rythme biologique circadien l.m.
circadian rythm
Rythme dont la durée est d’environ 24 heures (24 +/- 4 heures).
Rythme endogène de variation sinusoïdale de la température et de la plupart des fonctions homéostatiques selon une période fixe de 24 heures, mais qui peut également, si a été supprimé tout repère horaire, prendre une avance ou un retard systématique (jusqu'à 33 heures), tout en gardant ses variations périodiques pour l'alternance veille-sommeil.
L'expression "zeitgeber" (donneur de temps, synchroniseur externe) se rapporte à l'influence sur ce rythme d'éléments comme l'alternance lumière-obscurité ou les bruits de l'activité humaine et sociale. Un déphasage éventuel est compensé, en situation expérimentale, par la réintroduction d'un "donneur de temps".
Etym. lat. circa : environ ; dies :jour
F. Halberg, chronobiologiste américain (1954) ; M. M. Rosbach, J. C. Hall, M. W Young, chronobiologistes amércains, prix Nobel de Medecine en 2017 (1990,1992)
→ chronobiologie en psychiatrie
Édit. 2020
période d'un rythme biologique l.m.
→ rythme biologique (période d'un)
rythme biologique l.m.
biological rythm
Variation endogène régulière, cyclique, assimilable à une fonction sinusoïdale, observée dans presque toutes les fonctions physiologiques, et caractérisée par sa période, son amplitude et sa phase.
Selon leur période, on distingue les rythmes circadiens, les plus étudiés (entre 21 et 29, voire 33 heures), circasemidiens (autour de 12 heures), infradiens (de 30 à 48 heures, parfois plus) et ultradiens (inférieurs à 21 heures). Il s'agit donc d'un phénomène périodique et prévisible.
Le terme de synchroniseur externe ("zeitgeber", "donneur de temps", J. Aschoff) désigne les signaux temporels de l'environnement qui permettent l'ajustement du système circadien sur 24 heures.
→ chronobiologie en psychiatrie
rythme biologique circamensuel l.m.
Rythme dont la période est d’environ 30 jours.
Étym. lat. circa : environ
rythme biologique circannuel l.m.
Rythme dont la période est d’environ 1 an.
Étym. lat. circa : environ
rythme biologique circaseptidien l.m.
Rythme dont la période est d’environ 7 jours.
Étym. lat. circa : environ
rythme biologique circhoral l.m.
Rythme dont la période est d'environ 1 heure.
Étym. lat. circa : environ
rythme biologique ultradien l.m.
Rythme dont la durée est comprise entre la milliseconde et 20 heures.
rythme biologique infradien l.m.
Rythme dont la durée est comprise entre 28 heures et 1 an.
rythme biologique (période d'un) l.m.
Durée d'un cycle complet de la variation rythmique étudiée.
En fonction de leur période, les rythmes sont appelés circadiens (du latin circa= environ, et dies= jour) si leur période est d'environ 24 heures (24 +/- 4 heures). Un rythme dont la période est comprise entre la milliseconde et 20 heures est appelé ultradien. Lorsque la période d’un rythme est comprise entre 28 heures et 1 an le rythme est appelé infradien.
circadien adj.
circadian
Se dit des phénomènes rythmiques se produisant au cours de 24 heures.
[C]
strabisme circadien l.m.
circadian strabismus
dysautonomie diabétique l.f.
diabetic dysautonomia
Dysfonctionnement fréquent du système neurovégétatif au cours du diabète.
Sont ainsi décrits les troubles suivants :
- digestifs, principalement l'entéropathie diabétique avec diarrhée motrice et rarement malabsorption, la gastroparésie, l'atonie vésiculaire et la dyskinésie œsophagienne ;
- circulatoires, dominés par l'hypotension orthostatique, mais comportant aussi des dénervations cardiaques pouvant entraîner des morts subites et une tachycardie permanente, qui n'est pas rare ;
- moteurs oculaires intrinsèques, réalisant parfois un véritable syndrome d'Argyll-Robertson ;
-sudoraux, avec anhydrose ou hypersudation parfois soudaines, intenses et inadaptées, piloérectiles ;
- vésicaux, très fréquents (incontinence surtout) ;
- génitaux, à type d'impuissance, d'éjaculation rétrograde et de troubles sensitifs testiculaires.
dysautonomie n.f.
dysautonomia
Dysfonctionnement du système nerveux autonome, dont le polymorphisme clinique est dominé par une hypotension orthostatique.
