Lipschütz (erythema chronicum migrans de) l.m.
B. Lipschütz, dermatologue autrichien (1931)
erythema chronicum migrans l.m.
erythema chronicum migrans
Lésion cutanée annulaire d'évolution centrifuge caractéristique du stade précoce de la maladie de Lyme.
Cet érythème, peu ou pas prurigineux, en règle unique, d'extension centrifuge, est très fréquent, survenant trois à trente jours après une morsure de tique, dont la trace peut persister au centre ou en périphérie. Les signes généraux sont inconstants. La guérison est spontanée en quelques semaines. L'image histologique, peu spécifique, comporte un infiltrat lymphoplasmocytaire périvasculaire, mais avec présence de spirochètes à la coloration de Warthin-Starry ou décelés par PCR.
A. Afzelius, dermatologue suédois (1910 et 1921) et B. Lipschütz, dermatologue autrichien (1931) ; A.S. Warthin et A.C. Starry, anatomopathologistes américains (1920)
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
Syn. érythème chronique migrateur d'Afzelius-Lipschütz
[D1, J1]
Édit. 2019
Lyme (maladie de) l.f.
Lyme disease, Lyme borreliosis
Maladie infectieuse due à un spirochète du genre Borrelia et dont l'évolution clinique comporte classiquement trois phases : la première est dermatologique, la deuxième est dominée par des manifestations rhumatismales et nerveuses, la troisième, tardive, a une symptomatologie surtout cutanée, articulaire ou nerveuse.
Les principaux agents étiologiques sont Borrelia burgdorferi (en Eurasie et en Amérique du Nord), B. garinii, et B. afzelii (en Europe). La transmission est assurée par des tiques (principalement Ixodes ricinus et I. persulcatus en Eurasie, I. dammini et I. pacificus en Amérique) et les réservoirs sont constitués par des mammifères forestiers (rongeurs, cervidés,...) et peut-être des oiseaux.
La phase précoce du tableau clinique correspond à l'érythème migrant (erythema chronicum migrans). Au cours de la deuxième phase, marquée par une dissémination, peuvent survenir méningite lymphocytaire, paralysie faciale, neuropathie périphérique, polyradiculonévrite hyperalgique, arthrites, plus rarement des troubles cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire principalement), des lésions oculaires, une hépatite fruste. La troisième phase, plus tardive, peut comporter une acrodermatite chronique atrophiante, un lymphocytome cutané bénin et des manifestations articulaires ou neurologiques prolongées. Tous ces symptômes peuvent survenir isolément ou être associés selon diverses modalités ; l'évolution, en l'absence de traitement, se fait sur plusieurs mois ou années. L'isolement des bactéries est très difficile. Le diagnostic est surtout clinique mais peut être confirmé par des examens sérologiques (immunofluorescence, test ELISA) qui demeurent toutefois assez peu sensibles aux phases 1 et 2. Le traitement, qui doit être entrepris précocement et durer de deux à quatre semaines, fait appel à l'amoxicilline, aux cyclines, aux macrolides ou à la ceftriaxone.
La borréliose de Lyme est reconnue comme maladie professionnelle en France depuis 1942, dans le régime général d'assurance maladie (n°19) et dans le régime agricole (tableau 5 bis) pour toutes ses manifestations primaires (cutanées avec ou sans signes généraux), avec un délai de prise en charge de 30 jours, secondaires (neurologiques, cardiaques et articulaires) avec un délai de prise en charge de 6 mois, et tertiaires (encéphalomyélite progressive, dermatite chronique atrophiante et arthrite chronique destructive) avec un délai de prise en charge de 10 ans, et ceci pour tous travaux dans des zones présentant un couvert végétal et tous travaux de soins aux animaux ou en laboratoire de bactériologie ou parasitologie.
