Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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os sacrum l.m.

os sacrum (TA)

sacrum

Pièce osseuse qui résulte de la soudure des cinq vertèbres sacrées.
Le sacrum est situé à la partie postérieure de la ceinture pelvienne, au-dessous de la colonne lombaire et entre les deux os coxaux. Par sa direction oblique en bas et en arrière il forme avec la colonne lombaire un angle obtus à sommet antérieur situé au niveau de la jonction de la cinquième vertèbre lombaire et de  la première pièce sacrée : le promontoire. L’os sacrum a la forme d’une pyramide quadrangulaire à base supérieure. Sa face pelvienne, plus concave en avant chez la femme que chez l’homme, est occupée à sa partie moyenne par les corps des cinq vertèbres sacrées séparées les unes des autres par quatre lignes transverses ; elle est percée latéralement par les foramens sacrés antérieurs traversés par les branches antérieures des nerfs sacrés ; elle donne insertion aux muscles piriformes. Sa face dorsale est marquée par de nombreux reliefs : sur la ligne médiane, la crête sacrée médiane formée de trois ou quatre tubercules résultant de la fusion des processus épineux sacrés ; les cornes du sacrum qui résultent de la bifurcation de la crête sacrée médiane à hauteur de la troisième ou quatrième vertèbre sacrée ; le hiatus sacralis bordé par les deux cornes sacrées et au sommet duquel se termine le canal sacré ; de chaque côté de la crête sacrée médiane la gouttière sacrée formée par la réunion des lames vertébrales  et bordée latéralement par  la ligne des tubercules sacrés postéro-internes ; en dehors de ceux-ci les foramens sacrés postérieurs traversés par les branches postérieures des nerfs sacrés ; en dehors d’eux la crête sacrée latérale formée par les tubercules sacrés postéro-externes qui résultent de la soudure des processus costiformes des vertèbres sacrées ; entre les tubercules de la crête sacrée latérale se situent les fosses criblées , zones rugueuses criblées de trous vasculaires ; la face postérieure de l’os sacrum donne insertion à la portion caudale du muscle érecteur du rachis, en particulier sur la crête sacrée médiane, les tubercules sacrés postéro-internes et la crête sacrée latérale ; celle-ci donne également insertion au muscle grand glutéal. Les parties latérales de l’os sacrum sont occupées : dans leur segment supérieur, sur la hauteur des deux premières vertèbres sacrées, par la surface auriculaire qui s’articule avec la surface identique de l’ilion ; dans leur segment inférieur, bord épais qui correspond aux trois dernières vertèbres sacrées, par les insertions du ligament sacro-tubéral et du ligament sacro-épineux. La base de l’os sacrum est occupée, dans sa partie médiane, par la face supérieure articulaire de la première vertèbre sacrée et, de chaque côté, en arrière par le processus articulaire supérieur de l’os sacrum (avec la cinquième vertèbre lombaire) et, latéralement  par l’aile de l’os sacrum dont le bord antérieur participe à la constitution de l’ouverture supérieure du pelvis (la partie latérale de l’aile donne insertion au muscle iliaque). L’apex de l’os sacrum s’articule avec la face supérieure de l’os coccyx. Le canal sacral qui occupe l’axe longitudinal de l’os sacrum fait suite au canal vertébral et s’ouvre sur la face pelvienne et sur la face dorsale de l’os par les foramens sacrés antérieur et postérieur. 

