Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1119 résultats 

anastomose cornuo-isthmique l.f.

isthmo-cornual anastomosis

Traitement chirurgical des obturations tubaires proximales par suture, le plus souvent microchirurgicale, de l'isthme tubaire sur la corne utérine.
Du fait de la rareté des grossesses obtenues, cette technique est délaissée au profit des procréations médicalement assistées.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[O3]

Édit. 2017

anastomose duodénopancréatovésicale l.f.

duodenopancreatic bladder anastomosis

Technique de dérivation de la sécrétion exocrine pancréatique vers la vessie, lors d'une transplantation pancréatique.
Le duodénum, prélevé avec le pancréas total, est suturé à la vessie, dans la plupart des cas par une anastomose latérolatérale portant sur le deuxième duodénum.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

transplantation pancréatique

[L2]

Édit. 2017

anastomose portocave transjugulaire l.f.

transjugular intrahepatic portosystemic shunt (TIPS)

Acte de radiologie interventionnelle consistant à créer une anastomose portocave intrahépatique permanente.
Avant la mise en place de l'anastomose, une échographie doppler hépatique vérifie la perméabilité de la veine porte.
Après ponction de la veine jugulaire interne droite, la veine hépatique droite ou moyenne est cathétérisée sous contrôle radioscopique. L'aiguille est poussée à travers le parenchyme hépatique jusque dans une branche portale, le plus souvent la droite. Un guide est alors introduit jusque dans la veine mésentérique supérieure ou splénique. Le trajet intrahépatique est ensuite dilaté à l'aide d'un cathéter à ballonnet, puis on insère une prothèse métallique.
Cette technique constitue un traitement de l'hypertension portale. Le débit de l'anastomose doit permettre de diminuer suffisamment la pression portale pour prévenir le risque d'hémorragie digestive et d'ascite sans entraîner d'encéphalopathie.

Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche

[K3,L2]

Édit. 2017

Anderson (technique d'allongement tibial d') l.f.

Anderson’s lengthening technique

Allongement progressif du segment jambier, après un premier temps d’ostéotomie, obtenu à l’aide d’un cadre métallique à barres filetées monté sur deux broches transfixiantes.
Amélioration de la technique d’Abbott, elle-même dérivée de celle de Putti. Le nom de G. Mitchell lui est souvent associé.

W. V. Anderson, chirurgien britannique (1952)

[I2]

Édit. 2017

androstènedione n.f.

androstene dione

Stéroïde hormonal androgène, précurseur de la testostérone, biosynthétisé dans les glandes corticosurrénales par déshydrogénation de la déhydroépiandrostérone, et dans les testicules par clivage oxydatif de la 17 alpha-hydroxyprogestérone, ainsi que dans la glande surrénale et le follicule ovarien ou le corps jaune chez la femme.
L’androstènedione peut être dosée dans le sérum par technique immunologique. Ce dosage est essentiellement utilisé dans l’exploration des hirsutismes et virilisations chez la femme.

Syn. delta-4-androstènedione-3,17

[C1, O3, O4]

Édit. 2020

anesthésie locale l.f.

local anaesthesia

1) Disparition de la sensibilité douloureuse dans un territoire limité, par atteinte neurologique.
2) Technique d'insensibilisation locale dans le but de supprimer la douleur lors d'une intervention ou d'un prélèvement biopsique sur une zone localisée ou superficielle, principalement cutanée. Le médicament le plus utilisé en France est la xylocaïne en injection transcutanée in situ

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Sigle AL

[G1]

Édit. 2019

anesthésie péribulbaire l.f.

peribulbar anaesthesia

Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique en dehors du cône musculo-aponévrotique.
L'injection d'une grande quantité de produit permet son passage à l'intérieur du cône, par diffusion, facilitée par une compression orbitaire. Les effets de l'anesthésie péribulbaire sont superposables à ceux de l'anesthésie rétrobulbaire, avec cependant une akinésie du globe moins constante, mais la présence d'une akinésie palpébrale (orbiculaire). Elle possède les mêmes avantages que l'anesthésie rétrobulbaire, tout en réduisant les risques locaux et généraux.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie extracônique

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

anesthésie rétrobulbaire en ophtalmologie l.f.