Son étude, relativement complexe, peut comporter l'exploration pupillaire de collyres, celle de la fonction sudorale, le réflexe cutané sympathique, des investigations cardiovasculaires à la recherche de modifications de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque au cours de différentes épreuves (hypotension orthostatique,table basculante -"tilt test"-, manœuvre de Valsalva à la station debout, à l'inspiration profonde, avec mesure de la variation de l'espace R.R. sur l'électrocardiogramme). Les dosages des catécholamines et de l'activité rénine plasmatique peuvent aussi être utilisés. En revanche, les études électrophysiologiques ne permettent pas, au niveau du système nerveux périphérique, d'explorer les petites fibres myélinisées et les fibres amyéliniques qu'emprunte le système nerveux autonome.
Il existe des dysautonomies par atteinte du système nerveux central ou périphérique. Les polyneuropathies dysautonomiques peuvent être isolées, idiopathiques ou secondaires, ou associées à des atteintes sensitives ou motrices. Les neuropathies dysautonomiques rencontrées au cours des polyneuropathies sont fréquentes : soit latentes, soit dominant le tableau clinique.
Les causes des dysautonomies secondaires sont surtout le diabète et les amyloses primitives ou familiales. Les dysautonomies des syndromes de Guillain-Barré ne sont pas rares, au contraire de celles survenant au cours des atteintes alcoolocarentielles, paranéoplasiques, etc. Il existe aussi des neuropathies dysautonomiques primitives ou idiopathiques, parfois aigües, qui ont été rapprochées du syndrome de Guillain-Barré.
G. Guillain et G. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; R. R. Young, neurologue et R. D. Adams, neuropathologiste américains (1975)
→ neuropathie héréditaire sensitive, pandysautonomie aigüe, Riley-Day (syndrome de), Young et Adams (pandysautonomie aigüe de)
dysautonomie (anesthésie et) l.f.
anaesthesia of a dysautonomic patient
Aucune technique d'anesthésie générale et aucun anesthésique ne sont contrindiqués; les anesthésies rachidiennes sont possibles à condition de prévenir l'hypotension artérielle.
Dans les dysautonomies familiales, qui s'observent surtout chez les enfants, les scolioses peuvent entraîner des difficultés pour l'installation sur la table d'opération et surtout les troubles digestifs (troubles de la motricité œsophagienne, reflux gastroœsophagien) peuvent induire une déshydratation et justifient de commencer une perfusion intraveineuse avant l'arrivée au bloc opératoire. L'anxiété pouvant déclencher une crise de dysautonomie (vomissements, hypertension artérielle, tachycardie, œdème cutané) une prémédication par benzodiazépine est justifiée.
Les dysautonomies primitives acquises s'observent surtout chez les adultes de plus de 50 ans, surtout s'il y a une hypotension artérielle orthostatique.
Elles justifient un traitement préventif (notamment 9a-fluorocortisone, caféine, antiinflammatoire non stéroïdien, midodrine, desmopressine).
Les complications cardiovasculaires sont fréquentes pendant la période peropératoire : traiter l'hypotension artérielle avec des sympathomimétiques directs à doses titrées en raison de l'hypersensibilité de dénervation.
Dans les dysautonomies secondaires, l'attitude est différente selon la maladie en cause, mais les analgésiques centraux sont à éviter en raison d'une diminution de sensibilité à l'hypoxie et à l'hypercapnie. En ce qui concerne les diabétiques asymptomatiques, étant donné le risque de crise peropératoire, la prise en charge est à conduire comme pour les patients atteints de dysautonomie primitive acquise.
