Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénogramme n.m.

lymph node differential cell count, lymphadenogram

Examen cytologique du suc d’un nœud lymphatique (ganglion) en microscopie optique des différents composants cellulaires à partir de l’étalement sur lame d’un prélèvement coloré par le May-Grünwald-Giemsa.
Ce dernier est obtenu soit par ponction à l’aiguille, soit par l’apposition sur lame de la coupe d’un nœud fraîchement prélevé constituant une “empreinte ». La lecture donne une formule précisant les diverses proportions d’éléments cellulaires au sein d’un nœud lymphatique.
L'aspect « normal » est rarement observé, car un nœud superficiel normal n'est guère ponctionné. Il montrerait une grande majorité de petits lymphocytes (85%) et une minorité de plasmocytes, lymphoblastes et cellules macrophages. L'adénogramme est un examen simple et rapide pour orienter le diagnostic d'une adénopathie en montrant des modifications évocatrices d'une réaction inflammatoire aigüe (neutrophiles), subaigüe (macrophages, cellules épithélioïdes) ou chronique (cellules basophiles, mastocytes) d'une métastase, d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien, d'une infection parasitaire (histoplasmose, leishmaniose). Il est insuffisant, même en présence de cellules évocatrices, en cas de maladie de Hodgkin, de lymphome non hodgkinien où le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire
Cette technique peut être remplacée par l’examen en cytométrie de flux qui permet de préciser les différentes populations fonctionnelles lymphocytaires.

Étym. gr. adên, glande; grammê : signe ou dessin

ponction ganglionnaire

[A2, A3, B3, F1]

Édit. 2020

adénomectomie prostatique l.f.

prostatic adenomectomy

Ablation d'un adénome prostatique.
Cette ablation peut être chirurgicale (à ciel ouvert) ou endoscopique. Cependant l'usage fait du terme d'adénomectomie le synonyme d'ablation chirurgicale de l'adénome. Celle-ci peut être réalisée par voie hypogastrique transvésicale ou par voie rétropubienne. Les voies périnéale, sacrococcygienne ou coccypérinéale ont été abandonnées. La voie transuréthrale est celle de la résection endoscopique.
Quelle que soit la voie d'abord choisie et la technique employée, l'adénomectomie prostatique se contente d'enlever le tissu pathologique de l'adénome et laisse en place le tissu prostatique périphérique sain, s'arrêtant au plan de clivage qui les sépare, et ne méritant donc aucunement le terme de prostatectomie trop souvent employé à tort. Son but est de restaurer des mictions sans obstacle. Elle respecte le sphincter strié de l'urèthre mais enlève le sphincter lisse inclus dans l'adénome, créant donc des éjaculations rétrogrades. Mais elle n'altère en aucune façon la fonction érectile. Ses complications, maintenant très réduites, étaient l'hémorragie de la période per- et péri-opératoire, l'infection et les troubles de la continence ensuite.

Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur

résection endoscopique de prostate

[M2]

Édit. 2017

administration des médicaments (modalité d ') l.f.

drug’s administration techniques

Ensemble des détails techniques réglant l'introduction d'un médicament dans l'organisme : durée du traitement, dose, rythme et horaire des prises, voie d'administration, etc.
L'administration discontinue peut être réglée par le patient lui-même comme dans la technique d'analgésie contrôlée par le patient. L'administration continue de médicaments puissants s'effectue grâce à des pompes volumétriques ou des seringues électriques. Elle peut être pilotée par ordinateur. Pour adapter les doses d'anesthésiques à l'intensité de la stimulation chirurgicale, on maintient une concentration plasmatique pré-établie et adaptée au type de chirurgie en réglant la dose administrée par un rétrocontrôle basé sur la surveillance continue d'un paramètre physiologique, comme l'électroencéphalogramme, la pression artérielle ou le relâchement musculaire (évalué avec un stimulateur de nerf).

pousse-seringue, pompe à galets, stimulateur de nerf

[G5]

Édit. 2017

aération n.f.

