réflexe achilléen l.m.
Achille's tendon reflex
Réflexe mettant en jeu le muscle triceps sural dont la contraction amène l'extension du pied.
Il est obtenu par percussion du tendon calcanéen sur le membre inférieur en demiflexion du genou, le pied étant maintenu en légère flexion. Il est aboli en cas de paralysie sciatique (tronc et sciatique poplité interne) et de syndrome radiculaire S1.
réflexe bicipital l.m.
biceps reflex
Réflexe mettant en jeu le muscle biceps brachial dont la contraction amène la flexion de l'avant-bras sur le bras.
Il est obtenu par percussion du tendon du muscle biceps brachial au pli du coude, de préférence de façon médiate par l’intermédiaire du pouce de l’opérateur placé sur le tendon du muscle . Il est aboli en cas de paralysie du nerf musculocutané et de syndrome radiculaire supérieur C5-C6, dit de Duchenne-Erb.
réflexe de clignement l.m.
blink reflex
Réponses réflexes du muscle orbiculaire de l’œil (voie efférente faciale) à un choc électrique sur le nerf supra-orbitaire (voie afférente trigéminale).
Elles sont au nombre de deux :
- R1, homolatérale, plus stable, avec une latence d'environ 10,45 ms, suggérant une voie réflexe oligosynaptique ;
- R2, bilatérale, avec une latence d'environ 30,5 ms. suggérant une voie polysynaptique.
L'une et l'autre explorent les voies réflexes trigéminofaciales constituées par les arcs afférents et efférents, le pont et le bulbe, connexions centrales de ces deux réponses.
R1 est altérée lors d'atteintes du trijumeau, du facial et du pont, R2 dans les troubles de la conscience, les lésions bulbaires latérales ou hémisphériques controlatérales, la maladie de Parkinson et certaines prises médicamenteuses (diazépam). Ces investigations intéressent p. ex. le syndrome de Guillain-Barré.
réflexe médio-plantaire l.m.
medioplantar reflex
Réflexe tendineux, obtenu par la percussion de la voûte plantaire qui entraîne un allongement du pied par contraction du triceps sural.
Comparable au réflexe achilléen, son niveau segmentaire correspond principalement à S1. Il est aboli en cas de paralysie sciatique (tronc et sciatique poplité externe) et de syndrome radiculaire S1.
réflexe ostéotendineux l.m
tendon reflex
La percussion brusque d’un tendon musculaire avec un marteau à réflexe détermine une contraction involontaire du muscle.
Il s'agit d'un réflexe monosynaptique mettant en jeu un seul niveau médullaire, mais soumis à des mécanismes de contrôle suprasegmentaire. L'examen est comparatif par rapport au côté opposé et aux réflexes sus et sous-jacents.
Le réflexe bicipital correspond aux racines C5, C6 (nerf musculocutané) ; le styloradial à C6 (nerf radial) ; le tricipital, à C7 (nerf radial) ; le cubitopronateur à C6, C7, C8 (nerf médian).
Aux membres inférieurs, l'abolition du réflexe patellaire (rotulien) est lié à une lésion du nerf fémoral (crural) ou des racines L3, L4, l'abolition du réflexe achilléen est lié à une atteinte de la racine S1, du grand nerf sciatique (n. ischiadicus) ou du nerf sciatique poplité interne (n. tibialis).
Les réflexes ostéotendineux sont abolis en cas de paralysie flasque et exagérés en cas de syndrome pyramidal. L'abolition du réflexe idiomusculaire secondaire à un processus myopathique aura pour conséquence une abolition du réflexe ostéotendineux correspondant à ce muscle.
Syn. réflexe tendineux
réflexe patellaire l.m.
knee-jerk, patellar reflex
La percussion du ligament rotulien par un marteau à réflexe entraîne l'extension de la jambe sur la cuisse par contraction involontaire du muscle quadriceps.
Il est aboli en cas de paralysie fémorale et de syndrome radiculaire L3-L4.
Syn. réflexe rotulien
réflexe styloradial l.m.
styloradial reflex
La percussion du tendon terminal du muscle long supinateur (m. brachioradialis) sur la styloïde radiale entraiîe la flexion de l'avant-bras sur le bras et une légère supination.
Il est aboli en cas de paralysie radiale et de syndrome radiculaire supérieur C5-C6 de Duchenne-Erb.
réflexe tricipital l.m.
elbow, triceps reflex
La percussion du tendon terminal du muscle triceps (m. triceps brachii) au dessus de l’olécrane entraine l'extension de l'avant-bras sur le bras.
