chef médial du muscle gastrocnémien l.m.
caput mediale musculi gastrocnemii (TA)
medial head of gastrocnemius
Corps musculaire médial du muscle gastrocnémien.
Il se détache de la partie postéro-médiale du condyle médial du fémur, de la tubérosité supra-condylienne médiale et de la face postérieure de la capsule de l’articulation du genou dans sa partie médiale (coque condylienne interne). Avec le chef latéral du muscle gastrocnémien il se porte sur la face postérieure d’une aponévrose qui, elle-même, fusionne avec l’aponévrose du soléaire pour former le tendon calcanéen.
Syn. anc. muscle jumeau interne
[A1]
chef transverse du muscle abducteur de l'hallux l.m.
caput transversum musculi abductoris hallucis (TA)
oblique head of abductor hallucis
Corps musculaire du muscle abducteur de l’hallux qui s’insère sur les parties fibreuses de l’articulation métatarso-phalangienne des quatre derniers orteils.
Il se termine sur la base de la première phalange du gros orteil. Il se divise pour fusionner avec le tendon du muscle long extenseur de l’hallux et la gaine du muscle long fléchisseur de l’hallux.
[A1]
cheville n.f.
dowel
1) Pièce cylindrique pour maintenir un assemblage.
En chirurgie orthopédique, greffe osseuse cylindrique dans certaines techniques d’arthrodèse.
2) En anatomie, articulation tibiotarsienne.
[A1,I2]
Chevrot (incidence de) l.f.
Chevrot's view
Incidence radiographique destinée à obtenir une vue axiale d'une articulation sacro-iliaque.
A. Chevrot, médecin radiologue français (1979)
[B2]
chiasma tendineux des doigts de la main l.m.
chiasma tendinum digitorum manus (TA)
tendinous chiasm of fingers of hand
Entrecroisement des deux bandelettes tendineuses terminales de chacun des tendons du muscle fléchisseur superficiel des doigts au-devant de la première articulation interphalangienne correspondante et en arrière du tendon terminal homologue du muscle fléchisseur profond des doigts.
P. Camper, anatomiste, anthropologue et chirurgien néerlandais (1722-1789)
Syn. anc. chiasma tendineux de Camper
[A1]
Édit. 2015
chondroblastome n.m.
chondroblastoma, benign chondroblastoma
Tumeur cartilagineuse bénigne des épiphyses des os longs survenant dans la deuxième décennie de la vie et formée surtout de cellules cartilagineuses immatures de type chondroblaste.
Elle siège électivement dans les épiphyses et apophyses supérieures du fémur, du tibia, de l'humérus, et inférieure du fémur ; de forme plus ou moins arrondie, excentrée, lacunaire radiotransparente avec des petits ilots de calcification. L'évolution est bénigne avec toutefois une extension possible vers l'articulation. Le traitement est chirurgical par curetage -complément, les récidives sont de l'ordre de 10%.
H. L. Jaffe et L. Lichtenstein, anatomopathologistes américains (1942) ; E. A. Codman, chirurgien américain (1931) (tumeur épiphysaire chondromateuse à cellules géantes)
Étym. gr. khondros: cartilage ; blastos : germe
[F5,I2]
chondrolyse de hanche l.f.
chondrolysis of hip
Tableau clinique et radiologique observé chez l'enfant, associant une douleur de hanche et un pincement circonférentiel de l'articulation coxofémorale.
La coxite laminaire touche des enfants de 12 à 15 ans, avec une prédominance féminine, au décours d'une épiphysiolyse. L'aspect radiologique associe une déminéralisation régionale, un pincement circonférentiel de l'interligne articulaire et une soudure prématurée du cartilage de conjugaison. Un tel tableau a également été observé chez des adolescents au décours de traumatismes ou d'immobilisations prolongées. L'évolution se fait vers un enraidissement, parfois en attitude vicieuse
Syn. coxite laminaire
[I1,O1]
chondromatose synoviale l.f.
synovial chondromatosis
Métaplasie chondroïde de la synoviale, conduisant à la production de petits corps cartilageux qui, en se détachant, constituent des corps étrangers intra-articulaires.
La gêne douloureuse est plus ou moins importante, les localisations préférentielles sont le genou, la hanche, le coude ou l'épaule.