aeration

Modalités de renouvellement de l’air d’une habitation ou de tout espace clos.
Système technique mis en œuvre pour réaliser ce renouvellement.
L’aération vise trois objectifs pour obtenir des conditions normales d’utilisation des locaux :
- assurer, sans courant d’air gênant, la salubrité de l’espace quant à sa teneur en humidité et sa pollution intérieure ;
- permettre un renouvellement de l’air des pièces principales, par l’ouverture de leurs ouvrants ;
- ne pas gêner le voisinage.
- l’aération peut être assurée naturellement ou par un système mécanisé. Les conditions d’aération et les débits des systèmes mécaniques sont fixés réglementairement.

air, pollution atmosphérique intérieure aux locaux

[E1]

Édit. 2020

agglutination n.f.

agglutination

Réaction caractérisée par l'accolement de particules les unes aux autres.
L'agglutination des globules rouges est appelée hémagglutination, celle des leucocytes, leuco-agglutination. Les réactions d'agglutination bactérienne permettent de détecter la présence d'anticorps dirigés contre ces bactéries dans le sérum étudié. La réaction de Widal-Felix, utilisée pour le sérodiagnostic de la typhoïde, est une technique d'agglutination de Salmonella enterica Typhi et Paratyphi.

Étym. lat. glutinare : coller

[C1,D1,F1,F4,G3 ]

Édit. 2017

agrypnie provoquée l.f.

provoked agrypnia

Technique de suppression du sommeil dans un but thérapeutique, soit totale (patient maintenu éveillé plusieurs jours et nuits consécutifs), soit partielle (endormissement retardé ou réveil prématuré).
Moyen de traitement de certains états dépressifs surtout utilisé pour raccourcir le délai d'action des antidépresseurs. Certains virages principalement hypomaniaques induits par l'agrypnie ont été signalés.
Le mécanisme d'action serait sous-tendu par les effets de l'agrypnie sur les perturbations chronobiologiques du déprimé (correction d'une avance de phase contemporaine du trouble de l'humeur).
Malgré une efficacité régulièrement signalée dans la littérature, cette modalité thérapeutique n'est guère utilisée.

Étym. gr.agrypnia : insomnie, veille

Syn. privation de sommeil

[H1,G5]

Édit. 2017

aide expiratoire l.f.

expiratory assistance

Technique, actuellement peu usitée, employée en ventilation mécanique pour accélérer l'expiration et ramener la pression alvéolaire moyenne au niveau ambiant.
La ventilation mécanique entraîne une augmentation de la pression moyenne alvéolaire, augmentant la pression veineuse et défavorisant le retour veineux, ce qui est particulièrement défavorable pour le cerveau. L'abaissement de la pression moyenne alvéolaire favorise la résorption d'un œdème cérébral.

pression moyenne

[B3,K1]

Édit. 2017 

aide inspiratoire l.f.

inspiratory assistance

En ventilation assistée, technique qui permet d'insuffler un complément de volume en fin de chaque inspiration spontanée.
On laisse au patient la maîtrise de sa ventilation spontanée, ce qui évite que le patient lutte contre le respirateur. Si les centres respiratoires fonctionnent normalement, ce mode de ventilation assure l'équilibre acide-base et rend plus aisé le sevrage du ventilateur. Différents dispositifs permettent de limiter la pression d'insufflation et le volume insufflé.

ventilation artificielle

Édit. 2017 

aide technique l.f.

technical help

Dans le domaine de l’aide aux handicapés, expression imprécise désignant un objet servant d’intermédiaire entre la personne et son environnement.
Cette aide est indépendante du corps et n’a que des rapports intermittents avec lui.
L’aide consiste par exemple en un outil, un instrument, un dispositif, un moyen ou une méthode utilisée par un handicapé pour se mouvoir dans un milieu, toucher, saisir, déplacer ou manipuler un objet ou le commander à distance, pour accomplir ou faciliter les gestes de la vie courante.
L’électronique multiplie ce genre d’appareils.
On s’accorde à distinguer :
- les aides techniques d’assistance vitale, tels qu’un matériel d’assistance respiratoire, un matelas pour la prévention des escarres.
- les aides techniques d’autonomie, par exemple la commande à distance d’une fenêtre.
- les aides techniques de confort, par exemple une pince pour ramasser un objet, un mobilier adapté.
On emploie parfois à tort l’expression aide technique pour désigner une personne nécessaire à la vie de l’handicapé.

