bosselure rénale l.f.
renal hump
Image d'addition du contour externe normal du rein, cette saillie étant plus ou moins volumineuse, de plus ou moins grand rayon, difficile à affirmer si elle est peu marquée.
Elle traduit une lésion expansive localisée du rein : tumeur, kyste, suppuration, hématome sous-capsulaire, etc.
Elle doit être distinguée des fausses bosselures limitées par une incisure et surtout de celles dues à des variantes morphologiques (rein dromadaire par exemple).
Édit. 2017
bronchogramme aérien l.m.
air bronchogram
En radiologie pulmonaire, hyperclartés tubulées qui bifurquent vers la périphérie, visibles au sein d'un parenchyme pulmonaire opaque.
Elles répondent à des bronches aérées entourées d'alvéoles pleins de liquide. Ce bronchogramme, mieux visible en scanographie que sur le cliché standard, prouve le siège parenchymateux et alvéolaire de l'image, orientant plutôt vers une origine infectieuse que tumorale.
Édit. 2017
bronchogramme liquide l.m.
liquid bronchogram
En scanographie, image de bronches pleines de sécrétions, visualisées au sein d'un parenchyme pulmonaire opaque dont la densité a été rehaussée par une injection de produit de contraste iodé.
Édit. 2017
bronchoscopie n.f.
bronchoscopy
Technique d'exploration endoscopique de la trachée et des grosses bronches.
Elle se faisait autrefois avec un bronchoscope rigide, tube métallique équipé d'un éclairage, permettant le passage de systèmes optiques, de sondes et de pinces. Elle se fait en règle maintenant au moyen d'un fibroscope bronchique souple (bronchofibroscope) équipé de fibres de verre conduisant la lumière et l'image en sens inverse, et d'un ou de plusieurs canaux par lesquels sont menées les différentes opérations permises par cet examen. Elle peut être à visée diagnostique (aspirations, lavages, brossages, biopsies, ponctions à l'aiguille) ou thérapeutique. Ses indications sont multiples tant en pathologie tumorale qu'en pathologie infectieuse ou autre.
La plupart des examens sont réalisés sous anesthésie locale, mais une anesthésie générale est nécessaire chez l'enfant. Chez l'adulte, elle peut l'être pour certains gestes ou certains patients pusillanimes
G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand qui fut le premier à extraire un corps étranger de la bronche principale droite. (1897)
Syn. endoscopie bronchique
Édit. 2017
calcul matriciel en imagerie l.m.
matrix calculation
Calculs réalisés à partir des données brutes qui permettent, en imagerie numérique, scanographie IRM… de construire une image matricielle.
→ convolution (algorithme de), méthode par rétroprojection filtrée, méthode par projection-reconstruction, technique 2DFT
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
canal pylorique l.m.
canalis pyloricus (TA)
pyloric canal
Segment immédiatement prépylorique de la portion horizontale de l’estomac, faisant suite à l’antre pylorique.
Il est le plus souvent décrit dans l’entité globale de l’antre pylorique qui désigne l’ensemble du segment horizontal de l’estomac situé à droite de la petite tubérosité gastrique.
En radiologie c’est l’image du segment gastrique compris entre l’antre gastrique et le bulbe duodénal. Cette entité anatomo-radiologique correspond donc à la lumière du pylore anatomique ce qui explique une certaine confusion des termes.
[A1,L1]
Édit. 2015
cancer du sein l.m.
breast cancer
Tumeur maligne de la glande mammaire naissant dans la grande majorité des cas à partir des revêtements épithéliaux des lobules ou des canaux galactophores.
Il s’agit dans plus de 90% des cas d’adénocarcinomes. Les sarcomes et les lymphomes malins mammaires sont beaucoup plus rares (environ 1% des cas). La grande majorité des adénocarcinomes du sein sont des cancers "invasifs", c'est à dire envahissant les structures sous-jacentes à la glande mammaire elle-même (canaux ou lobules). Mais, il existe des cancers(ou carcinomes) in situ canalaires ou lobulaires qui avec les cancers dits micro-invasifs, (c’est-à-dire avec un envahissement minime du tissu sous-jacent) représentent environ 15% des cas diagnostiqués lors du dépistage par mammographies et dont les taux de guérison avoisinent 100%.