A. C. Steere, médecin rhumatologue américain (1977), Ch. Garin et A. Bujadoux, médecins internistes français (1922)
Étym. Lyme, ville du Connecticut (USA) où la maladie a été identifiée pour la première fois par Steere
Syn. borréliose de Lyme
→ erythema chronicum migrans, lymphocytome cutané bénin, acrodermatite chronique atrophiante, Lyme (neuropathies de la maladie de), Bannwarth (syndrome de), Lyme (arthrite de), borréliose de Lyme, Ixodes ricinus, Borrelia burgdorferi,Ixodidae, erythema chronicum migrans, ELISA (technique), amoxicilline, tétracyclines, macrolide, ceftriaxone
[D1, D4, E3, H1, I1, J1, L1 ]
Édit. 2019
Lyme (neuropathies de la maladie de) l.f.p.
Manifestations neurologiques observées dans la deuxième phase de la maladie de Lyme.
Après une phase d'érythème migrant accompagné de douleurs diffuses et d'adénopathies, s'installe le tableau de neuroborréliose caractérisé par une méningo-polyradiculite hyperalgique, asymétrique, insomniante. Un syndrome méningé, une fréquente paralysie faciale uni ou bilatérale, peuvent être associés ou survenir isolément. L'électromyogramme confirme l'atteinte radiculaire. L'examen du liquide cérébrospinal montre une hyperprotéinorachie, une réaction lymphocytaire, et permet la recherche d'anticorps, plus spécifique que le sérodiagnostic par immunofluorescence indirecte. Une vascularite péri-endoneurale est visible sur la biopsie nerveuse. Le traitement repose sur les pénicillines, la ceftriaxone, les cyclines.
Étym. Lyme, ville du Connecticut (USA) où la maladie a été identifiée pour la première fois par Steeve (1976)
→ Lyme (maladie de), Bannwarth (syndrome de)
[D1, H1]
Édit. 2019
Lyme (arthrite de) l.f.
Lyme arthritis
Arthrite succédant après un intervalle libre à l’erythema chronicum migrans dans le cadre de la maladie de Lyme due à Borrelia burgdorferi et transmise par morsure de tique.
Il peut s’agir de douleurs articulaires, tendineuses, musculaires, ou rapportées à une bursite survenant tôt dans l’évolution de la maladie. Plus tardivement peuvent survenir de véritables arthrites mono- ou oligo-articulaires, touchant les grosses articulations, surtout les genoux, et réalisant parfois une véritable polyarthrite. Ces arthrites peuvent durer des mois à des années et éventuellement devenir érosives.
A. C. Steere, médecin rhumatologue américain (1977)
Étym. Lyme, ville du Connecticut (USA) où la maladie a été identifiée pour la première fois par Steere
gr. arthron : articulation, ite : inflammation
[D1, I1]
Édit. 2019
borréliose de Lyme l.f.
Lyme borreliosis
Syn. maladie de Lyme
→ maladie de Lyme,borréliose, Borrelia burgdorferi
[D1]
Édit. 2019
larva migrans cutanée l.f.
creeping disease, creeping eruption, sandworm eruption, ground itch, dew itch, uncinarial dermatitis, migratory myiasis
Éruption urticarienne filiforme formant des cordons serpigineux, parfois bulleux, très prurigineux, progressant de 2 à 5 cm par jour, produite par la migration sous-cutanée de larves infestantes d’ankylostomes d’origine animale, chien, chat et autres carnivores.
Les lésions siègent sur les zones découvertes en contact avec un sol souillé par les déjections animales. Cette parasitose est fréquente en zone tropicale : Afrique Noire, Antilles, Madagascar, Asie du Sud-Est, sud des États-Unis. Les larves de certaines mouches (Gastrophilus sp. p., Hypoderma sp. p.) peuvent être à l’origine de myiases rampantes et réaliser un tableau clinique voisin du précédent. Les vers adultes de certaines filaires, Loa loa en Afrique tropicale occidentale, Dirofilaria repens en Italie et dans le sud de la France, peuvent être à l’origine de manifestations voisines de la larva migrans cutanée.
