fièvre hectique l.f.
Fièvre à grandes oscillations quotidiennes, souvent accompagnée de frissons et de sueurs, qui s’observe surtout au cours de bactériémies, de suppurations profondes et de la tuberculose.
[D1,N1]
Édit. 2018
fièvre hémorragique avec syndrome rénal l.f.
haemorrhagic fever with renal syndrome
Maladie infectieuse aigüe associant fièvre, céphalées, douleurs diffuses, troubles visuels, rash cutané, manifestations hémorragiques et parfois œdème pulmonaire, insuffisance rénale, syndrome méningé.
Le taux de mortalité est faible en Europe. L’agent causal le virus Hantaan, est un virus du genre Hantavirus. La contamination humaine se fait par voie respiratoire à partir de poussières contaminées par des excréments de rongeurs. Cette infection s’observe surtout dans le quart Nord-Est de la France chez des sujets exerçant une profession les mettant en contact avec la forêt et chez les agriculteurs. Le diagnostic est clinique et biologique (thrombopénie, présence d’IgM spécifiques). Des formes plus graves se rencontrent en Asie.
[D1,M1,D2]
Édit. 2018
fièvre ondulante l.f.
undulant fever
Fièvre évoluant sous forme d’ondes fébriles durant plusieurs jours, à début et à fin progressifs et séparées par des phases d’apyrexie.
Elle caractérise la brucellose mais peut aussi traduire un lymphome malin.
[D1,F1]
Édit. 2018
fièvre oscillante l.f.
Fièvre évoluant sous forme de grandes oscillations pluriquotidiennes.
Elle correspond surtout aux bactériémies et aux suppurations profondes.
[D1,N1]
Édit. 2018
fièvre puerpérale l.f.
puerperal fever
Fièvre maternelle survenant dans les suites de couches.
Elle était autrefois synonyme de septicémie à streptocoque transmise par contact interhumain ; trop souvent mortelle, elle pouvait provoquer la mort d’une accouchée sur deux, avant sa prévention par le lavage des mains des personnels soignants, puis son traitement par les sulfamides et les antibiotiques.
[O3,D1]
Édit. 2018
fièvre récurrente l.f.
relapsing fever
Maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Borrelia (famille des Spirochaetaceae), caractérisée par une alternance de périodes fébriles et de phases d’apyrexie.
Parmi ces borrélioses, on distingue la fièvre récurrente cosmopolite à poux, due à Borrelia recurrentis et les fièvres récurrentes sporadiques à tiques, dues, selon les régions, à diverses espèces de Borrelia.
→ Borrelia, Borrelia recurrentis, Borrelia duttoni, borréliose, fièvre récurrente cosmopolite à poux, fièvre récurrente sporadique à tiques, Spirochaetaceae
[D1,D4]
Édit. 2019
fièvre rémittente l.f.
remittent fever
Fièvre caractérisée par des alternances de poussées et de défervescences fébriles, sans périodes d’apyrexie complète.
[N1]
Édit. 2018
fièvres hémorragiques (encéphalites des) l.f.p.
encephalitis in haemorrhagic fevers
Groupe de maladies virales souvent transmises par des piqûres de moustiques ou de tiques et caractérisées par l'association de signes hémorragiques et d'un tableau d'encéphalite.
Affections très contagieuses, elles imposent un isolement rigoureux du malade. Le diagnostic de certitude repose sur l'isolement du virus ou sur la découverte d'antigènes ou d'anticorps spécifiques.
Les plus connues sont : la fièvre hémorragique de la vallée du Rift en Afrique de l'ouest, du sud et en Égypte ; les maladies de Marburg et d'Ebola. D'autres ont été décrites au Congo et en Crimée.
→ fièvres hémorragiques virales
[D1,D4,F1,H1]
Édit. 2018
fièvres typhoïde et paratyphoïdes l.f.p.
typhoid fever
Maladies fébriles sévères dues à Salmonella enterica sérotype Typhi (bacille d’Eberth) et Salmonella enterica sérotype Paratyphi A, B ou C, bacilles à Gram négatif de la famille des Enterobacteriaceae.
La maladie est liée à une bactériémie à point de départ lymphatique mésentérique. Le réservoir de germes est humain. La contamination se fait par les selles des malades ou de porteurs sains chroniques. La transmission est directe par contact avec des produits souillés, soit plus souvent indirecte par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. En France, les cas autochtones sont devenus très rares, la majorité étant importée de zones d’endémie (zones tropicales, Afrique du Nord, etc.).
