Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Chlamydia trachomatis

Chlamydia trachomatis

Bactérie pathogène coccoïde agent du trachome, cosmopolite mais avec une prédominance intertropicale, dont le réservoir est humain.
La transmission est directe ou indirecte (objets de toilette, cosmétiques oculaires, mouches).
Lorsqu’elle est sexuellement transmise, elle est responsable : chez l’homme d’urétrite, avec quelquefois diarrhée et conjonctivite, réalisant le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, et de la lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre ; chez la femme de salpingite avec périhépatite, de stérilité et de douleurs chroniques;chez le nouveau-né de pneumopathie, de méningite et d’ophtalmie purulente contractées lors de l’accouchement.

Chlamydia, trachome, syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter, maladie de Nicolas-Favre

[D1, L1, M3, O1, O3, P1]

Édit. 2020

gonocoque n.m.

Gonococcus

Neisseria gonorrhoeae, bactérie d’aspect de diplocoque (en grain de café), à Gram négatif, responsable de la gonococcie.

A. Neisser, dermatologue et bactériologue allemand (1879)

Étym. gr. gonos : semence, organe de reproduction ; kokkos : grain

Syn. Diplococcus gonorrhoea, Neisseria gonorrhoeae

conjonctivite à Chlamydia l.f.

Chlamydia conjunctivitis
Après incubation de 5 à 14 jours, conjonctivite aigüe avec larmoiement abondant, purulent, pouvant aboutir à la formation de fausses membranes.
Chez le nouveau-né, le risque de survenue est de 30 à 40% si la mère présente une affection à Chlamydia trachomatis non traitée. Chez l'enfant plus grand, elle survient après des bains en piscine, d'où le nom de "conjonctivite des piscines" qui lui est attribué. Le diagnostic se fait par mise en évidence de Chlamydia et par des sérodiagnostics immunologiques. Son traitement curatif nécessite une antibiothérapie par voie générale.

trachome

[P2,D1]

pneumonie à chlamydia pneumoniae l.f.

chlamydia pneumoniae infection

Infection respiratoire fréquente, survenant par petites épidémies sporadiques et donnant un tableau de pneumonie pseudovirale aiguë de type interstitielle.
L’isolement de l’agent est difficile. La sérologie permet un diagnostic rétrospectif. Chlamydia pneumoniae représenterait 10% des pneumonies communautaires.

Chlamydia psittaci                                            

Syn. Chlamydophila psittaci

Chlamydophila psittaci

[D1]

Édit. 2020

infection à Chlamydia l.f.

Syn. chlamydiose

chlamydiose

[D1, E2, K1]

Édit. 2020

Chlamydia

Chlamydia

Genre de bactéries appartenant à l'ordre des Chlamydiales, à la famille des Chlamydiaceae dont on distingue plusieurs espèces, notamment Chlamydia trachomatis, Chlamydia pneumoniae qui sont pathogènes pour l'Homme, Chlamydia pecorum, pathogène pour l'animal et accidentellement pour l'Homme.
Les Chlamydia sont des petites bactéries à parasitisme intracellulaire obligatoire. Leur enveloppe est dépourvue de peptidoglycane et leur structure est comparable à celle des bacilles à Gram négatif. Elles se multiplient dans le cytoplasme de la cellule-hôte (dont elles dépendent pour la production d'énergie) et forment des inclusions intracellulaires caractéristiques.
- Chlamydia trachomatis est responsable de lésions oculaires (trachome et conjonctivites à inclusions), d'infections sexuellement transmissibles (lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas Favre, uréthrites, prostatites, épididymites, cervicites, endométrites et salpingites), de périhépatite ou syndrome de Fitz-Hugh-Curtis et du syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter.
- Chlamydia pneumoniae provoque des infections respiratoires hautes (sinusites et pharyngites) et basses (bronchites et pneumopathies).
- Autrefois dénommé Chlamydia psittaci, l’agent de la psittacose appartient aujourd’hui au genre Chlamydophila. 
Le diagnostic direct des infections à Chlamydia est porté après isolement du germe sur culture cellulaire ou après recherche de cellules à inclusions. Le diagnostic indirect utilise essentiellement l'immunofluorescence indirecte pour mettre en évidence des anticorps dans le sang des sujets infectés et permet ainsi de porter un diagnostic d'espèce.
Le traitement s'appuie sur des antibiotiques actifs sur les germes intracellulaires : tétracyclines, macrolides et fluoroquinolones.

T. Fitz-Hugh, médecin américain (1934) ; A. H. Curtis, gynécologue américain (1930) ; N. Fiessinger et E. Leroy, médecins français (1916), H. Reiter, médecin allemand (1916) ; N. J. Durand, médecin, J. Nicolas, dermatologiste et M. Favre, anatomopathologiste français (1913)

Chlamydiaceae, trachome, psittacose, Chlamydophila psittaci

[D1]

Édit. 2020