisés, multicristaux, de forme généralement annulaire,
- d'autre part des caméras à scintillations double tête, dont on a enlevé les collimateurs et sur lesquelles a été branché un circuit de coïncidence. La position de la scintillation sur chaque cristal permet de tracer la ligne sur laquelle se trouve le positon au moment de son annihilation.
Il y a deux types de caméras : celles, petites, permettant d'explorer le cerveau et celles, corps entier, dites (improprement) « dédiées », permettant la tomographie de tout le corps.
Cette méthode est particulièrement utile dans l'examen du cerveau, permettant des diagnostics fonctionnels de l'activité cérébrale, inaccessible autrement. Elle permet aussi de faire le diagnostic des cancers et métastases, du poumon notamment.

Étym. ital. camera : chambre

Syn. détecteur de positons

positon, annihilation des électrons, radioactivité bêta plus, tomographie par émission de positons, fluorodésoxyglucose marqué

[B2,B3]

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