fièvre récurrente sporadique à tiques l.f.
tick-borne relapsing fever
Maladie infectieuse zoonotique due à l'infection par une bactérie du genre Borrelia dont la transmission est assurée par des tiques de la famille des Argasidae.
Chez l'Homme, ces fièvres récurrentes sont caractérisées par une incubation de l'ordre d'une semaine, un début brutal avec fièvre élevée, céphalées et algies diffuses, splénomégalie, suivi d'une phase apyrétique. Suit une alternance de phases fébriles et apyrétiques (jusqu'à 11 récurrences). Habituellement assez bénignes, ces maladies peuvent néanmoins s'avérer sévères en raison de la survenue possible de complications oculaires, méningitiques, hémorragiques, pulmonaires ou hépatiques. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace.
Une quinzaine d'espèces borréliennes sont à l'origine de ces fièvre récurrentes qui diffèrent légèrement les unes des autres sur les plans clinique et épidémiologique. A une ou deux exceptions près, toutes sont transmises par des Ornithodoros (le plus souvent, une espèce de Borrelia est associée à une espèce d'ornithodore).
Sévissant dans des régions tropicales et subtropicales, ces borrélioses sont des zoonoses : les bactéries infectent des mammifères sauvages, le plus souvent des rongeurs ; l'Homme n'est infecté qu'occasionnellement (cas sporadiques), dans une zone géographique précise propre à chacune de ces espèces. Toutefois, certaines de ces affections peuvent s'avérer localement fréquentes, surtout lorsque la circulation du germe a lieu dans un environnement domestique. Les ornithodores vecteurs sont également les réservoirs naturels de ces bactéries en raison de leur sédentarité et de leur longévité qui déterminent des foyers pérennes d'infection.
→ borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, Argasidae, Ornithodoros, cyclines, zoonose
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre à tiques du Colorado l.f.
Colorado-tick fever
Maladie infectieuse provoquée par un virus de la famille des Reoviridae.
Elle sévit au Canada et aux États-Unis et est transmise le plus souvent par une tique, Dermacentor andersoni. Elle se traduit par un état fébrile, des douleurs diffuses, de la diarrhée et parfois une éruption cutanée, une méningoencéphalite, des signes hémorragiques par thrombopénie ou une myocardite.
Édit. 2018
fièvre exanthématique sud-africaine à tiques l.f.
tick-bit fever
Maladie infectieuse due à Rickettsia pyiperii, transmise par la tique Amblyoma hoebraeum, caractérisée par un état fébrile d’une durée de dix jours comportant des signes neurologiques.
Syn. fièvre de dix jours de Prétoria
→ Rickettsia, tique
[D1,D2,H1]
Édit. 2018
fièvre récurrente l.f.
relapsing fever
Maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Borrelia (famille des Spirochaetaceae), caractérisée par une alternance de périodes fébriles et de phases d’apyrexie.
Parmi ces borrélioses, on distingue la fièvre récurrente cosmopolite à poux, due à Borrelia recurrentis et les fièvres récurrentes sporadiques à tiques, dues, selon les régions, à diverses espèces de Borrelia.
→ Borrelia, Borrelia recurrentis, Borrelia duttoni, borréliose, fièvre récurrente cosmopolite à poux, fièvre récurrente sporadique à tiques, Spirochaetaceae
[D1,D4]
Édit. 2019
récurrente (fièvre) l.f.
recurring fever
fièvre récurrente cosmopolite à poux l.f.
lice-borne relapsing fever
Borréliose due à l'infection par Borrelia recurrentis.
Après une incubation de 2 à 10 jours, cette fièvre récurrente présente un début brutal marqué par une fièvre élevée, des algies diffuses, des céphalées intenses, des signes méningés, des troubles digestifs, une hépatomégalie et surtout une splénomégalie, souvent un ictère. Six jours plus tard, on observe une "crise" : chute de la température avec sueurs et hypotension. Cette phase apyrétique, très asthénique, avec régression de l'hépato-splénomégalie, dure habituellement sept jours. Surviennent ensuite des récurrences fébriles au nombre de 1 à 5, séparées par des phases apyrétiques, avec réapparition des douleurs, de l'hépatosplénomégalie ; ces épisodes fébriles sont de plus en plus courts, séparés par des intervalles de plus en plus longs. Des complications peuvent survenir : oculaires, myocardiques, hépato-néphritiques, hémorragiques ; ces complications sont responsables (en l'absence de traitement) des 5 à 30 % de morts, observés habituellement au cours des épidémies. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace mais le risque de survenue d'une réaction de Jarisch-Herxheimer est possible.
