Casoni (intradermo réaction de) l.f.
Casoni’s skin test
Test intradermique après injection d’antigène hydatique.
Cette réaction était jadis utilisée pour le diagnostic d’hydatidose (infection humaine par Echinococcus granulosus).
Test sensible, mais peu spécifique car, la réaction cutanée est aussi positive chez les sujets atteints d'helminthiases.
T. Casoni, médecin italien (1912)
[D1]
Castelman (maladie de) l.f.
Castelman’s disease
La maladie de Castleman (MC) ou hyperplasie angio-folliculaire est une maladie lymphoproliférative bénigne de forme localisée ou multicentrique rare, dont les manifestations cliniques sont hétérogènes, allant d'une adénopathie latente asymptomatique à des épisodes récurrents d'adénopathies diffuses avec de graves symptômes systémiques.
La forme localisée ou unicentrique atteint l’abdomen, le thorax ou les nœuds (ganglions) périphériques. Elle est de découverte fortuite, il n’y a pas de syndrome inflammatoire. Elle n’est pas associée au virus HHV8.
La forme multicentrique est symptomatique avec fièvre, asthénie, amaigrissement. Biologiquement, il existe une anémie inflammatoire, une gammapathie monoclonale, une hypoalbuminémie. Elle peut être associée à une affection auto-immune et/ou au virus HHV8 et/ou à un syndrome POEMS (polynévrite, organomégalie, endocrinopathie, gammapathie monoclonale, hyperpigmentation cutanée). La forme systémique est fréquemment associée à une immunosupression et/ou une infection par le HIV.
Histologiquement, on distingue une forme hyaline vasculaire et une forme plasmocytaire.
La forme hyaline vasculaire dite forme classique est caractérisée par des centre germinatifs anormaux comportant des vaisseaux à paroi épaissie, une modification du réseau des cellules dendritiques folliculaires, des lymphocytes du manteau agencés concentriquement en bulbe d’oignon, une vascularisation inter-folliculaire marquée.
La forme plasmocytaire, le plus souvent multicentrique, est caractérisée par des zones inter-folliculaires comportant une hyperplasie vasculaire, une plasmocytose importante, des centres germinatifs hypertrophiques, la présence de cellules plasmocytaires et plasmoblastiques polyclonales. Le marquage HHV8 est souvent retrouvé au niveau des plasmoblastes.
Il existe des formes mixtes.
B. J. Castelman, anatomopathologiste américain (1954) ; N. Dupin, dermatologue français (2000)
→ POEMS
[D1,K1]
Catania (dysostose acrofaciale du type) l.m.
cataplasm
Préparation médicamenteuse pâteuse faite d’une bouillie épaisse à base de farine de graine de lin ou de fécule de pomme de terre, utilisée en application cutanée (topique) entre deux linges sur une partie du corps pour traiter une inflammation.
Le sinapisme est un cataplasme à base de farine de moutarde noire.
Étym. gr. katapassein : enduire ; kataplasma : emplâtre
[G3,G5]
Édit. 2017
cathétérisme infecté l.m.
CVC-associated bloodstream infection (BSI), Intravascular-device BSI, catheter-related BSI
L’infection sur cathéter veineux central (CVC) peut être d’origine externe ou endogène.
L’origine externe est due au personnel de soins qui peuvent apporter des bactéries des mains ou du rhinopharynx, ou à une antisepsie insuffisante de la plaie d’insertion.
L’origine endogène est fonction du site de l’intervention, indépendante des mesures d’asepsie effectuées par le personnel.
Les signes de l’infection sur cathéter sont essentiellement : une fièvre supérieure à 38°C, l’inflammation du site d’insertion, la présence de micro-organismes dans le cathéter et d’autres sites : sang périphérique, plaie d’insertion.