retrobulbar anaesthesia

Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique à l'intérieur du cône musculo-aponévrotique, dans l'espace rétrobulbaire immédiat.
L'injection de l'anesthésique au contact direct des branches du nerf ophtalmique, du ganglion ciliaire, des nerfs oculomoteurs et du nerf optique, permet d'obtenir une anesthésie et une akinésie immédiate du globe oculaire, associées à une amaurose ainsi qu'une anesthésie cutanée (supra-orbitaire, paupière supérieure, racine du nez) et muqueuse (partie antérieure des fosses nasales, sinus ethmoïdal et sphénoïdal, conjonctive).

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

Syn. anesthésie intracônique

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésie sous-ténonienne l.f.

sub-Tenon's local anaesthesia

Anesthésie provoquée par l'injection directe d'un produit anesthésique dans l'espace épiscléral, ou espace de Tenon (espace injectable en arrière du globe oculaire, situé entre la capsule de Tenon et la paroi oculaire).
Cette technique anesthésique permet l'obtention rapide d'une bonne analgésie par blocage du ganglion ciliaire et des nerfs ciliaires postérieurs à leur entrée sclérale. Par contre, l'akinésie obtenue est très partielle et tardive.

Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

[G1,P2]

Édit. 2017

anesthésique adj.

anaesthetic

Se dit de toute substance médicamenteuse ou de toute technique capable d'entraîner une perte de la sensibilité.

Étym. gr. an: privatif; aesthesia: sens

[G1]

Édit. 2017

anévrysme aortique thoracoabdominal l.m.(ATA)

aortic thoracoabdominal aneurysm

Anévrysme siégeant sur l’aorte descendante qui fait suite à l’arc de l’aorte en aval de l’origine de l’artère subclavière gauche jusqu’à la bifurcation de l’aorte abdominale, ce qui exclut les anévrysmes siégeant sur l’arc de l’aorte de traitement plus complexe.
La classification de Crawford, la plus utilisée, décrit 4 types d’ATA. Le type 1 est étendu de l’origine de l’artère subclavière gauche jusqu’au niveau des artères rénales, le type 2 inclut l’ensemble de l’aorte descendante et abdominale, le type 3 inclut l’aorte thoracique du  niveau de la 6eme côte jusqu’à la bifurcation aortique et le type 4 est étendu du niveau du diaphragme jusqu’à la bifurcation aortique. La localisation et l’extension de l’anévrysme sur l’aorte thoraco-abdominale vont influencer les résultats du traitement (meilleurs résultats pour les ATA de type 4).

Type 1 Type 2 Type 3 Type 4
Classification des ATA selon Crawford
L’incidence de cette pathologie est faible.
Cette maladie évolue lentement sur plusieurs années et ne provoque aucun symptôme dans la majorité des cas. Les ATA sont le plus souvent découverts par hasard lors du bilan d’une autre pathologie.
Chez le sujet maigre on peut parfois ressentir à la palpation abdominale une masse battante, parfois expansive et percevoir un souffle à l’auscultation abdominale trop souvent négligée dans un examen clinique de l’abdomen. L’échographie est le mode découverte le plus habituel ; examen non invasif, elle permet de suivre l’évolution des dimensions de la lésion. L’angioscanner en trois D, voire la RMN, déterminent le type de l’anévrysme et font le bilan anatomique en préopératoire ; ils ont pratiquement remplacé l’artériographie plus invasive sur des axes vasculaires de qualité médiocre.
En cas de rupture d’anévrisme, le patient peut ressentir des douleurs abdominales ou dorsales, un malaise ou une perte de connaissance en rapport avec une hypotension artérielle, voire un état de choc en raison de l’hémorragie interne.
L’indication chirurgicale est retenue en fonction de la taille de l’anévrysme et/ou de son évolutivité. L’indication opératoire sur un anévrysme fusiforme est généralement retenue lorsque le diamètre maximal de l’anévrysme est supérieur à 60 mm. Un anévrysme sacculaire de paroi plus fragile est une indication opératoire dès qu’il est reconnu. Lorsqu’une maladie des tissus conjonctifs (Marfan, Ehler-Danlos) est diagnostiquée, le traitement est proposé pour des diamètres inférieurs en raison du risque élevé de dissection et de rupture. La technique « classique », qui consiste à réaliser par chirurgie ouverte un remplacement du segment pathologique de l’aorte par une prothèse a montré de bons résultats en terme de perméabilité mais au prix d’une mortalité péri opératoire élevée. Depuis 2001, plusieurs équipes réalisent une prise en charge totalement endovasculaire de ces ATA grâce à la nouvelle génération d’endoprothèses fenêtrées et multi branches. Des mesures de protection médullaire doivent être prises en présence d’un ATA étendu (Type 1 à 3) ou d’antécédents de chirurgie aortique ou d’occlusion de l’artère sous-clavière gauche ou des artères hypogastriques, l’ensemble de ces situations favorisant l’ischémie médullaire aigue.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

