glycosyltransférase n.f.
glycosyltransferase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical d'ose ou d'oligosides d'un composé donneur à un accepteur.
P. ex. une galactosyltransférase catalyse la synthèse du lactose dans la glande mammaire en transférant le radical galactosyle de l'UDPGal sur le glucose ; les glucosyltransférases transfèrent le radical glucosyle à partir de l'UDPG ou d'un autre glucoside sur une chaîne polyosidique, etc.
Syn. transosidase, transglycosylase
Godwin (lésion lympho-épithéliale bénigne de) l.f.
Godwin’s benign lymphoepithelial lesion
Infiltration lymphoïde, pseudotumorale, d’une glande salivaire, en particulier parotidienne, de cadre nosologique mal défini, apparentée à la maladie de Mikulicz, aux syndromes de Gougerot-Sjögren, de Heerfordt, mais où les anomalies biologiques et immunologiques sont modestes ou absentes.
J. T. Godwin, anatomopathologiste américain (1952)
→ Mikulicz (maladie de), Gougerot-Sjögren (syndrome de), Heerfordt (syndrome de)
goitre lingual l.m.
lingual thyroid
Tumeur intralinguale de structure histologique thyroïdienne, due à un défaut de migration de l’ébauche médiane de la glande thyroïde.
Située sous la muqueuse de la base de la langue, souvent latente, de découverte fortuite, elle est parfois responsable d’une gêne pharyngée ou d’une dysphagie ; l’examen scintigraphique au technétium ou à l’iode radio-actif affirme le diagnostic.
goitre ovarien l.m.
ovarian goitre
Tératome mature unitissulaire de l'ovaire reproduisant la structure d'une glande thyroïdienne normale.
grenouillette n.f.
ranula, frog tongue
Kyste rétentionnel mucoïde de la glande sublinguale développé à la partie antérieure du plancher buccal.
Syn. ranule
gynécomastie n.f.
gynaecomastia
Hyperplasie de l’épithélium des canaux galactophores et du stroma de la glande mammaire de l’homme aboutissant à une hypertrophie diffuse, bénigne, ce qui exclut les tumeurs et les adipomasties.
Le tissu mammaire de l'homme répond aux mêmes stimulations hormonales que celui de la femme : œstrogènes, prolactine, androgènes par aromatisation, hormone chorionique gonadotrophique, hormone de croissance, hormones thyroïdiennes.
Les causes de la gynécomastie se cherchent donc dans :
1) des prises médicamenteuses : œstrogènes ou androgènes prescrits dans le traitement des cancers de la prostate, spironolactones, digitaliques, vitamine D, izoniazide, ainsi que modificateurs des neurotransmetteurs qui perturbent la sécrétion de la prolactine : benzamides, phénothiazines, butyrophénones, antidépresseurs tricycliques,
2) des anomalies gonadiques : chorioépithéliomes ou tumeurs des cellules de Leydig, hypogonadisme congénital (syndrome de Klinefelter) ou acquis (orchite), états intersexués (testicule féminisant),
3) des endocrinopathies non gonadiques : acromégalie, adénome hypophysaire à prolactine, hypothyroïdie,
4) certaines maladies métaboliques: cirrhose, dénutritions sévères,
5) toutes les affections thoraciques : tumeurs, traumatismes, zona, etc.
hamartome n.m.
hamartoma
Malformation pseudo-tumorale caractérisée par une production excessive ou une distribution anormale d’éléments d’un tissu indigène ou appartenant normalement au tissu ou à l’organe d’origine.
L’angiome capillaire, l’exostose ostéo-cartilagineuse, le nævus sont des exemples d’hamartomes. Situés aux confins des tumeurs et des malformations, les hamartomes sont constitués de cellules matures et sont par définition bénins. Les hamartomes doivent être distingués des hétérotopies, caractérisés par le siège aberrant d’un tissu, d’un organe et plus fréquemment d’une glande, parfois fonctionnelle (hétérotopie pancréatique, thyroïdienne). Ils doivent être également séparés des tératomes, caractérisés par la production de cellules ou d’un tissu, étrangers, au tissu ou à l’organe d’origine. Les hamartomes sont surtout observés dans l’enfance. La sclérose tubéreuse de Bourneville et les neurofibromatoses de von Recklinghausen sont caractérisés par des hamartomes multiples et variés.