Syn.  Sacrum

Édit. 2017

plexus honteux l.m.

pudental plexus

Plexus formé d'une partie des fibres issues des racines antérieures de S2 et S3 et de la totalité des fibres antérieures de S4.
Il innerve les organes génitaux externes et le périnée. Il chemine sur le muscle coccygien, en dessous de l'aponévrose pelvienne. Ce plexus donne des branches collatérales qui sont : le nerf du muscle élévateur de l'anus, le nerf du muscle coccygien, le nerf rectal supérieur, un rameau perforant cutané pour la peau de la région anale et de la partie la plus interne de la fesse, des rameaux viscéraux constitués par les nerfs érecteurs. Sa branche terminale constitue le nerf pudendal.
Il est pas individualisé dans la Terminologia anatomica qui ne reconnait que le nerf pudendal confondu avec le plexus et rattache ses branches collatérales au nerf pudendal lui-même.

nerf pudendal, nerf honteux, nerf honteux interne

prisme postural l.m.

postural prism

Prisme de petite puissance (1 à 4 dp) uni ou bilatéral destiné à relaxer primitivement ou secondairement un des six muscles oculomoteurs à un œil ou aux deux yeux pour réduire ou augmenter le tonus des muscles somatiques responsables d'un syndrome de déficience posturale.
Dans la majorité des cas, on relaxe le muscle droit externe (prisme base externe) ou le petit muscle oblique (prisme base à 125° pour l'œil droit, à 55° pour l'œil gauche) au niveau de l'œil opposé au muscle inférieur hypertonique ; quand l'hypertonicité est bilatérale et symétrique, on met un prisme pour relaxer les deux muscles petits obliques, le prisme le plus fort étant placé du côté où la rotation de la tête est la plus limitée. La différence de puissance entre les deux prismes est de 1 dp.

processus styloïde de l'os temporal l.m.

processus styloideus ossis temporalis (TA)

styloid process of temporal bone

Processus osseux grêle, long de 3 cm. en moyenne,  implanté à la partie postéro-latérale de la face inférieure (exocrânienne)  de la partie pétreuse de l’os temporal, en avant du foramen stylo-mastoïdien, en dehors de la fosse jugulaire et dedans du processus vaginal styloïdien de la partie tympanique de l’os temporal.
Elle appartient à l’appareil hyoïdien et dérive embryologiquement, comme les autres éléments de la chaîne hyoïdienne, du deuxième arc branchial. Longtemps simplement articulée au rocher, au fond de la fossette styloïdienne, par l’intermédiaire d’un cartilage (le tympanohyal), elle se soude à la partie pétreuse chez l’adulte. Elle donne insertion aux éléments du bouquet de Riolan : ligament stylo-mandibulaire, ligament stylo-hyoïdien, muscle stylo-pharyngien, muscle stylo-hyoïdien et muscle stylo-glosse.

J. Riolan, médecin et anatomiste français (1580-1657)

Syn. anc. apophyse styloïde de l’os temporal

bouquet de Riolan

réflexe bicipital l.m.

biceps reflex

Réflexe mettant en jeu le muscle biceps brachial dont la contraction amène la flexion de l'avant-bras sur le bras.
Il est obtenu par percussion du tendon du muscle biceps brachial au pli du coude, de préférence de façon médiate par l’intermédiaire du pouce de l’opérateur placé sur le tendon du muscle . Il est aboli en cas de paralysie du nerf musculocutané et de syndrome radiculaire supérieur C5-C6, dit de Duchenne-Erb.

Duchenne-Erb (syndrome de)

réflexe stapédien l. m.

acoustic reflex

Réflexe polysynaptique conduisant à une contraction du muscle stapédien lors d’une stimulation de l’oreille avec un son d’au moins 80 dB au-dessus du seuil auditif du patient.
Ce réflexe met en jeu le système auditif périphérique, les noyaux cochléaires et du nerf facial, le nerf facial puis le muscle stapédien. La contraction du muscle stapédien en réponse à une stimulation sonore intense pourrait avoir un effet protecteur contre les bruits traumatisants mais non impulsionnels. L’étude du seuil du réflexe stapédien est nommé « test de Metz ».
O. Metz, otologiste danois (1952).
 Syn. réflexe acoustique

Metz (test de)

rétinaculum des muscles extenseurs du pied l.m.

