myopathie endocrinienne l.f.
Myopathie trouvant son origine dans l'affection d'une glande endocrine majeure.
Peuvent p. par exemple donner des troubles de la contraction musculaire : les hyper ou hypothyroïdies, l'hyperparathyroïdie, le syndrome de Cushing, l'acromégalie, l'hypocorticisme, etc.
myopathies inflammatoires à micro-organismes l.f.p.
infectious myositis
Infections musculaires acquises définies sur le plan anatomopathologique par un infiltrat inflammatoire et secondaires à une affection virale, bactérienne, parasitaire ou fongique.
Les atteintes virales sont souvent caractérisées par la précession d'un syndrome viral. Le tableau est variable, allant de simples myalgies à des épisodes de rhabdomyolyse. Les agents mis en cause sont le virus de l'influenza A ou B (myosite surale de la grippe infantile, p. par exemple), Coxackie (type B5, en particulier, avec la maladie de Bornholm), virus para-influenza, Adénovirus 2 ou 21, Echovirus 9, Herpès simplex et Epstein-Barr. Les myopathies inflammatoires du VIH peuvent s'intégrer dans quatre tableaux : la myopathie directement associée au virus de l'immunodéficience humaine ; la myopathie à l'azidothymidine (AZT) ; les affections musculaires entrant dans le cadre des myosites infectieuses opportunistes (pyogènes, toxoplasmose) ; l'état cachectique fébrile avec amyotrophie sans germe retrouvé.
Les atteintes bactériennes sont à l'origine de pyomyosites focales ou diffuses (staphylocoque doré, streptocoque, légionellose, maladie de Lyme, etc).
Les myosites parasitaires correspondent aux manifestations musculaires de la trichinose, toxocarose, cysticercose, toxoplasmose, sarcosporidiose.
Rarement observées, les atteintes musculaires de type fungique sont décrites lors d'affections systémiques (candidoses, coccidioïdomycoses, sporotrichoses) ou après une localisation cutanée telle que le pied de Madura (mycétome).
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pathos : maladie
Syn. myosites infectieuses, myosites à micro-organismes
myosis n.m.
Etat de la pupille rétrécie par action sur le sphincter de l'iris avec conservation ou non de la réactivité à la lumière.
Il peut être :
1- spasmodique par souffrance des formations sympathiques au niveau de l'hypothalamus, avec conservation du réflexe photomoteur qui est intégré à l'échelon mésencéphalique,
2- réflexe dans certaines affections oculaires aigües comme les kératites,
3- paralytique dans le syndrome de Claude Bernard-Horner.
Deux muscles lisses, le sphincter de l'iris (m. sphincter pupillae) et le dilatateur de l'iris (m. dilatator pupillae) règlent le diamètre de l'orifice central de l'iris. Ces muscles sont innervés par le système nerveux neurovégétatif : le sphincter de l'iris, responsable du myosis, est innervé par le parasympathique (récepteurs muscariniques de type M 3). Le dilatateur de la pupille est innervé par le sympathique (récepteurs α adrénergiques).
L'origine du parasympathique se situe au noyau d'Edinger-Westphal dans le mésencéphale, celle du sympathique est dans l'hypothalamus postérieur.
Les anomalies pupillaires peuvent être uni- ou bilatérales. Elles peuvent être dues à une lésion ou à un effet pharmacologique situé de l'origine du premier neurone dans le système nerveux central jusqu'au niveau des récepteurs périphériques.
Les parasympathomimétiques (pilocarpine) provoquent un myosis (cet effet est utilisé dans le traitement du glaucome). Au cours de l'anesthésie générale la pupille est normalement en myosis, sauf quand l'anesthésie devient trop profonde. Au contraire, les parasympatholytiques (atropine, tropicamide) et les sympathomimétiques (néosynéphrine, adrénaline) sont mydriatiques. Les modifications de la taille de la pupille contribuent à l'analyse des syndromes neurologiques et permettent de suivre l'action de nombreux médicaments (notamment des anesthésiques) ou toxiques.
