Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Pneumocystis carinii

Pneumocystis carinii

Ce microorganisme non classé pendant longtemps est maintenant rangé parmi les champignons micromycètes, d'après les résultats d'études ultrastructurales et biochimiques.
Ancienne dénomination, récemment abandonnée. Dénomination actuelle : Pneumocystis jirovecii 

Syn. Pneumocystis jirovecii

pneumocystose, Pneumocystis jiroveci

[D1]

Édit. 2020

Pneumocystis jiroveci

Pneumocystis jiroveci
Micromycète qui se présente sous plusieurs formes : trophozoïtes de 1 à 2 µm, prékystes de 5 µm , kystes de 3 à 5 µm  renfermant à maturité 8 corps intrakystiques, futurs trophozoïtes. On peut en outre observer des kystes vides, de forme très irrégulière, résultant de la déchirure des kystes.
Anciennement dénommé Pneumocystis carinii dont il a ensuite été considéré comme une sous-espèce, Pneumocystis jiroveci est maintenant admis comme  une espèce bien individualisée  au sein du genre Pneumocystis, la seule qui soit pathogène pour l'homme.
La contamination est aérienne ; le champignon prolifère ensuite dans les alvéoles pulmonaires mais l'infection reste le plus souvent asymptomatique (porteurs sains, à partir desquels se produisent peut-être des transmissions intrahospitalières), jusqu'à la survenue d'une immunodéficience majeure. Au cours du sida, la pneumocystose clinique doit être redoutée dès que le taux des lymphocytes TCD4 + est inférieur à 200/mL .

pneumocystose

infection à Pneumocystis jirovecii                       
l.f.

Syn. pneumocystose

pneumocystose, Pneumocystis jirovecii

[D1]

Édit. 2020

Pneumocystis jirovecii

Pneumocystis jirovecii

Micromycète qui se présente sous plusieurs formes : trophozoïtes de 1 à 2 µm, prékystes de 5 µm, kystes de 3 à 5 µm renfermant à maturité 8 corps intrakystiques, futurs trophozoïtes.
On peut en outre observer des kystes vides, de forme très irrégulière, résultant de la déchirure des kystes.
Anciennement dénommé Pneumocystis carinii dont il a ensuite été considéré comme une sous-espèce, Pneumocystis jirovecii est maintenant admis comme une espèce bien individualisée au sein du genre Pneumocystis, la seule qui soit pathogène pour l'Homme.
La contamination est aérienne ; le champignon prolifère ensuite dans les alvéoles pulmonaires mais l'infection reste le plus souvent asymptomatique (porteurs sains, à partir desquels se produisent peut-être des transmissions intrahospitalières), jusqu'à la survenue d'une immunodéficience majeure. Au cours du sida, la pneumocystose clinique doit être redoutée dès que le taux des lymphocytes TCD4 + est inférieur à 200/mL.

Otto Jirovec, parasitologiste tchèque (1907-1972)

pneumocystose, sida

[D1]

Édit. 2020

aspergillose n.f.

aspergillosis

Ensemble des manifestations pathologiques provoquées par des champignons filamenteux du genre Aspergillus. dont les espèces le plus souvent incriminées en pathologie humaine sont : A. fumigatus, A. flavus, A. niger, A. terreus.
Essentiellement respiratoires, les aspergilloses peuvent être uniquement allergiques (pseudo- parasitoses), bronchiques et surtout pulmonaires (aspergillose invasive). On observe également des otites et des sinusites aspergillaires.
La contamination respiratoire est le mode habituel chez l'Homme. Les sources d'Aspergillus omniprésents dans l'environnement sont : les travaux de rénovation et de construction, causes d'épidémies hospitalières, la présence de plantes vertes et l'alimentation contenant du poivre riche en Aspergillus. Plantes vertes et poivre sont à proscrire chez les immunodéprimés
Les Aspergillus sont responsables de toxicose, de manifestations allergiques à type d'asthme, de broncho-pneumopathie allergique, d'alvéolite extrinsèque, d'infections fongiques opportunistes diverses : sinusite sur fusée de pâte dentaire, otite du conduit auditif externe, onychomycoses, surinfection de brûlure et de plaie postopératoire après application d'Elastoplast contaminé, aspergillome chez des patients porteurs de cavités pulmonaires, etc.
Chez les patients immunodéprimés neutropéniques ou soumis à une corticothérapie systémique à haute dose, l'aspergillose bronchique et l'aspergillose invasive pulmonaire et disséminée sont parmi les infections les plus redoutées.
Rares, les formes cérébroméningées succèdent principalement à une atteinte des voies respiratoires supérieures et aussi des sinus, de l'œil ou de l'oreille, à rechercher systématiquement. On relève des signes d'atteinte de l'étage antérieur du crâne, oculaires (parfois seulement un œdème papillaire) et de lésion frontale occupante. Une intervention est indiquée, qui montre un aspergillome ou un abcès frontal.
Lors des transplantations rénales, des abcès rapidement évolutifs, avec des signes focaux, ou subaigus et détérioration intellectuelle progressive, peuvent être observés.
Selon les cas, le diagnostic repose sur la mise en évidence d'anticorps spécifiques, sur les résultats de l'examen mycologique montrant à l'examen direct des filaments de type aspergillaire, septés, ramifiés à angle aigu, avec une culture positive ; l'examen anatomopathologique avec coloration au PAS et de Gomori-Grocott montre l'invasion tissulaire par des filaments de type aspergillaire. Le traitement repose sur l'amphotéricine B et l'itraconazole.

