Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Gellé (torticolis de) n.f.

Gellé’s torticollis

Torticolis secondaire à une irritation du sternocléidomastoïdien par une lésion de l’oreille interne telle qu’une otite suppurée.

M-E. Gellé, otorhinolaryngologiste français (1899)

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

Gellé (épreuve de) l.f.

Gellé’s test

Manœuvre consistant à comprimer l’air dans le conduit auditif externe pour diminuer l’audition d’un diapason placé sur la mastoïde en bloquant le tympan et la chaîne ossiculaire (Gellé positif).

M-E.Gell é, otologiste français (1834-1923)

rameau auriculaire du nerf auriculaire postérieur l.m.

ramus auricularis nervi auricularis posterioris (TA)

auricular branch of posterior auricular nerve

nerf auriculaire postérieur

rameau auriculaire de l'artère auriculaire postérieure l.m.

ramus auricularis arteriae auricularis posterioris (TA)

auricular branch of posterior auricular artery

Branche terminale antérieure de l’artère auriculaire postérieure destinée à l’auricule.
Elle monte le long de l’angle cranio-auriculaire.

artère auriculaire postérieure

rameau auriculaire du nerf auriculaire postérieur l.m.

ramus auricularis nervi auricularis posterioris (TA)

auricular branch of posterior auricular nerve

nerf auriculaire postérieur

Grisel (syndrome de, torticolis de) l.m.

Grisel’s syndrome

Syndrome spécifique à l’enfant qui, dans un contexte fébrile, associe un torticolis aigu lié à une contracture des muscles pré- et périvertébraux cervicaux due à une inflammation ou infection du nasopharynx ou de l’espace rétropharyngé, et ceci en dehors de toute notion de pathologie osseuse ou de traumatisme.
Il s’accompagne d’une subluxation rotatoire de l’atlas.

P. Grisel, chirurgien français (1930)

Syn. torticolis naso-pharyngien

torticolis

torticolis n.m.

torticollis, stiff neck, wryneck

Dénomination de l’ensemble de toutes les positions vicieuses de la tête ainsi que de la torsion du cou, avec inclinaison latérale de la tête, due à la contraction de l’un des deux muscles sternocléidomastoïdiens ou à celle du trapèze et du splénus.
On distingue plusieurs types de torticolis d’origine cicatricielle, neurologique ou dus à des lésions rachidiennes. Certains sont d’origine ORL : le torticolis nasopharyngien de Grisel dû à l’infection de l’espace rétropharygien provoque une luxation atloïdo-axoïdienne ; le torticolis auriculaire de Gellé, lié à la contraction irritative du muscle sternocleidomastoïdien, est consécutif à une affection de l’oreille telle qu’une otite moyenne aigüe. Le torticolis congénital secondaire à une tumeur fibreuse du muscle sternocléidomastoïdien apparaissant dès la naissance ou peu après, sans traumatisme obstétrical patent, a le plus souvent une résolution spontanée. Le torticolis réflexe est provoqué par une atteinte inflammatoire de voisinage du sternocléidomastoïdien.

P. Grisel, chirugien français (1930) ; M-E. Gellé, otorhinolaryngologiste français (1899)

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

Grisel (torticolis nasopharyngien de) , Gellé (torticolis auriculaire de)

[I1]

Édit. 2018

torticolis aigu l.m.

acute torticollis, Grisel's disease

Attitude en inflexion latérale et en rotation de la tête et du cou d’apparition rapide dans un contexte infectieux.
Il est dû habituellement à une infection vertébrale cervicale ou des tissus adjacents.

P. Grisel, chirurgien français (1930) 

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

Grisel (torticolis de)

torticolis congénital l.m.

congenital torticollis

Attitude de la tête et du cou en inflexion latérale et rotation de la tête du côté opposé à l’inclinaison, par rétraction du muscle sternocléidomastoïdien.
La déformation est parfois visible dès la naissance ; elle s'accroit avec le développement du cou sans allongement concomitant du muscle rétracté. Sa pathogénie est discutée. Le torticolis par lésion congénitale du rachis cervical rentre dans le cadre des torticolis ostéo-articulaires.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

torticolis nystagmique l.m.

nystagmic torticollis

Déviation de la tête destinée à favoriser le blocage du nystagmus, la tête tournée dans le sens opposé à la direction de regard de moindre nystagmus.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

torticolis oculaire propre l.m.

proper ocular torticollis

Torticolis destiné à annuler la diplopie ou à favoriser la vision binoculaire dans une paralysie oculomotrice ou un strabisme de type phorotropique.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

phorie, tropie

torticolis ostéoarticulaire ou osseux l.m.

osteoarticular torticollis

Attitude de la tête et du cou en mauvaise position par lésion congénitale ou acquise des vertèbres cervicales.