Parmi les formes invasives, on distingue les adénocarcinomes canalaires infiltrants (70 à 80% des cas), les adénocarcinomes lobulaires infiltrants (10% des cas), les adénocarcinomes tubuleux (environ 5% des cas), les adénocarcinomes colloïdes ou mucineux (2% des cas) et les adénocarcinomes médullaires (environ 1% des cas)
On distingue des cancers de type "luminal" qui se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules . Les cancers de type "luminal A" ont plus de récepteurs d'oestrogènes que ceux de type "luminal B". A côté il existe des cancers de type "basal like" plus agressifs, dont les cellules ressemblent aux cellules basales des canaux galactophores amènant le lait dans les canaux, par opposition aux cellules luminales.
A la surface des cellules cancéreuses des adénocarcinomes mammaires se trouvent dans 75 % des cas environ des récepteurs hormonaux (aux oestrogènes et ou aux progestatifs). Ces cancers sont alors souvent sensibles à une action hormonale. A la surface de ces cellules on retrouve dans un quart des cas une surexpression d’un récepteur appelé HER2/neu qui, activé, entraîne une activation de la prolifération tumorale; ce type de cancer sera sensible à une immunothérapie spécifique. On dit qu'un cancer du sein est "triple négatif" quand à la surface des cellules, il n'y a ni récepteurs hormonaux, ni surexpression d'HER2/neu.
C’est le plus fréquent des cancers féminins dans les pays occidentaux à haut niveau socio-économique. Il peut atteindre l’homme dans 1% des cas. En France, selon les estimations de Santé publique France, son incidence annuelle est de 58 546 cas en 2018 et la mortalité qui lui est liée de 12 146 cas annuels. Rare avant 30 ans, son pic d’incidence se situe entre 60 et 65 ans. Il est favorisé par le jeune âge à la puberté, la nulliparité ou une première grossesse après 35 ans, l’absence d’allaitement, des cycles anovulatoires, un traitement œstrogénique prolongé, une ménopause tardive. Dans 5 à 8 % des cas, il s’agit de formes familiales parmi lesquelles on met en évidence une mutation des gènes BRCA1, BRCA2.
Il peut être diagnostiqué soit à l’occasion d’un dépistage par mammographie recommandé tous les deux ans de 50 à 74 ans, soit lors de la découverte d’une anomalie mammaire, le plus souvent une tuméfaction. Il existe dans 2 à 3% des cas des formes qui s’accompagnent de signes inflammatoires. Le diagnostic s’ aide de l’imagerie, mammographie, échographie,image de résonnance magnétique.
Il existe deux principaux marqueurs tumoraux sériques relativement peu sensibles mais intéressants pour suivre et apprécier tout au moins partiellement l’efficacité thérapeutique, lorsqu’ils sont élevés, l’antigène carcino-embryonnaire, peu sensible et peu spécifique, le CA 15-3 plus sensible et plus spécifique, en aucun cas, il ne peut s’agir d’outils de dépistage.Le diagnostic est histologique porté soit par une biopsie guidée soit lors de l’intervention par une biopsie extemporanée confirmée et affinée lors de l’inclusion en paraffine.
Son pronostic dépend des caractéristiques cliniques et histologiques dont le grade histopronostique (grade de Scarff Bloom et Richardson adapté par Elston et Ellis), la présence ou non de récepteurs hormonaux, de la surexpression ou non d’HER2/neu et par l’envahissement ganglionnaire axillaire (les formes invasives sont lymphophiles) qui est évalué soit par curage axillaire, limité quand cela est possible grâce à la technique dite du ganglion sentinelle. Les métastases sont principalement osseuses, hépatiques et pulmonaires.La taille de la tumeur, l’envahissement clinique ganglionnaire et les métastases sont à la base de la classification internationale T N M.
En l’absence de métastases, le traitement est local intéressant la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, basé sur la chirurgie et la radiothérapie dont l’étendue dépend du stade initial. Au niveau mammaire la chirurgie complétée alors, au besoin par la radiothérapie, s’efforce d’être la moins mutilante possible. De même avec la technique dite du ganglion sentinelle, lorsqu’on peut l’utiliser sans risque, l’évaluation de l’envahissement des ganglions axillaires devient de moins en moins agressive.
