Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

33 résultats 

sadisme sexuel (aspects cliniques) l.m.

clinical aspects of sexual sadism

Recherche de la satisfaction érotique par la souffrance physique et/ou morale infligée à autrui avant ou pendant des relations sexuelles ou leurs substituts, sans se préoccuper des conséquences pour la victime.
Il s'agit de conduites agressives comme des morsures, piqûres, flagellations, blessures au niveau des organes génitaux, ou des situations humiliantes, infligées à des adultes ou à des enfants. L'habituelle mise en scène théâtrale qui les accompagne peut contribuer à rendre moins marquées les souffrances de l'autre. De même que leur symétrique, le masochisme, elles restent le plus souvent cachées, accentuant d'autant la dimension cruauté-souffrance recherchée.
Surtout rencontré chez l'homme, le sadisme sexuel est fréquent chez la femme sur un mode mineur.
Très anciennement connu, il peut exceptionnellement s'exercer sous des formes extrêmes comme des crimes fréquemment précédés de viol (assassinats par lubricité, R. von Kraft-Ebing, en fait surtout psychotiques). Le risque de récidive est encore plus élevé dans cette éventualité.

sadisme 

masochisme sexuel (aspects cliniques du) l.m.p.

clinical aspects of sexual masochism

Association habituellement chronique de la jouissance érotique à la souffrance physique et/ou morale subie avant ou pendant des relations sexuelles ou leurs substituts.
Bien que souvent assorties de simulacres ou de mises en scène, ces conduites comportent la recherche d'une douleur physique (fessée, flagellation, coups de ceinture, etc.) et/ou de tourments moraux (mépris, humiliations, souillures) dans une attitude de soumission passive. Elles peuvent s'accompagner d'autres paraphilies comme le fétichisme, le voyeurisme ou l'exhibitionnisme. Les formes majeures, avec notamment mutilations, sont rares.
Dans ses approches génétiques, le masochisme est difficilement séparable du sadisme, dont il constitue un aspect symétrique et, comme ce dernier, il demeure le plus souvent caché, accentuant d'autant la dimension cruauté-souffrance désirée. Du reste, le rôle des partenaires est parfois interchangeable.

Étym. du nom de Sacher Masoch romancier autrichien du XIX siècle.

sadisme n.m.

sadism

Un des aspects de la pulsion sexuelle qui trouve sa satisfaction dans la douleur ou l'humiliation infligées à autrui.
R. von Krafft-Ebing, Havelock Ellis puis S. Freud décrivent sous ce nom une perversion sexuelle dont le prototype littéraire se trouve dans les œuvres du marquis de Sade. Freud découvre le sadisme très précocement chez l'enfant, où il succède au masochisme primaire : la douleur infligée à autrui devient une source de jouissance par identification à la victime.
Dans la dernière théorie des pulsions, Freud met le sadisme au compte d'une intrication des pulsions de mort et des pulsions sexuelles.

R. von Krafft-Ebing, baron, psychiatre austro-hongrois (1886) ; H. Havelock Ellis, médecin et psychologue britannique (1900) ; S. Freud, psychiatre autrichien (1905)

 sadisme sexuel (aspects cliniques)

aspects psychologiques des cancers l.f.

Problèmes psychologiques liés au cancer, tant en ce qui concerne son origine que ses conséquences

L'hypothèse d’un trouble psychique (dépression, stress) favorisant l'apparition d'un cancer, notamment par affaiblissement immunitaire, reste controversée. Une relation avec des traits alexithymiques a été également discutée.
Le diagnostic de cancer porté peut avoir des répercussions psychologiques. De ce bouleversement existentiel, dominent initialement les sidérations émotionnelles, puis les états dépressifs, surtout en cas de douleurs mal contrôlées, de handicaps fonctionnels, d'atteinte de l'état général, et aux stades terminaux. Divers troubles à type d'irritabilité, de déni de la maladie, d'anxiété souvent majeure, etc., s'y associent le plus souvent. Le repli et le retrait des adolescents dans la rêverie les font paraître plus "à risque" que les adultes, qui semblent réagir davantage par une recherche de l'information et par une attitude d'affrontement et d'action.
Les familles, notamment les parents d'enfants atteints, sont souvent touchées au plan psychique. Sera également cité l'effet pathogène des investigations ayant pour objectif le pronostic du cancer.
Une prise en charge globale, répondant à la personnalité du patient, notamment une information individualisée, progressive et cohérente, une utilisation mieux adaptée des soins palliatifs, au besoin des thérapies de groupe, comportementales et/ou l'appel à des psychotropes, principalement antidépresseurs, ont un effet bénéfique sur l'ajustement émotionnel du malade et même sur son évolution. La psycho-oncologie, discipline clinique qui lie oncologues et psychiatres, contribue à ces progrès.