L’incubation de la maladie dure de 7 à 15 jours ; le début est progressif le plus souvent ; la période d’état associe fièvre, prostration (tuphos), diarrhée et une symptomatologie extrêmement variable. Le diagnostic repose sur les hémocultures, éventuellement la coproculture, accessoirement sur le test sérologique de Widal et Félix. Les principales complications sont digestives (hémorragies, perforations), myocardiques, cérébrales, etc. Le traitement repose sur l’antibiothérapie, principalement les fluoroquinolones ou les céphalosporines de 3e génération, se substituant au chloramphénicol, à l’ampicilline, au cotrimoxazole. Une nouvelle vaccination (vaccin polyosidique capsulaire) a remplacé le vaccin TAB ancien. Elle ne protège que contre S. enterica sérotype Typhi. Les mesures d’hygiène restent essentielles dans la lutte contre les fièvres typhoïdes. En France, cette infection est à déclaration obligatoire.
Syn. dothiénenterie (obsolète)
[D1]
Édit. 2018
fièvre tierce maligne l.f.
Fièvre tierce due à Plasmodium falciparum.
Syn. accès pernicieux palustre
[D1,D4]
Édit. 2018
fièvre urineuse l.f.
urinary fever, urethral fever
Fièvre secondaire à une infection urinaire réalisant soit des accès répétés soit un état fébrile continu.
[D1]
Édit. 2018
fièvre des foins l.f.
hay fever, seasonal allergic rhinitis
Conséquence d’une allergie de type I à IgE au pollen des graminées printanières.
Elle est accompagnée d’une rhinite dite saisonnière (mai-juin en France), très souvent d’une conjonctivite et dans certains cas d’un asthme.
Il n'y a pas de fièvre à proprement parler mais souvent des malaises et parfois des frissons. Les tests cutanés montrent une nette réponse immédiate au pollen de graminées. Le traitement symptomatique est possible par les antihistaminiques et les stéroïdes locaux et généraux. Une désensibilisation au pollen de graminées peut être efficace.
[A1,L1,K2]
Édit. 2018
fragilité capillaire l.f.
capillar fragility
Diminution de la résistance et hyperperméabilité de la paroi des vaisseaux capillaires.
On reconnaît le fragilité capillaire primitive ou constitutionnelle, sans cause apparente, observée surtout chez la femme, qui se manifeste par des ecchymoses survenant au moindre choc ou à la moindre pression et la forme secondaire au cours des maladies infectieuses telles que la méningite cérébrospinale, la fièvre typhoïde, les septicémies, lors d’intoxication à la quinine, au benzène, à l’antipyrine, au cours de la prise prolongée de glucocorticoïdes, après morsure de serpent, dans le scorbut et au cours d’affections hématologique et hépatique.
La fragilité vasculaire se marque par du purpura caractérisé par des points rouges sur la peau ou les muqueuses correspondant à la rupture de petits vaisseaux et l’extravasation de globules rouges. Les pétéchies ressemblent au purpura mais de plus petite taille. Ces taches ne disparaissent pas à la pression.
La fragilité vasculaire se mesure au dynamomètre capillaire qui montre l’apparition d’un nombre important de pétéchies pour des compressions faibles de l’ordre de 10 à 15 mm Hg.
→ ecchymoses, purpura, pétéchie, méningite cérébrospinale, fièvres typhoïde et paratyphoïdes, septicémie
[F1, K4, N1]
Édit. 2019
furoncle n.m.
carbuncle, furuncle, boil
Folliculite profonde nécrosante due au staphylocoque doré, caractérisée par une nécrose dermique périfolliculaire ou bourbillon, guérissant par élimination de tout l'appareil pilosébacé sphacélique.
Les furoncles siègent volontiers dans les territoires velus, surtout nuque, pubis, aisselles, ou les zones de frottement telles que fesses, épaules, ceinture. Ils commencent par un nodule inflammatoire douloureux dont le centre, occupé par une pustule, se nécrose et s'élimine. Le risque sur le visage est celui d'une staphylococcie maligne de la face. La multiplication ou la répétition des furoncles réalise la furonculose ; l'agglomération de furoncles est un anthrax. Le traitement est essentiellement local par antiseptiques, antibiotiques antistaphylococciques locaux, extraction du bourbillon, plus rarement général, par antibiothérapie antistaphylococcique en cas de fièvre ou dans les localisations dangereuses du visage.