[B3,E1]

Édit. 2017 

aiguille boomerang l.f.

boomerang needle

Aiguille de forme spéciale permettant de passer les fils dans l'oblitération chirurgicale de la loge prostatique selon la technique d'adénomectomie de Hryntschak.

[B3,M2]

Édit. 2017 

air gap l. angl.

en français : espace d'air

Technique destinée, en radiographie, à diminuer les inconvénients du rayonnement diffusé en maintenant un espace d'air entre le sujet et le film (habituellement une dizaine de centimètres).
Fondé sur la rapide diminution du rayonnement diffusé dès son émission par le sujet (alors que le rayonnement primaire diminue plus lentement), ce procédé a été tenté en radiographie pulmonaire puis abandonné en raison de ses médiocres résultats.
Cette méthode est actuellement peu usitée.

[B2,B3]

Édit. 2020

alanine-aminotransférase n.f.

alanine aminotransferase, glutamo-pyruvic transaminase (GPT)

Enzyme catalysant la réaction de transamination par transfert réversible d'un groupement amine d'un acide aminé de l'alpha-alanine, sur un céto-acide, l' alpha-cétoglutarate produisant l'acide glutamique et l'acide pyruvique (acide glutamique+acide pyruvique → acide cétoglutarique+alanine).
Son coenzyme est le phosphate de pyridoxal, dérivé de la vitamine B6.
L'alanine-aminotransférase est un enzyme ubiquitaire, présent chez la plupart des êtres vivants. Chez les vertébrés l'enzyme est présent dans la plupart des tissus, mais surtout dans le foie. Il joue un rôle fondamental dans le contrôle du métabolisme azoté, en participant à la formation de l'urée, et dans le métabolisme des acides aminés et la gluconéogénèse.
L’alanine-aminotransférase est dosée dans le sérum par technique spectrophotomètrique. Son activité normale est inférieure à 40 U/L. Elle augmente dans les cytolyses hépatiques.

Syn. transaminase glutamopyruvique

Sigle ALAT

[C1,C3]

Édit. 2017

Albert (position d') l.f.

Albert's position

Position de la femme enceinte pour l'exploration radiologique des dimensions et de la forme du détroit supérieur du bassin osseux.
En radiologie conventionnelle, chez une patiente en position semi-assise, le plan du détroit supérieur est parallèle à la plaque radiologique et perpendiculaire au faisceau de rayons X. Le détroit supérieur se projetait donc sur la radiographie peu déformé, avec un agrandissement connu qui permettait les mesures.
A cette technique a ensuite été préférée l'incidence de Thoms.
Actuellement on n'utilise pratiquement plus ces techniques radiographiques, très irradiantes pour la mère et surtout le foetus : elles ont été remplacées par l'échographie, le scanner à très basse dose, voire l'IRM.

Thoms (position de), radiopelvimétrie

[B2,O3]

Édit. 2020

alcoolémie l.m.