retinaculum musculorum extensorum pedis (TA)

extensor retinaculum of foot

Bande fibreuse transversale située à la face antérieure du cou-de-pied.
Elle s’insère en dehors dans le creux talo-calcanéen, sur la face supérieure de la grande apophyse du calcanéum et dans le sinus du tarse. Elle se divise à la partie moyenne du cou-de-pied en deux lames : le rétinaculum supérieur des muscles extenseurs qui forme un ensemble complexe se terminant sur la malléole médiale et la partie basse du bord antérieur du tibia ; le rétinaculum inférieur des muscles extenseurs qui se perd sur le bord médial du pied en regard de l’os naviculaire et du premier os cunéïforme. Ces deux formations maintiennent les tendons du muscle tibial antérieur, du muscle long extenseur des orteils et du muscle long extenseur de l’hallux qui sont appliqués sur le squelette tarsien.

J. Weitbrecht, anatomiste allemand (1702-1747)

Syn. anc. ligament annulaire antérieur du tarse, ligamentum cruciatum de Weitbrecht, ligament en Y du tarse

[A1]

Édit. 2019

rupture musculaire l.f.

tear of muscle

Déchirure d’un muscle.
La rupture peut être totale ou partielle, souvent au niveau de la jonction musculotendineuse. Elle se traduit par une douleur brutale en « coup de fouet » et s’accompagne d’une rétraction des deux parties du muscle rompu. Elle est le plus souvent traumatique à l’occasion d’un effort sportif. Elle peut aussi se voir sur un muscle fragilisé ou à proximité d’une saillie osseuse : exostose, cal hypertrophique, ostéophyte.

scalénotomie n.f.

scalenotomy

Section du muscle scalène antérieur ou des muscles scalènes antérieur, moyen de traiter le syndrome du scalène antérieur.
Le muscle scalène antérieur est sectionné pour traiter les crises paroxystiques du syndrome du scalène antérieur (ou syndrome de la côte cervicale) qui entraîne une compression du pédicule sous-clavier entre la première côte et le muscle scalène antérieur. On lui adjoint une section de la première côte par voie axillaire.

scalène antérieur (syndrome du)

sillon bicipital médial l.m.

sulcus bicipitalis medialis , sulcus bicipitalis ulnaris (TA)

medial bicipital groove

Dépression située sur la face médiale du bras entre le muscle biceps brachial en avant et le muscle triceps brachial en arrière.
Ce sillon s’incline en dehors à la partie inférieure du bras et rejoint, au pli du coude, le sillon bicipital latéral en formant un V ouvert en haut. Il est limité par le muscle biceps en dehors et les muscles épitrochléens en dedans. Il répond au passage de l’artère brachiale et de ses viens satellites, du nerf médian, de l’artère récurrente ulnaire et de la veine médiane basilique.

Syn. anc. gouttière bicipitale interne, sillon bicipital interne

sillons des tendons des muscles extenseurs du radius l.m.p.

sulci tendinum musculorum extensorum radii (TA)

groove for extensor muscle tendons on radius

Gouttières creusées à la face postérieure de l’extrémité distale du radius: l’une, latérale, étroite, oblique en bas et en dehors pour le tendon du muscle long extenseur du pouce ; l’autre médiale, verticale, large et peu profonde, pour les tendons du muscle extenseur commun des doigts et du muscle extenseur de l’index.

sphincter supérieur de l'œsophage l.m.

upper oesophageal sphincter

Sphincter marquant l’entrée de l’œsophage à la jonction pharyngo-œsophagienne, composé du muscle cricopharyngé, de la partie inférieure du muscle constricteur du pharynx et de la partie haute de l’œsophage, faite de muscle strié.
Il se relâche lors de la déglutition. Certains auteurs modernes le définissent comme la zone d’hyperpression manométrique située à la jonction du pharynx et de l’œsophage et ajoutent à la composante musculaire une composante cartilagineuse faite du chaton cricoïdien.

bouche de l'œsophage, chaton cricoïdien,

stroma de l'iris l.m.