cancer

[F2,H4]

dépression (aspects biologiques) l.m.p.

biological aspects of depression

Paramètres biologiques préexistants ou persistants au-delà de l'accès dépressif (marqueurs-traits), indices possibles de vulnérabilité, ainsi que ceux contemporains de l'accès (marqueurs-états), indices possibles de guérison biologique.
Parmi les paramètres statistiques contemporains de l'accès, ont été testés principalement :
- des modifications des catabolites des diverses monoamines cérébrales. La distinction entre dépressions déficitaires en catécholamines ou en sérotonine n'a pas fait progresser la compréhension physiopathologique ni les moyens thérapeutiques ;
- des modifications des taux de certains enzymes impliqués dans ce catabolisme, avec pour seul avantage possible un meilleur ajustement de la posologie d'antidépresseurs IMAO ;
- un excès de sécrétion du cortisol, qui pourrait surtout refléter un état de stress sans être spécifiquement lié à la dépression ;
- une augmentation de la proportion du sommeil paradoxal et un raccourcissement de son délai d'apparition, inférieur à 90 minutes.
Parmi les tests dynamiques neuroendocriniens, l'épreuve à la dexaméthasone, avec absence de freination de la sécrétion de cortisol après administration de cette substance chez les déprimés, avait suscité de grands espoirs.
Dans l'ensemble, deux ordres de faits sont apparus : d'une part la multitude des paramètres biologiques perturbés chez les déprimés, qui pourrait aussi concerner le système immunitaire et les débits sanguins intracérébraux régionaux ; d'autre part l'impossibilité actuelle de cerner la signification de la plupart de ces anomalies et leur usage éventuel dans le diagnostic, la prévention ou la thérapeutique.

syringomyélie (aspects anatomiques de la) l.m.p.

syringomyelia (anatomical aspects of)

Aspect caractérisé par la présence d’une cavité intramédullaire, habituellement développée au niveau cervical ou cervicodorsal, indépendante du canal épendymaire, ce qui la différencie de l’hydromyélie.
La cavité se situe généralement au niveau de la moelle cervicale moyenne, en arrière de l'épendyme. Elle peut se prolonger vers le bulbe (syringobulbie) et vers la moelle dorsolombaire.
S'il y a une extension bulbaire, on parle de syringobulbie. Il existe fréquemment de nombreux cloisonnements incomplets à l'intérieur de la cavité syringomyélique, qui lui donnent un aspect multilobé.
Les formes malformatives (ou congénitales) sont le plus souvent associées à une malformation de Chiari de type I et doivent être distinguées de celles qui sont secondaires à d'autres étiologies (traumatiques, inflammatoires ou tumorales).
Elle peut être en rapport avec des malformations vertébrales et des scolioses.

H. Chiari, anatomopathologiste autrichien (1891)

ulcère gastroduodénal (aspects psychopathologiques de l') l.m.

psychopathological approach of gastroduodenal ulcer

Actuellement, l’intervention de facteurs psychologiques dans la survenue de certaines poussées est complètement niée (ou abandonnée).
Bien qu’il n’y ait aucune évidence basée sur les faits, on peut encore parler d’ulcères de stress chez les patients hospitalisés en réanimation.
Les relations affectives de l'ulcéreux, aussi bien avec son monde intérieur qu'avec son entourage familial et social, sont singularisées par la présence d'un système adaptatif, l'oscillation entre l'expression de tendances actives et de tendances passives réceptives (F. Alexander). Selon la prédominance de l'un ou de l'autre pôle, ou le compromis qui s'est établi, on a pu décrire quatre types cliniques principaux (équilibré, hyperactif et indépendant, passif et dépendant, instable), avec des formes de passage.
Des corrélations ont été observées entre le niveau sécrétoire gastrique et l'aspect psychologique du patient : hypersécrétion chez l'hyperactif, p. ex.