Cette borréliose, spécifiquement humaine et potentiellement cosmopolite, est transmise par les poux de corps, lorsque l'hémolymphe de l'insecte, très riche en Borrelia, est répandue sur la peau lors d'un traumatisme du pou. Des foyers permanents existent dans les montagnes de l'Est africain (massif éthiopien), sans doute aussi dans certains pays andins et peut-être en Chine du Nord. A partir de ces foyers, peuvent se manifester, lorsque les conditions sont favorables (saison froide, états de guerre, de misère, etc.), des épidémies dans les régions voisines. Les traitements massifs anti-poux permettent d'arrêter rapidement de telles épidémies.
→ borreliose, fièvre récurrente, pou, Borrelia, Borrelia recurrentis, cyclines, réaction de Jarisch-Herxheimer
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre récurrente hispano-marocaine l.f.
Fièvre récurrente sporadique à tiques. Borréliose à Borrelia hispanica
Syn. Fièvre hispano-nord-africaine
→ Borrelia hispanica, fièvre récurrente sporadique à tiques
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre récurrente hispano-nord-africaine l.f.
Fièvre récurrente sporadique à tiques transmise par Borrelia hispanica.
Syn. Fièvre récurrente hispano-marocaine
→ Borrelia hispanica, fièvre récurrente sporadique à tiques
[D1, D4]
Édit. 2019
maladie sporadique l.f.
sporadic disease
Maladie infectieuse peu fréquente, ne touchant que quelques sujets isolément.
Étym. gr. sporadikos : dispersé, de spora : semence (sporein : semer)
myosite à inclusion sporadique l.f.
Syn. myosite à inclusions
nécrose striatale bilatérale de l'enfant, forme sporadique (IBSN) l.f.
bilateral striatal necrosis of the child, sporadic form
Forme sporadique de dégénérescence spongieuse symétrique bilatérale du noyau caudé, du putamen et du globus pallidus caractérisée par une régression développementale, une choréo-athétose et une dystonie évoluant en quadriparésie spastique.
La prévalence est de 1 à 9/1 000 000.
L'IBSN peut apparaître à tout moment à compter de la période néonatale jusque dans l'enfance et même l'adolescence. Les caractéristiques cliniques incluent choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des aptitudes motrices et verbales, retard de croissance staturo-pondérale, myoclonie, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
La maladie est associée à une dysfonction neurologique brutale secondaire à une maladie fébrile systémique aigue telle que les infections à mycoplasme, à streptocoque ou la rougeole.
Le scanner et l'IRM mettent en évidence la dégénérescence des ganglions de la base.
Les diagnostics différentiels incluent la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite aiguë disséminée, la neurodégénérescence avec surcharge cérébrale en fer, la maladie de Leigh, la maladie de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalmonique, le déficit en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidurie glutarique type 1 (voir ces termes), l'intoxication au monoxyde de carbone, l'artérite des petits vaisseaux et les traumatismes.
Le traitement repose sur le traitement de l'infection causale.
Le pronostic est variable avec soit une amélioration progressive des symptômes et une récupération complète observée après la guérison de l'infection, ou des séquelles neurologiques graves.
Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)
→ nécrose striatale bilatérale de l'enfant, nécrose striatale bilatérale de l'enfant forme familiale
sporadique adj.
sporadic
Se dit d’une maladie survenant par cas isolés, par opposition aux cas survenant de façon endémique ou épidémique.
artère interosseuse récurrente l.f.
arteria interossea recurrens (TA)
recurrent interoseous artery
Branche de l’artère interosseuse postérieure.