stroma iridis (TA)

stroma of iris

Couche conjonctivo-vasculaire de l’iris, limitée en avant par l’endothélium irien et en arrière par le muscle dilatateur de la pupille doublé de l’épithélium irien.
Cette couche est formée par un tissu conjonctif lâche contenant les cellules étoilées pigmentaires dont dépend la coloration de l’iris, des cellules-amas situées près de la surface du muscle sphincter de la pupille (grosses cellules rondes fortement chargées de pigments), des vaisseaux entourés d’une adventice épaisse et le muscle sphincter de la pupille.

tendon conjoint l.m.

tendo conjonctivus, falx inguinalis (TA)

conjoint tendon, inguinal falx

Masse terminale commune des fibres des muscles transverse de l’abdomen et oblique interne de l’abdomen qui, nées de la partie latérale du ligament inguinal, passent au-dessus et en arrière du cordon spermatique ou du ligament rond de l’utérus et se fixent au pubis et à la symphyse pubienne en avant du muscle droit de l’abdomen, au tubercule pubien et à la crête pubienne par l’intermédiaire du ligament lacunaire.
Le tendon conjoint n’est en réalité tendineux qu’à sa partie toute terminale ; il est musculaire sur la plus grande partie de son trajet. Les deux plans musculaires, muscle oblique interne de l’abdomen en avant et muscle transverse de l’abdomen en arrière, sont le plus souvent simplement accolés et aisément dissécables.

Syn. faux inguinale

ténotomie n.f.

tenotomy

1°- Section chirurgicale d’un tendon.
La ténotomie peut être réalisée, soit à ciel ouvert, soit par voie percutanée à l’aide d’un ténotome. La ténotomie des tendons abducteurs de la hanche pour corriger une abduction fixée, et celle du tendon inférieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien pour corriger un torticolis sont les plus habituelles.
2°- En ophtalmologie, section du tendon d'un muscle oculomoteur qui peut être totale ou partielle ; dans ce dernier cas, il s'agit d'un muscle oblique, et elle peut être antérieure ou postérieure selon qu'elle intéresse la partie antérieure ou postérieure du tendon d'insertion

Étym. gr. tenôn : tendon ; tomein : sectionner

tractus ilio-tibial l.m.

tractus iliotibialis (TA)

iliotibial tract

Portion antérieure épaissie de l’aponévrose glutéale qui se détache du tubercule iliaque, recouvre la partie antérieure du muscle moyen glutéal, passe en dehors du grand trochanter et se confond en bas avec le fascia lata, avec lequel elle s’étend sur la face latérale de la cuisse jusqu’au tibia.
Elle reçoit sur son bord antérieur les fibres du muscle tenseur du fascia lata et sur son bord postérieur dédoublé les fibres superficielles du muscle grand glutéal. Elle constitue avec ces deux muscles, à la face latérale de la hanche, le deltoïde fessier de Farabeuf.

L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français (1841-1910) ; J. Maissiat, anatomiste français (1805-1878)

Syn. anc. bandelette de Maissiat

tubercule dorsal du radius l.m.

tuberculum dorsale radii (TA)

dorsal tubercle of radius

Crête verticale de la face postérieure de l’épiphyse distale du radius qui sépare le sillon latéral pour le tendon du muscle long extenseur du pouce, du sillon médial plus large et peu profond pour les tendons du muscle extenseur commun des doigts et du muscle extenseur de l’index.

Syn. anc. crête médiane postérieure du radius

veine petite saphène l.f.

vena saphena parva (TA)