S. Bonfils, gastroentérologue français (1984)

Étym. lat. ulcus : ulcère

ulcère

névrose (caractères cliniques généraux d'une) l.f.p.

clinical general characteristics of a neurotic disorder

Terme à partir duquel se créa et se précisa un couple d'opposition pertinente avec les psychoses, au sens des linguistes.
Essentiellement par rapport aux psychoses, les névroses comportent, dans leurs formes les plus typiques : des symptômes répétitifs mais moins "graves", relativement superficiels et plastiques ; une certaine conscience de l'état morbide, vécu comme une enclave au moins gênante, contre laquelle le sujet tend à lutter sans résultat ; l'absence de désorganisation de la personnalité, avec des attitudes plus pragmatiques, une adaptation sociale relativement bonne sauf dans les formes majeures et invalidantes, ainsi que des altérations du comportement moins accentuées mais s'accompagnant volontiers de doute et d'indécision ; une évolution davantage réversible, facilitée par une fréquente demande de recours médical ; une réponse plus ou moins importante aux thérapeutiques non médicamenteuses, en particulier psychothérapiques.
Malgré les limites de tels critères, ce sont bien eux qui sont utilisés par la grande majorité des psychiatres.

W. Cullen, médecin britannique (1777)

polyarthrite rhumatoïde (manifestations cliniques de la) (PR) l.f.

Maladie articulaire inflammatoire grave, multifactorielle, avec prédisposition génétique, caractérisée par une inflammation chronique entretenue par des mécanismes auto-immuns.
Rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent en France (entre 1 et 2 % de la population), pouvant survenir à tout âge, avec un maximum d’incidences entre 30 et 50 ans, 2 à 3 fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes. Évoluant par poussées cette maladie est susceptible, sans traitement, d’aboutir à une invalidité sévère. De nouvelles thérapeutiques très actives (biothérapies, méthotrexate…) en ont révolutionné le pronostic, surtout dans les formes graves. Il est donc essentiel de faire précocement le diagnostic
L’existence de l’affection chez un membre de la famille multiplie le risque par 2. Le tabac constitue un facteur de risque important.
Le diagnostic repose sur les données cliniques : atteintes inflammatoires articulaires ou ténosynoviales à prédominance acromélique, à tendance bilatérale et symétrique.
Les examens biologiques complètent les données cliniques : les uns inconstants au début de la maladie comme le syndrome inflammatoire et la positivité du facteur rhumatoïde peu spécifique, avec la positivité essentielle des auto-anticorps anti-citrullinés qui sont spécifiques mais peu sensibles.
Les radiographies pendant longtemps indispensables sont remplacées par l’échographie qui permet de faire le diagnostic précoce de l’inflammation voire même des lésions érosives avant même que celles-ci n’apparaissent sur les clichés. L’imagerie permet aussi d’évaluer l’évolution des lésions structurales.
Les modalités évolutives de la PR sont variables d’un sujet à l’autre : à des poussées aigues peuvent succéder des rémissions. En général, la maladie est progressive et conduit moins que jadis au handicap qui était jadis parfois dramatique, surtout lorsque survenaient, dans 30 à 40 % des cas, des manifestations viscérales dont les formes les plus actives étaient pulmonaires, cardiaques, vasculaires et neurologiques.
Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde qui faisait appel à la corticothérapie au long cours comporte de nouveaux agents thérapeutiques comme le léflunomide, et le méthotrexate et surtout les anti-TNF, luttant contre la détérioration structurale, qui permettent d’obtenir des rémissions qu’aucun traitement ne pouvait auparavant produire. D’autres biothérapies peuvent être utilisées : les unes dirigées contre l’interleukine 1 ou l’interleukine 6, les autres d’actions différentes comme le rituximab et l’abatacept.
Les injections locales de cortisone d’une part et de produits isotopiques sont beaucoup moins utilisées. La chirurgie a vu ses indications considérablement régresser.

Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence

facteur rhumatoïde, auto-anticorps anti-citrullinés, polyarthrite rhumatoïde (manifestations viscérales des), biothérapie, méthotrexate, TNF, léflunomide, interleukine 1, interleukine 6, rituximab, abatacept

[I1]

Édit. 2017

psychose (caractères cliniques généraux d'une) l.

clinical general characteristics of a psychotic disorder

Terme qui désigne actuellement les affections mentales les plus sévères, comportant pour l'essentiel une atteinte globale et profonde de la personnalité (E. von Feuchtersleben).
Formant une opposition pertinente, au sens des linguistes, avec les névroses, les aspects typiques des psychoses comportent : une symptomatologie majeure, caractéristique s'il s'agit par ex. d'idées délirantes ou d'hallucinations ; une altération du contact avec ce qu'il est convenu d'appeler la réalité ; une diminution ou une absence de conscience et de critique vis-à-vis du vécu pathologique, avec croyance à son égard ; d'importantes altérations de la personne, fréquemment accompagnées de perturbations de la relation au monde extérieur, en particulier des conduites, avec parfois isolement ; une impression générale d'étrangeté des troubles ; une évolution le plus souvent réservée.
Certes, de tels critères sont inconstants, voire controversés. Mais dans la pratique quotidienne, ce sont bien à ces caractéristiques cliniques que fait appel la majorité des psychiatres.