Il est aboli en cas de paralysie radiale et lors du syndrome radiculaire moyen C7.
réflexe ulnopronateur l.m.
wrist reflex
Réflexe mettant en jeu les muscles épicondyliens médiaux superficiels dont la contraction entraîne une pronation de la main et de l’avant-bras et une légère flexion des doigts.
Il est provoqué par la percussion de la face postérieure du processus styloïde de l’ulna, l’avant-bras étant placé dans une position intermédiaire entre le pronation et la supination. Il est aboli dans la paralysie ulnaire et en cas de syndrome radiculaire C8-D1, dit d'Aran-Duchenne.
F. A. Aran, médecin interniste français (1850) et G. Duchenne de Boulogne, neurologue français (1849)
Syn. anc. réflexe cubitopronateur
régurgitation n.f.
regurgitation
1) Retour des aliments de l’estomac ou de l’œsophage dans la bouche, sans nausée et sans effort.
Normale chez le nourrisson, elle peut être chez l’adulte signe de rétrécissement ou de diverticule de l’œsophage.
La régurgitation est un phénomène passif consécutif à une augmentation de la pression endogastrique ou à une diminution du tonus du sphincter du bas œsophage.
En anesthésie, les régurgitations sont favorisées par l'augmentation de la pression abdominale et la diminution du tonus du sphincter du bas œsophage. Chez le patient inconscient dont les réflexes laryngés sont diminués (au cours de l'induction anesthésique, p. ex.) les régurgitations peuvent entraîner des complications pulmonaires (inhalation, syndrome de Mendelson) si les voies aériennes ne sont pas protégées efficacement.2) Reflux du sang des grandes artères dans le cœur ou d’une cavité cardiaque dans l’autre par suite d’une insuffisance valvulaire.
2) Reflux du sang des grandes artères dans le cœur ou d’une cavité cardiaque dans l’autre par suite d’une insuffisance valvulaire.
C. L. Mendelson, gynécologue et cardiologue américain (1946)
→ atrésie de l'œsophage, diverticule de l'œsophage, intubation trachéale, Mendelson (syndrome de), insuffisance valvulaire, régurgitation mitrale
[ G1, K2, L1, ]
Édit. 2018
Reichert (syndrome de) l.m.
Reichert’s syndrome
Névralgie du nerf tympanique, branche collatérale du glossopharyngien, qui se manifeste par des douleurs fulgurantes du méat acoustique externe.
Syn. syndrome de Ramsay, névralgie du glossopharyngien
F. L. Reichert, chirurgien américain (1955)
→ névralgie du glossopharyngien, Ramsay (syndrome de)
Reifenstein (syndrome de) 1.m.
Reifenstein's syndrome
Syndrome d'hypogonadisme héréditaire et familial chez le garçon, associant une absence de puberté, une gynécomastie, une cryptorchidie, un hypospadias et une azoospermie.
E.C. Reifenstein, medecin endocrinologue américain (1945)
rein de choc l.m.
schock kidney
Insuffisance rénale aigüe, habituellement réversible, en rapport avec des lésions rénales tubulo-interstitielles secondaires à une ischémie rénale relevant de causes diverses : choc hémorragique, traumatisme, syndrome d'écrasement, acte opératoire, choc toxiinfectieux etc.
→ néphropathie tubulo-interstitielle aigüe, nécrose tubulaire aigüe
Reinhardt et Pfeiffer (syndrome de) l.m.
Reinhardt-Pfeiffer syndrome , ulnofibular dysplasia
Forme de dysplasie mésomélique qui se traduit par une brièveté de l’ulna et de la fibula.
Le radius est incurvé, la tête radiale peut être luxée, le carpe est déformé et la main déviée avec une limitation de la pronosupination. La fibula est hypoplasique, son extrémité proximale est abaissée par rapport au tibia, lui-même court. L’affection apparait comme une forme modérée du syndrome de Nieverfeld (Maroteaux) ; elle est à transmission dominante autosomique.
K. Reinhardt, médecin radiologue et R. A. Pfeiffer, médecin généticien allemands (1967)
Syn. dysplasie ulnofibulaire
→ dysplasie mésomélique, Nieverfeld (syndrome de)
répétition traumatique (syndrome de) l.m.
traumatic repetition syndrome
En psychiatrie, élément clinique central et spécifique de la névrose traumatique, caractérisé par un syndrome de répétition nocturne (cauchemars de répétition) et diurne (reviviscence traumatique, réactions de sursaut), dont toutes les manifestations expriment la reproduction du traumatisme : d'une part dans l'activité imaginaire onirique et diurne ("flashback") et d'autre part dans le revécu affectif de l'expérience (angoisse, terreur, horreur).