L’infection est favorisée par: l’âge : âges extrêmes, prématuré et vieillard. (3,9 pour 1000 j et 0,9 pour 1000j chez l’adulte), l’immuno-déficience (4,7 pour 1000 j en cas de sida), la nutrition parentérale, la nature du biomatériau (le PVC est thrombogène, le polyuréthane et le silicone fixent moins les bactéries ; les cathéters plus hydrophobes fixent mieux les bactéries hydrophobes (flore cutanée, Staphylocoques à coagulase négative, Corynébactéries…) et les plus hydrophiles favorisent l’adhésion des bacilles à coloration de Gram négative, le staphylocoque doré, les entérocoques, le plus souvent d’origine endogène. La capacité du cathéter à fixer les protéines plasmatiques est aussi un facteur de risque, et à un moindre degré, leur pouvoir pro-inflammatoire.
La prévention des infections des cathéters veineux centraux est difficile en raison de leur caractère multifactoriel. La formation du personnel est indispensable, les mesures d’asepsie sont nécessaires mais pas suffisantes (infections endogènes). Les propositions préventives ne sont que palliatives : un manchon évitant le contact avec le tissu sous-cutané est peu efficace, la tunnellisation évite le contact avec le tissu sous-cutané, les anticoagulants peuvent prévenir la thrombose et l’occlusion du CVC (l’héparine et les héparines de bas poids moléculaire ne semblent apporter aucun bénéfice et pourraient même augmenter la formation de biofilm de Staphylococcus aureus) ; par contre, le citrate de sodium à concentration supérieure à 0,5% inhibe la formation de biofilms de Staphylococcus. aureus et Staphylococcus epidermidis, de même que l’EDTA sodique. Une concentration inférieure à 0,5 % favorise la formation de biofilm de S. aureus. L’usage de CVC revêtus d’antiseptiques (chlorhexidine et argent) ou d’antibiotiques (minocycline-rifampicine) présente un intérêt certain pour les uns, médiocre pour les autres.
En cas d’infection, l’ablation du cathéter est indispensable. Il faudra attendre la guérison pour réintroduire un CVC.
Il convient d’interdire de déboucher un cathéter obstrué par un thrombus avec un fibrinolytique ou par surpression, d’utiliser un guide passé dans la lumière du cathéter contaminé pour en installer un autre.
→ cathéter
[B3,K4,D1]
causalgie , n.f.
causalgia
Syndrome caractérisé par une sensation de brûlure associée à une hyperesthésie cutanée et par des lésions de la peau qui devient œdématiée, rouge, luisante et moite.
Le plus souvent cette, dystrophie sympathique, réflexe, est causée par une lésion traumatique d’un nerf périphérique. Elle est entretenue par les stimulus nociceptifs provenant de la zone des troubles trophiques du fait de l’œdème ischémique dus à la vasoconstriction sympathique. Il se produit alors une libération de prostaglandines, de bradykinine, de sérotonine et d’histamine qui entretiennent le phénomène.
S. Weir-Mitchell, neurologue américain (1864)
Étym. gr. kausis : chaleur brûlante ; algos : douleur
Syn. Syndrome de Weir-Mitchell, syndrome douloureux complexe de type II.
→ algodystrophie, douleur, érythermalgie
[H1]
cellule orangée l.f.
orange cell
Cellule cutanée fœtale présente dans le liquide amniotique et colorée par le bleu de Nil.
Son abondance dans le liquide amniotique servait à évaluer la maturité fœtale.
[A2,O3]
cellulite cervicale l.f
cervical cellulitis
Diffusion de micro-organismes dans le tissu cellulaire (ou tissu conjonctif cellulo-adipeux de soutien) du cou, entraînant une nécrose étendue.
Elle se produit lorsque les mécanismes de défense ne sont pas parvenus à contenir une infection bactérienne locale, ici surtout bucco-dentaire, mais aussi cutanée, ganglionnaire, pharyngée, d’origine traumatique ou non traumatique. Elle est favorisée par les traitements anti-inflammatoires non stéroïdiens. Elle peut succéder aussi à une cellulite commune localisée périmandibulaire ou péri-maxillaire. Il s’agit d’une inflammation extensive du tissu conjonctif cervical (on parle de cellulite diffuse) dont on redoute la diffusion médiastinale (cellulite cervico-médiastinale).