En période postopératoire les complications peuvent justifier le séjour en réanimation chirurgicale ::
- complications cardiaques, hypotension artérielle, troubles du rythme cardiaque par allongement de l'espace QT, infarctus du myocarde sans douleur, mort subite ;
- complications respiratoires, dépression respiratoire par hypersensibilité aux opiacés, apnées obstructives du sommeil.
dysautonomie dégénérative l.f.
dysautonomie familiale l.f.
familial dysautonomia, familial autonomic dysfunction, hereditary sensory and autonomic neuropathy (HSAN) type III, Riley-Day syndrome
Maladie héréditaire autosomique récessive rare (prévalence ‹1/1 000 000 - incidence annuelle de 1 sur 3 600 naissances) caractérisée par une perte des sensations et par une altération sévère de l'activité du système nerveux autonome entraînant des dysfonctionnements multisystémiques.
Elle affecte presque exclusivement la population juive d'Europe de l'Est. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes. Elle est présente dès la naissance et est progressive. Elle est caractérisé par une petite taille et un faciès particulier. Les manifestations neurologiques concernent le système autonome et le système de la vie de relation :
C. M. Riley, R. L. Day, pédiatres américains ( 1949)
Syn. neuropathie héréditaire sensitive et autonomique type 3, syndrome de Riley-Day, alacrymie congénitale, NHSA III
Édit. Orphanet, F. Axelrod, G. Gold von Simson (2007)
dysautonomie familiale dominante l.f.
autosomal dominant congenital indifference to pain
C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949)
Syn. Riley-Day (syndrome de), alacrymie congénitale
→ indifférence congénitale à la douleur de type NHSA I
dysautonomie végétative l.f.
dysautonomia, autonomic disorder
Syndrome observé dans de très nombreuses maladies aigües ou chroniques secondaire à une fonctionnement anormal du système neurovégétatif par atteinte du sympathique ou du parasympathique, d'apparition et d'intensité variables dans le temps.
On distingue les dysautonomies :
- primitive familiale ou congénitale, dont la plus fréquente est le syndrome de Riley-Day, qui se voit surtout chez les Juifs ashkénases (d'origine de l’Europe de l’Est) ;
- primitive acquise secondaire à une maladie dégénérative, qui peut être limitée au système nerveux autonome (dysautonomie pure), ex. hypotension orthostatique idiopathique, mais qui est le plus souvent associée à une atteinte du système nerveux central, ex. l'atrophie olivo-ponto-cérébelleuse (syndrome de Dejerine-Thomas) ;
- secondaire à une maladie aigüe ou chronique, qui sont beaucoup plus fréquentes, par ex. le syndrome d'atrophies multi-systématisées (dont fait partie le syndrome de Shy-Drager), elle complique de 17 à 40% des diabètes, insulinodépendants ou non.
Ces syndromes s'observent au cours d'affections nerveuses centrales ou périphériques, aigües ou chroniques, de l'enfant ou de l'adulte, ils accroissent le risque périopératoire et peuvent être cause de mort subite. Ils sont caractérisés par :
- des signes spontanés : tachycardie, ou bradycardie, variations tensionnelles, hyper- ou hypothermie, iléus intestinal, sueurs, crises de vasodilatation du visage, hyponatrémie par hypersécrétion d'hormone antidiurétique ;
- des signes provoqués : bradycardie lors de la compression des globes oculaires, hypotension orthostatique à pouls stable, anomalies de l'électrocardiogramme à l'épreuve de Valsalva. L'évaluation de la gravité de la dysautonomie se fait par des tests qui explorent essentiellement la régulation de la fonction cardiovasculaire (la fréquence cardiaque est instable) et la sudation. Les tests les plus utilisés portent sur l'arythmie respiratoire, la réponse de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle à l'orthostatisme et à l'épreuve de Valsalva (exprimée par le quotient de Valsalva).
Un score de gravité basé sur 5 tests, cotés de 0 à 2 est utilisable (maximum 10).

