classification de Salter et Harris l.f.
R. B. Salter et W.R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963), M. Rang, chirurgien américain (1968), J.A. Ogden, chirurgien américain orthppédiste (1982)
Syn. : Harris et Salter (classification de)
→ Salter et Harris (classification de), décollement épiphysaire, Rang (lésion de)
Harris et Salter (classification de) l.f.
Harris et Salter’s classification
Classification des décollements épiphysaires et des fractures atteignant le cartilage de conjugaison.
R. B Salter et W. R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963)
→ Salter et Harris (classification de)
[I2,2015]
Édit. 2015
Harris (ligne d'arrêt de croissance de) l.f.
Harris’ growth arrest line, Park's lines
Striation transversale dense située au niveau de la région métaphysaire, parallèle au cartilage de conjugaison, visible sur les radiographies.
Cette ligne est le témoin d'un trouble dans la croissance longitudinale de l'os par irritation, fracture ou contusion après intervention chirurgicale, etc. Elle migre avec la croissance par rapport à la physe.
H. A. Harris, anatomiste britannique (1931)
[I1,2015]
Édit. 2015
Harris (nystagmus ataxique de) l.m.
Harris’ ataxic nystagmus
Nystagmus « à ressort », monoculaire, ou à prédominance unilatérale, constaté uniquement sur l’œil en abduction dans la position latérale du regard.
Il est la compensation du système nerveux central à une ophtalmoplégie internucléaire controlatérale.
W. J. Harris, Sir, neurologue britannique (1944)
Syn. gaze nystagmus
[P2,H1]
Édit. 2015
Harris (syndrome de) l.m.
Harris’syndrome
Hypoglycémie secondaire à un insulinome ou à une hyperplasie des îlots de Langerhans qui sont à l’origine d’une hypersécrétion d’insuline.
S. Harris, médecin diabétologue américain(1924)
Syn. hyperinsulinisme organique
→ hypoglycémie, insulinome, îlots pancréatiques, insuline
[R1]
Édit. 2015
Houston-Harris (syndrome de) l.m.
Houston-Harris syndrome, achondrogenesis type IA
C. S. Houston, médecin radiologue canadien (1972) ; R. Harris, médecin généticien britannique (1972)
[I1,Q2]
Édit. 2015
ligne d'arrêt de croissance de Harris l.f.
Harris’ growth arrest line, Park's lines
Striation transversale dense située au niveau de la région métaphysaire, parallèle au cartilage de conjugaison, visible sur les radiographies.
Cette ligne est le témoin d'un trouble dans la croissance longitudinale de l'os par irritation, fracture ou contusion après intervention chirurgicale, etc. Elle migre avec la croissance par rapport à la physe.
H. A. Harris, anatomiste britannique (1931)
[I1]
Édit. 2015
nystagmus ataxique de Harris l.m.
Harris’ ataxic nystagmus, dissociated or disconjugate nystagmus, ataxic nystagmus
Nystagmus « à ressort », monoculaire, ou à prédominance unilatérale, constaté uniquement sur l’œil en abduction dans la position latérale du regard.
C'est donc un nystagmus incongruent du regard latéral dont le caractère est majeur dans le nystagmus monoculaire d'abduction. Il peut être associé à divers symptômes oculaires : paralysies de fonction, nystagmus verticaux, nystagmus de convergence, nystagmus à bascule, paralysie des nerfs crâniens.
Le nystagmus ataxique a une valeur séméiologique considérable : il traduit toujours une atteinte de la calotte du tronc cérébral ; c'est un élément du syndrome de la bandelette longitudinale postérieure. Il est la compensation du système nerveux central à une ophtalmoplégie internucléaire controlatérale.
W. J. Harris, Sir, neurologue britannique (1944)
Étym. gr. nustazô : je m'incline
Syn. gaze nystagmus
[P2,H1]
Édit. 2015
nystagmus de Harris l.m.
W. J. Harris, Sir, neurologue britannique (1944)
→ nystagmus ataxique de Harris
Salter et Harris (classification de) l.f.
Classification des décollements épiphysaires et des décollements-fractures de l’enfant en cinq types auxquels ont été ajoutés par la suite d’autres types de lésions plus rares.
Type I : décollement pur épiphyso-métaphysaire à travers le cartilage de croissance (5 % des cas). Il se rencontre dans des traumatismes obstétricaux et peut passer inaperçu si l’épiphyse est encore cartilagineuse.
Type II : décollement associé à une fracture métaphysaire détachant un coin osseux solidaire de l’épiphyse (le plus fréquent (75 % des cas).
Type 111 : décollement et fracture épiphysaires : le trait de fracture traverse le cartilage de croissance (10 %).
Type 1V : fracture ou décollement-fracture transphysaire : le trait de fracture traverse le cartilage de croissance (10 %).
Type V : compression partielle ou totale du cartilage de conjugaison (1%) : la lésion est difficilement décelable (pincement du cartilage de conjugaison), souvent méconnue et se traduit secondairement par une épiphysiodèse.
Le type V1, décrit par Rang, est une désinsertion de la virole périchondrale et peut se traduire secondairement par une ossification périphérique en barre épiphyso-métaphysaire.
Les types 1 et 11 sont de bon pronostic, sous réserve d’une interposition périostée qui doit être levée.
Les types 111 à V ont un risque d’épiphysiodèse et doivent être traités avec une réduction anatomique et, le plus souvent, une ostéosynthèse exacte.
D’autres types (V11 à IX) décrits par Ogden correspondent à des traumatismes avec lésions périostées périphériques pouvant provoquer des épiphysiodèses secondaires.