Affection de cause inconnue, elle s'observe surtout entre 20 et 40 ans, deux fois plus souvent dans le sexe masculin. Arthropathie mono-articulaire, elle se traduit parfois par une tuméfaction de l'articulation accompagnée ou non de la perception de corps étrangers intra-articulaires qui peuvent se calcifier. L'arthrographie est souvent indispensable au diagnostic. Si la gêne douloureuse est trop importante, le traitement chirurgical consiste en une synovectomie.
[I1 ]
coiffe des rotateurs de l'épaule l.f.
Ensemble anatomofonctionnel formé par les muscles sus-épineux, sous-épineux et petit rond.
La coiffe des rotateurs de l'épaule forme une couche musculotendineuse allant de l'omoplate en dedans au trochiter en dehors ; elle est interposée entre muscle deltoïde et bourse séreuse sousacromiodeltoïdienne au-dessus et articulation glénohumérale en-dessous. Les muscles de la coiffe des rotateurs interviennent dans les mouvements de rotation externe active de l'épaule participant à l'abduction par la stabilisation de la glénohumérale.
[A1]
Édit. 2015
col anatomique de l'humérus l.m.
collum anatomicum humeri (TA)
anatomical neck of humerus
Sillon circulaire qui sépare la tête de l’humérus du grand et du petit tubercule de l’humérus.
Il donne insertion à la capsule de l’articulation humérale dans sa partie supérieure. Au-dessus du petit tubercule de l’humérus il est échancré par l’insertion du ligament glénohuméral supérieur.
[A1]
Édit. 2015
condyle n.m.
condylus (TA)
condyle
Extrémité osseuse articulaire convexe dont la surface est en forme de segment d’ellipsoïde.
Opposé à une glène concave, il constitue une articulation condylienne, diarthrose à deux axes perpendiculaires, susceptible d’exécuter des mouvements dans deux plans perpendiculaires de l’espace (ex. le condyle carpien).
[A1]
Édit. 2015
congruence n.f.
congruence
1) En anatomie, qualité d'une articulation dont les surfaces s'adaptent exactement dans toutes les positions.
2) En ophtalmologie, concept géométrique qui désigne deux images se superposant exactement.
La congruence et la tolérance d'erreur qui l'accompagne sont utilisées dans l'étude de la vision binoculaire. Elle s'oppose à la disparité.
Étym. lat. congruens : qui s'accorde avec
[A1,P2]
contrenutation n.f.
anti-nutation
Mouvement du sacrum basculant par rapport au reste du bassin grâce à une laxité particulière des ligaments de l'articulation sacro-iliaque provoquée par la grossesse.
A l'opposé de la nutation, elle fait glisser la base du sacrum vers l'arrière, ouvrant ainsi, par sa rétropulsion, le diamètre promontorétropubien. Elle ferme, avec l'antépulsion de la cinquième pièce sacrée et du coccyx, l'orifice du détroit inférieur. Elle était recherchée pour permettre un engagement difficile par la manœuvre de Crouzat-Valcher. Cette manœuvre est considérée actuellement comme inefficace après études radiocliniques.
Étym. lat. nutatio, balancement
[I2]
corne iliaque l.f.
coxal horn
Formation osseuse faisant saillie sur la face postérolatérale des ailes iliaques décelables dans certaines dysplasies ostéocartilagineuses en particulier l’ostéo-onychodysostose (nail-patella syndrome).
Elle est le plus souvent bilatérale et symétrique un peu en dehors de l’articulation sacro-iliaque, décelable dès la naissance et accompagne les autres anomalies de l’appareil rotulien et des ongles caractéristiques de cette dysplasie.
[I5,O1]
corps de la côte l.m.
corpus costae (TA)
body of rib, shaft of rib
Partie moyenne de la côte comprise entre le col en arrière et l’articulation chondrocostale en avant.
Aplatie de dehors en dedans, elle est curviligne à concavité médiale avec, d’avant en arrière, une double incurvation en S italique. Sa face médiale est creusée près de son bord inférieur par le sillon de la côte en rapport avec l’insertion des muscles intercostaux et le paquet vasculo-nerveux sous costal.
[A1]
Édit. 2015
cotation fonctionnelle de la hanche l.f.
rating hip scale
Évaluation de la fonction globale de l'articulation de la hanche selon des échelles numériques normalisées.