anévrysme, arc de l'aorte, dissection aortique, Marfan (maladie de), syndrome d'Ehlers-Danlos, Laplace (loi de)

[K2,K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme de l'arc de l'aorte l.m.

arch of aorta aneurysm

Anévrysmes localisés entre l’origine de l’aorte et l’origine de l’artère subclavière sur les portions ascendante et horizontale de l’aorte auxquels il faut adjoindre les anévrysmes de l’aorte thoracique descendante ; les plus fréquents intéressent l’aorte ascendante et sont le plus souvent dégénératifs.
La découverte de ces anévrysmes est très souvent fortuite à l’occasion d’un examen en imagerie du thorax effectue pour une toute autre affection. Il ne faut néanmoins pas oublier que l’examen clinique du thorax peut lui aussi être révélateur d’un frémissement à la palpation, d’un souffle à l’auscultation, voire de la palpation en sus-sternal ou sus-claviculaire d’une saillie battante voire expansible.
Le bilan lésionnel reste l’apanage de l’échographie et en préopératoire de l’angioscanner 3D incontournable pour une bonne connaissance des lésions anévrysmales.
Les anévrysmes de l’arc de l’aorte procèdent le plus souvent de la propagation d’un anévrysme d’amont ou d’aval, ou de sa dissection.
Leur pronostic est dominé par les risques de rupture dans le péricarde, avec une tamponnade, et par le risque de dissection aortique.
A partir du doublement du diamètre aortique le traitement chirurgical est indiqué.
Les anévrysmes de la portion ascendante peuvent compliquer une maladie du tissu conjonctif comme la maladie e Marfan, accompagner ou compliquer une insuffisance ou plus rarement un rétrécissement valvulaire aortique, notamment en cas de bicuspidie.
Plus rares sont les anévrysmes émaillant l’évolution d’une coarctation ou d’une autre anomalie congénitale.
Pour les anévrysmes de la portion ascendante les modalités chirurgicales vont du simple remplacement sus-coronaire à l’intervention de Bentall qui substitue à la racine aortique un tube prothétique valvulé dans lequel sont réimplantés les ostia coronaires.
Les anévrysmes de la portion horizontale de l’arc aortique posent des problèmes techniques difficiles en rapport avec l’anatomie complexe qui voit naître les troncs supra-aortiques qui rendent nécessaire l’utilisation de prothèses à branches multiples.
Le traitement des anévrysmes de l’aorte thoracique descendante est rendu délicat par le fait que ce segment aortique peut donner naissance, via les artères intercostales, aux artères médullaires, notamment à l’artère d’Adamckevicz (artère de l’intumescence lombo-sacrée). Leur traitement comporte un risque de paraplégie.
Toutes ces opérations sont réalisées sous circulation extracorporelle.
Les progrès de la chirurgie endovasculaire ou hybride ont facilité la prise en charge technique de ces lésions.
Tout à fait à part sont les faux-anévrysmes traumatiques de l’isthme aortique qui surviennent après un traumatisme de décélération de grande violence. Ces faux-anévrysmes traduisent la rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent elles aussi rapidement le pronostic vital. Les techniques endovasculaires permettent de stabiliser rapidement la paroi aortique le temps du traitement des autres lésions traumatiques mais le pronostic d’ensemble reste très réservé.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