Claude Bernard, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1858) ; J. F. Horner, ophtalmologiste suisse (1869)
Étym. gr. muôsis : fermeture (de la pupillle - déverbal de muein : fermer)
Ant. mydriase
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), muscarinique (récepteur), pupille, Claude Bernard-Horner (syndrome de)
myotonia fluctuans l.f.
myotonia fluctuans
Myotonie congénitale autosomique dominante liée à une anomalie génétique du canal sodique membranaire des muscles squelettiques et extra-oculaires.
L’affection débute dans l’enfance ou l’adolescence. Les crises de myotonie, prolongation du temps de relaxation musculaire après un mouvement, apparaît 30 à 40 minutes après un exercice. Elle ne sont pas influencées par le froid ; elles sont favorisées par une surcharge en potassium (traduite par une hyperkaliémie) et ne s’accompagnent pas de parésie ou de paralysie.
L’affection est liée à une anomalie de conduction du sodium et du chlore dans la membrane musculaire. Elle est due à des mutations du gène SCN4A codant pour la sous-unité α du canal sodium voltage-dépendant du muscle squelettique. Avec la paralysie périodique hyperkaliémique et la paramyotomie congénitale elle est le troisième type du syndrome du canal sodium musculaire.
K. Ricker, neurologue allemand (1990)
Étym. gr. mus : muscle ; tonos : tension, intensité ; lat. fluctuare : être irrégulier
→ myotonie, paramyotonie congénitale, paralysie périodique hyperkaliémique
myotonie n.f.
myotonia
Anomalie de la décontraction des muscles striés se traduisant, après une contraction normale, par la persistance d'une contraction active non douloureuse, qui ne se relâche que par un effort des antagonistes.
Ainsi, après avoir saisi un objet, le sujet a du mal à desserrer la main. Classiquement favorisée par le froid, la "réaction myotonique" s'épuise avec la répétition de la contraction. La musculature oculopalpébrale, de la face et masticatrice peut être atteinte. La myotonie provoquée par une percussion musculaire directe comme celle de l'éminence thénar, entraîne une adduction prolongée du pouce et/ou la formation d'un bourrelet. Plus généralement, ce trouble est déclenché par une contraction volontaire, idiomusculaire, ou par stimulation électrique du nerf, mais non par la recherche de la réflectivité ostéotendineuse. Son intensité n'est pas corrélée avec le déficit musculaire.
L'EMG montre des averses myotoniques constituées, dès l'insertion de l'aiguille, par une rafale de potentiels de faible amplitude battant à un rythme rapide, dont l'aspect est celui de potentiels de fibrillation, donnant la sonorité d'"un avion en piqué". Il s'agirait d'une activité répétitive par anomalie de la repolarisation musculaire.
Ce trouble doit être distingué du retard simple à la décontraction qui apparaît lors de l'enregistrement des réflexes dans certaines affections générales comme le myxœdème (réflexogramme achilléen).
Il peut constituer la manifestation clinique dominante, sinon s'intégrer dans un tableau clinique complexe. Seront cités : la myotonie congénitale (maladie de Thomsen, myotonie de Becker), la dystrophie musculaire avec myotonie (maladie de Steinert), la paramyotonie et le syndrome de Schwartz-Jampel.
A. J. Thomsen, médecin danois (1875/76) ; P. E. Becker, neurologue et généticien allemand (1955) ; H. G. Steinert, anatomopathologiste allemand (1909) ; O. Schwartz, pédiatre ophtalmologiste et R. S Jampel, neuro-ophtalmologiste américains (1962)
Étym. gr. mus : muscle ; tonos : tension
myotonies acquises l.f.p.
acquired myotonias
Ensemble pathologique regroupant les myotonies induites (herbicides comme le dichlorphénoxyacétate, hypocholestérolémiants comme le 20-25 diazacholestérol) et les myotonies des neuropathies périphériques (syndrome d'Hausmanowa-Petrusewicz, rare, associant à celles-ci des myotonies vraies, sporadiques, des membres supérieurs et de la langue), qui sont indépendantes des neuromyotonies.
Irena Hausmanowa Petrusewicz, neurologue polonaise (1983)
Étym. gr. mus : muscle ; tonos : tension
myxomes cardiaques et cutanés, lentiginose faciale et syndrome de Cushing l.m.p.
myxoma, spotty pigmentation, and endocrine overactivity
Association d'un myxome de l'oreillette, de neurofibromes myoïdes sous-cutanés, et d'un syndrome de Cushing.
