Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

7797 résultats 

décarboxylase n.f.

decarboxylase

Enzyme qui catalyse une réaction de décarboxylation.
A cette classe d'enzymes appartiennent les b-décarboxylases des acides b-cétoniques (comme l'enzyme malique), les a-décarboxylases des acides a-cétoniques (comme la pyruvate-décarboxylase), les aminoacide-décarboxylases (comme la dopa-décarboxylase).
Ces dernières, qui ont pour coenzyme le pyridoxal-phosphate, sont impliquées dans la biosynthèse des amines biogènes.

décarboxylase malique l.f.

→ malique(enzyme)

décarboxylation n.f.

decarboxylation

Clivage d'un acide organique libérant un anhydride carbonique à partir d'un carboxyle.
Les décarboxylations représentent le mode essentiel de formation du gaz carbonique au cours de la respiration cellulaire et du catabolisme des composés organiques.
Certaines décarboxylations peuvent être réalisées sans enzymes, éventuellement accélérées par le chauffage : c'est le cas pour les acides b-cétoniques, comme l'acide acétylacétique ou l'acide oxalosuccinique. Mais elles sont très généralement catalysées par des enzymes, les décarboxylases. Certaines sont associées à une oxydation : c'est le cas des décarboxylations oxydatives des acides a-cétoniques dans les cellules animales.

décarboxyprothrombine n.f.

Syn. PIVKA-II

Sigle  DCP

→ PIVKA-II

décharges répétitives complexes l.f.p.

complex repetitive discharges

Lors de l'exploration électromyographique à l'aiguille-électrode coaxiale, décharges le plus souvent déclenchées par les mouvements de l'aiguille.
Composées de potentiels invariables en forme, en fréquence (5 à 100 Hz) et en amplitude (100 mV à 1 mV) pendant toute la durée de la décharge, elles sont observées lors des affections neuromusculaires anciennes et le plus souvent évolutives.
Cette locution, traduction littérale de l’anglais, a été adoptée à la place de décharges pseudo-myotoniques pour éviter les confusions avec les décharges myotoniques.

Sigle  : DRC

déchet dangereux l.m.

hazardous waste

→ déchet générateur de nuisance

déchet toxique l.m.

toxic waste

→ déchet générateur de nuisance

déchirure du col utérin l.f.

tear of the uterine cervix

→ déchirure cervicale

déchirure périnéale du deuxième degré l.f.

second degree perineal tear

Syn. déchirure complète du périnée

décollement de rétine exsudatif l.m.

exsudative retinal detachment

Soulèvement rétinien, sans déhiscence.
Le liquide sous-rétinien est produit par exsudation à partir de lésions vasculaires (néovaisseaux choroïdiens ou angiomatose) inflammatoires ou tumorales.

décollement séreux du neuro-épithélium maculaire l.m.

macular serous detachment

Clivage entre les couches interne et externe de la rétine par un liquide exsudatif secondaire à une rupture de la barrière hématorétinienne interne.
Le DSNE maculaire peut être secondaire à de multiples pathologies vasculaires, inflammatoires ou métaboliques. Les causes les plus fréquentes sont la DMLA et l'association diabète-hypertension artérielle. Le DSNE s'accompagne toujours d'un épaississement important du neuro-épithélium.

Syn. décollement exsudatif du neuro-épithélium

Sigle : DSNE

décompression explosive l.f.

explosive decompression

Chute brutale de pression en une petite fraction de seconde (ex. accident aéronautique en altitude) qui entraîne très rapidement un aéroembolisme massif et généralisé par dégazage du sang et des tissus.
Une telle chute de pression provoque un bruit intense et s'accompagne de brouillard dans la cabine. Le souffle d'air projette des objets et les victimes peuvent être blessées ou même éjectées avant leur mort si l'ouverture de la paroi est suffisamment grande.
En cas de rupture d'un hublot dans un avion de ligne, le risque de décompression explosive est infime, sauf en cas de large ouverture accidentelle de la paroi (explosion criminelle).

→ décompression (accident de plongée par), décompression rapide en aéronautique, ébullisme

déconditionnement émotionnel par le mouvement des yeux

eye movemet desentization and reprocessing EMDR

Méthode de psychothérapie par stimulation sensorielle, faisant référence aux mouvements oculaires qui accompagnent le traitement et permettent la résolution rapide et souvent même la guérison de traumatismes psychologiques du passé.