blood alcohol concentration (BAC), level (BAL), alcoholaemia

Teneur sanguine en alcool éthylique, exprimée en grammes par litre en France et en milligrames par cent millitres dans les pays anglo-saxons.
Il existe deux méthodes de dosage :
1) les méthodes enzymatiques font appel à l’oxydation de l’éthanol en éthanal par une coenzyme soit l’alcool déshydrogénase qui présente une spécificité étroite pour l’éthanol, soit l’alcool oxydase, de spécificité moins bonne (interférence avec le méthanol). La mesure finale s’effectue par absorption soit dans l’ultra-violet, soit dans le visible (réaction de Trinder) ;
2) les méthodes chromatographiques utilisent la chromatographie en phase gazeuse (CPG) selon deux modes principaux, soit l’injection d’une dilution du sang dans le chromatographe, soit le mode d’espace de tête dans lequel on analyse uniquement le gaz surmontant une dilution du sang total dans un flacon serti.- La détection est réalisée par ionisation de flamme.
Dans le cadre médico-légal, seules les méthodes par CPG peuvent être utilisées, sur sang total. En routine clinique, elle peut être dosée par technique enzymatique. Même à jeun cette teneur n'est jamais complètement nulle. Mais il existe une relation nette entre la fréquence d'accident de la route (mesuré ici par le nombre d'accidents de buveurs par rapport à celui de sujets à jeun) et l'alcoolémie du conducteur. Le schéma ci-contre, emprunté à une étude anglaise sur des accidents mortels (OCDE, 1988) donne le facteur de risque apporté par l'alcool : les jeunes conducteurs sont particulièrement sensibles à une élévation de l'alcoolémie. En Europe la limite légale tolérée est de : 0,2 g/L en Suède, 0,5 g/L dans les pays latins et 0,8 g/L dans les pays anglophones ou alémaniques. A 0,5 g/L les jeunes conducteurs ont déjà un facteur de risque deux fois plus grand que celui des conducteurs plus âgés.
 
A : jeunes conducteurs, buveurs occasionnels
B : conducteurs plus âgés, buveurs occasionnels
C : conducteurs, buveurs invétérés.
Toutefois il faudrait expliquer pourquoi, chez des conducteurs plus âgés, le facteur de risque est plus faible que chez les jeunes et parler du facteur d’induction enzymatique.
À compter du 15 septembre 1995, la loi française a fixé à 0,5 g. d'éthanol par litre de sang la concentration à partir de laquelle la conduite d'un véhicule est délictueuse, même en l'absence d'incident ou d'infraction au code de la route. Cette disposition est applicable à l'ensemble des crimes et délits de droit commun, aux auteurs comme aux victimes.
De manière courante et métonymique, "alcoolémie" est utilisée abusivement en lieu et place de "teneur d'alcoolémie ».

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé; gr. haima : sang

Syn. éthanolémie

  alcool éthylique, alcoolisme aigu, éthylomètre, risque (facteur de)

[G3,G4]

Édit. 2017 

alcoolisation du foie l.f.

hepatic alcoholization

Traitement des hépatocarcinomes par voie percutanée avec injection in situ d'une substance corrosive : alcool absolu, acide acétique, etc.
Cette technique n’est plus utilisée dans le traitement du carcinome hépatocellulaire, dans les pays occidentaux, remplacée par la radiofréquence.
Expression impropre.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

[B4,F2,L1]

Édit. 2017 

aldostérone n.f.

aldosterone

Hormone stéroïde à vingt et un carbones, dérivée du delta 4-prégnène, possédant des fonctions cétone sur les carbones 3 et 20, des fonctions alcool sur les carbones 21 et 11 et une fonction aldéhyde sur le carbone 18 liée par un pont hémi-acétalique avec la fonction alcool du carbone 11.
L'aldostérone est la principale hormone minéralocorticostéroïde, sécrétée par les glandes corticosurrénales. Elle agit sur le métabolisme minéral (excrétion de K+ et rétention de Na+) et régule les volumes d'eau extracellulaires. Elle est éliminée dans les urines sous forme de dérivés hydrogénés. On la prescrit dans le traitement de la maladie d'Addison, de certaines hypertensions artérielles et insuffisances cardiaques.
L’aldostérone peut être dosée dans le sérum, le plasma ou l’urine par des techniques radio-immunologiques. Le prélèvement doit être effectué le matin chez un patient en régime normosodé, à jeun, soit couché, soit debout depuis au moins une heure. Le dosage n’est pas normalisé et les concentrations usuelles sont donc très variables selon la technique utilisée par le laboratoire. Il est utilisé pour l’exploration des insuffisances surrénaliennes et des hyperaldostéronismes primaires et secondaires

[K2,04]

Édit. 2017 

alignement de séquences l.m.