Étym. lat. furunculus : petit bourgeon
Syn. folliculite nécrotique, clou (familier)
[D1, J1]
Édit. 2019
gangrène gazeuse l.f.
gangrene, gas gangrene, gaseous gangrene
Cellulite ou myonécrose d'origine traumatique ou chirurgicale réalisant un œdème douloureux surtout d'un membre et du pelvis, avec production de gaz et crépitation neigeuse à la palpation, associée à un tableau infectieux sévère.
Cette infection nécrosante des parties molles est due à des germes anaérobies sporulés (du genre Clostridium tels que C. perfringens) ou non sporulés (bactéries ou cocci à Gram négatif souvent associés à des germes à Gram positif).
Selon l’extension et surtout la profondeur des lésions, on distingue 3 formes.
- La gangrène gazeuse proprement dite ou myonécrose dont l'incubation, de quelques heures à plusieurs jours, est caractérisée par des douleurs vives, permanentes, de l'œdème, des marbrures violacées, des phlyctènes remplies de sérosité sanieuse et fétides. On perçoit une crépitation neigeuse à la palpation. Le malade est en état de choc infectieux (fièvre, collapsus circulatoire, oligurie, subictère).
- La cellulite nécrosante aigüe, ou fasciite nécrosante, à point de départ cutané ou muqueux ne touche habituellement pas ou peu les muscles ; la maladie de Fournier de localisation périnéoscrotale et l'angine de Ludwig de localisation cervicofaciale en sont des exemples.
- La cellulite anaérobie progressive, infection plus ou moins torpide du tissu souscutané, se développe le plus souvent autour d'un orifice de drainage.
Le pronostic est très grave et, malgré les traitements d'urgence avec parage de la plaie, antibiothérapie, réanimation, oxygénothérapie hyperbare, la mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
gastro-entérite infectieuse l.f.
infectious gastroenteritis
Inflammation des muqueuses gastrique et intestinale, d’évolution généralement aigüe, sous l’influence d’un microorganisme pathogène, bactérien ou viral, après une contamination le plus souvent alimentaire.
Sa traduction clinique est dominée par la diarrhée et des douleurs abdominales, avec ou sans fièvre. De nombreuses bactéries peuvent en être responsables (Salmonella, Shigella, Campylobacter, Yersinia, colibacilles, staphylocoques, etc.) ainsi que certains virus (rotavirus, parvovirus, enterovirus, etc.). Le traitement est à la fois symptomatique (réhydratation, médicament antidiarrhéique) et anti-infectieux après identification de l’agent responsable par examen direct des selles et/ou coproculture.
Cette affection atteint très fréquemment les voyageurs séjournant en pays tropical ; elle est communément dénommée tourista. Habituellement, elle guérit spontanément en moins de 4 jours.
Ses causes sont multiples : changement de régime alimentaire, infection ou toxi-infection par certaines bactéries ou par des rotavirus (Reoviridae) ou des norovirus (Caliciviridae). Dans ce cas, l’évolution est plus longue et plus sévère et peut, s’il s’agit de diarrhées bactériennes, imposer un traitement antibiotique.
Germiston (virus)
Germiston (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae) répandu en Afrique orientale et du Sud.
Le virus Germiston circule parmi des rongeurs sauvages par l'intermédiaire de moustiques, notamment des Culex. Chez l'Homme, il n'entraîne qu'une maladie bénigne associant fièvre, céphalées, myalgies, rash, confusion.
Sigle GERV
Gigantorhynchus gigas
Gigantorhynchus gigas
Ver rond appartenant au phylum des acantocéphales, de 10 à 50 cm de long, parasite du Porc à l’état adulte et dont l’hôte intermédiaire est la larve d’un coléoptère (Hanneton).
L’infestation humaine est accidentelle et rare (quelques cas en Europe centrale et en Amérique). Cliniquement, il s’agit de douleurs abdominales paroxystiques, avec diarrhée, vomissements, fièvre et hyperéosinophilie sanguine. La guérison peut être spontanée avec l’expulsion des vers mais des complications (péritonite aigüe par perforation) peuvent survenir.
Syn. Macrocanthorhynchus hirudinaceus
Gitelman (syndrome de) l.m.
Gitelman syndrome
Syndrome caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie, associée à une hypomagnésémie importante et à une faible excrétion urinaire de calcium, secondaires à une tubulopathie rénale distale.