E. Albrecht, anatomopathologiste allemand (1902) ; D-M. Bourneville, neurologue français (1880) ; F. D. von Recklinghausen, anatomopathologiste allemand (1882)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
→ sclérose tubéreuse de Bourneville, von Recklinghausen (maladie de), hétérotopie
[A3,F5,Q2,N3]
Édit. 2015
Hashimoto (thyroïdite d') l.f.
Hashimoto's thyroiditis, Hashimoto’s disease, struma lymphomatosa
Maladie auto-immune chronique, caractérisée par un goitre lié à une infiltration lymphoplasmocytaire diffuse du parenchyme thyroïdien.
Le diagnostic est évoqué devant une hypertophie thyroïdienne diffuse, de volume modéré, très ferme (« goitre de suif »), indolore s’associant parfois dèjà à une hypothyroïdie discrète qui tend à s’aggraver au fil des années et des décennies. Un accroissement souvent considérable des titres des anticorps antithyroïdiens circulants (antithyroperoxydase et antithyroglobuline) est constaté. L’affection évolue souvent vers l’atrophie progressive de la glande, ou si persiste l’hyeptrophie quelquefois vers le lymphome (1% des cas). Elle est parfois associée à d’autres affections auto-immunes.
Le seul traitement recommandé est la prise d’hormone thyroïdienne.
H. Hashimoto, chirurgien japonais (1912)
[O4]
Édit. 2015
hématocèle n.f.
haematocele
Terme habituellement utilisé pour désigner les hémorragies enkystées des organes génitaux ou de la thyroïde.
Chez l’homme, sont observées des hématocèles scrotale, vaginale, intratesticulaire, funiculaire. Chez la femme, l’hématocèle péri ou rétro-utérine est souvent consécutive à la rupture d'une grossesse extra-utérine qui peut être mise en évidence par l’échographie pelvienne ou endovaginale.
Les hématocèles pures de la thyroïde se révèlent par l’apparition brutale au sein de la glande d’une tuméfaction localisée, électivement douloureuse. Elles peuvent bénéficier de la ponction évacuatrice, et si elles sont récidivantes de l’alcoolisation. Certains compliquent l’évolution de nodules pleins, parfois malins.
Étym. gr. haïma : sang ; kêlê : tumeur
→ grossesse extra-utérine, nodule thyroïdien
[03,O4]
hémoneurocrinie n.f.
Passage dans le système nerveux des sécrétions hormonales grâce à une voie sanguine spéciale.
Exemple de la relation de la glande pituitaire et de l’hypothalamus.
Étym. gr. haïma : sang ; neuron : nerf ; krinô : je sécrète
[C2]
hernie salivaire l.f.
salivary hernia
Intumescence brusque d’une glande salivaire au cours d’un repas, par blocage mécanique d’un calcul dans le canal excréteur.
Elle cède rapidement par vidange de la salive dans la bouche. Elle peut, ou non, s’accompagner d’une colique salivaire.
Étym. lat. hernia : hernie
→ calcul salivaire, lithiase salivaire
[P3]
hile de l'ovaire l.m.
hilum ovarii (TA)
hilum of ovary
Etroit espace circonscrit sur toute la hauteur du bord antérieur de l’ovaire par le mésovarium, selon le contour de la ligne de Farre et par lequel les vaisseaux et nerfs pénètrent dans l’ovaire.
Les fibres conjonctives et musculaires du ligament suspenseur de l’ovaire, du ligament infundibulo-ovarique et du ligament propre de l’ovaire s’y fixent aux deux extrémités de la glande.
[A1]
Édit. 2015
holocrine adj.
holocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se fait par lyse cellulaire : la cellule emplie de son produit de sécrétion se rompt, se détache et meurt.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine concerne par exemple les glandes sébacées.
L. Ranvier, histologiste français, , membre de l’Académie de médecine (1869 voir Cornil)
Étym. gr. holos : entier, krinein : sécréter
horizons XI - XII l.m.p.
Streeter’s stages XI – XII
Étape de la période pré-embryonnaire qui s’étend du 24ème au 27ème jour.