E. von Feuchtersleben, psychiatre autrichien (1806-1849)

schizophrénie (formes cliniques) l.f.p.

schizophrenia (clinical types)

Formes qui, par leur hétérogénéité contribuent à poser le problème de l'unité et de la spécificité du concept de schizophrénie.
En France, il est habituel de décrire les formes suivantes : paranoïde, la plus fréquente, où domine le délire paranoïde; hébéphrénique, de type dissocié ; catatonique, avec prévalence de la catatonie ; hébéphréno-catatonique, empruntant aux deux formes précédentes ; dysthymique, avec coexistence de signes maniaques ou mélancoliques périodiques ou intermittents ; pseudonévrotique souvent masquée par là-même ; héboïdophrénique, de type surtout pseudopsychopathique ; simple, souvent résiduelle, peu différente de la personnalité ou trouble schizotypique.

 schizophrénie 

syndrome d'Ehlers-Danlos (variantes cliniques du) l.f.p.

Vingt-six syndromes ont été décrits sous le vocable SED ou apparentés : - syndrome d'Ehlers-Danlos - syndrome d'Ehlers-Danlos avec déficit en fibronectine Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 10; syndrome d'Ehlers-Danlos avec dysfonctionnement plaquettaire par anomalie de la fibronectine - syndrome d'Ehlers-Danlos classique - syndrome d'Ehlers-Danlos lié à l'X Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 5  -syndrome d'Ehlers-Danlos par déficit en tenascin-X Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type classique-like  - syndrome d'Ehlers-Danlos type 1 - syndrome d'Ehlers-Danlos type 11 - syndrome d'Ehlers-Danlos type 2 - syndrome d'Ehlers-Danlos type 7A - syndrome d'Ehlers-Danlos type 7B - syndrome d'Ehlers-Danlos type arthrochalasique Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 7  -syndrome d'Ehlers-Danlos type cardiaque valvulaire - syndrome d'Ehlers-Danlos type cyphoscoliotique Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 6A ; syndrome d'Ehlers-Danlos type oculo-scoliotique  -syndrome d'Ehlers-Danlos type cyphoscoliotique avec surdité Syn. syndrome d'Ehlers Danlos avec cyphoscoliose, myopathie et surdité ; syndrome d'Ehlers-Danlos type 6B  -syndrome d'Ehlers-Danlos type dermato-sparaxis Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 7C  -syndrome d'Ehlers-Danlos type hypermobile Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 3  -syndrome d'Ehlers-Danlos type musculo-contractural Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type Kosho; syndrome d'Ehlers-Danlos associé à CHST14; syndrome d'Ehlers-Danlos par déficit en D4ST1; syndrome d'Ehlers-Danlos type arthrogryposique  → syndrome d'Ehlers-Danlos type 6B  -syndrome d'Ehlers-Danlos type progéroïde -syndrome d'Ehlers-Danlos type périodontite Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 8  -syndrome d'Ehlers-Danlos type spondylo-cheiro-dysplasique -syndrome d'Ehlers-Danlos type vasculaire Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 4; syndrome d'Ehlers-Danlos type IV  -syndrome d'Ehlers-Danlos type vasculaire-like -syndrome d'Ehlers-Danlos-hétérotopie nodulaire périventriculaire -syndrome d'Ehlers-Danlos/ostéogenèse imparfaite -syndrome de la corne occipitale Syn. syndrome d'Ehlers-Danlos type 9  -syndrome de la cornée fragile →syndrome d'Ehlers-Danlos type 6B

[A4,O6,Q2]

thermalisme (essais cliniques en) l.m.pl.

spa therapy clinical trial

Afin d’évaluer les propriétés thérapeutiques des eaux thermales, l’Académie nationale de médecine a proposé, depuis les années 1990, et obtenu de faire réaliser des essais cliniques.
La responsabilité des eaux thermales est une des prérogatives reconnues à l’Académie depuis ses origines.