Les symptômes essentiellement neuromusculaires débutent après l'âge de six ans et la maladie est généralement reconnue durant l'adolescence ou l'âge adulte. Ce sont des crampes, une faiblesse et des douleurs musculaires, une fatigue parfois accompagnées de douleurs abdominales, de vomissements et de fièvre. Une paresthésie du visage est souvent présente. La maladie se complique rarement de rhabdomyolyse, de paralysie ou de tétanie. Fréquemment sont observés des vertiges, une polydipsie sans polyurie et une nycturie. Une chondrocalcinose est souvent associée. La pression artérielle est diminuée par rapport à celle de la population générale. Un arrêt cardiaque soudain a parfois été rapporté. En général, la croissance est normale mais peut être retardée chez les patients atteints de sévères hypokaliémies et hypomagnésémies.
Le syndrome de Bartter est le diagnostic différentiel le plus important.
Un complément en magnésium est recommandé ainsi qu’un régime riche en sodium et en potassium. Une surveillance cardiologique est justifiée pour dépister les éventuelles arythmies cardiaques. Le pronostic à long terme de l’affection est excellent.
La prévalence des homozygotes est estimée à environ 1/40 000 mais celle des hétérozygotes est d'environ 1% dans les populations caucasiennes, faisant ainsi du syndrome de Gitelman la maladie tubulaire rénale héréditaire la plus fréquente.
L’affection est transmise selon le mode autosomique récessif. La majorité des patients présentent des mutations du gène SLC12A3 (solute carrier family 12, member 3) qui code pour le co-transporteur Na-Cl (NCC) sensible aux diurétiques thiazidiques. Plus de 140 mutations différentes, réparties sur l'ensemble de la protéine ont été rapportées. Chez une petite minorité de patients, des mutations du gène CLCNKB codant pour le canal chlore ClC-Kb ont été identifiées. Le défaut de transcription du NCC mène à une absence de réabsorption du sodium et du chlore dans le tubule contourné distal. La perte de NaCl au niveau tubulaire conduit à une hypovolémie (donc à une hypotension) et à une alcalose métabolique dite de contraction (l’hypovolémie active le système rénine-angiotensine-aldostérone se traduisant par une tentative de réabsorption du sodium (canal sodé épithélial) et d’excrétion de potassium contribuant à l’alcalose métabolique et à l’hyokaliémie). L’inhibition de l’absorption du NaCl dans le tubule contourné distal a des conséquences sur la réabsorption du calcium et du magnésium dans ce segment.
H. J. Gitelman, J. B. Graham, L. G. Welt médecins américains (1966)
Syn. hypokaliémie-hypomagnésémie familiale
→ Bartter (syndrome de), SLC12A3 (gène), CLCNKB (gène), rhabdomyolyse, chondrocalcinose
[M1, O1, Q2]
Édit. 2018
granulomatose lymphomatoïde de Liebow l.f.
lymphomatoid granulomatosis
Affection rare, de pronostic sévère, consistant en une prolifération lymphohistiocytaire centrée par des vaisseaux, se développant dans un ou surtout plusieurs organes, constamment les poumons mais aussi le système nerveux et le rein ainsi que la peau (dans 50% des cas), les lésions cutanées étant des nodules profonds et/ou des plaques érythémateuses.
Cette entité est actuellement considérée comme un lymphome d’emblée.
L'examen histologique met en évidence un infiltrat polymorphe, mais surtout lymphocytaire, angiocentrique et angiodestructeur, intéressant essentiellement les vaisseaux du derme et, à un moindre degré, ceux de l'hypoderme; cet infiltrat peut aussi être retrouvé autour des glandes sudorales, des follicules pileux et des nerfs. Il est des cas stables pendant des années. Mais l'évolution vers un lymphome malin rebelle, est assez fréquente, révélée par des adénopathies, de la fièvre, la résistance au traitement (qui est celui d'une maladie de Wegener).
A. Liebow, anatomopathologiste américain (1972)
Syn. maladie de Liebow
granulomatose septique infantile l.f.
Syndrome infectieux grave du nouveau-né, provoqué par Listeria monocytogenes, associant
fièvre, pneumopathie, hépatosplénomégalie, conjonctivite et parfois méningite.
greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.
graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)
R. Zeiser, hématologue allemand (2020)
→ greffe, transplantation, Ruxolitinib
[F1, G5]
Édit. 2020
griffures de chat (maladie des) l.f.
cat scratch disease, benign lymphoreticulosis
Maladie infectieuse zoonotique contractée à l'occasion d'une griffure ou d'une morsure de chat.