La flore en cause est variable avec des associations possibles de germes anaérobies et aérobies impliquant surtout des streptocoques. Cliniquement des signes généraux intenses s’associent à une dysphagie, un trismus, une dyspnée, des douleurs cervicales et dans les cas d’évolution rapide, d’emphysème cervico-facial et thoracique. La forme suppurée est aussi appelée phlegmon du cou.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
→ cellulite cervico-médiastinale
[J1,D1]
champ d'irradiation l.m.
irradiation field
Aire délimitée par l'intersection d'un faisceau de rayonnement avec une surface particulière.
Le champ d'un faisceau est défini par son intersection avec un plan perpendiculaire à l'axe; ses dimensions sont spécifiées à une distance déterminée de la source: p. ex. 10cm x 15cm à 100 cm.
Le champ d'entrée (ou le champ de sortie) est l'aire délimitée à la surface cutanée du sujet par le faisceau incident (ou le faisceau émergeant).
[F2]
chancre tuberculeux l.m.
tuberculous chancre
Manifestation rare d'une primo-infection par Mycobacterium tuberculosis à inoculation cutanée, le plus souvent sur la joue, se traduisant par une ulcération plus ou moins arrondie, de 1 à 3 cm de diamètre, à fond décollé, sans caractère spécifique, mais accompagnée d'une adénopathie satellite qui, en l'absence de traitement, tend à se fistuliser.
Le bacille de Koch est mis en évidence dans l'ulcération et dans son ganglion satellite.
[D1,J1]
chélateurs du fer n.m.
iron chelator
Médicament capable de capter le fer en excès dans l'organisme pour l'éliminer par voie urinaire et digestive.
Deux formes de chélateurs peuvent être prescrites :
- la desferrioxamine utilisée pour traiter les surcharges en fer post-transfusionnelles. Il s'agit d'un produit d'origine bactérienne extrait de Streptomyces pilosus. Son administration se fait par voie injectable souvent par voie sous-cutanée nocturne.
- le deferiprone et le deferasirox utilisés par voie orale, chez les malades atteints de thalassémie majeure nécessitant des transfusions répétées et chez lesquelles la desferrioxamine est contrindiquée ou inadaptée. Ces médicaments ont des effets secondaires, le deferiprone peut entraîner des neutropénies et une agranulocytoses. Le deferasirox peut être à l’origine d’ une insuffisance rénale.
[G3]
cheveux argentés de Griscelli-Pruniéras (syndrome des) l.m. .transfert en G
Griscelli's syndrome
Maladie héréditaire rare transmise sur un mode autosomique récessif, associant un déficit immunitaire combiné et un albinisme partiel avec absence de cellules de Langerhans.
Le déficit immunitaire est sévère avec, malgré un nombre de lymphocytes B et T normal, une anergie cutanée, une hypogammaglobulinémie, une neutropénie et une thrombopénie. L'albinisme cutané peut passer plus ou moins inaperçu, mais les cheveux, les cils et les sourcils sont, dès la petite enfance, d'une couleur gris argenté caractéristique.
Cl. Griscelli, pédiatre et immunologiste français et M. Pruniéras, dermatologiste français (1978) ; A. Chédiak, sérologiste cubain (1952) ; O. Higashi, pédiatre japonais (1954)
Syn. Griscelli (syndrome de),
→ Chédiak-Higashi (maladie de)
[J1,Q2]
chirurgie endoscopique transluminale par un orifice naturel l.f.
natural orifice tansluminal endoscopic surgery (NOTES)
Technique de chirurgie abdominale mini-invasive sans incision cutanée utilisant un orifice naturel.
L’endoscope passe par un orifice naturel (bouche, vulve, méat urétral, anus), puis dans la cavité abdominale par l’incision d’un organe interne (estomac, vagin, vessie, colon).
Initialement, a été réalisée pour une cholécystectomie par voie transgastrique (2007), puis par voie transvaginale (2009). Elle a été étendue à l’appendicectomie, à la néphrectomie par voie vaginale.
Elle a été proposée également par voie transvésicale et transcolique.
Elle trouverait une indication particulière chez les sujets obèses ou en chirurgie bariatrique.