Étym. gr. thermê : chaleur; lat. sanitas per aqua (spa) : la santé par les eaux

thermalisme

abus sexuel l.m.

sexual abuse

Anglicisme anglo-américain pour sévices sexuels.

sévice sexuel dans l'enfance

[E3]

Édit. 2017

abus sexuel dans l'enfance l.m.

child sexual abuse

Il convient en réalité de considérer que ce sont des sévices sexuels exercés par un adulte sur un enfant, incapable de résister physiquement et psychologiquement, dans une recherche de satisfactions sexuelles, s'accompagnant de contrainte et parfois de violences physiques.

sévice sexuel dans l'enfance, enfant maltraité (aspects socio-éducatifs et pénaux), inceste

[E3,H4]

Édit. 2016

abus sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un) l.f.

psychic sequelae of child sexual abuse

Relation de cause à effet souvent bien difficile à établir entre une maltraitance dans l'enfance, ayant les caractères de sévices sexuels, et des troubles ultérieurs.

sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un)

[E3,H4]

Édit. 2016

agresseur sexuel l.m.

sexual aggressor, assaulter

sexopathe délinquant, violeur, agression sexuelle

[H3]

Édit. 2017

agresseur sexuel (chimiothérapie d'un) l.f.

chemotherapy of a sexual aggressor

Traitement éventuel d'un agresseur sexuel par chimiothérapie.
Dans certains cas, il peut être spécifique : on cherche à agir sur une tendance pathologique du sujet, le plus souvent son agressivité ; peuvent alors être prescrits des tranquillisants, voire des neuroleptiques.
Plus spécialement, il existe des molécules qui diminueraient la libido. On parle encore d'anti-androgènes : ce sont surtout l'acétate de cyprotérone et les agonistes de la luteinizing hormone-releasing hormone (LHRH). Leur usage doit être réservé à des équipes entraînées et répondre aux préceptes formulés par le Comité national d'éthique dans son avis du 7 décembre 1993.
Les traitements neurochirurgicaux, qui ont cours dans certains pays étrangers, ne sont pas reconnus en France.

agression sexuelle

[G3,H3]

Édit. 2017

agresseur sexuel (psychothérapie d'un) l.f.

psychotherapy of a sexual aggressor

Traitement dont la proposition au sujet se justifie par le rôle central de la sexualité dans la constitution de la personnalité, selon les concepts psychanalytiques.
On admet cependant qu'un aménagement de la cure duelle est nécessaire. Des techniques corporelles, un travail en groupe sont souvent recommandés.
Une thérapie cognitivo-comportementale avec utilisation de mécanismes d'aversion, notamment, paraît efficace. Nombreux sont ceux qui suggèrent d'accorder une grande place aux traitements institutionnels.
Les résultats globaux sont souvent décevants si l'on n'associe pas plusieurs angles d'approche dans des institutions spécialisées.

agression sexuelle

[H3]

Édit. 2017

caractère sexuel l.m.

sex character

Caractère génétique propre au phénotype sexuel d'un individu.
On distingue les caractères sexuels primaires liés aux organes de reproduction et les caractères sexuels secondaires qui sont sous l’influence des hormones sexuelles et qui concernent des particularités anatomiques (comme la stature, le développement de l'appareil musculaire, les phanères…), physiologiques et comportementales.

sexe

[Q1]

caractère sexuel primaire l.m.

primary sex character

caractère sexuel

[Q1]

caractère sexuel secondaire l.m.

secondary sex character

caractère sexuel

[Q1]

chromosome sexuel l.m.

sex chromosome

Dans la garniture chromosomique normale d'une espèce, chromosome intervenant dans la détermination du sexe de l'individu.
Les chromosomes sexuels sont désignés par X et Y. Chez certaines espèces diploïdes, p. ex. la plupart des Vertébrés, le mâle est hétérogamétique (XY) et la femelle homogamétique (XX). Chez d'autres espèces où la situation est inverse, on désigne les chromosomes sexuels par Z et W.
Symb. X, Y, W, Z.

Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps

Syn. hétérochromosome, hétérosome

autosome, X fragile (chromosome), gonosome

[Q1]

cordon sexuel primitif l.m.

primary sexual cord

Travée cellulaire en forme de cordon issue de l'épithélium cœlomique avant la fin de la 6e semaine de vie embryonnaire et atteignant l'intérieur de la crête génitale.
Cette poussée est unique dans le sexe masculin et les cordons se transforment en tubes séminifères. Dans le sexe féminin, la première poussée aboutit à une dégénérescence cellulaire ; elle est suivie d'une deuxième poussée, les cordons de Valentin Pflüger.

[A1,O6]

facteur sexuel l.m.

sex factor

Plasmide dans le cytoplasme de certaines bactéries, responsable de l’initiation de la conjugaison et du tranfert génétique.
Chez Escherichia coli, le facteur sexuel a été appelé facteur F. Il peut passer par conjugaison d’une bactérie contenant F (F+) vers une bactérie ne le possédant pas (F-). Occasionnellement, le facteur F peut intégrer le chromosome pour former une bactérie Hfr (High frequency recombinant). Chez les Hfr, la partie du chromosome proche du facteur F peut être transférée à la cellule réceptrice.

[D1]

Édit. 2018

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