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

torticolis spasmodique l.m.

spasmodic torticollis, torticollis spastica

Dystonie cervicale caractérisée par des spasmes musculaires responsables d'une déviation invincible de la tête qui est le plus souvent latérale (latérocolis), plus rarement de son rejet en arrière (rétrocolis) ou de sa flexion (antécolis).
Plus fréquente chez la femme, débutant en général vers la quarantaine, elle est la source d'un important handicap. L’attitude anormale de la tête, parfois douloureuse, est entrecoupée de secousses et accentuée par le mouvement volontaire ou le maintien postural. Elle est partiellement réduite lors du sommeil et, souvent aussi de façon temporaire, par un geste dit "antagoniste" tel que la palpation du menton du côté de la déviation. Les rémissions spontanées, parfois transitoires, sont rares et l'évolution se fait plutôt vers une aggravation pendant les cinq premières années avant de se stabiliser.
Le torticolis spasmodique est le plus souvent idiopathique bien qu’une transmission autosomique dominante ou à pénétrance variable soit possible. Il survient rarement dans les suites d’un traumatisme cervical. Il est parfois associé à un tremblement essentiel, à une affection neurologique (maladie de Wilson). Des causes médicamenteuses doivent être recherchées (neuroleptiques, dopaminergiques). L’hypothèse d’une origine purement psychiatrique est exclue.
La toxine botulinique en injections locales périodiques procure une amélioration chez plus de la moitié des patients. La thérapeutique peut faire appel aux anticholinergiques, aux benzodiazépines, au baclofène, éventuellement à la lévodopa et enfin à la kinésithérapie. Des interventions chirurgicales sont parfois proposées.

S. A. K. Wilson, neurologue britannique (1912)

Étym. lat. tortum collum : cou tordu

toxine botulinique, Wilson (maladie de)

acanthome fissuré rétro-auriculaire l.m.

fissuratum acanthoma (granuloma), spectacle frame acanthoma

Nodule rétro-auriculaire bien délimité, parfois douloureux et divisé en deux parties par un sillon ou une fissure, dû au frottement de la monture des lunettes souvent changées dans les semaines ou mois qui ont précédé son apparition.
La modification de la monture peut être suffisante pour supprimer un acanthome débutant mais le traitement de l'acanthome fissuré est chirurgical.

Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur

[J1]

Édit. 2016

angle auriculaire de Broca l.m.

Broca’s auricular angle

Chacun des angles dont le sommet est situé au milieu de l’axe biauriculaire et dont les côtés sont constitués par deux des cinq rayons auriculaires de Broca.
Les rayons auriculaires de Broca sont : le rayon ophryaque, le rayon bregmatique, le rayon lambdoïdien, le rayon iniaque et le rayon opisthiaque. Ils délimitent les angles suivants : frontal, pariétal, sus-occipital, sous-occipital, cérébral total, pariéto-occipital et occipital total.

P. Broca, anatomiste, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880)

[A1]

Édit. 2017

apophyse auriculaire du cornet inférieur l.f.

processus maxillaire du cornet nasal inférieur

appendice pré-auriculaire l.m.

preauricular tag

Variété de fibrochondrome présent dans la région pré-auriculaire, sur la ligne macrostomique du tragus auriculaire à la commissure labiale, ou dans la région cervicale, lié à une anomalie de fusion des bourgeons embryonnaires maxillaires et mandibulaires et marqueur éventuel d'une pathologie des deux premiers arcs branchiaux.

Syn. tragus accessoire

bronchiome, fibrochondrome

artère auriculaire postérieure l.f. 

arteria auricularis posterior (TA)

posterior auricular artery

Artère de la tête qui naît de l’artère carotide externe un peu au-dessus de l’artère occipitale et du processus styloïde de l’os temporal.
Elle traverse généralement la glande parotide et se dirige vers le sillon rétroauriculaire où elle se divise en deux branches : la branche auriculaire et la branche mastoïdienne. Elle fournit des rameaux parotidiens et l’artère stylo-mastoïdienne. Elle irrigue essentiellement l’auricule, la région rétroauriculaire (rameau occipital) et accessoirement la glande parotide.

Syn. anc.  artère rétroauriculaire

artère auriculaire profonde l.f.

arteria auricularis profunda (TA)

deep auricular artery

Collatérale grêle de l’artère maxillaire, qui se destine à l’oreille externe.

auriculaire n.m.

digitus minimus, digitus quintus manus [V] (TA)

little finger

Cinquième doigt de la main, le plus médial, situé en delà de l’annulaire.
Doigt qui, par sa taille, peut être introduit dans l’orifice d’entrée du conduit auditif externe. Il est doté d’un appareil musculaire spécifique (éminence hypothénar) et d’une certaine liberté de mouvements qui, bien qu’il soit éloigné du pouce, lui permettent une certaine opposition efficace sur ce doigt.

Syn. cinquième doigt [V] (de la main), petit doigt.

doigt, pouce, annulaire

auriculaire adj.

auricular

1) Relatif à une oreillette du cœur.
2) Relatif à un auricule du cœur.
3) Relatif au 5ème doigt.

 bruit auriculaire

bi-auriculaire adj.

biatrial

Qui intéresse les deux oreillettes du cœur ou siège sur les deux oreillettes.

Édit. 2017

blessure auriculaire par souffle l.f.

ear blast injury

Lésions de l’oreille provoquées par l’exposition à une onde de souffle en milieu aérien.
Selon son intensité, il entraîne des lésions tympaniques, ossiculaires, cochléovestibulaires.

traumatisme sonore

Édit. 2017

bloc sino-auriculaire l.m.

sinoatrial heart block

Trouble de conduction cardiaque observé dans la maladie du sinus caractérisé par une mauvaise transmission au myocarde auriculaire d’une impulsion sinusale normale.

Édit. 2017

branche auriculaire du plexus cervical superficiel l.f.

nerf auriculaire (grand)

Édit. 2017

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