Ehrlichia
Ehrlichia
Genre de bactéries à Gram négatif de la famille des Anaplasmataceae (groupe des Rickettsiales), dont plusieurs espèces sont responsables de maladies humaines et animales, les ehrlichioses.
Ehrlichia chaffeensis est responsable de l'ehrlichiose monocytique humaine mais d'autres espèces, comme E. canis et E. ewingii, agents d'ehrlichioses canines, sont aussi rencontrées chez l'Homme. Certaines espèces du genre Ehrlichia (en particulier E. phagocytophila) sont maintenant incluses dans le genre Anaplasma.
P. Ehrlich, médecin allemand, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1908 (1854-1915)
→ ehrlichiose, anaplasmose, Anaplasma, Ehrlichia chaffeensis
[D1, D5]
Édit. 2019
Ehrlichia chaffeensis
Ehrlichia chaffeensis
Bactérie intracellulaire obligatoire de la famille des Anaplasmataceae, responsable chez l'Homme de l'ehrlichiose monocytique, maladie endémique aux Etats-Unis.
Cette bactérie se maintient grâce à un cycle enzootique impliquant différents mammifères. Sa transmission a lieu par morsure de tique, en particulier Amblyomma americanum.
→ ehrlichiose monocytique humaine
[D1,D5,D2]
Édit. 2018
Ehrlichia phagocytophila
Ehrlichia phagocytophila
Syn. Anaplasma phagocytophilum
[D1, D2, D5]
Édit. 2019
Neoehrlichia
Genre de bactéries intracellulaires à Gram négatif, de la famille des Anaplasmataceæ (Ordre des Rickettsiales).
Ce genre, proche des Ehrlichia et des Anaplasma, a été créé en 2004 ; il rassemble des bactéries qui sont responsables de divers syndromes infectieux aigus chez l'Homme (néoehrlichioses).
Les Neoehrlichia sont des bactéries infectant des rongeurs et transmises par tiques Ixodidés. Elles sont très difficiles ou impossibles à isoler et à cultiver. Le diagnostic ne peut être établi que par PCR. Les Neoehrlichia sont habituellement sensibles à la rifampicine et aux cyclines.
→ Anaplasmataceæ, Rickettsiaceae, Ehrlichia, Anaplasma, rifampicine, cyclines
[D1]
Édit. 2018
Neoehrlichia mikurensis
Neoehrlichia mikurensis
Bactérie intracellulaire à Gram négatif de la famille des Anaplasmataceæ (Ordre des Rickettsiales) responsable d'infections parfois sévères, en particulier chez des sujets immunodéprimés ou splénectomisés.
Le tableau clinique comporte de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des thromboses veineuses susceptibles d'entraîner une ischémie ou une embolie pulmonaire, principalement chez les personnes âgées. Les examens biologiques mettent en évidence une anémie et une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles. Le diagnostic ne peut être établi que par PCR. La bactérie est sensible à la doxycycline.
Cette bactérie, découverte en 2004 au Japon et considérée comme émergente, infecte différents rongeurs en Eurasie ; sa transmission est assurée par des tiques Ixodidés, notamment Ixodes ricinus en Europe. Elle n'est pas cultivable in vitro.
Étym. île de Mikura (sud du Japon)