Syn. anc. anévrysme de la crosse aortique

arc de l’aorte, anévrysme, anévrysme de l’aorte, anévrysme aortique thoracoabdominal, anévrysme traumatique, artère de l’intumescence lombo-sacrée, Bentall (opération de), bicuspidie, circulation extracorporelle, coarctation de l’aorte, Marfan (maladie de), tachytraumatisme

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysmorraphie n.f.

aneurysmorrhaphy 

Plastie chirurgicale de la paroi d’un anévrysme.
Celle-ci est en général menée par l’intérieur de l’anévrysme dont l’hémostase temporaire est assurée par des clamps apposés à toutes ses affluences. On parle alors d’endoanévrysmorraphie. L’endoanévrysmoraphie oblitérante consiste en la suture, par l’intérieur du sac anévrysmal de toutes les affluences de l’anévrysme. Ce geste est en général bien plus facile que la ligature par l’extérieur du sac car ce dernier contracte volontiers des rapports intimes parfois inflammatoires avec le voisinage veineux ou viscéral.
Bien différente est l’endoanévrysmoraphie reconstitutrice ou reconstructrice qui consiste à redonner au segment anévrysmal un calibre normal par la confection d’une suture longitudinale. Il s’agit d’un geste délicat car la paroi anévrysmale est fragilisée. Comme le résultat est rarement à la hauteur des attentes, cette technique a été abandonnée sauf dans de rares cas d’anévrysmes post-sténotiques sur syndrome de la traversée thoraco-brachiale.

R. Matas, chirurgien américain (1888) (1860–1957)

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré): dilatation ; raphê : suture

Syn. endoanévrysmorraphie

anévrysme

[K3,K4]

Édit. 2017

angiocardiographie n.f.

angiocardiography, cardioangiography

Étude radiographique des cavités du cœur après leur opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Selon l'équipement de la salle d'angiographie, l'enregistrement des images recourt au radio-cinéma (35 mm, 50 images par seconde) ou à la radiographie numérique (normes minimales : cadence d'acquisition de 25 images par seconde, résolution spatiale 512 x 512).
Le produit de contraste peut être introduit dans la circulation de trois façons :
1) par injection veineuse périphérique, technique rarement utilisée actuellement ;
2) par cathéter intraveineux dont l'orifice d'éjection est amené sous radioscopie télévisée à proximité des cavités cardiaques (généralement dans la veine cave inférieure juxtacardiaque) ;
3) par cathéter intraveineux amené sous radioscopie télévisée à l'intérieur des cavités cardiaques droites, généralement dans l'oreillette droite (injection "in situ").
Le produit de contraste, qui progresse selon le sens physiologique du courant sanguin, opacifie progressivement tous les vaisseaux et cavités cardiaques situés en aval du site d'injection ; c'est-à-dire, pour une injection dans l'oreillette droite : ventricule droit, artère pulmonaire, veines pulmonaires, oreillette gauche, ventricule gauche, aorte ascendante, etc. Cette séquence d'opacification fait que l'angiocardiographie a pu aussi être définie comme "l'examen radiologique des cavités cardiaques et des gros vaisseaux de la base du cœur et de la vascularisation pulmonaire".

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; kardia : cœur ; graphein : écrire

angiocardiographie sélective

[B2,B3,K2]

Édit. 2017

angiographie cérébrale l.f.

cerebral angiography

Étude radiologique des artères à destinée encéphaliques (carotides et vertébrales) après injection intra-vasculaire d'un produit de de contraste iodé.
Cette technique classique, concurrencée par l'angioscanner et l'angioIRM, devient de plus en plus un examen de deuxième intention destiné à préciser un détail, ou le premier temps d'un acte thérapeutique endovasculaire..

A. Egas Moniz, médecin portugais, prix Nobel de médecine en 1949 (1927)

angiographie

[B1, B2, B4, H1, H4, H2]

Édit. 2020 

angiographie interventionnelle l.f.

therapeutic angiography

Technique radiologique à visée thérapeutique, consistant en la réalisation d'un geste dans la lumière d'un vaisseau (geste endoluminal) tel qu'une embolisation, une dilatation, une désobstruction ou l'ablation d'un corps étranger.

angiographie

[B2,B4,K4]

Édit. 2017  

angioplastie coronaire l.f.