Ce traitement est souvent complété par un traitement médical dit « adjuvant » dépendant des caractéristiques anatomiques et biologiques de la tumeur. Ce peut être une chimiothérapie cytotoxique, une hormonothérapie à visée anti-œstrogène (en présence de récepteurs hormonaux), une immunothérapie spécifique en cas de surexpression du gène HER2/neu).
La chirurgie est contre-indiquée, tout au moins de première intention dans les rares formes inflammatoire, le traitement reposant sur les traitements médicaux et la radiothérapie. Le traitement des formes métastatiques est essentiellement médical dépendant des caractères de la tumeur : présence ou non des récepteurs hormonaux, du statut HER2/neu et bien sûr de l’état général de la patiente.
W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)
Syn. carcinome mammaire
→ adénocarcinome, antigène carcinoembryonnaire, BRCA, cancer inflammatoire du sein, cancer médullaire du sein, cancer in situ, carcinome canalaire in situ du sein, carcinome lobulaire in situ du sein, classification TNM, dépistage, échographie, Scarff Bloom et Richardson
[F2, O5]
Édit. 2020
capsulite rétractile d'épaule l.f.
frozen shoulder
Affection touchant l'épaule avec rétraction et épaississement de la partie inférieure et antérieure de sa capsule articulaire, se traduisant par une raideur douloureuse évoluant vers une perte complète de la mobilité.
Fréquente après 40 ans, la capsulite s'installe souvent d'emblée, mais peut aussi être secondaire à tout traumatisme quelle qu'en soit la nature (contusion, fracture, luxation) d'autant qu'il a été suivi d'une immobilisation prolongée, mais aussi à une tendinite du susépineux, un infarctus du myocarde, une affection pulmonaire intrathoracique, une affection neurologique homolatérale, des syndromes cervicaux douloureux, un diabète. La guérison spontanée survient dans un délai de 12 à 24 mois. À l'arthrographie, l'image est caractéristique avec une réduction globale des limites du constraste opaque, témoin de l'épaississement et de la tension capsulaire. Le traitement repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les infiltrations articulaires, la physiothérapie et la rééducation des postures.
Syn. épaule gelée
[I1,I3]
carcinome adénoïde kystique l.m.
adenocystic carcinoma
1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié
R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)
→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1,K1]
carcinome bowénoïde l.m.
bowenoid carcinoma
Variété histologique du carcinome basocellulaire, dont l'aspect des bourgeons rappelle celui de la maladie de Bowen et se compose d'une mosaïque de cellules épithéliales de taille variable, dont les noyaux sont fréquemment monstrueux, hyperchromatiques ou polylobés.
Il n'est pas rare qu'une cellule contienne deux ou plusieurs noyaux. Cette image serait favorisée par l'arsenicisme.
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
[F2,J1]
carcinome sudoripare apocrine l.m.
carcinoma of apocrine glands, apocrine sweat gland carcinoma
Tumeur cutanée maligne rare siégeant principalement sur les zones munies de glandes apocrines, telles que les aisselles et la région anogénitale, dont l'image histologique comporte des îlots ou travées contenant des lumières bordées par des cellules glandulaires atypiques à cytoplasme éosinophile présentant en certains endroits une sécrétion « en décapitation ».
La plupart ont une malignité locale, quoique des métastases régionales ganglionnaires et même généralisées aient été rapportées.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,J1]
cavernome intramédullaire l.m.
intramedullary cavernous angioma
Tumeur vasculaire bénigne d'origine capillaire, caractérisée par une évolution clinique intermittente, par poussées, imitant celle d'une sclérose en plaques.
De telles phases sont liées à de minimes hémorragies itératives.
L'IRM, qui montre en T1 une image inhomogène bien limitée, siège d'une "piqueté" de signaux hyper et hypo-intenses, est indispensable au diagnostic.
Le traitement chirurgical est facilité par la sclérose, développée successivement en périphérie, des zones hémorragiques.