On trouve des myxomes au niveau pulmonaire, autour de la bouche et des lèvres ; des neurofibromes myoïdes au niveau des paupières, du visage, du tronc, de la face antérieure des cuisses. Ont été décrits : un hémangiome du visage, des taches pigmentées dans la bouche et plus rarement sur les paupières. Le myxome de l'oreillette peut donner des oblitérations artérielles oculaires ou d'autres localisations par matériel myoïde (hémiparésie). La moitié des patients présentent des tumeurs testiculaires. Les myxomes des paupières sont trouvés 1,5 fois sur 10, les lentigines des paupières 7 fois sur 10, une lésion pigmentée de la caroncule ou du replis semilunaire 3 fois sur 10. Les deux premières publications mentionnaient un hypertélorisme, des yeux bleus, des cheveux rouges et une peau claire. L’affection est autosomique dominante (MIM 160980).
J. R. Rees, médecin cardiologue britannique (1973) ; J. A. Carney, anatomopathologiste américain (1985)
Étym. gr. myxa : mucosité ; -ome :suffixe indiquant une tumeur
Syn. myxome de l'oreillette, taches pigmentées et hyperactivité endocrine, Carney (syndrome de)
nægleriose n.f.
nægleriosis
Infection accidentelle par des "amibes libres" du genre Nægleria, en particulier Nægleria fowleri.
La contamination est généralement nasale, à l’occasion d’une baignade. Les amibes passent ensuite, par voie trans-ethmoïdale, dans les espaces sousarachnoïdiens et dans le cerveau, en provoquant un syndrome méningé aigu avec installation progressive d’un coma dont l’évolution est généralement fatale.
nævus dysplasique l.m.
dysplastic nevus, atypical nevus
Variété de nævus comportant des particularités cliniques (lésion plus ou moins plane, d'environ 5 mm de diamètre, polychrome, à contour irrégulier, apparaissant le plus souvent à partir de la puberté et augmentant ensuite en nombre) et histologiques (intense activité jonctionnelle, pléomorphisme et hyperchromatisme nucléaires).
Elle nécessite une photoprotection et une surveillance très attentives à cause d'un important risque de transformation maligne, ainsi qu'une ablation systématique avec contrôle histologique au moindre doute. C'est à son propos qu'a été édifié le concept du syndrome du nævus dysplasique de Clark avec ses deux types : sporadique et familial.
W. H. Clark, Jr, dermatologiste américain (1978)
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. nævus atypique de Clark
nævus épidermique de Solomon l.m.
Solomon’s nævus epidermal
Nævus associés à des malformations oculaires et osseuses auxquel s'ajoute un syndrome neurologique avec épilepsie et retard mental.
Affection assez hétérogène à début néonatal avec convulsions et nævus ou hamartomes sur tout un hémicorps. Au niveau de la peau, on trouve des nævus bien délimités, sébacés (nævus de Jadassohn), pigmentaires, verruqueux, ou linéaires, des zones glabres du cuir chevelu, et des hémangiomes. Au niveau neurologique le retard mental peut être important, les crises d'épilepsie sont généralisées, il existe des troubles moteurs, des déficits de type hémiplégiques, une dysplasie neurologique et parfois une hydrocéphalie avec déformation de la boite crânienne. Sur le plan osseux, on peut trouver une scoliose, des malformations vertébrales, et des anomalies des ceintures scapulaire et pelvienne. Pour les yeux il faut rechercher blépharoptosis, anomalies oculomotrices, nystagmus, opacités cornéennes, dermolipome, colobome (paupière, iris), microphtalmie, et cécité corticale. L’affection est autosomique dominante.
L. M. Solomon et D. F. Fretzin, dermatologistes américains (1968)
Étym. lat. nævus : marque, tache
Syn. Solomon et Fretzin (syndrome de)
Nager (syndrome de) l.m.
Nager's syndrome, acrofacial dysostosis Nager type, preaxial acrofacial dysostosis Nager type
Syndrome malformatif rare associant de graves anomalies de la face et des membres (de type préaxial).