L’embryon mesure 4mm VC au 24ème jour. Il atteint 5mm au 27ème jour. Les crêtes céphalique et caudale sont nettes, la gouttière neurale se ferme et les vésicules cérébrales primitives, les vésicules optiques, le cristallin et les vésicules acoustiques se constituent. Le neuropore rostrale se ferme au 24ème jour (stade carnegie 11). Le neuropore caudale se ferme au 26ème jour (stade carnegie 12). L’encéphale s’infléchit au niveau du mésencéphale. Il y a 3 arcs pharyngés. Les bourgeons des membres sont formés. On voit apparaître les ébauches du foie, du pancréas, des poumons, de la glande thyroïde, des tubules mésonéphritiques et du cœur et les contractions cardiaques débutent.
G.L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948), R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973)
Étym. gr. horizein borner
→ horizons de Streeter, stades carnegie, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
hormone n.f.
hormone
1) Molécule sécrétée par une structure bien différenciée (cellule ou glande endocrine), en réponse à une stimulation, atteignant la circulation sanguine et capable à très faible dose d’intervenir sur un organe ou un tissu cible portant un récepteur spécifique.
Elle exerce une action physiologique sur ce récepteur. En retour le produit sécrété possède la capacité de rétrocontrôler négativement, directement ou indirectement, sa propre production.
2) Certains substances analogues provenant d'une cellule sont suceptibles d’agir sur une cellule voisine, par une sécrétion endocrine, neurocrine, paracrine ou autocrine.
3) Structuralement les hormones sont de 3 variétés :
-hormones peptidique, le plus souvent polypeptidiques : hormones hypophysaires comme la corticotrophine, la thyrostimuline, la prolactine, l’hormone de croissance ; hormones pancréatiques comme l’insuline, le glucagon, la somatostatine ; hormone parathyroïdienne (parathormone). La TRH et l’hormone antidiurétique d’origine hypothalamique sont des hormones oligopeptidiques.
-hormons stéroïdes : hormones corticosurrénales (cortisol, aldostérone, dehydoépiandrostérone…), hormones sexuelles (testostérone, androstanedione, estradiol)
-hormones dérivées d’aminoacides et de phénols : catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénalines), hormones thyroïdiennes (thyroxine, triiodothyronine…)
W. M., Bayliss, Sir, et E. H. Starling,membre de l’Académie de médecine, physiologistes britanniques (1902) ; E. H. Starling, physiologiste britannique, membre de l’Académie de médecine (1905)
Étym. gr. hormaô : j'excite
→ endocrine, neurocrine, paracrine, autocrine.
[O4]
Édit. 2018
hormone thymique l.f.
thymic hormone
Produit sécrété par la glande thymique qui assure le contrôle de la maturation et de la différenciation des lymphocytes T.
En réalité le thymus semble produire deux hormones :la thymopoïétine active sur les cellules nourricières des prothymocytes,et la thymuline stimulant l’immunocompétence des lymphocytes T.
[O4]
Édit. 2015
hyperaldostéronisme primaire l.m.
primary hyperaldosteronism
Sécrétion accrue d'aldostérone liée à un adénome circonscrit de la glande corticosurrénale (adénome de Conn), à une hyperplasie diffuse des zones glomérulées du cortex surrénalien, exceptionnellement à une tumeur maligne, déterminant typiquement une hypertension artérielle avec hypokaliémie.
L’hypertension permanente, de sévérité variable, peut être associée à des manifestations secondaires à la déplétion potassique : asthénie musculaire avec crises pseudoparalytiques, polyuro-polydipsie, constipation etc.
Les caractères biologiques sont une hypokaliémie avec alcalose métabolique, des valeurs basses et peu stimulables de l’activité rénine plasmatique ou de la rénine active, coïncidant avec des valeurs accrues ou paradoxalement normales de l’aldostérone plasmatique et de l’aldostéronurie.
La nature des lésions surrénaliennes est révélée par l'imagerie médicale, essentiellement la tomodensitométrie surrénalienne en coupes fines, que complète éventuellement avant chirurgie, les dosages de l’aldostérone dans l’effluent veineux surénalien, sinon la scintigraphie au noriodocholestérol sous freinage par la dexaméthasons. Le caractère unilatéral ou bilatéral des lésions conditonne beaucoup le pronostic et les choix thérapeutiques : chirugical en cas d’adénome notammment dans le sexe masculin, médical dans les lésions bilatérales ou de principe dans le sexe féminin qui tolère bien la spironolactone.