Chez la femme, la voie transvaginale se prêterait bien à la chirurgie de l’étage susmésocolique de l’abdomen et bien sûr à la chirurgie gynécologique (ovaire, trompe, utérus).
R. Zorron, chirurgien brésilien (2010)
[G5 ]
chirurgie percutanée du rein l.f.
renal percutaneous surgery
Introduction dans les cavités excrétrices du rein, à travers la peau et la paroi lombo-abdominale, d'endoscopes explorateurs et opérateurs.
Cet abord des cavités pyélocalicielles, après leur repérage radiographique ou échographique, à travers une incision cutanée minime puis traversant les muscles de la paroi lombo-abdominale et enfin le parenchyme rénal, permet l'exploration des cavités, la mise en place de drainage, la destruction et l'ablation des calculs, la cure de lésions tumorales limitées, ainsi que l'endopyélotomie.
[M2]
choc anaphylactique l.m.
anaphylactic shock.
État de choc brutal de mécanisme immuno-allergique (réaction d'hypersensibilité immédiate de type I avec l'intervention de complexes antigène-anticorps, les anticorps sont les plus souvent des immunoglobulines E), traduisant un contact préalable, passé souvent inaperçu.
Il survient souvent sur terrain prédisposé (accidents allergiques antérieurs, atopie), après l'ingestion ou l'injection de certains produits (aliments, antibiotiques, curares, vaccins, hormones, antalgiques, produits iodés, venins d'hyménoptères, produits de désensibilisation, latex, etc.). Les délais d'apparition varient de 2 à 20 min et plus. Les signes cliniques sont ceux du choc vasogénique (ouverture des shunts précapillaires et effondrement des résistances vasculaires), c'est un choc chaud. Les signes associés peuvent comprendre : tachycardie, urticaire, éruptions, bronchospasme, œdème laryngé (œdème de Quincke), diarrhée.
L'évolution peut être mortelle par collapsus et arrêt cardiaque. Le traitement d'urgence consiste en l'administration d'adrénaline par voie sous-cutanée, endotrachéale et surtout intraveineuse (chez l'adulte, 0,25 à 1 mg dilué dans 10 mL de solution sodée physiologique, en injection lente, à répéter si besoin). Pour la prévention d'accidents ultérieurs, une enquête allergologique doit toujours être entreprise afin d'identifier la substance en cause.
Étym. gr. ana : contraire de ; phulaxis : protection : anaphylaxie = qui fait le contraire d'une protection
→ choc, envenimation
choc circulatoire l.m.
circulatory shock
État de choc apparaissant à la suite d'une insuffisance circulatoire aiguë qui ne permet pas aux tissus de recevoir la quantité d'oxygène nécessaire à leurs besoins.
Le diagnostic se fonde sur trois critères :
- Abaissement de la pression artérielle systolique < 90 mm de Hg ou de la pression moyenne < 70 mm de Hg ne répondant pas immédiatement au remplissage.
-Altération de la perfusion des organes avec notamment signes de souffrance encéphalique, oligurie, et élévation des lactates au-dessus de 2 mmol/L.
- Ralentissement manifeste de la circulation cutanée (marbrures).
[G1,K2]
choc toxique streptococcique l.m.
septrococcic toxic shock
État de choc d'évolution fulminante survenant au cours d'une infection par des streptocoques du groupe Aβ hémolytique, de localisation variable (infection gynécologique, obstétricale, cutanée, des parties molles, angine), parfois favorisé par une varicelle.
Les symptômes sont : douleurs des extrémités, douleurs abdominales, myalgies, hyperthermie, frissons, diarrhée. Un rash éruptif n'est pas constant. La mortalité est élevée (30%).
→ choc septique, défaillance multiviscérale
[G1,D1]
chondrodysplasia punctata l.f.
chondrodysplasia punctata
Chondrodysplasie familiale marquée par un nanisme, une ichtyose cutanée, des dysmorphies faciales et des calcifications péri-articulaires donnant un aspect radiologique en grains de plomb, d'où son nom.