R. B. Salter et W. R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963), M. Rang, chirurgien orthopédiste britannique (1968), J. A. Ogden, chirurgien américain (1982)
Syn. : Harris et Salter (classification de)
→ décollement épiphysaire, Rang (lésion de)
syndrome de Harris l.m.
Harris’syndrome
Hypoglycémie secondaire à un insulinome ou à une hyperplasie des îlots de Langerhans qui sont à l’origine d’une hypersécrétion d’insuline.
S. Harris, médzcin endocrinologue américain (1924)
Syn. hyperinsulinisme organique
→ hypoglycémie, insulinome, îlots pancréatiques, insuline
[O4,R1]
Édit. 2015
classification de Harris et Salter l.f.
Harris et Salter’s classification
Classification des décollements épiphysaires et des fractures atteignant le cartilage de conjugaison.
R.B Salte et W. R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963)
→ Salter et Harris (classification de)
[I2]
Édit. 2015
coloration n.f.
staining
Application de colorants pour l'histologie et pour l'anatomopathologie.
L'hématoxyline-éosine-safran est très utilisée dans l'usage courant. De très nombreuses colorations sont appliquées pour l'observation de certaines structures comme : coloration de Perls pour les dépôts ferriques, PAS pour les mucines, Ziehl-Nielsen pour le bacille de Koch, etc.
[A2,A3]
coloration de Gömöri-Grocott l.f.
Gomori-Grocott coloration
Coloration par imprégnation argentique utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
G. Gömöri, histologiste américain d'origine hongroise (1950); R. G. Grocott, histologiste américain (1955)
[A2]
coloration de Gram l.f.
Gram's stain
Technique de coloration différentielle des bactéries et premier stade de leur identification.
Le frottis est coloré par un colorant d'aniline mordancé par l'iode puis décoloré par l'alcool éthylique ou l'acétone. Certaines bactéries restent colorées (bactéries à Gram positif), d'autres sont décolorées puis mises en évidence par un colorant de contraste (bactéries à Gram négatif).
H. C. Gram, bactériologue danois (1884)
Abrév. Gram
[D1]
coloration de von Kóssa l.f.
von Kóssa’s stain
J. von Kóssa, anatomopathologiste austro-hongrois (1901)
[A2,A3]
coloration de Ziehl-Neelsen l.f.
Ziehl- Neelsen's stain
Technique de coloration destinée à mettre en évidence les bactéries acido-alcoolo-résistantes, en particulier le bacille de Koch et les autres mycobactéries.
F. Ziehl, bactériologiste allemand (1882) ; F. Neelsen, anatomopathologiste allemand (1892)
→ Ziehl-Neelsen (coloration de)
[A2,A3]
coloration négative l.f.
negative staining
Technique microscopique dans laquelle le fond de la préparation est coloré ou rendu opaque pour mettre en évidence une structure (capsule) ou une particule (bactérie, virus).
[A2]
encre de Chine (coloration) l.f.
india ink (coloring)
Coloration effectuée entre lame et lamelle pour le diagnostic direct de cryptococcose.
Une goutte d’encre de Chine est déposée sur le culot de centrifugation du prélèvement (LCS le plus souvent). Sur le fond sombre de la préparation, l’épaisse capsule entourant les levures de l'espèce Cryptococcus neoformans est facilement mise en évidence, sous forme d’un halo incolore entourant la levure.
[D1, B3]
Édit. 2019
Fontana-Tribondeau (coloration de) l.f.
Fontana-Tribondeau’s staining
Coloration au nitrate d’argent destinée à la mise en évidence du tréponème de la syphilis.
A. Fontana, bactériologiste italien (1912) ; L. Tribondeau, bactériologiste français (1912)
→ syphilis, Treponema pallidum
[D1]
Édit. 2018
Gömöri-Grocott (coloration de) l.f.
Gömöri’s methenamine silver stain
Coloration par imprégnation argentique utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
G. Gömöri, histochimiste américain (1950); R.G. Grocott, histologiste américain (1955)
Hotchkiss-McManus (coloration de) l.f.
Hotchkiss-McManus’ reaction, PAS stain
Coloration histochimique, encore appelée coloration par le PAS (Periodic Acid-Schiff), très utile en histologie, notamment dermatologique, mettant en évidence certains polysaccharides présents dans les tissus étudiés, dont le glycogène.
L'oxydation des groupes hydroxyle par l'acide periodique aboutit à la formation de radicaux aldéhyde libres qui se colorent en rouge magenta avec le réactif de Schiff.
R. D. Hotchkiss, microbiologiste américain (1948) ; J. F. A. McManus, anatomopathologiste canadien (1946) ; H. Schiff, chimiste italien (1834-1915)
Syn. coloration par le PAS
[A3]
Édit. 2015
Masson (coloration trichromique de) l.f.
Masson's trichrome
Technique histologique utilisant trois colorants dont l'un, soit bleu, soit vert lumière, soit jaune safran, se fixe sur le tissu conjonctif et le différencie du tissu musculaire.
P. Masson, anatomopathologiste franço-canadien, membre de l'Académie de médecine (1880-1950)
Syn. trichrome de Masson
May-Grünwald-Giemsa (coloration de) l.f.
May-Grunwald-Giemsa
Coloration cellulaire par un mélange d’éosine, de bleu de méthylène et d’alcool méthylique et un mélange d’éosine, d’azur méthylique et de glycérine.
R. May, médecin allemand et L. Grünwald, ORL allemand (1902) ; G. Giemsa, bactériologiste allemand (1904)
mode avec coloration de flux l.m.