alignment, sequence alignment

Procédé qui consiste à disposer des séquences de nucléotides ou d’acides aminés les unes sur les autres afin de les comparer.
Par exemple ATCGGGCTAATCC
                  ATCGGGCAAATCC
Cette technique permet de repérer des régions identiques et des variations dues à des changements (par exemple, différents allèles existant au sein d’une population ou bien des différences de séquence entre espèces). Un alignement de séquences (protéiques ou nucléiques) de plusieurs espèces permet d’identifier les régions conservées au cours de l’évolution pouvant être importantes pour la fonction biologique.

nucléotide, acide aminé, mutation, variant génétique

[Q1]

Édit. 2019

alimentation parentérale l.f.

parenteral nutrition

Alimentation artificielle par perfusion intraveineuse de solutions nutritives, utilisée chez les patients qu'on ne peut nourrir par les voies naturelles ou entérales.
Cette technique est indiquée en médecine pour des maladies du tube digestif, notamment chez l'enfant, lorsque l'intestin grêle est trop court (après résection, par ex.) et en postopératoire de chirurgie digestive jusqu'à cicatrisation de la plaie intestinale.
Pour faire face aux besoins métaboliques on ajuste la ration énergétique sur le métabolisme de base théorique et sur l'importance de l'agression subie (tenir compte de le catabolisme accru des traumatisés du crâne). Outre la ration énergétique qui est couverte surtout par les glucides et les lipides, il faut donner des protéines (0,8 g/kg/j) avec les acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, tryptophane, valine). En situation de stress intense on ajoute certains acides aminés «conditionnellement indispensables» (arginine, cystéine et surtout glutamine, chez l'enfant, taurine et histidine).
L'industrie fournit des pochettes de solutions stériles de mélanges ternaires à utilisation instantanée. Ils permettent d'assurer les perfusions dans les meilleures conditions de stérilité et de qualité. Trois constituants sont mélangés :
- glucose (éventuellement des substituts tels le fructose, le sorbitol ou le xylytol) doit apporter 40 à 100 % de la ration énergétique ;
- émulsions lipidiques (lipides extraits du soja et phosphatides d'œuf) qui peut apporter 50 à 60% de la ration énergétique. Elle doit apporter de l'acide linoléique et de l'acide alpha-linolénique (acides gras essentiels) ;
- protides avec une quantité d'azote ajustée pour respecter le rapport calorico-azoté, soit 150 à 250 kcal/g d'azote.
Enfin le mélange nutritif apporte encore des minéraux (K, P, Ca, Mg) des oligo-éléments (Zn, Mg et Cu) et la quantité d'eau nécessaire. Comme la quantité d'eau est trop petite pour permettre des solutions isotoniques, les solutions sont en général hypertoniques, ce qui impose des précautions particulières : les voies veineuses périphériques ne peuvent être utilisées que pour des solutions de molarité proche de l'isotonie.
En général on cathétérise une voie centrale (veines sous-clavière ou jugulaire interne) qui a un débit suffisant pour tolérer solutions hypertoniques.
L'administration est continue dans les situations aigües, pour les cas chroniques on fait une administration cyclique, 8 à 12 heures de perfusion par jour. Des conditionnements portables sont disponibles ; ils permettent aux patients de ne pas être confinés à l'hôpital.
Les complications possibles sont métaboliques (hyperglycémie, déshydratation), hépatobiliaires (cholestase, stéatose) et surtout locales (irritation de l'endothélium veineux, thrombose, infection). Parfois des complications iatrogéniques se voient, essentiellement une perforation pleurale, médiastinale ou péricardique.

Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir ; gr. enteron : intestin ; terminaison al d'intestinal ; gr. para : à côté : entéral

métabolisme de base, nutrition entérale

[R2,L1,L2]

Édit. 2017 

allocation aux adultes handicapés l.f.

grant for disabled adults

Prestation sociale allouée aux personnes reconnues handicapées par Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.).
La commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) a été remplacée par la MDPH.
Instaurée par la loi du 30 juin 1975, financée par l'État et gérée par les caisse d'allocations familiales, elle est subordonnée à des critères médicaux (incapacité permanente, physique, sensorielle ou mentale d'au moins 80% ou mettant le sujet dans l'incapacité de se procurer un emploi), administratifs (sujet âgé de 20 ans ou plus, français ou appartenant à un pays de la CEE ou conventionné à cet égard, résidant en France), et financiers (en deçà d'un certain plafond de ressources, variable selon les situations familiales).
La perception de l'AAH est temporaire (un à cinq ans) mais renouvelable et cumulable, notamment, avec le bénéfice de la tierce personne ou, à partir de 60 ans, avec une allocation supplémentaire du fonds national de solidarité. L'affiliation au régime général de sécurité sociale est obligatoire.