E. Conradi, pédiatre allemand (1914); C. Hünermann, pédiatre allemand (1931) et R. Happle, dermatologiste allemand (1979)
Syn. maladie de Conradi-Hünermann, épiphyses ponctuées, maladie de Happle
[Q2,I]
chondrosarcome n.m.
chondrosarcoma
Tumeur maligne primitive de l'os produisant du cartilage tumoral exclusif ou associé à un contingent fibroblastique d'importance variable mais sans jamais production de tissu osseux tumoral.
Elle représente environ 20% des tumeurs malignes osseuses primitives qui atteignent surtout les adultes (prédominance masculine 2/3) de plus de 30 ans (âge moyen : 45 ans). Les cartilages les plus souvent atteints correspondent aux os les plus volumineux comme le fémur, le tibia, l'humérus, mais aussi le pelvis.
Un grade histopronostique permet d’en apprécier l’agressivité.
La tumeur est le plus souvent primitive mais elle est parfois secondaire à un ostéochondrome ou à un chondrome. Il existe des chondrosarcomes postradiothérapiques.
Plusieurs sous-types anatamopathologiques sont distingués : le chondrosarcome à cellule claire le chondrosarcome myxoïde et le chondrosarcome mésenchymateux.
Le chondrosarcome myxoïde est une tumeur maligne exceptionnelle, siégeant principalement aux extrémités, aux épaules sur la paroi thoracique et aux fesses et se manifestant sous la forme d'une tumeur sous-cutanée, de taille variable, dure, à croissance lente ; son image histologique consiste en une prolifération bien délimitée, contenant des cellules allongées ou ovalaires, parfois vacuolisées, à cytoplasme éosinophile et à noyau hyperchromatique, entourée d'un stroma myxoïde abondant. Le pronostic est réservé, quoique meilleur que celui du chondrosarcome osseux ; les métastases surviennent tardivement et la survie peut être longue.
Le chondrosarcome à cellules claires, lui aussi exceptionnel, atteint l'épiphyse.
Le chondrosarcome mésenchymateux s'observe chez l'adulte jeune et siège électivement sur le visage et sur le cou. Histologiquement, il se compose de cellules indifférenciées ovalaires ou fusiformes et de petits amas de cellules cartilagineuses normales. Les métastases sont nettement plus fréquentes que dans la forme myxoïde.
Le chondrosarcome se traduit à l'imagerie par une lyse osseuse avec calcifications intratumorales et expansion fréquente dans les tissus mous. Son traitement est essentiellement chirurgical car ces tumeurs sont le plus souvent insensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
Étym. gr. khondros : cartilage ; sarkôma : excroissance de chair
[F2 ]
choristome épithélial cutané l.m.
epithelial choristoma
Malformation pseudotumorale cutanée qui, par opposition à l'hamartome épithélial, est constituée par un tissu épithélial hétérotopique, c'est-à-dire non présent dans la peau normale.
Étym. gr. khôristos : séparé ; ôma : tumeur
Syn. hétérotopie cutanée
[F5,J1]
chromomycose n.f.
Dermatomycose chronique cutanée et souscutanée, volontiers hyperplasique, sans tendance à l’envahisement des tissus profonds, sévissant surtout dans les régions tropicales ou subtropicales.
Les micromycètes responsables appartiennent à sept espèces différentes : Fonsecaea pedrosoi, Fonsecaea compacta, Cladosporium carrionnii, Phialophora verrucosa, Rhinocladellia cerophila, Wangiella dermatitidis et Exophiala spinifer.
Cette infection touche surtout l'adulte masculin ayant des activités rurales. Le champignon, parasite du bois et du sol, est sans doute inoculé à l'occasion d'un traumatisme cutané. La lésion, généralement unilatérale, siège sur les zones découvertes, surtout les membres inférieurs. Il s'agit d'abord d'une petite lésion papulo-nodulaire localisée qui évolue lentement en un placard verruqueux, végétant, bourgeonnant en chou-fleur, indolore mais malodorant et invalidant par l'éléphantiasis provoqué. Une transformation carcinomateuse est possible mais il n'y a pas d'atteinte osseuse sous-jacente. Le diagnostic repose sur l'histologie et surtout l'examen mycologique qui précise l'agent responsable. Le traitement comprend l'exérèse chirurgicale d'une lésion débutante ou bien des antifongiques.