small saphenous vein, short saphenous vein

Veine superficielle du membre inférieur, branche collatérale de la veine poplitée, siituée sur la partie latérale du pied et la face postérieure de la jambe.
Elle fait suite, en arrière de la malléole latérale, à l’extrémité latérale de l’arcade dorsale du pied. Son segment initial pédieux est parfois décrit sous le nom de veine dorsale externe de Cruveilhier. Ascendante dans son segment jambier elle longe le bord latéral du tendon calcanéen puis devient médiane et verticale entre les corps charnus du muscle gastrocnémien jusqu’au creux poplité. Susfaciale jusqu’à la partie moyenne de la jambe, elle chemine ensuite dans un dédoublement du fascia crural. En regard de l’interligne du genou, elle décrit une crosse à concavité antérieure, perfore le feuillet profond du fascia superficiel et s’abouche à la face postérieure de la veine poplitée en passant en dedans de la partie du nerf tibial située au-dessus de l’arcade tendineuse du muscle soléaire. De haut en bas, elle est accompagnée, sur sa face profonde puis sur son bord latéral, par le nerf sural et quelques troncs lymphatiques. Elle reçoit des veines plantaires, la veine calcanéenne externe, les veines superficielles de la face postérieure de la jambe et du creux poplité, et la veine sous-cutanée postérieure de la cuisse. Elle est anastomosée avec la veine grande saphène en particulier par une veine ascendante de la face postéro-médiale de la cuisse, véritable canal collatéral de la veine grande saphène, et avec les veines profondes par des veines perforantes qui l’unissent aux veines pédieuses, plantaires, fibulaires et aux veines musculaires du muscle gastrocnémien et du soléaire. La veine petite saphène présente neuf à douze valvules dont une ostiale constante.

J. Cruveilhier. chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1829)

Syn. anc. veine saphène externe

[A1, K4]

Édit. 2020

Cardiomyopathie hypertrophique l.f.

Hypertrophic cardiomyopathy

maladie de la structure de la cellule cardiaque. Le muscle devient hypertrophié (épaissi) et ses cellules ont une structure anormale. Il s'agit d'une maladie génétique, secondaire à une mutation au niveau d'un gène. Ainsi, les enfants d'un patient atteint de cardiomyopathie hypertrophique ont un risque sur deux (50%) d'être porteurs de la mutation associée à la CMH et ainsi de développer la maladie. Elle peut se développer à tout âge, particulièrement à l'adolescence et au début de l'âge adulte. De 1 à 2  personnes sur mille naissent avec cette anomalie génétique et la plupart sont asymptomatiques.Il existe plusieurs formes de CMH : le muscle cardiaque peut être touché de façon symétrique ou plus fréquemment asymétrique (certaines parois sont plus souvent atteintes que d'autres). De plus, le muscle hypertrophié (épaissi) peut provoquer un blocage à la sortie du coeur; on parle alors de maladie obstructive.La cardiomyopathie hypertrophique est la cause première de mort subite chez les jeunes de moins de 40 ans

B. J. Maron, médecin américain (2018)

[K2, Q3]

Édit. 2020

achalasie cricopharyngienne l.f.

cricopharyngeal achalasia

Gène à la déglutition avec régurgitations alimentaires, correspondant à un défaut de synchronisation entre la propulsion des aliments dans l’hypopharynx, la contraction des muscles constricteurs et la relaxation du muscle cricopharyngien au moment de la déglutition.
Son traitement est fondé sur la myotomie du muscle cricopharyngien.
Édit. 2018

Étym. gr. a : privatif ; chalasis : relâchement

muscle cricopharyngien

[C2,H1,P1]

actine (filaments d') l.m.p.

actin filaments

Structures filamenteuses correspondant à une protéine contractile et faisant partie du cytosquelette de nombreuses cellules, dont celles du muscle strié et du muscle lisse ainsi que des cellules myo-épithéliales.
Elles servent de marqueur immunohistochimique pour la reconnaissance de ces cellules.

Étym. gr. aktis : rayon

actine

[C1,C3 ]

Édit. 2017

actomyosine l.f.

actomyosin

Complexe formé par l'association de myosine et d'actine donnant au muscle, notamment le myomètre, sa contractilité.
La régulation de l'interaction myosine-actine dans le muscle lisse est sous l'influence de la phosphorylation d'une chaîne légère de la myosine par la myosine-kinase, donc de l'ATP, et de la diffusion des ions calcium.