Sigle AAH

handicapé, travail des handicapés

[E1,E3]

Édit. 2017 

allongement du ligament lombo-ovarien l.m.

elongation of the ovarian pedicle

Technique chirurgicale destinée à prévenir les adhérences postopératoires entre l'annexe gauche et la boucle sigmoïde du colon lors de la chirurgie tubaire.
Elle se réalise après décollement du feuillet inférieur du méso-sigmoïde. Les techniques de cœlioscopie chirurgicale des trompes réduisent notablement ce risque d'adhérence et l'utilité de ce geste.

[O3]

Édit. 2017 

amplification en chaîne par polymérase l.f.

polymerase chain reaction

Technique de génie génétique permettant de reproduire en grande quantité des fragments d'ADN contenant des gènes ou des fragments de gènes, par une réaction enzymatique en chaîne.
Elle comporte la séparation des deux brins d'ADN par la chaleur à 95°C, une hybridation avec deux amorces spécifiques à 50°C (chacune se fixant sur l'un des brins), extension des amorces par action d'une ADN-polymérase Taq active à 70°C (isolée d'une bactérie thermophile).

Sigle PCR

[Q1]

Édit. 2019

amplification rapide d'extrémités d'ADNc l.f.

rapid amplification of DNA endsRACERACE (RACE)

Technique d’amplification par réaction en chaîne par polymérase permettant l’identification des extrémités d’une molécule d’ADN complémentaire.

Syn. RACE (non recommandé)

ADN complémentaire

[Q1]

Édit. 2019

analgésie rachidienne l.f.

spinal anaesthesia

Anesthésie régionale consistant en l’injection dans le liquide cérébrospinal, après ponction de l’espace sous-arachnoïdien par rachicentèse, d’un anesthésique local ou, plus rarement, de dérivé morphinique.
L’injection est responsable, avec les anesthésiques locaux, d’un blocage d’abord des afférences sensitives puis des afférences motrices. Le niveau de l’anesthésie obtenu dépend de la position du patient et de la densité du mélange injecté par rapport à celle du liquide cérébrospinal. Cette technique est utilisée essentiellement en chirurgie et très peu en obstétrique du fait de l’impossibilité d’injections itératives et du bloc moteur. La mise au point d’un microcathéter implantable en position sous-arachnoïdienne permettra probablement d’élargir les indications.

Étym. gr. an, privatif; algos: douleur

Syn. rachianesthésie

[B3,G1,G3,G5]

Édit. 2017

anamnès e n.f.

anamnesis

Ensemble de renseignements qu'un patient fournit sur son passé et plus spécialement sur l'histoire de sa maladie.
En psychiatrie, cette recherche vise à recueillir le maximum d'informations utiles à la compréhension d'un cas clinique à travers les réminiscences exprimées par le sujet, leur intégration et leurs significations propres. Elle implique une technique d'entretien adaptée.

Étym. gr. anamnêsis, dérivé de anamimneiskein : rappeler à la mémoire, rappeler le souvenir de quelqu'un

[H3,N1]

Édit. 2017

anaphylaxie cutanée passive l.f.

passive cutaneous anaphylaxis (PCA)

Technique utilisée pour détecter les anticorps IgE ; antigène et colorant sont injectés par voie intraveineuse à un animal dont la peau a préalablement été sensibilisée par l'anticorps.

Étym. gr. ana : contraire de ; phulaxis : protection (anaphylaxie : qui fait le contraire d'une protection)

Praustnitz-Küstner (réaction de)

[F3,J1]

Édit. 2017

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