[F5,K4]
CDKN1C gene sigle angl. pour cyclin dependent kinase inhibitor 1C
Gène localisé en 11p15.4, codant la protéine p57(KIP2) régulatrice de la croissance qui agit avant la naissance et constitue ensuite un suppresseur tumoral
Les mutations de ce gène participent à la constitution du syndrome de Beckwith-Wiedmann et du syndrome IMAGe.
Syn. BWCR, cyclin-dependent kinase inhibitor 1C (p57, Kip2), p57KIP2
→ Beckwith-Wiedmann (syndrome de), IMAGe (syndrome)
chambre à fils l.f.
wire chamber
Type de détecteur pour rayonnement X et γ, dont le principe valut le prix Nobel à Georges Charpak.
Le mécanisme repose sur des ionisations, aboutissant à des particules chargées captées par un réseau de conducteurs permettant de localiser chaque interaction et, ainsi, de conduire à une image numérique.
Ces dispositifs sont en cours d'expérimentation en imagerie médicale et devraient permettre d'abaisser les doses de rayons X distribuées.
G. Charpak, physicien français, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de physique en 1992 (1924-2010)
[F2,B1]
chéloïde n.f.
keloid
Néoformation intradermique ferme et saillante, à surface lisse, dont les bords présentent souvent des digitations rappelant les pattes d'écrevisse.
Elle peut être sensible au toucher, voire spontanément douloureuse. On en distingue deux formes : la chéloïde post-cicatricielle et la chéloïde apparemment spontanée. Son image histologique, faite de faisceaux de collagène hyalinisé entre lesquels se trouvent quelques cellules inflammatoires et de l'œdème, permet la différenciation d'une simple cicatrice hypertrophique. L'évolution est indéfinie. Le traitement est difficile et consiste principalement en infiltrations de corticoïdes, associées à une compression prolongée. L'ablation est souvent suivie de récidive.
Étym. chêlé : pince d'écrevisse ; eidos : semblable à
[F5,J1]
chérubisme l.m.
cherubism
Maladie kystique multiloculaire fibreuse des os et particulièrement de la mandibule avec déformation faciale à partir de trois ou quatre ans et aspect de chérubin.
Il existe un hypertélorisme, les sclérotiques sont visibles sous l'iris par la dysplasie fibreuse du maxillaire supérieur et inférieur (donnant l'aspect joufflu) qui déplace le plancher de l'orbite vers le haut. La déformation diminue à la troisième décennie mais est encore visible après quarante ans. Radiologiquement on trouve une image multiloculaire claire au niveau de la branche montante de la mandibule, de l'angle et de l'extrémité antérieure des côtes. L’affection est autosomique dominante (MIM 118400).
W. A. Jones, médecin radiologue canadien (1933)
Étym. Hébr. cherubin (plur. de kerubh) : ange
[F5,Q2,I2]
chiasma (p. chiasmas) n.m.
En cytologie, image en forme de croix donnée par deux chromatides homologues lors de la prophase I de la méiose.
Elle fait suite à un enjambement.
chiasma (p. chiasmata)
[Q1]
Chilaïditi (syndrome de) l.m.
Chilaïditi's syndrome
Sur un cliché thoracique pris en position debout, clartés aériques digestives visibles sous la coupole diaphragmatique droite.
Cette image, due à l'interposition du côlon et parfois du grêle entre le foie et le diaphragme, s'observe surtout chez les sujets trapus et en cas d'aérocolie. La présence des haustrations évite de confondre cet aspect avec celui d'un pneumopéritoine.
D. Chilaïditi, médecin radiologue autrichien (1910)
Syn. interposition interhépato-diaphragmatique du côlon
[B2]
chiral adj.
chiral
Dont la structure ne possède pas de plan de symétrie et qui diffère de son image dans un miroir comme une main droite par rapport à une main gauche : dans une molécule organique possédant un carbone asymétrique, il existe deux dispositions chirales, donnant lieu à deux énantiomères.
Étym. gr. kheir : main
[C1 ]
chiralité n.f.
-chirality
Propriété des molécules qui possèdent deux représentations spatiales différentes et opposées, l'une étant l'image de l'autre dans un miroir, comme les mains.
La chiralité entraîne l'activité optique. Elle est liée en principe à la présence dans la molécule d'un ou de plusieurs carbones dits asymétriques, porteurs de quatre substituants différents. La toxicité et l'activité pharmacologiques sont dépendantes de la chiralité.