C. G. Lane, dermatologiste américain (1915) ; E. M. Medlar, anatomopathologiste américain (1915), A. Pedroso, bactériologiste brésilien (1920)
Syn. chromoblastomycose (obs.), maladie de Lane et Pedroso (obs.)
[D1,J1]
chrysocyanose n.f.
chrysocyanosis, chrysiasis
Pigmentation cutanée, bleu violacé, cendrée, définitive, prédominant sur les zones découvertes, due à une surcharge aurique du derme.
Les muqueuses et les organes internes pourraient également, mais rarement, être pigmentés. La chrysocyanose survient généralement au cours des traitements longs par sels d'or. Les fines particules d'or sont visibles dans les tissus à l'examen au microscope à fond noir.
Étym. chrysos : or ; cyanos : bleu
[J1,G5]
cicatrice hypertrophique l.f.
hypertrophic scar
Forme de cicatrice cutanée caractérisée par son caractère hypertrophique, en relief, sans extension au-delà de la zone lésée.
Il s'agit d'un stade de cicatrisation qui disparaît souvent spontanément au cours de la première année suivant sa constitution. Son évolution, comme son image histologique, la distinguent d'une chéloïde.
[J1]
classification des fractures ouvertes l.f.
- type II : ouverture large de plus de 1 cm, le plus souvent de dehors en dedans ;
- type III : délabrement large cutanéomusculaire avec éventuellement perte de substance.
2) La classification de Gustilo et Anderson qui reprend, en la subdivisant, le type III de Cauchoix :
IIIA: délabrement cutané et tissulaire permettant la fermeture pour recouvrir l'os fracturé ;
IIIB: la fermeture cutanée ne peut pas être assurée sans lambeau ;
IIIC: les lésions vasculonerveuses associées à une plaie importante nécessitent une réparation et la couverture du foyer osseux.
J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membre de l’Académei de médecine (1957) ; R. B. Gustilo et J. T. Anderson, chirurgiens orthopédistes américains (1976)
[I2]
Clouston (syndrome de) l.m.
Clouston's syndrome
Syndrome à transmission autosomique dominante se traduisant par une atteinte unguéale constante, une alopécie, une kératodermie palmoplantaire fréquente, un possible retard intellectuel, mais sans atrophie cutanée ni troubles de la sudation ni dysmorphie faciale.
H. Clouston, médecin canadien (1929)
Syn. dystrophie ou dysplasie ectodermique hidrotique
[Q2]
Cochliomyia hominivorax
Cochliomyia hominivorax, screw worm
Espèce de Diptère de la famille des Calliphoridae, dont la larve est, chez les animaux et parfois l'Homme, un agent important de myiase cavitaire ou des plaies.
Initialement décrite en 1858 sur des bagnards en Guyane française, cette espèce tropicale d'origine américaine parasite, à l'état larvaire, de nombreux animaux, principalement les ovins, et parfois l'Homme. Les œufs sont pondus sur des muqueuses fosses nasales, oreille, etc. ou au niveau d'une lésion cutanée ou d'une plaie ouverte même minime et la larve, parasite obligatoire, pénètre ensuite profondément dans les tissus vivants qu'elle finit par nécroser, provoquant des lésions considérables, parfois mortelles. Le traitement individuel par Ivermectine est assez efficace mais, à une plus large échelle, on peut recourir à des campagnes de lutte par une méthode fondée sur la stérilisation des mâles. C. hominivorax a été éliminée des Etats-Unis en 1982 et, par la suite, de la plupart des pays d'Amérique centrale mais des réintroduction ont parfois lieu qu'il convient de combattre immédiatement. A partir du continent américain, cette espèce est parfois introduite en Afrique (Libye).
Étym. gr. kochlias : coquille spiralée de mollusque, muia : mouche; lat. homo et vorax : dévoreuse d'homme
Syn. Lucilie bouchère américaine, screw worm
→ myiase, myiase des plaies, diptère (piqûre de)
[D1, D2, D4, J1, P1]
Édit. 2019