A la micrognathie et à l’hypoplasie malaire sont associés des anomalies des fentes palpébrales, une implantation basse des oreilles et des cheveux, un palais ogival ou une fente vélopalatine ; le pouce est anormal, en syndactylie, hypoplasique ou absent ; le radius est hypoplasique ; des synostoses peuvent exister entre le radius et l’ulna ou l’humérus, entre les os du carpe ou du tarse. Les malformations osseuses peuvent être étendues aux os longs, au bassin, aux côtes et au rachis. L’affection est autosomique dominante, locus en 9q32 ; certaines formes paraissent récessives.
F. Nager, otorhinolaryngologiste suisse (1948)
Syn. dysostose mandibulofaciale type Nager
NAME (syndrome) sigle pour multiple Nævus-Atrial myxoma-Myxoid neurofibroma-Ephelides l.m.
Affection héréditaire autosomique dominante associant des éphélides, des lentigines et un nævus mélanocytaire cutané à des neurofibromes myxoïdes ou myxomes cutanés et cardiaques, notamment auriculaires et parfois à des tumeurs viscérales diverses.
Syn. cutaneous lentiginosis with atrial myxomas, LAMB syndrome
D. J. Atherton, dermatologue britannique (1980)
nanisme méga-épiphysaire l.m.
megæpiphyseal dwarfism
Syndrome pédiatrique avec faciès anormal, luxation bilatérale des cristallins, articulations trop larges et homocystinurie.
Il existe un retard mental sévère, une petite taille, une brachycéphalie, un nez retroussé, une fente palatine, une surdité, une ectopie testiculaire, de grosses articulations et une cyphose. Au niveau oculaire, on peut observer un épicanthus, une ectopie du cristallin. Le métabolisme des acides aminés est anormal. L'affection est autosomique récessive.
R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1973)
nanisme métatropique l.m.
metatropic dwarfism
Chondrodystrophie avec membres courts dès la naissance, ressemblant à l'achondroplasie ou au syndrome de Morquio, associée à une dolichocéphalie, une cyphoscoliose progressive, un thorax en entonnoir et un retard mental (inconstant).
La dysostose est généralisée, la trame osseuse et l'ossification sont anormales. Les os des membres sont très courts, en massue, la partie antérieure des corps vertébraux est hypoplasique et il se développe, chez les sujets qui survivent une cyphoscoliose sévère qui aggrave la petite taille (la taille adulte est de 120cm env.) l’hypoplasie de l’apophyse odontoïde entraîne une instabilité C1-C2. Il existe une raideur articulaire. En ophtalmologie, on décrit parfois une cataracte (1/10). L’affection a été classée en 4 types (Kozlowski, 1988) : type 1 : létal en périnatal ; type 2 : létal après un délai plus ou moins long, autosomique récessif; type 3 : forme habituelle, de transmission autosomique dominante ; type 4 : forme modérée à survie prolongée. Le diagnostic peut être évoqué in utero sur la brièveté des membres. (MIM 250600).
P. Maroteaux, pédiatre et généticien français (1966) ; K. S. Kozlowski, médecin radiologue australien (1988)
Étym. gr. metatropos : changeant
Syn. dysplasie métatropique
nanisme, retard mental, anomalies oculaires l.m.
dwarfism, mental retardation, eye abnormality
Syndrome associant petite taille, petite tête, retard mental, myopie et cataracte.
Il existe également une hypoplasie irienne. L’affection est autosomique récessive (MIM 223540).
F. Mollica, L. Pavone et Ilse Antener, pédiatres italiens(1972).
Syn. Mollica (syndrome de) ; Mollica Pavone Antener (syndrome)
narcotique n.m.
narcotic
Produit qui entraîne un état psychique d'euphorie et d'excitation suivi de torpeur si une dose suffisante est atteinte.
La sensibilité est assoupie et le tonus musculaire est relâché.
Un tel produit psychotrope, généralement illicite, est appelé «drogue» ou « stupéfiant » en français.
Les drogues ont une action dépressive sur les centres respiratoires dont elles diminuent l'automatisme. Il en résulte une oligopnée qui peut être grave et entraîner la mort (par ex. accident d'overdose). Bien qu'ils perdent progressivement leur automatisme, les centres restent longtemps sensibles aux excitations auditives (syndrome d'Ondine) de telle sorte que, si l'on incite fortement la victime à respirer lors d'une pause respiratoire, l'inspiration se fait et l'hypoxie cesse.