Étym. gr. kheir : main
Syn. isomérie optique
[C1 ]
cholestérol marqué l.m.
radiolabelled cholesterol
Résultat du marquage du cholestérol (ou celui de certains métabolites tel le norcholestérol) par 131I qui permet de réaliser en scintigraphie une image fonctionnelle des glandes corticosurrénales.
→ iodocholestérol, norcholestérol marqué
[B1]
chondrosarcome n.m.
chondrosarcoma
Tumeur maligne primitive de l'os produisant du cartilage tumoral exclusif ou associé à un contingent fibroblastique d'importance variable mais sans jamais production de tissu osseux tumoral.
Elle représente environ 20% des tumeurs malignes osseuses primitives qui atteignent surtout les adultes (prédominance masculine 2/3) de plus de 30 ans (âge moyen : 45 ans). Les cartilages les plus souvent atteints correspondent aux os les plus volumineux comme le fémur, le tibia, l'humérus, mais aussi le pelvis.
Un grade histopronostique permet d’en apprécier l’agressivité.
La tumeur est le plus souvent primitive mais elle est parfois secondaire à un ostéochondrome ou à un chondrome. Il existe des chondrosarcomes postradiothérapiques.
Plusieurs sous-types anatamopathologiques sont distingués : le chondrosarcome à cellule claire le chondrosarcome myxoïde et le chondrosarcome mésenchymateux.
Le chondrosarcome myxoïde est une tumeur maligne exceptionnelle, siégeant principalement aux extrémités, aux épaules sur la paroi thoracique et aux fesses et se manifestant sous la forme d'une tumeur sous-cutanée, de taille variable, dure, à croissance lente ; son image histologique consiste en une prolifération bien délimitée, contenant des cellules allongées ou ovalaires, parfois vacuolisées, à cytoplasme éosinophile et à noyau hyperchromatique, entourée d'un stroma myxoïde abondant. Le pronostic est réservé, quoique meilleur que celui du chondrosarcome osseux ; les métastases surviennent tardivement et la survie peut être longue.
Le chondrosarcome à cellules claires, lui aussi exceptionnel, atteint l'épiphyse.
Le chondrosarcome mésenchymateux s'observe chez l'adulte jeune et siège électivement sur le visage et sur le cou. Histologiquement, il se compose de cellules indifférenciées ovalaires ou fusiformes et de petits amas de cellules cartilagineuses normales. Les métastases sont nettement plus fréquentes que dans la forme myxoïde.
Le chondrosarcome se traduit à l'imagerie par une lyse osseuse avec calcifications intratumorales et expansion fréquente dans les tissus mous. Son traitement est essentiellement chirurgical car ces tumeurs sont le plus souvent insensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
Étym. gr. khondros : cartilage ; sarkôma : excroissance de chair
[F2 ]
chrominance n.f.
chrominance
Dans le signal destiné à la représentation d'une image, partie liée à la couleur définie par deux caractéristiques : la couleur proprement dite appelée aussi teinte ou nuance (rouge, vert, bleu, jaune, violet, etc.) et la saturation (clair, vif, saturé).
[B1]
cicatrice hypertrophique l.f.
hypertrophic scar
Forme de cicatrice cutanée caractérisée par son caractère hypertrophique, en relief, sans extension au-delà de la zone lésée.
Il s'agit d'un stade de cicatrisation qui disparaît souvent spontanément au cours de la première année suivant sa constitution. Son évolution, comme son image histologique, la distinguent d'une chéloïde.
[J1]
cintre cervico-obturateur l.m.
pelvic girdle
Courbe radiologique régulière, concave en bas et médialement, dessinée par le bord caudal du col du fémur et le bord crânial du foramen obturé. Ces deux structures sont normalement en continuité. Le cintre est "brisé" en cas d'excentration de la tête dans l'acetabulum (subluxation), lors de certaines fractures du col du fémur....
E.W. H. Shenton, médecin radiologue britannique (1872-1955) ; M. Ménard, médecin légiste et radiologue français (1872-1926)
Syn. ligne de Shenton, ligne de Ménard
[B2]
Édit. 2019