Syn. larbish, dermatite rampante vermineuse.
larva migrans sous-cutanée l.f.
cutaneous larva migrans, creeping disease
Dermatite rampante provoquée par les migrations sous-cutanées des larves d’ankylostomes parasites d’animaux, Ancylostoma caninum ou A. brasiliensis et en impasse parasitaire chez l’Homme.
Syn. larbish
larva migrans viscérale l.f.
visceral larva migrans
Infection spontanément abortive de l'Homme par un nématode parasite habituel d'un animal, le plus souvent du chien (Toxocara canis).
Le parasite, absorbé par voie orale, franchit la paroi intestinale et pénètre dans différents organes, le plus souvent le foie. Il cause une réponse immunitaire très vigoureuse généralement avec une très forte hyperéosinophilie qui entraîne la destruction du parasite. Le diagnostic repose principalement sur la mise en évidence d'anticorps contre Toxocara canis.
erythema dyschromicum perstans l.m.
erythema dyschromicum perstans
Dermatose assimilée par la plupart des auteurs à la dermatose cendrée de Ramirez.
J. Convit et F. Kerdel-Vegas, dermatologues vénézuéliens (1961) ; C. O. Ramirez, dermatologue salvatorien (1957)
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau
[J1]
Édit. 2018
erythema elevatum diutinum l.m.
erythema elevatum diutinum
Dermatose rare faite de papules infiltrées et de nodules rouge-brun, atteignant de façon élective les faces d'extension des coudes, les genoux, les chevilles, les poignets, les fesses et le dos des mains, évoluant par poussées successives, pouvant s'étendre sur plusieurs années et dont l'aspect histologique est celui d'une vasculite leucocytoclasique.
L'étiologie est inconnue. La dapsone constitue le traitement de choix.
H. Radcliffe-Crocker, dermatologue britannique (1894) ; E. Urbach, dermatologue américain (1893-1946)
Étym. gr. eruthêma : rougeur de la peau ; lat. diutinum : qui dure longtemps
→ cholestérose extracellulaire de Kerl-Urbach, vasculite leucocytoclasique
[J1]
Édit. 2018
erythema figuratum perstans de Wende l.m.
erythema figuratum perstans
Variété d'érythème annulaire de nature inconnue, à zone centrale finement squameuse et pigmentée et à bordure centrifuge lisse et surélevée sur son versant interne mais squameuse sur son versant externe, pouvant persister toute la vie en se modifiant sans cesse mais sans jamais disparaître complètement.
G. Wende, dermatologue américain (1908)
Étym. gr. eruthêma: rougeur de la peau )
Syn. érythème figuré persistant, érythème de Wende
[J1]
Édit. 2018
Colcott-Fox (erythema gyratum perstans de) l.m.
Colcott-Fox erythema gyratum
Dermatose caractérisée par la survenue, dans l'enfance, d'éléments annulaires ou orbiculaires, de couleur rouge, prurigineux, de quelques centimètres de diamètre, à extension centrifuge, comportant une bordure lisse sur son versant externe et squameuse sur son versant interne.
L'évolution se fait sur des mois, voire des années. L'étiologie est inconnue.
T. Colcott-Fox, dermatologue britannique (1891)
Étym. Etym.gr. eruthêma: rougeur de la peau
[J1]
Édit. 2019
erythema gyratum repens de Gammel l.m.
erythema gyratum repens
Dermatose paranéoplasique exceptionnellement étendue au corps entier, caractérisée par des bandes érythémateuses non infiltrées dessinant des volutes souvent comparées aux nervures du bois et migrant sans laisser de cicatrices, et devant faire rechercher un cancer surtout des voies aériennes supérieures et inférieures, du sein, etc.
J. A. Gammel, dermatologue américain (1952)
Étym. gr. eruthros : rouge ; lat. gyratus : arrondi ; repens : rampant
[J1,F2]
Édit. 2018
erythema infectiosum l.m.
infectiosum erythema
[J1,D1,O1]
Édit. 2018