→ drogue, Ondine (syndrome d'), overdose
NARES sigle angl. f. pour Non Allergic Rhinitis with Eosinophilic Syndrom.
Syndrome d’hyperréactivité nasale, non allergique, avec éosinophilie, précédant souvent l’apparition d’une polypose naso-sinusienne.
→ rhinite hyperéosinophile non allergique
Nashtest® acr. angl.
Le NashTest® est un marqueur non invasif de l’hépatite pseudo-alcoolique du foie ou non alcoholic steatosis hepatitis (NASH) chez les malades atteints de syndrome métabolique.
Le NashTest® nécessite le dosage de l'alpha2-macroglobuline, de l’haptoglobine, de l’apolipoproteine A1, de la bilirubine totale, de la γ-glutamyl-transpeptidase, de la glycémie à jeun, des triglycérides, du cholestérol, de l’ALAT et de l’ASAT. Les paramètres sont ajustés sur l’âge, le sexe, le poids et la taille du patient.
Le diagnostic de NASH est exprimé en 3 classes : N0 pas de NASH, N1 : NASH possible et N2 : NASH certain.
Étym. NASH : non alcoolic steatosis hepatitis
→ hépatite stéatosique non alcoolique, syndrome métabolique
Navajos (neuropathie des) l.f.
Navajos' neuropathy
Neuropathie rare, rencontrée chez les indiens Navajos aux États-Unis.
Les aspects cliniques associent une neuropathie sensitivomotrice, des ulcérations cornéennes, des mutilations distales, une taille réduite, un infantilisme sexuel, des infections généralement sévères, une atteinte hépatique comprenant des épisodes du type d'un syndrome de Reye.
Il existe de sévères lésions de la substance blanche du système nerveux central et une disparition complète des fibres myélinisées, avec de sévères lésions des fibres amyéliniques au niveau du nerf périphérique. L'étiologie n'est pas connue, mais il est probable qu'il s'agit d'un trouble inné du métabolisme, transmis de façon autosomique récessive.
NBEAL2 gene sigle angl. pour neurobeachin like 2
Gène situé sur le locus chromosomique 3p21.31 codant pour une protéine qui joue un rôle dans le développement des granules alpha.
Ces granules alpha contiennent des facteurs de croissance et d’autres protéines dont le rôle est primordial dans la coagulation sanguine et la guérison des plaies.
Au moins 35 variétés de mutations sont responsables du syndrome des plaquettes grises.
Syn. BDPLT4, GPS, KIAA0540, neurobeachin-like 2, neurobeachin-like protein 2
→ plaquettes grises (syndrome des)
nécrose papillaire rénale l.f.
renal papillary necrosis
Nécrose ischémique de tous les éléments anatomiques de la médullaire rénale, presque toujours bilatérale, avec pour principaux symptômes une hématurie, une infection urinaire à type de pyélonéphrite, et dans les formes graves, une insuffisance rénale oligoanurique.
La migration d'une papille nécrosée peut induire un syndrome douloureux à type de colique néphrétique et une obstruction de la voie excrétrice. Les lésions peuvent être visibles sur l'urographie intraveineuse sous la forme d'une cavité centrée sur les cupules calicielles ou d'un séquestre au sein du calice. Les causes les plus fréquentes sont l'absorption prolongée de phénacétine, le diabète, une infection avec obstacle urinaire, la drépanocytose. Le traitement comporte la suppression éventuelle du facteur causal, la prescription d'antibiotiques en cas d'infection, les méthodes de réanimation en cas d'insuffisance rénale aigüe sévère.
nécrose rétinienne aigüe l.f.
acute retinal necrosis
Syndrome de nécrose rétinienne aigüe d’évolution sévère, qui se traduit par une hyalite majeure avec réaction inflammatoire du segment antérieur et des foyers jaunâtres de nécrose rétinienne, en moyenne périphérie du fond d’œil.
Le diagnostic, avant tout clinique, est conforté par le calcul du coefficient de Goldman et Witmer (positif quand il est supérieur à 4) ou par la mise en évidence du génome (technique de PCR).
Le traitement repose sur les thérapeutiques antivirales et les corticoïdes.