Dilatation d’une artère coronaire sténosée grâce au gonflement d’un ballonnet, introduit dégonflé par l’intermédiaire d’un guide métallique dans l’artère rétrécie

Traitement non médicamenteux des rétrécissements athéromateux des artères coronaires pratiqué en salle de coronarographie. La mise en place se fait sous contrôle de la vue à l’aide d’un amplificateur de luminance. Le gonflement du ballonnet sous une pression de plusieurs atmosphères permet de rompre la plaque athéromateuse et de l’invaginer dans la paroi, au prix d’une dissection localisée. On restaure ainsi une lumière artérielle de section suffisante pour permettre l’apport d'O2 nécessaire au métabolisme du myocarde. Malgré une technique optimale et l’utilisation de médicaments censés exercer une action préventive, la récidive au site de dilatation s’observe dans plus d’un tiers des cas. Depuis plusieurs années, la pose d’endoprothèse (stent) a permis de réduire considérablement la fréquence de sténose récidivante. Le risque de thrombose coronaire, avec ou sans endoprothèse est efficacement combattu par la prise d’antiagrégants plaquettaires.

[B4,K2,K3,K4]

Édit. 2017

angioplastie des artères cérébrales l.f.

angioplasty of cerebral arteries

Technique chirurgicale d'élargissement de la lumière artérielle par une endoprothèse ("stent", treillis métallique en forme de cylindre, notamment) au niveau de la sténose, désormais réalisable pour l'ensemble des artères participant à la vascularisation du cerveau, depuis l'origine des troncs supra-aortiques jusqu'aux branches de division intracrâniennes.
L'angioplastie fait partie des techniques de neuroradiologie interventionnelle.
La diversification de ces endoprothèses vasculaires et un meilleur usage des anti-agrégants plaquettaires ont élargi ses indications. Mais celles-ci varient beaucoup, de même que les techniques, selon le siège de la sténose.
Dans les sténoses intracrâniennes, relativement rares, seule méthode de revascularisation, les risques en limitent les indications aux formes très serrées avec manifestations ischémiques récidivantes sous traitement antithrombotique.
Dans les sténoses de siège thoracique ou sous-clavier, l'angioplastie est le plus souvent envisagée en première intention.
Dans les sténoses de la bifurcation carotidienne, elle s'applique aux malades dits "à risque chirurgical élevé", chez lesquels elle pourrait permettre d'espérer une moindre morbidité que l'endartériectomie.
Une connaissance complète, anatomique, physiologique et clinique, des territoires vasculaires cérébraux est indispensable.

[B2,B4,H1,H2,K4]

Édit. 2017

angioscopie n.f.

angioscopy

Procédé d’exploration visuelle des vaisseaux fondé sur l’introduction dans leur lumière d’un système optique permettant une vision directe des parois vasculaires et de leurs lésions éventuelles.
Nécessitant l’interposition entre le système optique et les zones à explorer d’un milieu transparent, l’angioscopie est de ce fait une technique complexe qui n’est guère entrée dans la pratique.

[B3,B4,K4]

Édit. 2017

angiotensine (I, II, III, IV) n.f.

angiotensin (I, II, III, IV).
Polypeptide de respectivement 10, 8, 7 et 6 acides aminés : Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe-His-Leu (angiotensine I), Asp-Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine II), Arg-Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine III), Val-Tyr-Ile-His-Pro-Phe (angiotensine IV).
L'angiotensine I est produite à partir de l'angiotensinogène par l’action d’une protéase plasmatique, la rénine ou angiotensinogénase, puis convertie en angiotensine II par l'enzyme de conversion et enfin désactivée par les angiotensinases. Les angiotensines sont douées de propriétés physiologiques, notamment pour l'angiotensine II une vasoconstriction des petites artérioles du rein avec pour conséquence une hypertension artérielle ; l'angiotensine III a perdu cette propriété mais a conservé une activité sur les corticosurrénales stimulant la formation d'aldostérone.
L’angiotensine II est dosée par technique radio-immunologique dans l’exploration de l’hypertension artérielle. Une augmentation est observée en cas de tumeur secrétant de la rénine

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; lat. tenere : tendre

Syn. hypertensine, angiotonine

système rénine-angiotensine

[C1,C3,K4]

Édit. 2017

anneau intracornéen l.m.

intrastromal corneal ring

Technique de chirurgie réfractive se proposant de traiter les myopies moyennes par insertion périphérique intracornéenne d'un anneau ou de demi-anneaux en PMMA (polyméthylméthylacrylate), afin de provoquer un bombement de la périphérie de la cornée et un aplatissement relatif de son centre.