J. W. Conn, médecin endocrinologue américain (1955)
Syn. syndrome de Conn
→ Conn (syndrome de), hyperaldostéronisme secondaire, rénine angiotensine (système), pseudo-hyperaldostéronisme
[O4]
Édit. 2015
hypermastie n.f.
hypermastia
Hypertrophie de la glande mammaire.
hypomastie n.f.
hypomastia
Développement insuffisant des seins.
Dans l'hypoplasie, le sein est complet et comporte une glande et une plaque aréolo-mamelonnaire qui n’ont pas atteint la dimension et la morphologie d’un sein normal.
Étym. gr. hupo : dessous ; mastos : mamelle
Syn. hypoplasie mammaire
[O5]
hypophyse n.f.
hypophysis (TA)
pituitary gland
Glande endocrine située à la base du cerveau, dans la selle turcique, comprenant une partie postérieure, la neurohypophyse ( ou post-hypophyse ou neurohypophyse), appendue par la tige pituitaire à l’hypothalamus, et une partie antérieure, l’adénohypophyse (ou antéhypophyse).
La neurohypophyse, lobe postérieur, est une structure nerveuse reliée par la tige pituitaire à l’infundibulum du plancher du 3e ventricule dont il est une des dépendances. De structure névroglique, il reçoit par la tige pituitaire (nerf pédonculaire et hypophyse de Roussy) le faisceau hypothalamo-hypophysaire émanant des noyaux dorsal, ventral, préoptique et supraoptique de l’hypothalamus. Ses sécrétions sont la vasopressine ou hormone antidiurétique (ADH) et l’ocytocine. La nature lipidique des granules présécrétoires de la neurohypophyse explique l’hypersignal normal en IRM sur la séquence pondérée en T1.
Syn. glande pituitaire
[A1,04]
hypophyse accessoire l.f.
Toute glande surnuméraire de structure adénohypophysaire développée sur le trajet du canal cranio-pharyngien de Landzert.
Ces glandes représentent un vestige fragmenté du pédicule pharyngien embryonnaire. Suivant leur situation on distingue trois types d’hypophyses accessoires : hypophyse pharyngée ; hypophyse accessoire intra-osseuse, développée dans le corps de l’os sphénoïde ; hypophyse accessoire intracrânienne (ou sous-hypophysaire), située sur le fond de la selle turcique, sous le pôle inférieur du lobe antérieur de l’hypophyse dont elle est séparée par un feuillet réfléchi de la dure-mère. Les hypophyses accessoires peuvent être le point de départ de tumeurs (adénomes, craniopharyngiomes).
T. Landzert, anatomiste russe (1868)
hypophysectomie fonctionnelle l.f.
functional hypophysectomy
Ablation de la glande hypophysaire normale, indiquée dans les cancers du sein et de la prostate au stade de métastases douloureuses, ainsi que dans les rétinopathies diabétiques graves évoluant vers la cécité.
Elle est réalisée par voie extracrânienne trans-sphénoïdale. Autrefois plus fréquentes, les indications sont devenues très exceptionnelles.
hypotrophie mammaire l.f.
breast hypotrophy
Anomalie du volume du sein caractérisée par une diminution secondaire du volume, en rapport avec une involution de la glande.
En fonction de l’état de l’enveloppe cutanée, l’hypotrophie pourra être accompagnée d’une ptose.
Étym. gr. hupo : au-dessous ; trophê : nourriture
infrafacial adj.
infrafacial
Qui est situé au-dessous du nerf facial.
La portion infrafaciale de la parotide correspond au bord postérieur de la glande, au-dessous et en arrière des filets inférieurs du facial. Elle est en principe dépourvue de tout élément nerveux.
Syn. sous-facial
infundibulum pilaire l.m.
pilar infundibulum
Partie superficielle du follicule pileux comprise entre l'orifice, ou ostium, folliculaire, qu'il inclut, et l'abouchement de la glande sébacée.
Sa portion intraépidermique est l'acrotrichium.
Étym. lat. infundibulum : entonnoir
Syn. infundibulum folliculaire