[C1,C2,C3]

agoniste adj.

agonist

Se dit d’une action qui concourt au même effet qu’une autre ou d’un organe qui agit en synergie avec un autre.
1) En physiologie musculaire, un muscle qui provoque un mouvement est agoniste de celui qui, susceptible de s’opposer à ce mouvement est dit antagoniste : ex. dans la flexion de l’avant-bras sur le bras les muscles brachial et biceps brachial sont synergiques et agonistes du muscle triceps brachial qui, extenseur de l’avant-bras sur le bras, est leur antagoniste.
2) En pharmacologie, se dit d'une substance, endogène ou exogène qui active le même récepteur cellulaire entraînant les mêmes effets que ceux observés lors de l'activation du récepteur par le médiateur endogène normal. La fixation sur le récepteur est le plus souvent réversible et plus ou moins spécifique. Cette spécificité est plus ou moins grande selon le sous-type de récepteur, par ex. les différents bêta-mimétiques agissent plus ou moins spécifiquement sur les récepteurs cardiaques bêta1 ou bronchiques bêta 2.
De très nombreux agonistes sont utilisés en thérapeutique : par ex. les agonistes des récepteurs muscariniques, nicotiniques, sérotoninergiques, opiacés et adrénergiques alpha ou bêta. L'utilisation prolongée d'un agoniste amène la désensibilisation progressive des récepteurs selon un mécanisme (internalisation des récepteurs) qui n'est pas bien élucidé. Cela se traduit par l'affaiblissement progressif de l'effet du médicament amenant à augmenter progressivement les doses, phénomène proche de la tachyphylaxie, qui a été surtout décrit en réanimation lors de l'utilisation prolongée des sympathomimétiques en administration intraveineuse continue.
Le terme « agoniste » est également utilisé comme adjectif.

Étym. gr. agos : combattant ; lat. ago, agere : mettre en mouvement

Ant. antagoniste

antagoniste, tachyphylaxie

[C2,G3,G5]

Édit. 2019

androgènes n.m.p.

androgen

Hormone stéroïde mâle, à 19 atomes de carbone et une fonction oxygénée sur le carbone 17, sécrétée par le testicule, les surrénales et en petite quantité par l’ovaire, responsable des caractères sexuels primaires, secondaires et tertiaires chez l'homme, contribuant dans le sexe féminin au développement de la pilosité, du muscle et à la libido.
Le testicule, par les cellules de Leydig du tissu interstitiel et, à un moindre degré, l’ovaire par la thèque interne, produisent, sous contrôle de la LH hypophysaire, la testostérone et l’androstènedione. Dans la zone réticulée des surrénales, sous le contrôle de l'ACTH antéhypophysaire, est produite la déhydro-épi-androstérone DHEA) qui n’a pas de récepteur spécifique, mais est susceptible de s’activer en androgènes  (androstènedione et testostérone) puis de s’aromatiser en estrogènes ;  le sulfate de DHEA,  spécifiquement produit par la surrénale, est quantitativement le plus abondant . Le précurseur obligatoire de la biosynthèse des androgènes testiculaires est le cholestérol. La testostérone est directement active au niveau du muscle. Son action virilisante sur les autres récepteurs nécessite sa réduction préalable en dihydrotestostérone sous l’influence de la 5 alpha-réductase. Ces hormones exercent en outre un effet anabolisant sur les protides et sur les lipides. Elles majorent le risque athérogène. Le catabolisme des androgènes est hépatique. Ils s’éliminent dans l’urine sous forme de 17 cétostéroïdes.

[C3, M4, O3, O4]

Édit. 2020

angle de la mandibule l.m.

angulus mandibulae (TA)

angle of mandible

Angle formé par les droites tangentes au bord postérieur de la branche montante de la mandibule et au bord inférieur du corps de la mandibule.
Il donne insertion sur sa face médiale au muscle ptérygoïdien médial et sur sa face latérale au muscle masséter. En avant du masséter se trouve souvent une dépression due au passage de l'artère faciale. Le sommet virtuel de cet angle est le gonion, point crâniométrique utilisé en anthropologie.

Syn. anc . angle de la mâchoire, gonion (impropre)

[A1, P3]

Édit. 2020

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