érection n.f.
erection
Augmentation de volume, durcissement et redressement du pénis (ou du clitoris).
Ces modifications morphologiques sont dues à l’effet conjugué de l’irruption de sang artériel dans les espaces sinusoïdes des corps caverneux (ce qui entraîne la dilatation de ceux-ci), de la restriction du drainage veineux et de la contraction des muscles ischiocaverneux. Ce mécanisme est commandé par le système nerveux autonome (parasympathique facilitateur et sympathique inhibiteur) en réponse à différents stimuli mécaniques, chimiques, psychologiques… Le monoxyde d’azote largué par les terminaisons nerveuses des corps érectiles et leurs cellules endothéliales joue un rôle important dans l’érection, de même que plusieurs neuromédiateurs centraux, des influences corticales (aire préoptique médiane), etc… L’érection peut être réflexe en réponse à une stimulation génitale avec un relais nerveux sacré, psychogène d’origine supraspinale, coïtale associant les deux précédentes ou nocturne, encore mal connue.
Le priapisme est une érection involontaire, douloureuse, maintenue plus de quelques heures. C’est une urgence médicale.
Les troubles érectiles (impuissance) peuvent être d’origine vasculaire (athérome des artères pudendales…), secondaires à une atteinte neurologique centrale ou périphérique, à un traumatisme local (chirurgie, radiothérapie..), d’origine endocrinienne (diabète…), iatrogène (psychotropes…), psychologique…
Étym. lat. erectio : action de dresser, érection
→ érectile (tissu), priapisme, impuissance
[C2, H1, H4, K4, M3, O3]
Édit. 2020