Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

adénite sinusale cytophagique l.f.

sinus histiocytosis with massive lymphadenopathy, Rosai and Dorfman’s Syndrome

La maladie est rare en Europe, d’étiologie inconnue et survient surtout chez le jeune enfant vivant dans des conditions socio-économiques précaires (tiers-monde en particulier).
Elle débute par des adénopathies cervicales volumineuses, pseudotumorales, indolores, puis s’étend à tout le corps. La fièvre est marquée, la polynucléose habituelle, la vitesse de sédimentation élevée. L’examen histologique d’un nœud (ganglion) montre une distension des sinus par l’accumulation d’histiocytes contenant de nombreux lymphocytes à des stades variables de destruction. L’évolution de cette lymphocytophagie est chronique, habituellement bénigne.

P-P. Destombes, anatomopathologiste français (1965), J. Rosaï, anatomopathologiste américain d’origine italienne (1969 et 1972) et R. F. Dorfman, anatomopathologiste américain (1969 et 1972)

Étym. gr adên : glande ; suffixe - ite: se rattache à un processus inflammatoire

Syn. histiocytose sinusale hémophagocytaire, syndrome de Destombes-Rosai-Dorfman, maladie de Destombes, lymphadénopathie massive par histiocytose sinusale avec hémophagocytose

[N1 ,P1 ]

Édit. 2017

ADN-primase n.f.

Enzyme responsable de la polymérisation d'une séquence oligonucléotidique d'ARN en direction 5'

3' sur un ADN double brin servant de matrice.
Cet ARN sert d'amorce à la réplication du chromosome bactérien (fragments d'Okasaki) et de l'ADN de certains phages et plasmides.

Syn. protéine DNA G

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

agranulocytose n.f.

agranulocytosis

Absence ou raréfaction des granulocytes du sang (polynucléaires neutrophiles), résultant le plus souvent d'une intolérance médicamenteuse individuelle et imprévisible : de nombreux médicaments sont incriminés.
Cet accident dure une dizaine de jours et guérit spontanément si le médicament responsable est arrêté. Le risque majeur est le développement d'une infection pendant cette période : malgré les progrès de l'antibiothérapie, le risque vital subsiste. Il n'y a guère de test permettant, en plus souvent incriminés, citons certains analgésiques et particulièrement le pyramidon, un antithyroïdien, le propylthiouracile, les sulfamidés, les sels d’or, la clozapine, et un antiagrégant plaquettaire, la ticlopidine.

[F1,G3,G4]

Édit. 2017

agranulocytose constitutionnelle l.f.

congenital neutropenia, Kostmanns’ syndrome

Affection caractérisée par une neutropénie de transmission le plus souvent autosomique récessive.
La neutropénie est profonde et permanente, les polynucléaires sont le plus souvent inférieurs en nombre à 200/mm3. La maladie est révélée par des infections bactériennes répétées et graves, survenant dès les premiers mois de la vie et mettant en jeu le pronostic vital. La moelle est de richesse normale, mais très pauvre en granulocytes. L’injection régulière de G-CSF (Granulocyte Stimulating Factor) recombinant à des doses supraphysiologiques permet de normaliser le nombre des polynucléaires chez presque tous les malades et d’éviter ainsi les infections.
L’affection est liée à une mutation du gène CSF3R.

R. Kostmann, pédiatre, suédois (1956)

Syn. Neutropénie congénitale sévère, agranulocytose génétique infantile, agranulocytose de Kostmann

CSF3R

[F1,Q2]

Édit. 2017

aide-anesthésiste n.m. ou f.

anaesthetist nurse

Infirmier ou infirmière diplomé d'État spécialisé en anesthésie-réanimation (IADE).
C’est le plus proche collaborateur du médecin anesthésiste-réanimateur, qui peut, sous sa responsabilité, lui confier des fonctions de soins, de surveillance et de gestion. La spécialisation d'IADE est obtenue après 2 années d’études effectuées au sein d’une école agréée par le Ministère de la Santé. L'infirmier anesthésiste a une compétence définie par décret. Il est soumis aux mêmes règles juridiques que l’infirmier diplômé d’Etat mais s’y ajoutent celles qui résultent de l’extension et de l’exclusivité de la compétence qui lui sont règlementairement reconnues.