La lésion cutanée située au point d'inoculation, surtout sur un membre supérieur, est une papule ou un petit nodule rougeâtre, qui peut régresser spontanément ou s'ulcérer et suppurer, accompagnée d'une lymphadénopathie régionale. Le patient présente souvent une fièvre, des céphalées, une asthénie, parfois une splénomégalie. Dans la plupart des cas, l'évolution est spontanément favorable, les adénopathies régressant en 1 à 4 mois. Des formes compliquées ou chroniques, rares, ont été décrites (endocardites, atteintes neurologiques, ostéo-articulaires, …). Une conjonctivite de Parinaud, unilatérale, est parfois observée en cas de contamination par voie conjonctivale. La maladie des griffures de chat est principalement due à la bactérie Bartonella henselae, qui entraîne, chez le chat, une bactériémie asymptomatique et prolongée. Plus rarement, la maladie des griffures de chat pourrait aussi être due à Afipia felis (famille des Bradyrhizobiaceae), voire à Bartonella clarridgeiae. La maladie peut être familiale, le même chat ayant griffé plusieurs personnes. Il semble que les puces ou des tiques puissent également inoculer la maladie. Les piqûres d'épine pourraient aussi transmettre la maladie.
Les principaux antibiotiques actifs sont les aminoglycosides, les tétracyclines, les macrolides.
Les griffures ou morsures de chat peuvent encore transmettre une borréliose qui produit une suppuration au voisinage de la porte d'entrée s'accompagnant rapidement d'adénopathies satellites. Le diagnostic est bactériologique.
P. Mollaret, médecin interniste français (1950) ; R. Debré, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1950)
Syn. lymphoréticulose bénigne d'inoculation, maladie des griffes du chat
→ Afipia felis, Bartonella henselae, Bartonella clarridgeiae, Parinaud (conjonctivite de)
[D1]
grippe commune l.f.
influenza
Maladie due aux Myxovirus influenzae, causes les plus fréquentes des infections bronchopulmonaires virales.
Trois types de Myxovirus influenzae ont été reconnus, A, B, et C, et dont les plus importants sont :
- le A, le plus fréquent, responsable des épidémies, qui présente de nombreux sous-types liés aux variations antigéniques du virus ;
- le B, plus rare, responsable de cas sporadiques ou de petites épidémies.
L'incubation est de 2 à 4 jours. Le début de la grippe commune associe un syndrome général fait de fièvre, de frissons et d'asthénie, des douleurs à type de céphalées, de myalgies et de courbatures constantes ; il s'y ajoute une atteinte des voies aériennes avec catarrhe oculonasal, enrouement, surtout une atteinte bronchique avec de la toux et quelques râles à l'auscultation. La radiographie thoracique est normale ou montre quelques opacités hilifuges. Les surinfections bactériennes à staphylocoques, pneumocoques, ou Haemophilus influenzae — ce dernier pris par Pfeiffer pour l'agent causal de la grippe — se voient surtout chez les personnes âgées ou atteintes d'une affection bronchopulmonaire chronique.
La pandémie de 1918-1919, étrangement appelée grippe espagnole alors qu'elle partit de Chine, passa aux USA et arriva en Europe avec les contingents américains, fit au moins 15 millions de morts, soit presque le double de ceux dus à la première guerre mondiale. Le virus de la grippe H1N1v contient des gènes d’origine aviaire, humaine et bovine. Il a été responsable d’une pandémie de juin 2009 à août 2010. Une vaccination a été proposée en urgence pour la première fois dans une pandémie. Les cas de grippe grave ont concerné des adultes jeunes, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’obésité. Le virus H1N1v circule actuellement au même titre qu’un virus de grippe saisonnière.
Le traitement comporte l'alitement, les antitussifs, les antithermiques. La vaccination est le vrai traitement, bien que la protection ne s'observe que dans les 2/3 des cas.
[L'Oseltamivir (Tamiflu),est efficace s’il est pris dans les deux premiers jours suivant le début des symptômes ou en prophylaxie,.]
Guama (virus)
Guama (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable chez l'Homme de syndromes fébriles bénins en Amérique du Sud.
Le virus Guama infecte des rongeurs et des marsupiaux néotropicaux. Chez l'Hoome, l'infection par ce virus se manifeste par une fièvre accompagnée de céphalées, myalgies, arthralgies et leucopénie, d'évolution bénigne. Il serait transmis par des moustiques et, peut-être, des phlébotomes. Sa répartition s'étend du Panama au Brésil.
Sigle GMAV