J. J. Dejerine et A. Thomas, neurologues français, membres de l'Académie de médecine (1900) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960)
Étym. gr. dys : préfixe marquant la difficulté ; autonomos : qui se gouverne avec ses propres lois
âge biologique l.m.
biological age
Etat anatomique et fonctionnel des organes d’une personne ainsi que la quantité de réserves physiologiques lui permettant de répondre à un stress quelconque (sollicitations environnementale, maladie, accident, stress psychologique (perte d’un proche).
Certains ont proposé d’estimer un âge biologique, mais pour l’instant aucune des méthodes préconiséées n’a de base scientifique.
[E1,E3]
Édit. 2017
agent biologique pathogène l.m.
pathogenic agent
Micro-organisme susceptible de provoquer une infection chez l’Homme ou un animal.
Étym. lat. agens, de agere : agir
[D1]
Édit. 2020
analyse biologique l.f.
biological analysis
Aux termes du Code de Santé publique, examen biologique qui concourt au diagnostic, au traitement ou à la prévention des maladies humaines, ou qui met en évidence toute autre modification de l’état physiologique.
Cet examen peut relever de disciplines différentes : biochimie, hématologie, microbiologie, immunologie, virologie, parasitologie, etc.
Le même article du Code précise : les analyses ne peuvent être effectuées que dans des laboratoires agréés, sous la responsabilité de leurs directeurs et directeurs adjoints.
Les examens d’anatomie et de cytologie pathologiques sont des analyses biologiques soumises à une réglementation particulière, portant sur les titres et la compétence des auteurs de l’analyse, la durée de conservation des échantillons, lames ou prélèvements, etc.
Étym. gr. analusis : décomposition
[E3]
Édit. 2017
arme biologique l.f.
biological weapon
Emploi des agents biologiques, bactéries, virus, parasites, mycètes et toxines, comme armes au cours des guerres ou des actions terroristes.
De nos jours, ces agents risquent d’être redoutables dans les mains de terroristes (« bombe atomique du pauvre »), étant donné leur facilité de production.
Les principaux agents sont les bacilles du charbon, de la peste, de la typhoïde, les virus de la variole, de la grippe, des fièvres hémorragiques, les toxines botuliques (dose létale per os 0,1 µg, par voie parentérale 0,1 ng) et des toxines végétales telle que la ricine ou l’abrine, extraites des graines de ricin ou d’abrus (légumineuse tropicale). Les agents biologiques sont déposés sur des petites plumes, qui facilitent la dispersion lors de l'explosion de la bombe.
Pour être efficace et provoquer de graves dommages, la dispersion de l'agent biologique doit se faire par aérosols, ce qui suppose une technique militaire assez complexe. Les terroristes peuvent difficilement atteindre ce degré d'efficacité de sorte que leurs attentats ne peuvent pas faire généralement de nombre
biologique adj.
biological
Qui se rapporte à la biologie.
Étym. gr. bios, vie; logos : discours, traité
→ biologie
Édit. 2017
cible biologique l.f.
biological target
1) En physiologie, cette expression désigne les organes qui sont soumis à l’action des différentes hormones.
Ainsi les hormones hypophysaires ont pour cibles les différentes glandes endocrines dont les sécrétions exercent à leur tour un rétro-contrôle sur l’hypophyse qui est ainsi, elle-même un organe cible.
2) En thérapeutique, la prescription est ciblée par les manifestations pathologiques.
3) En toxicologie, la cible est constituée par les organes sensibles à la substance concernée.
Ainsi les drogues illicites sont actives sur les structures encéphaliques.
4) En entomologie médico-vétérinaire, il s’agit d’une espèce d'insecte ou d'acarien d'importance médicale contre laquelle est dirigée une action de lutte.
Ainsi, un traitement insecticide doit être dirigé contre un insecte vecteur mais ne doit pas se montrer toxique pour les espèces non cibles.
5) En infectiologie, il s'agit d'une espèce de bactérie ou de parasite contre laquelle est dirigé un traitement antibactérien, antiparasitaire ou antifongique.
Un tel traitement ne doit pas affecter les espèces non cibles comme celles qui composent les différents microbiotes.
6) En génétique, un gène cible est l’objet d’une manipulation génétique.
[C2, D1, G4, G5, Q1]
Édit. 2019