Sigle : ARN syndrome
nécrose striatale bilatérale familiale infantile
familial infantile bilateral striatal necrosis
Forme familiale de nécrose striatale bilatérale infantile (IBSN), syndrome de dégénérescence bilatérale symétrique spongieuse des noyaux caudés, putamen et globus pallidus, caractérisé par une régression développementale, une choréoathétose et une dystonie progressant vers une quadriparésie spastique.
La prévalence de l'IBSN familiale a été estimée à moins de 1/1 000 000.
L'âge d'apparition varie entre 7 et 15 mois. La maladie a un début insidieux et une évolution progressive associant : choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des habiletés motrices et verbales, myoclonus, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
Le diagnostic est confirmé par les images du scanner et de l’IRM.
La dégénérescence striatonigrale infantile autosomique récessive est causée par une mutation du gène NUP62 (19q13.33) et la dégénérescence striatonigrale infantile mitochondriale est causée par une mutation du gène MTATP6. Le diagnostic prénatal et le conseil génétique sont offerts aux familles des patients touchés.
Les diagnostics différentiels incluent la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite disséminée aiguë, la neurodégénérescence avec l'accumulation de fer dans le cerveau, la maladie de Leigh, la chorée de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalonique, la déficience en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidémie glutarique I, l'intoxication au monoxyde de carbone.
Le pronostic est habituellement médiocre, quadriparésie spastique évoluant vers la mort, due à une infection.
Le traitement par la biotine orale ralentit initialement les progrès de la maladie.
Rachel Straussberg, neuropédiatre israélienne (2010)
Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)
→ nécrose striatale bilatérale de l'enfant, nécrose striatale bilatérale de l'enfant forme sporadique, MT-ATP6, NUP62
nécrose tubulaire aigüe l.f.
acute tubular necrosis
Ensemble de lésions rénales à prédominance tubulaire de sévérité variable, habituellement réversibles, mais pouvant aller jusqu'à la nécrose épithéliale.
Cette néphropathie présente une évolution cyclique avec une phase initiale marquée par la cause déclenchante, choc, intoxication etc., une phase oligo-anurique qui peut durer 8 à 15 jours voire plus, une période de reprise de la diurèse. La récupération de la fonction rénale est habituellement complète, elle peut n'être que partielle en cas de nécrose tubulaire étendue. La cause la plus fréquente est la survenue d'un état de choc relevant de causes variées : choc posttraumatique, post-chirurgical, septicémies à germes Gram négatif, à germes hémolytiques, Par ex. B Perfringens, transfusion incompatible, syndrome de Bywaters, etc. L'atteinte rénale peut être également secondaire à une intoxication volontaire ou accidentelle par le mercure, le tétrachlorure de carbone. Certaines formes sont secondaires à un traitement médicamenteux : aminoglycosides, cisplatine, produits de contraste iodés. Le pronostic a été transformé par la thérapeutique : traitement du choc et éventuellement traitement spécifique de la cause puis, en cas d'oligo-anurie prolongée, recours transitoire aux méthodes de substitution de la fonction rénale, hémodialyse, dialyse péritonéale.
→ nécrose corticale bilatérale rénale
négligence spatiale unilatérale l.f.
unilateral spatial neglect
Syndrome d'héminégligence anciennement décrit, mais nettement individualisé par W.R. Brain ("désorientation visuelle" par lésions hémisphériques droites), au regard d'autres formes de "désorientation spatiale" : perte de la mémoire topographique, agnosies visuelles, troubles de la discrimination droite-gauche, etc.
Observé dans ses formes les plus typiques lors de lésions vasculaires du lobe pariétal droit, il est également rencontré au cours de lésions frontales ou sous-corticales ou, de façon plus discrète, d'atteintes hémisphériques gauches. Il s'associe souvent à d'autres modalités d'héminégligence (somesthésique en particulier).
Spontanée mais souvent partielle, une récupération s'observe à trois mois dans plus de la moitié des cas. Sinon, il s'agit d'un facteur défavorable.
Les méthodes d'évaluation clinique et testologique évoluent vers une standardisation utile sur le plan physiopathologique et rééducatif, avec l'apport de la neuro-imagerie fonctionnelle. Des techniques innovantes se sont développées depuis deux à trois décennies.
W. R. Brain, neurologue britannique (1941)
Syn. agnosie spatiale unilatérale
→ agnosie spatiale unilatérale
[H1]
Édit. 2017