Selon l'importance accordée aux différents paramètres analysés, plusieurs cotations sont utilisées:
1) La cotation de Merle d’Aubigné et Postel: mesure la douleur, la mobilité articulaire, et la fonction, la marche selon une échelle de 0 à 6 (une hanche parfaite cote 6, 6, 6).
2) La cotation de Harris se fait sur 100 points et contrôle: la douleur, pour 44 points, la fonction pour 47 points (dont 33 pour la marche et 14 pour l'activité) et l'amplitude des mouvements (mobilité et attitude) pour 9 points.
3) L’indice algo-fonctionnel de Lequesne apprécie la douleur ressentie la nuit et lors de la marche, du piétinement,de la station assise prolongéée, ainsi que la gêne éprouvée lors du dérouillage matinal, le périmètre de marche et les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne conduisant si l’indice atteint 10 ou 12 à envisager une prothèse de hanche. Ces échelles de cotation servent à comparer l'état préopératoire et les résultats des traitements selon les différentes statistiques.
R. Merle d'Aubigné, membre de l'Académie de médecine et M. Postel, chirurgiens orthopédistes français (1954 et 1970) ; W. H. Harris, chirurgien orthopédiste américain (1969) ; M. Lequesme, médecin rhumatologue français (1987)
→ index articulaire, indice algo-fonctionnel de Lequesme pour la hanche
coude ballant l.m.
floating elbow
Instabilité importante de l'articulation du coude entraînant des mouvements actifs et passifs d'amplitude anormale dans tous les plans.
Les causes principales en sont : 1) une distension ligamentaire avec insuffisance ou paralysies des muscles stabilisateurs du coude ; 2) une perte de substance au niveau des surfaces articulaires, d'origine pathologique (tuberculose) ou chirurgicale (résection du coude) ; 3) des fractures étagées au-dessus et au-dessous de l'interligne.
[I1]
couple de torsion l.m.
force couple
Paire de forces égales et parallèles agissant en sens inverse et à distance sur un corps, et entraînant un mouvement de torsion ou de rotation. Le moment de cette force est égal au produit de l’une de ces forces par la distance donnée par la perpendiculaire entre ces 2 forces.
L’action musculaire agit sur certaines articulations, par un couple de torsion. ex. l’articulation médiotarsienne. Les fractures spiroïdes des os longs sont provoqués par une force de torsion excédant la résistance de l’os.
[B1]
coussinet des phalanges l.m.
knuckle pad, tylositas articuli
Epaississement fibreux bien délimité surmontant une articulation interphalangienne proximale ou plus rarement métacarpophalangienne ou interphalangienne distale des doigts et apparaissant le plus souvent de manière sporadique vers l'âge de 15 à 30 ans.
La maladie est parfois familiale et peut être associée à la maladie de Dupuytren.
G. Dupuytren, baron, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1778-1835)
[I2]
coxal adj.
coxa
Qui se rapporte à l'articulation de la hanche ou à l'os coxal, ou aux deux.
[A1]
Édit. 2015
coxalgie n.f.
coxalgia
Tuberculose de l’articulation coxofémorale.
Le sens étymologique: douleur de la hanche, n’est plus utilisé en français.
Étym. lat. coxa : hanche ; gr. algos : douleur
Syn. arthrite tuberculeuse de la hanche
[D3,I1]
coxarthrose n.f.
osteoarthritis of the hip
Arthrose de l'articulation coxofémorale.
L'arthrose de hanche peut être primitive ou secondaire à une dysplasie, une fracture, une nécrose.
Étym. lat. coxa : hanche ; gr. arthron : articulation ; ose : suffixe indiquant la dégénérescence
[I1,I2]
coxite n.f.
coxitis, coxarthritis
Atteinte inflammatoire de l'articulation coxofémorale.
Cette atteinte se différencie de l'atteinte mécanique par une douleur à recrudescence nocturne et, radiologiquement, par un pincement circonférentiel de l'interligne coxofémoral sans réaction de condensation ou d'ostéophytose.
[I1,I2]
coxopathie n.f.
coxopathy
Affection de l'articulation de la hanche quelle qu'en soit l'origine.
[I1,I2]
craquement n.m.
crack, crunch
Sensation à la fois tactile et auditive perçue lors du jeu d'une articulation, ou lors du frottement de deux extrémités osseuses anormales p. ex. dans une fracture.
[I1,N1]