Syn. psychothérapie de déconditionnement par le mouvement des yeux

Abrév. DEMY

déconnexion interhémisphérique (syndrome de) l.m.

interhemispheric disconnection, callosal disconnection, split brain

Conséquences de la section du corps calleux ou d'une lésion de fibres calleuses et éventuellement extracalleuses, mais passées par celui-ci.
Parmi les signes observés chez le droitier, seront cités les suivants : l'image d'un mot, projetée sur écran pour n'apparaître que sur la moitié du champ visuel, est lue seulement si elle parvient à l'hémichamp droit, donc au cortex visuel de l'hémisphère gauche (pseudohémianopsie) ; la même procédure permet d'explorer les fonctions "émotionnelles" de l'hémisphère droit ; il existe également une anomie tactile gauche ; l'"apraxie diagonistique" résulte d'un conflit ouvert entre les deux hémisphères : la main gauche vient contrarier certains gestes volontaires de la main droite, ou bien elle effectue des actes non voulus par le sujet.
Cependant ces patients semblent se comporter normalement dans la vie quotidienne. Il est vrai que seul le cortex se trouve "coupé en deux" et qu'une certaine capacité d'intégration, encore mal précisée, est assurée par les structures sous-corticales.
Les lésions spontanées responsables de ces troubles sont les infarctus du corps calleux, les tumeurs du corps calleux, la maladie de Marchiafava-Bignami et les agénésies du corps calleux.

E. Machiafava et A. Bignami, anatomopathologistes italiens (1903)

Syn. cerveau dédoublé, cerveau divisé, disconnexion interhémisphérique

→ calleux (corps), dominance hémisphérique, pseudohémianopsie

décussation des pédoncules cérébelleux supérieurs n.f.

decussatio pedunculorum cerebellariumsuperiorum (TA)

decussation os superior cerebellar peduncles

Entrecroisement des faisceaux olivothalamiques et olivorubriques dans la calotte mésencéphalique.
Il se présente sur la ligne médiane, entre l’aqueduc du cerveau entouré de la substance grise périépendymaire en arrière et les noyaux rouges en avant

F. Wernekinck, anatomiste allemand (1798-1835)

Syn. commissure de Wernekinck

dédoublement de la corticale (aspect de) l.m.

splitting of the cortex

En radiographie, ligne ou bande simulant un dédoublement de la corticale d'un os sur une hauteur variable.
Cet aspect est observé dans certaines affections constitutionnelles comme l'ostéopétrose ; souvent, il provient de phénomènes de nécrose, infectieuse ou non (drépanocytose, maladie de Gaucher).

P. Gaucher, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1882)

défaut de plicature de l'anthélix l.m.

unfolded antihelix

Déformation fréquente du pavillon de l’oreille correspondant à l’ouverture anormale de l’angle compris entre la face postérieure de l’anthélix et la face postérieure de la conque.
C’est une des causes habituelles de l’oreille « décollée ».

Étym. lat. de : préfixe intensif, fallo : tromper, manquer à ce qu'on aurait dû faire

déferrioxamine (mésylate de) l.m.

mésylate of déferrioxamine

Syn. desferrioxamine

→ chélateur du fer

déficitaire des toxicomanes (syndrome) l.m.

amotivational syndrome

Survenant après de longues années d'intoxication volontaire entrecoupées de brèves rémissions, état fait de désintérêt avec apathie, anhédonie, ennui, anxiété, perte du sens de l'initiative et parfois diminution des performances intellectuelles.

déficit d'expression des molécules HLA de classe II l.m.

HLA class II deficiency

Déficit d’expression des molécules de classe II hérité sur le mode autosomal récessif et non lié au complexe majeur d’histocompatibilité (CMH).
Les gènes HLA sont normaux. Des anomalies portant sur la régulation transcriptionnelle des gènes de classe II ont été décrites, notamment l’absence de fixation d’un complexe de facteurs de transcription « R-FX » spécifiques d’un élément régulateur (X-box) localisé en 5’ du locus de classe II, ou bien une mutation du transactivateur de classe II (CIITA) qui induit l’expression des gènes de classe II. Ces malades ont un déficit partiel des cellules T CD4+ moins prononcé que chez les souris ayant une invalidation des gènes des molécules de classe II.

Syn. syndrome des lymphocytes dénudés

déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale l.m.

mitochondrial respiratory chain, complex III, deficiency of

→ maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux

déficit en acide homogentisique-oxydase l.m.

homogentisic acid oxidase deficiency

→ alcaptonurie

déficit en acide phytanique-oxydase l.m.

phytanic acid oxidase deficiency

S. Refsum, neurologue norvégien (1945)

→ Refsum (maladie de)

déficit en alanine-glyoxylate-aminotransférase peroxysomique l.m.

peroxysomal alanine glyoxylate aminotransferase deficiency

→ hyperoxalurie primitive

déficit en 17 alpha-hydroxylase l.m.

17α-hydroxylase deficiency

Situation rare liée à une altération de la production de la 17-α-hydroxylase par mutation du gène CYP17A1.
La 17α-hydroxylase contribue à la conversion de prégnénolone et de progestérone en 17OH prégnénolone et 17OH progestérone. Son déficit laisse libre la production des minéralocorticoïdes, entrave celle des gluco- et sexocorticoïdes. Il détermine une hyperplasie congénitale des surrénales avec impubérisme, hypertension artérielle avec alcalose hypokaliémique.

→ Biglieri (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales, CYP17A1 gene

[O4]

| page précédente | /312 | page suivante