Elle monte entre le muscle supinateur et le muscle anconé, vers la gouttière épicondylienne latérale. Elle participe au réseau péri-articulaire du coude et irrigue les muscles anconé, supinateur, extenseur ulnaire du carpe et le chef médial du muscle triceps brachial.
L. Dubreuil-Chambardel, médecin français (1879-1927)
Syn. anc. artère récurrente radiale postérieure, artère des muscles extenseurs de Dubreuil-Chambardel
artère récurrente cubitale l.f.
artère récurrente de Heubner l.f.
R. I. Haroun, neurochirurgien américain (2000)
→ artère striée médiale distale
artère récurrente radiale l.f.
arteria recurrens radialis (TA)
radial recurrent artery
Branche collatérale supérieure de l’artère radiale qui monte dans la gouttière latérale du pli du coude.
Elle s’anastomose avec un rameau antérieur de l’artère brachiale profonde et donne des rameaux aux muscles voisins.
Syn. anc. artère récurrente radiale antérieure ; artère des épicondyliens
artère récurrente radiale antérieure l.f.
artère récurrente radiale postérieure l.f.
→ artère interosseuse récurrente
artère récurrente tibale antérieure l.f.
arteria recurrens tibialis anterior (TA)
anterior tibial recurrent artery
Artère née de l’artère tibiale antérieure en avant du bord supérieur de la membrane interosseuse de la jambe.
Elle remonte sur la tubérosité antéro-latérale du tibia.
Syn. anc. arteria articularis genu recurrens
artère récurrente tibale postérieure l.f.
arteria recurrens tibialis posterior (TA)
posterior tibial recurrent artery
Artère inconstante née de l’artère tibiale antérieure tout près de son origine.
Elle monte sur la face postérieure de l’articulation tibio-fibulaire, sur le muscle poplité qu’elle vascularise.
artère récurrente ulnaire l.f.
arteria recurrens ulnaris (TA)
ulnar recurrent artery
Artère très courte qui naît de la partie proximale de l’artère ulnaire.
Elle se divise en deux branches terminales : le rameau récurrent antérieur de l’artère récurrente ulnaire qui s’élève dans la gouttière médiale du pli du coude et s’anastomose avec l’artère collatérale ulnaire inférieure ; le rameau récurrent postérieur de l’artère récurrente ulnaire qui longe le nerf ulnaire dans la gouttière épicondylo-olécranienne médiale, derrière l’épicondyle médial et s’anastomose avec le rameau postérieur de l’artère collatérale ulnaire supérieure. Par ses branches terminales l’artère récurrente ulnaire se distribue à l’articulation du coude, aux muscles inserrés sur l’épicondyle médial, au muscle brachial, au muscle fléchisseur superficiel des doigts, au chef médial du muscle triceps brachial et aux téguments de la partie postérieure du coude.
Syn. anc. artère récurrente cubitale, artère des épitrochléens
cholestase familiale récurrente cirrhogène l.f.
R. Clayton, médecin américain (1969)
Étym. : Jacob Byler, fondateur de la communauté Amish dans laquelle les premiers cas ont été décrits
Syn. maladie de Byler
→ cholestase intrahépatique progressive familiale de type 1
encéphalite européenne à tiques l.f.
ticks european encephalitis
Encéphalite aigüe provoquée par un Flavivirus et transmise par les tiques.
En Europe Centrale, elle se manifeste, chez l’Homme, par un état fébrile associé à des manifestations neurologiques (convulsions, paralysies, méningo-encéphalite) avec un taux de létalité de 2 à 3 %. Cette maladie sévit en Alsace et en Lorraine, après piqûre de tiques, au cours d’activités en forêt. Un vaccin préventif inactivé est disponible en France.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ vaccin contre l'encéphalite à tiques d'Europe Centrale
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalites virales transmises par les tiques l.f.p.
tick-borne viral encephalitis
Arboviroses comprenant notamment les encéphalites vernoestivales russe et d’Europe centrale et le "looping ill", méningoencéphalite du Mouton parfois transmise aux éleveurs.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ encéphalite européenne à tiques, arbovirose
[D1, D4, H1]
Édit. 2019
Heubner (artère récurrente de)
O. Heubner, pédiatre allemand (1843-1926)