[E1,G1]

Édit. 2017 

aiguille-cathéter l.f.

canula

Petit cathéter, généralement en téflon ou en dacron monté sur un embout métallique mâle dont la lumière contient un mandrin effilé et pointu, légèrement plus long que le cathéter, qui permet l'introduction de celui-ci par voie transcutanée dans une artère ou dans une veine.
Il existe plusieurs modèles d'aiguilles - cathéters, dont les longueurs vont de 7 à 60 cm, adaptés à différents types d'examens vasculaires (phlébographies périphériques, aortographies translombaires, artériographies carotidiennes par ponction directe de la carotide etc.) ou à de simples ponctions veineuses (par exemple pour mise en place d'une perfusion).

[B3]

Édit. 2017   

aire nue de la face diaphragmatique du foie l.f.

area nuda faciei diaphragmaticae hepatis (TA)

bare area of diaphramatic surface of liver

Aire de la face postérieure du foie comprise entre les feuillets supérieur et inférieur du ligament coronaire au niveau de laquelle la face postérieure du foie est en contact direct avec la face inférieure du diaphragme.
Cette aire est particulièrement développée à la face postérieure du lobe droit, à droite de la veine cave inférieure.

[A1]

Édit. 2017

albuminurie n.f.

albuminuria

Terme désuet employé dans le langage courant pour protéinurie.

protéinurie

[M1]

Édit. 2020

alcaptonurie n.f.

alkaptonuria

Anomalie héréditaire du métabolisme d'acides aminés liée à un déficit en oxydase de l’acide homogentisique ou alcaptone se traduisant par la production de polymères quinoniques de l’acide homogentisique excrété et par une pigmentation brune des paupières, des joues, des grands plis et des muqueuses qui correspond à l’ochronose.
Elle se manifeste encore par un noircissement de l’urine (à l’air et à la lumière), ainsi que du cérumen. Il s’y associe des dépôts pigmentaires responsables de troubles articulaires, cardiaques et rénaux d’apparition plus tardive. Bien tolérée dans la plupart des cas, cette anomalie est due à un blocage de la dégradation de la phénylalanine qui entraîne l'accumulation de dérivés d'alcaptone dans les tendons et tissus articulaires.
Chez le malade on note une ostéo-arthropathie, une pigmentation des lobes des oreilles, une arthrite de la colonne vertébrale, des lithiases urinaires. Au niveau des yeux on peut trouver des taches jaune-brunâtre ou bleutées sur la conjonctive, la sclère et la cornée. Ces taches se situent dans l'aire d'ouverture palpébrale au niveau de l'insertion des muscles droits horizontaux. Les tarses peuvent également prendre cette coloration et on peut trouver des petites gouttes jaunâtres d'aspect huileux au niveau de la cornée en juxtalimbique sur la membrane de Bowman ou très proches.
Le trouble du métabolisme phényl-alanine/tyrosine produit du pigment noir : ochronotique qui colore les urines comme de l'encre noire si on les laisse à l'air et à la lumière.
Le locus du gène HGD est en 3q13.33. L’affection est autosomique récessive (MIM 203500). Le diagnostic prénatal est éventuellement possible par dosage dans le liquide amniotique de métabolites dont l’hydroxyphényl-lactate.

ochronose, homogentisique (acide), HGD gene

[R1,Q2]

Édit. 2017 

aliment n.m.

food, nutriment

1 Toute substance que les êtres vivants consomment et assimilent pour assurer la croissance et l’entretien de leur organisme.
Ne doit pas être confondu avec nutriment et alicament.
2 Ce qui entretient, nourrit, développe.
On alimente un feu. La lecture est un aliment de l’esprit. L’eucharistie est l’aliment de l’âme (religion chrétienne).
3 En droit civil, prestation ayant généralement pour objet une somme d’argent, destinée à assurer la satisfaction des besoins vitaux d’une personne qui ne peut plus assurer elle-même sa subsistance.

Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir

nu, Q1triment, alicament

[R2]

Édit. 2017 

alimentation entérale l.f.

enteral nutrition

Alimentation artificielle par apport nutritionnel direct dans le tube digestif, par voie naturelle (sonde nasogastrique ou nasoduodénale), par gastrostomie ou jéjunostomie.
On emploie des bouillies nutritives homogénéisées maintenues à basse température (pour éviter la prolifération bactérienne) ou stérilisées, contenues dans des poches stériles. Ces mélanges équilibrés apportent aussi de l'eau, des électrolytes et des oligo-éléments.
Cette alimentation artificielle se fait le plus souvent de façon continue à l'aide d'une pompe (nutripompe), souvent à partir de poches stériles. Elle est indiquée soit pour assurer une alimentation orale impossible (troubles de la conscience, de la déglutition, etc.) ou pour la suppléer, soit pour assurer un complément et prendre un relais progressif de l'alimentation parentérale.
Si le tube digestif est sain, l'alimentation artificielle entérale est la meilleure solution, mais elle est contrindiquée s'il existe une occlusion, une diarrhée ou des fistules nombreuses et non appareillables. S'il n'y a qu'une fistule on peut utiliser la réinjection de chyme. L'alimentation duodénale doit se faire à débit continu avec un liquide dont l'osmolarité est égale ou inférieure à celle du plasma. Pour éviter les fausses routes chez les comateux, l'abord trachéal doit être étanche (intubation trachéale).
Les complications de l'alimentation entérale dépendent de la sonde (érosion, infection) ou de la nature du mélange injecté, notamment de son osmolarité : les solutions hyperosmolaires sont cause de diarrhée, et de troubles métaboliques.

Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir ; gr. enteron : intestin ; terminaison al d'intestinal

nutripompe

[R2,L1]

Édit. 2017 

alimentation parentérale l.f.

parenteral nutrition

Alimentation artificielle par perfusion intraveineuse de solutions nutritives, utilisée chez les patients qu'on ne peut nourrir par les voies naturelles ou entérales.
Cette technique est indiquée en médecine pour des maladies du tube digestif, notamment chez l'enfant, lorsque l'intestin grêle est trop court (après résection, par ex.) et en postopératoire de chirurgie digestive jusqu'à cicatrisation de la plaie intestinale.
Pour faire face aux besoins métaboliques on ajuste la ration énergétique sur le métabolisme de base théorique et sur l'importance de l'agression subie (tenir compte de le catabolisme accru des traumatisés du crâne). Outre la ration énergétique qui est couverte surtout par les glucides et les lipides, il faut donner des protéines (0,8 g/kg/j) avec les acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, tryptophane, valine). En situation de stress intense on ajoute certains acides aminés «conditionnellement indispensables» (arginine, cystéine et surtout glutamine, chez l'enfant, taurine et histidine).
L'industrie fournit des pochettes de solutions stériles de mélanges ternaires à utilisation instantanée. Ils permettent d'assurer les perfusions dans les meilleures conditions de stérilité et de qualité. Trois constituants sont mélangés :
- glucose (éventuellement des substituts tels le fructose, le sorbitol ou le xylytol) doit apporter 40 à 100 % de la ration énergétique ;
- émulsions lipidiques (lipides extraits du soja et phosphatides d'œuf) qui peut apporter 50 à 60% de la ration énergétique. Elle doit apporter de l'acide linoléique et de l'acide alpha-linolénique (acides gras essentiels) ;
- protides avec une quantité d'azote ajustée pour respecter le rapport calorico-azoté, soit 150 à 250 kcal/g d'azote.
Enfin le mélange nutritif apporte encore des minéraux (K, P, Ca, Mg) des oligo-éléments (Zn, Mg et Cu) et la quantité d'eau nécessaire. Comme la quantité d'eau est trop petite pour permettre des solutions isotoniques, les solutions sont en général hypertoniques, ce qui impose des précautions particulières : les voies veineuses périphériques ne peuvent être utilisées que pour des solutions de molarité proche de l'isotonie.
En général on cathétérise une voie centrale (veines sous-clavière ou jugulaire interne) qui a un débit suffisant pour tolérer solutions hypertoniques.
L'administration est continue dans les situations aigües, pour les cas chroniques on fait une administration cyclique, 8 à 12 heures de perfusion par jour. Des conditionnements portables sont disponibles ; ils permettent aux patients de ne pas être confinés à l'hôpital.
Les complications possibles sont métaboliques (hyperglycémie, déshydratation), hépatobiliaires (cholestase, stéatose) et surtout locales (irritation de l'endothélium veineux, thrombose, infection). Parfois des complications iatrogéniques se voient, essentiellement une perforation pleurale, médiastinale ou péricardique.

Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir ; gr. enteron : intestin ; terminaison al d'intestinal ; gr. para : à côté : entéral

métabolisme de base, nutrition entérale

[R2,L1,L2]

Édit. 2017 

allantoïnurie n.f.

allantoinuria

Présence d'allantoïne dans les urines.
L'allantoïne, produit de l'uricase, est présente dans l'urine des mammifères allantoïnotéliques, à l'exception des anthropoïdes (uricotéliques) qui sont dépourvus d'uricase.

[C2,C3]

Édit. 2017 

allergie naso-sinusienne l.f.

nasosinusal allergy

Hypersensibilité de la muqueuse naso-sinusienne liée généralement à des anticorps de type IgE.
La rhinite allergique en est la manifestation la plus fréquente, caractérisée par l’association : éternuements, obstruction nasale et rhinorrhée. Dans la rhinite saisonnière, l’étiologie est avant tout pollinique. La rhinite perannuelle est le plus souvent due aux acariens. La sinusite allergique aspergillaire est controversée.
L’allergie naso-sinusienne survient chez l’adulte jeune, elle entraîne des lésions sinusiennes diffuses, elle est parfois associée à un asthme ou à une polypose ou à l’association des deux.

rhinite allergique, obstruction nasale, rhinorrhée, éternuement, pollen, acarien, sinusite, aspergillose sinusienne, asthme, polypose naso-sinusienne ,Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,P1]

Édit. 2017 

alopécie n.f.

alopecia, hair loss
Chute diffuse ou localisée, aigüe ou chronique, partielle ou totale des cheveux ou des poils.
L'installation d'une alopécie peut être brutale lors d’un effluvium important ou, au contraire, insidieuse et se manifester par une baisse de la densité capillaire progressive sans chute apparente des cheveux.

Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)

Syn. psilose (inusité)

ptilose, effluvium

[J1]

Édit. 2017 

alpha-synucléine n.f.

alpha-synuclein

Petite protéine phosphorylée (14 kDa) trouvée dans les neurones, dont le gène est situé sur le bras long du chromosome 4 (4q21-q23).
L'alpha-synucléine est le composant principal des corps de Lewy, inclusions intracytoplasmiques neuronales caractéristiques de la maladie de Parkinson, de la démence à corps de Lewy et de l'atrophie multisystématisée. Elle s'accumule aussi dans les neurites des malades atteints de sclérose latérale amyotrophique. Elle est également le précurseur d'un petit peptide retrouvé associé à la protéine A-bêta 42 dans les plaques amyloides de la maladie d'Alzheimer. Ces dépots d'alpha-synucléine sont cytotoxiques pour les neurones.

Parkinson (maladie de), démence à corps de Lewy, atrophie multisystématisée, sclérose latérale amyotrophique, Alzheimer (maladie d')

[C1, H1]

Édit. 2019

amplification de triplets nucléotidiques (affections neurologiques liées à l') l.f.p.

expansion of trinucleotide repeated sequences (neurologic diseases due to an)

Maladies géniques dues à une expansion de séquences répétées de triplets nucléotidiques au-delà d'un seuil caractérisant le nombre maximal de répétitions trouvées dans la population normale.
Ces mutations, qui ont la particularité d'être instables, ont été décrites dans la chorée de Huntington (triplet CAG : cytosine, adénine, guanine, codant pour l'acide aminé glutamine), le syndrome de l'X fragile (CGG : cytosine, guanine, guanine), la dystrophie myotonique de Steinert (CTG : cytosine, thymine, guanine), la maladie de Friedreich (GAA : guanine, adénine, adénine), l'atrophie spinobulbaire de Kennedy (CAG), les ataxies cérébelleuses autosomiques dominantes (CAG) et l'atrophie denta-torubro-pallido-luysienne (CAG).

chorée de Huntington, syndrome de l'X-fragile, dystrophie myotonique de Steinert, maladie de Friedreich, atrophie spinobulbaire de Kennedy, ataxie cérébelleuse pure autosomique dominante, atrophie dentato-rubro-pallidoluysienne

[Q1]

Édit. 2017

analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse l.m.p.