Il apparaît après une période de latence plus ou moins longue, dans des conditions qui rappellent au sujet, par quelque analogie, sa rencontre traumatique initiale. Les évènements d'actualité rapportés par la presse, une lecture, mais aussi une hospitalisation, une remise de décorations ou des évènements privés marqués par le rejet ou l'abandon (divorce, deuil), sont des facteurs de possible déclenchement. Aucun n'a de valeur absolue. La réactualisation du traumatisme ne s'y opère que par le fait d'une confrontation à l'expérience traumatique, dont le contenu est strictement individuel et particulier à chacun.
résection cunéiforme de l'ovaire 1.f.
wedge resection of the ovary
Intervention chirurgicale ôtant un coin de parenchyme ovarien.
Elle était utilisée autrefois dans le traitement du syndrome de Stein-Leventhal.
I. F. Stein et M. L. Leventhal, gynécologues obstétriciens américains (1935)
→ ovaires polykystiques (syndrome des), Stein-Leventhal (syndrome de)
résection endoscopique l.f.
trans-urethral resection (TUR)
Opération endoscopique menée par voie transuréthrale destinée à l'exérèse à l'anse diathermique de lésions vésicales ou prostatiques.
Elle se déroule sous irrigation continue par un liquide isotonique dépourvu d'électrolytes (glycocolle p. ex.), et sectionne ou coagule les tissus par électrorésection, les fragments tissulaires étant recueillis pour examen histologique par le tube du résecteur. Elle peut ainsi traiter les tumeurs superficielles et malignes de la vessie, les sténoses du col vésical, l'adénome et le cancer de prostate, et toute lésion localisée justiciable d'une exérèse à visée curatrice ou biopsique.
Les complications spécifiques sont les hémorragies et le syndrome de résorption. Les résections du col vésical ou de la prostate ont l'inconvénient de créer des éjaculations rétrogrades.
Syn. résection transuréthrale
→ résecteur, résection endoscopique de prostate, résorption (syndrome de), résection transurétrale de la prostate (syndrome de)
résorption (syndrome de) l.m.
TUR syndrom
Troubles métaboliques et cliniques provoqués par la réabsorption partielle du liquide d'irrigation au cours d'un résection endoscopique.
Son signe biologique essentiel est l'hyponatrémie. Les troubles électrolytiques peuvent être graves (insuffisance rénale aigüe transitoire par hémolyse). L'emploi de liquides isotoniques non électrolytiques au lieu d'eau distillée a fait pratiquement disparaître ce syndrome. La réabsorption de composés xanthiques est possible lors de l'emploi du glycocolle.
Étym. lat. resorbere : avaler de nouveau
respiration n.f.
respiration
En physiologie, ensemble de fonctions qui régissent les échanges gazeux, principalement ceux de l'oxygène et du gaz carbonique.
On y distingue trois étages, cellulaire, circulatoire et bronchopulmonaire, correspondant respectivement à la respiration tissulaire, au transport des gaz par la circulation du sang et à la ventilation.
Le mot respiration ne concernait à l'origine que le rejet périodique de l'air hors des poumons, mais on doit actuellement réserver le mot ventilation à cette fonction ventilatoire et dire ventilation artificielle (et non respiration artificielle), mouvements ventilatoires (et non respiratoires), arrêt de la ventilation (et non arrêt de la respiration : la respiration continue en apnée, au moins un certain temps, ex. oxygénation sous apnée). La conception actuelle est résumée dans le schéma ci-dessous (Cara, 1976) où l'air inspiré, est séparé de l'air expiré, (schéma de Riley, 1951). Ce schéma met en évidence l'analogie entre la ventilation et la circulation dans les échanges gazeux et il permet d'interpréter les principaux syndromes respiratoires.
Si la ventilation est insuffisante (trop faible pour les besoins de l'organisme, l’oxygène ne parvient pas aux poumons en quantité suffisante créant une hypoxie et en même temps le CO2 s'élimine mal, ce qui entraîne une hypercapnie.
Si la ventilation est trop forte, une plus grande quantité d’oxygène est fixée par le sang (elle est limitée par la saturation oxyhémoglobinée) et trop de CO2 est éliminé, déterminant une hypocapnie.