[P2]

Édit. 2017

antennes en réseau phasé en IRM l.f.

phased array coils

Combinaison de plusieurs petites antennes en lieu et place d’une grande antenne unique.
Le rapport signal/bruit d’une antenne étant inversement proportionnel à la taille de celle-ci, l’association de plusieurs petites antennes en réseau qui enregistrent de manière indépendante le signal RM permet de couvrir un espace suffisant en augmentant le rapport signal/bruit de l’image. Cette technique permet à temps égal une meilleure définition de l’image ou à définition égale un temps d’acquisition plus court, Elle implique pour chaque élément d’antenne une chaine séparée de traitement du signal (canal).

antenne

[B2,B3]

Édit. 2018

anthropométrie n.f.

anthropometry

Étude des mensurations et des proportions du corps humain.
L’anthropométrie médicolégale est une technique d’identification des délinquants fondée sur les mensurations du corps et sur certains signes particuliers (oreilles, nez, pieds, etc.).

anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles l.m.p.(ANCA)

anti-neutrophil-cytoplasmic antibodies

Auto-anticorps dirigés contre des antigènes présents dans les granules azurophiles des polynucléaires neutrophiles.
Ce sont des marqueurs diagnostiques des vascularites, dont ils ont changé le diagnostic et la classification. Ils sont également utiles au diagnostic de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et parfois d’hépatopathies auto-immunes.
Leur recherche s’effectue en immunofluorescence sur des frottis de polynucléaires humains fixés à l’éthanol et permet de définir trois types d’anticorps en fonction de la localisation de la fluorescence :
- c-ANCA (fluorescence cytoplasmique),
- p-ANCA (fluorescence périnucléaire),
- x-ANCA (ANCA atypique).
La cible des c-ANCA est dans 95 % des cas, la protéinase 3 (PR3), plus rarement l’antigène cap57 (ou BPI : bacterial permeability increasing protein). Les c-ANCA sont décelés à un titre élevé au cours de la maladie de Wegener mais ils peuvent être négatifs au début de la maladie, lorsque celle-ci est localisée ou peu active. Ils sont également détectés dans environ 30 % des polyangéites microscopiques, 10 % des syndromes de Churg et Strauss et moins de 10 % des périartérites noueuses. Ils ne sont pas trouvés dans l’artérite de Takayasu.
Les p-ANCA sont dans la majorité des cas dirigés contre la myéloperoxydase ou contre d’autres antigènes comme la lactoferrine, la cathepsine G ou l’élastase. Ils sont décelés au cours de diverses maladies, associés ou non à des signes de vascularites : polyangéite microscopique, glomérulonéphrites, syndrome de Churg et Strauss, périartérite noueuse, maladie de Wegener, lupus érythémateux disséminé, polyarthrite rhumatoïde...
Les x-ANCA sont détectés dans 50 à 70 % des cas de rectocolite hémorragique  et dans 2 à 20 % de maladie de Crohn. Leur recherche participe, en association avec celle des anticorps anti-Saccharomyces cerevisae, au diagnostic différentiel entre la rectocolite hémorragique et la
maladie de Crohn.

Ils sont également présents dans 40 à 70 % des cas de cholangite sclérosante primitive.
auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de

Syn. anticorps anti-cytoplasme de polynucléaires (ACPN)

protéinase 3, myéloperoxydase, lactoferrine, cathepsine, élastase ; Saccharomyces cerevisiae, auto-anticorps, antigène, vascularite, ELISA (technique), polyangéite microscopique, Churg et Strauss (maladie de), périartérite noueuse, rectocolite hémorragique Crohn (maladie de)

[F3, N3]

Édit. 2019

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