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA) l.f.

allergic bronchopulmonary aspergillosis

Forme d'asthme rare de type allergique sur lequel se développe un Aspergillus fumigatus dans les voies respiratoires basses.
Cette affection se présente comme un asthme accompagné d'épisodes fébriles récidivants. Radiologiquement, il existe des infiltrats pulmonaires labiles, migrateurs. L'examen tomodensitométrique révèle la présence de bronchectasies proximales caractéristiques, sans doute dues aux bouchons muqueux récidivants. L'éosinophilie sanguine est élevée pouvant dépasser 1000 éléments par μl. L'expectoration comporte souvent des moules bronchiques mycéliens. Les IgE totales et spécifiques sont élevées.
Le traitement habituel est la corticothérapie entrainant une phase de rémission, mais des poussées d'exacerbation se répètent de façon imprévisible. L'asthme devient corticodépendant et les lésions pulmonaires permanentes et irréversibles.
L'ABPA est aussi appelée maladie de Hinson-Pepys.
Le même tableau clinique peut être réalisé par d'autres parasites mycosiques tels Rhizopus, Alternaria, etc.

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose invasive l.f.

invasive aspergillosis

Mycose gravissime, opportuniste, parfois nosocomiale, résultant le plus souvent d’une aérobiocontamination.
Elle survient chez des patients présentant certaines formes d’immunodépressions majeures, pathologiques ou surtout post-thérapeutiques (corticothérapie massive et prolongée, traitement antirejet).

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose oculaire l.f.

ocular aspergillosis

Infection oculaire provoquée par un champignon filamenteux de type Aspergillus.

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose pleurale l.f.

pleural aspergillosis

Localisation rare d'Aspergillus nécessitant une poche pleurale chronique fistulisée dans une bronche.
Elle peut s'observer dans une poche plus ou moins calcifiée séquellaire d'une tuberculose ancienne, voire dans une vieille cavité de pneumonectomie fistulisée à minima. L'hémoptysie est souvent le signe révélateur imposant un bilan bronchoscopique, tomodensitométrique et bactériomycologique pour décider du traitement

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose pulmonaire chronique nécrosante (ou semi-invasive) l.f.

chronic necrotizing pulmonary aspergillosis

Pneumonie chronique nécrosante d'allure pseudo-tuberculeuse due à des champignons du genre Aspergillus.
Elle survient dans un contexte fréquent de bronchopathie chronique obstructive, souvent favorisée par une corticothérapie de longue durée. Son autonomie vis-à-vis de l'aspergillose pulmonaire invasive est discutée.

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose pulmonaire diffuse l.f.

pulmonary aspergillosis

Développement au sein du poumon de champignons du type Aspergillus, le plus souvent A. fumigatus, l'une des plus fréquentes mycoses du parenchyme pulmonaire.
Elle est favorisée par l'amoindrissement des défenses immunitaires de l'organisme (neutropénie, corticothérapie au long cours, SIDA, aplasie durable). Elle se manifeste par l'apparition d'anomalies radiologiques nodulaires ou infiltratives. Exceptionnellement elle survient chez des sujets apparemment sains, sous la forme de foyers denses de type pneumonique ou pseudo-tumoral.
Le traitement repose sur les antibiotiques spécifiques (amphotéricine B, itraconazole).
Elle doit être distinguée de l'aspergillose bronchique et de l'aspergillose intra-cavitaire, dite "aspergillome".

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose, aspergillome

aspergillose pulmonaire invasive l.f.

invasive pulmonary aspergillosis

Pneumopathie opportuniste nécrosante susceptible d'une extension extra-thoracique par voie hématogène due à des champignons du genre Aspergillus, qui survient en cas d'immunosuppression en particulier chez le neutropénique, au cours d'hémopathies en aplasie, chez l'allogreffé de cellules souches hématopoïétiques, le transplanté d'organes et au cours du SIDA.
L'aspergillose pulmonaire invasive représente près de 90% des cas d'aspergillose invasive, les autres formes étant l'atteinte trachéobronchique (SIDA), l'atteinte cérébrale, voire oculaire. Les formes disséminées s'observent dans 20 à 30% des cas. Le pronostic est sévère.
Dans les localisations pulmonaires, la radiographie thoracique montre un aspect de pneumopathie alvéolaire ou alvéolo-interstitielle extensive.
Elle a été décrite chez des non-immunodéprimés.

Étym. lat. aspergillum : goupillon

aspergillose sinusienne l.f.

paranasal sinus aspergillosis

Forme la plus fréquente de mycose sinusienne.
L’agent le plus répandu est Aspergillus fumigatus. La forme non invasive réalise le tableau clinique d’une sinusite purulente chronique. L’aspect le plus simple est celui de la « truffe » aspergillaire. Une forme fulminante survient chez le sujet immunodéprimé ou le diabétique. Elle envahit les tissus de voisinage et parfois les structures endocrâniennes, elle est souvent mortelle. La forme dite allergique, survient chez le sujet jeune, s’accompagne d’asthme et de polypes.

Étym. lat. aspergillum : goupillon

Aspergillus fumigatus, aspergillose, sinusite, asthme, polypose nasosinusienne