De même si la circulation capillaire est insuffisante, un syndrome de choc s'installe : il correspond à une insuffisance respiratoire tissulaire que les fonctions ventilatoires, circulatoires et rénales peuvent tenter de compenser
Les molécules d’oxygène inspirées passent par le côté inspiratoire. L'espace mort correspond à un court-circuit entre inspiration et expiration (normalement 40% de l'air inspiré ressortent des bronches sans aller jusqu'à l'alvéole). Du poumon, le sang oxygéné va vers le sang artériel. La contamination veineuse du sang pulmonaire (5% chez le sujet sain, beaucoup plus dans les «maladies bleues») correspond aussi à un court-circuit. Ensuite le sang artériel oxygéné va dans les capillaires et l’oxygène peut enfin arriver jusqu'aux cellules et dans les mitochondries (m). Mais dans les capillaires il existe un court-circuit des métartérioles (ma), négligeable en conditions normales mais important en cas de vasoconstriction des sphincters précapillaires qui induit dans ce dernier cas un état de choc, «asphyxie» des cellules bien que le sang artériel soit bien oxygéné.
A partir des cellules la circulation des molécules de CO2 se fait en sens inverse, des veines jusqu'au poumon. De là, les molécules de CO2 sortent avec l'air expiré.
M. Cara, réanimateur et physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1917-2009) ; R. L. Riley, physiologiste américain (1951)
→ apnée (oxygénation sous), choc, ventilation, apnée, hypoxie, hypercapnie, saturation oxyhémoglobinée, hypocapnie, cardiopathie cyanogène, mitochondrie, métartériole
[C2, K1]
Édit. 2019
retard mental avec atrophie optique, surdité et épilepsie l.m.
mental retardation with optic atrophy, deafness, and seizures
Syndrome comportant retard mental avec atrophie optique, surdité et épilepsie.
Il existe également une microcéphalie, la vision est très altérée, de même que l'audition. Le décès à lieu dans l'enfance ou dans l'adolescence. Locus du gène (GUST) en Xq26.
L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 309555).
K. H. Gustavson, généticien suédois (1993)
Syn. Gustavson (syndrome de)
retard mental lié à l'X l.m.
X-linked mental retardation, XLMR
Déficit intellectuel avec malformations craniofaciales et anomalies de la partie distale des membres et souvent du tronc et des organes génitaux, atteignant les garçons, de transmission récessive lié à une mutation du gène ATRX sur le chromosome X.
Le retard mental est variable, souvent sévère, la dysmorphie faciale est constante et caractéristique : microcéphalie, étroitesse bitemporale, facies allong, hypotonique, bouche large, ouverte, dents écartées, philtrum court, nez aplati, fentes palpébrales étroites, grandes oreilles. Les autres anomalies des mains et des pieds, du tronc et des organes génitaux sont très variables selon le type génétique. Ces malformations sont dues à des mutations du gène ATRX en Xq13.3 ; la protéine ATRX (Alpha Thalassemia mental Retardation X-linked) intervient dans la transcription, la régulation chromatinienne, et la différenciation neuronale. Les diverses formes alléliques sont responsables de la variété symptomatique
Ces principales variétés sont les syndromes de Chudley-Lowry, de Smith-Fineman-Myers, de Holmes-Gang, de Juberg-Marsidi, de Carpenter-Waziri. Le fait que ces formes apparaissent parfois dans la même famille signifie qu’elles sont probablement des variantes phénotypiques du même syndrome.
A. E. Chudley, médecin généticien, R. B. Lowry, médecin généticien et D. I. Hoar, pédiatre canadiens (1988) ; Nancy J. Carpenter et Mary Waziri, médecins généticiennes américaines (1988) ; R. Juberg, médecin généticien américain et Irene Marsidi, pédiatre américaine (1980) ; L. B. Holmes, médecin généticien et D. L. Gang, anatomopathologiste américains (1984) ; R. D. Smith, R. M. Fineman et G. G. Myers, pédiatres et généticiens américains (1980)
Syn. déficience intellectuelle liée au chromosome X
Sigle RMLX
→ Carpenter-Waziri (syndrome de) ,Chudley-Lowry (syndrome de) , Juberg-Marsidi (retard mental de), Holmes-Gang (syndrome de) ,Smith-Fineman-Myers (syndome de), alpha-thalassémie liée à l'X avec retard mental
retards de croissance et de développement avec dysmorphie faciale l.m.p.
growth retardation, developmental delay, and facial dysmorphism (GDFD)
Syndrome associant un retard de croissance et de développement psychomoteur, un déficit de fonctionnement cérébral avec microcéphalie et une dysmorphie faciale associées à des malformations cardiaques et génitales.