analogues nucléosidiques inhibitory of reverse transcriptase

Antirétroviraux virustatiques, utilisés par voie orale et en association dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH1 et VIH2).
On distingue l’AZT (azidothymidine) et l’abacavir analogues de la thymidine, la ddI analogue de l’adénosine, la ddC analogue de la déoxycytidine, le d4T analogue de la thymidine, le 3TC analogue de la cytidine, le ténofovir, seul inhibiteur nucléotidique de la transcriptase inverse.

azidothymidine, abacavir, ténofovir, sida

[D1, G5]

Édit. 2020

anaplasmose granulocytique humaine l.f.

human granulocytic anaplasmosis, human granulocytic ehrlichiosis

Maladie zoonotique due à la bactérie Anaplasma phagocytophilum, répandue en Eurasie et sur le continent américain.
Les patients infectés par cette bactérie présentent une fièvre, des frissons, des myalgies, des céphalées, une thrombopénie, une leucopénie, une augmentation des transaminases. L'évolution est habituellement favorable mais des complications sévères peuvent néanmoins survenir, comme des syndromes de choc septique, des coagulopathies, des détresses respiratoires, des myocardites, des insuffisances rénales aiguës. Beaucoup d'infections demeurent asymptomatiques ou se présentent comme une maladie très fruste. Le diagnostic biologique repose sur l'isolement du germe sur culture de cellules ou surtout sur l'immunofluorescence indirecte et la PCR. Le traitement fait surtout appel à la doxycycline. La transmission de la bactérie en cause a lieu par morsure de tique ; des cas d'infection par transfusion sanguine sont connus.

D. B. Sykes, médecin américain (2020)

Syn. ehrlichiose granulocytique humaine, anaplasmose (ou ehrlichiose) granulocytaire humaine

Anaplasma phagocytophilum

[D1,D4,D5]

Édit. 2020

anastomose artérioloveinulaire l.f.

anastomosis arteriolovenularis (TA)

arteriolovenular anastomosis

Communication entre une veinule et une artériole.

[ A1, K4]

Édit. 2020

anastomose cornuo-ampullaire l.f.

tubo-cornual anastomosis

Traitement chirurgical des obturations tubaires isthmiques par suture, le plus souvent microchirurgicale, de l'ampoule tubaire à la corne utérine.
Cette technique est délaissée au profit des procréations médicalement assistées à cause de ses mauvais résultats.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche*

[O3]

Édit. 2017

anastomose cornuo-isthmique l.f.

isthmo-cornual anastomosis

Traitement chirurgical des obturations tubaires proximales par suture, le plus souvent microchirurgicale, de l'isthme tubaire sur la corne utérine.
Du fait de la rareté des grossesses obtenues, cette technique est délaissée au profit des procréations médicalement assistées.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[O3]

Édit. 2017

anastomose terminolatérale l.f.

Anastomose obtenue par la suture de la tranche de section terminale d'un conduit sur le côté latéral du même organe ou d'un autre conduit

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[N2]

Édit. 2017

Ancylostoma caninum

Ancylostoma caninum

Ankylostome parasite du Chien, répandu dans le monde entier, qui ne peut parasiter l’Homme que de façon accidentelle et provoque alors, du fait de son développement abortif, une Larva migrans.

Étym. gr. agkulos : courbé ; stoma : bouche

Larva migrans

[D1, D2, D5, L1]

Édit. 2020

anévrysme du sinus de Valsalva l.m.

Valsalva sinus aneurysm

Anévrysme congénital développé à partir de la paroi d’un des sinus de Valsalva de la racine aortique (pratiquement toujours sinus droit ou postérieur).
Cet anévrysme favorisé par une faiblesse congénitale de la paroi aortique, forme une poche allongée en massue, étroite à son origine. Il se développe sauf quelques cas exceptionnels, dans une des cavités droites du cœur, oreillette ou ventricule, et devient pathologique lorsqu’il se rompt dans cette cavité, créant alors une fistule aortocardiaque et un shunt gauche-droit. Le traitement chirurgical, nécessaire lorsque le shunt est important, consiste à ouvrir la cavité cardiaque intéressée sous circulation extracorporelle et à fermer l’orifice de communication de l’anévrysme avec l’aorte.

A. Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

[K2,K3,K4]

Édit. 2017

| page précédente | /74 | page suivante