La mort survient vers l’âge de 3 ans.
L’affection de transmission autosomique récessive (MIM:612938) est en relation avec le gène FTO.
→ FTO
rétention azotée l.f.
nitrogen retention
Accumulation dans le plasma et les liquides de l'organisme de produits du catabolisme azoté, principalement l'urée, sous l'effet d'une insuffisance rénale aigüe ou chronique.
La toxicité de ces déchets et leur rôle dans le syndrome urémique est toujours débattue.
→ urémie, moyennes molécules et insuffisance rénale
rétinite pigmentaire l.f.
retinitis pigmentosa
Dégénérescence rétinienne lente, bilatérale, périphérique puis centrale, caractérisée par une héméralopie, une pigmentation rétinienne en forme d'ostéoblastes (ressemblant par leur forme étoilée aux ostéoblastes), une atrophie papillaire et un rétrécissement artériel.
Le premier signe clinique de la maladie est l'héméralopie mais il n'est pas toujours exprimé, vient ensuite le rétrécissement progressif du champ visuel. Ce déficit forme d'abord un anneau dans le champ entre 20 et 40° puis cet anneau s’élargit vers le point central de fixation et vers la périphérie pour ne laisser finalement qu'un petit champ visuel central de 5 à 10 degrés. L'acuité visuelle centrale ne se modifie en principe que tardivement, cependant il existe des formes où la souffrance des cônes précède l'atteinte des bâtonnets, où la région maculaire souffre assez précocement par œdème maculaire cystoïde, où une atrophie aréolaire centrale progressive et non-exsudative s'installe précocement et dans ces cas le pronostic visuel central est sombre. Au fond d'œil on trouve des pigmentations ostéoblastiques qui débutent en mi-périphérie, une atrophie optique et un rétrécissement artériel. L'électrorétinogramme (ERG) est altéré précocement, surtout en scotopique (dès l'héméralopie).
La surdité est fréquente, même en dehors des formes associatives comme le syndrome de Usher, elle apparaît dans environ 20% des cas après quarante ans.
Il existe de nombreuses formes de rétinites pigmentaires, que l'on classe actuellement, de façon non satisfaisante, selon leur transmission héréditaire, leur mode de début, leur localisation et leurs associations. La transmission peut être autosomique récessive (18,5%), autosomique dominante (36%), liée au sexe (6,5%), et mitochondriale (1%). 39% des cas observés sont sporadiques.
A.C. van Trigt, ophtalmologiste néerlandais (1853)
Syn. dystrophie rétinienne mixte, dystrophie rétinienne périphérique
→ électrorétinogramme, ERG, héméralopie, scotopique, Usher (syndrome de), rétinite pigmentaire (classification de Fishman)
rétinite pigmentaire-3 l.f.
retinitis pigmentosa-3
Rétinite pigmentaire avec rétrécissement du champ visuel, héméralopie et modifications rétiniennes dont des pigments de type ostéoblastiques (ressemblant par leur forme étoilée aux ostéoblastes), une atrophie optique et des artères rétrécies.
L'affection est sévère chez les garçons et conduit à la cécité complète. Les femmes présentent un reflet rétinien anormal du pôle postérieur doré ou d'aspect métallique. On oppose la rétinite pigmentaire-2 liée au sexe (RP2) qui est associée à une myopie sévère et survient précocement avec un âge moyen d'apparition de 3,5 ans à la rétinite pigmentaire-3 liée au sexe (RP3) qui apparaît plus tard avec ou sans une myopie moyenne et avec un âge moyen d'apparition de 10,6 ans. Le locus du gène pour cette forme (RP3) est en Xp11.4. Ce gène est proche de la maladie de Duchenne, de la granulomatose septique progressive chronique, et du syndrome de McLeod. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 312610).
Maria A. Musarella, ophtalmologiste américaine (1988) ; Josseline Kaplan, médecin généticienne française (1990)
→ Bridges et Good (syndrome de), Duchenne (maladie de, dystrophie musculaire progressive de, myopathie de), granulomatose septique progressive, héméralopie, rétinite pigmentaire-2, rétinite pigmentaire (classification de Fishman)