clip n.angl.
Agrafe chirurgicale utilisée pour oblitérer un vaisseau ou pour repérer un reliquat tumoral.
Dans ce dernier cas, ce repère permet, par radiothérapie externe, de traiter une tumeur en épargnant au maximum les organes sains voisins.
Certains clips ferromagnétiques peuvent poser des problèmes en IRM : il s’agit essentiellement des anciens clips anévrysmaux intra-crâniens ferromagnétiques ou des clips vasculaires implantés depuis moins de six semaines
[N2,B3]
Édit. 2018
artefacts métalliques l.m.p.
metal artefacts
En scanographie et en IRM, artefacts dus à la présence d'objets métalliques dans le volume exploré.
En scanographie, ces artefacts sont liés au fait qu'au niveau de ces objets l'absorption des rayons X est totale, ce qui provoque des images linéaires parasites disposées en "rayons de soleil" autour de l'objet.
En IRM, la présence de matériel ferromagnétique a pour conséquence des distorsions locales du champ magnétique, entrainant l'existence d'une zone vide de signal entourée par une zone de renforcement de celui-ci. Les arteacts métalliques sont plus importants avec des hauts champs et avec les séquences d'écho de gradient.
Dans tous les cas ceci impose, avant l'examen, que le sujet retire tout objet métallique externe (bijoux, montre, soutien-gorge, fermetures éclair, etc.) et qu'on l'interroge sur l'existence éventuelle de corps étrangers métalliques internes (clips chirurgicaux, projectiles, éclats métalliques, prothèses, etc.). Certains de ceux-ci peuvent constituer une contrindication à l'examen par IRM si une migration est à craindre (clips chirurgicaux intracérébraux ou anévrismaux, corps étrangers intra-oculaires), ou peuvent rendre l'examen ininterprétable.
Actuellement, on ne sait pas éliminer les artefacts de corps métalliques intrinsèques ; en IRM, l'existence de tels corps étrangers impose de travailler en écho de spin.
Edit. 2018
[B2,B3]
stérilisation tubaire l.f.
tubal sterilisation
Suppression irréversible de la fertilité par ablation chirurgicale de tout ou partie de la trompe de Fallope ou par son obstruction.
Elle se pratique par laparotomie, par colpotomie antérieure ou postérieure, ou par cœlioscopie. Les techniques les plus utilisées sont la salpingectomie, la fimbriectomie, la résection-ligature d’un segment de trompe, avec ou sans enfouissement sous le péritoine, la destruction de l’isthme et de l’ampoule par électrocoagulation, l’obturation de l’isthme par un anneau en silastique de Yoon ou une agrafe de Hulka. Elle est en principe irréversible, mais le taux d’échecs est de 1 à 2%, quelle que soit la technique ; les chances de grossesse sont de l’ordre de 50% après reperméabilisation chirurgicale d’une ligature tubaire. Considérée comme une mutilation, elle est interdite en France, sauf dans le cas où une grossesse ferait peser des menaces graves sur la santé de la femme.
R. H. Pomeroy, gynécologue américain (1867-1925), sa technique a été décrite par ses associés E. Bishop et W. F Nelms en 1930 ; M. Madlener, gynécologue allemand (1919)
→ fimbriectomie, Pomeroy (technique de), Madlener (technique de), Hulka-Clemens (clips de)
stérilisation tubaire percœlioscopique l.f.
coelioscopic, laparoscopic tubal sterilisation
Suppression irréversible de la fertilité par intervention chirurgicale sur les trompes par voie cœlioscopique.
Elle consiste en une salpingectomie bilatérale, une fimbriectomie, une destruction par électrocoagulation à la pince monopolaire d’un large segment de l’isthme et de l’ampoule, ou en la pose d’un anneau en silastique de Yoon qui enserre et provoque la nécrose d’une anse isthmo-ampullaire. Actuellement, elle se limite presque toujours à l’obstruction d’un petit segment de l’isthme par une agrafe, p. ex. le clip de Hulka.
I. B. Yoon, gynécologue américain (1974) ; J. F. Hulka, gynécologue américain (1973)
→ fimbriectomie, Yoon (anneau de), Hulka-Clemens (clip de)
artefact n.m.
artefact, artifact
En imagerie, image anormale créée par la technique, sans signification diagnostique, mais pouvant gêner l'interprétation.
En radiologie conventionnelle, les artéfacts ont de multiples causes : contraintes mécaniques sur le film, défauts de développement, électricité statique, ombres parasites sur le faisceau RX, etc.
En scintigraphie, ils sont dus essentiellement aux mouvements du malade et aux fluctuations statistiques.
En scanographie, ils relèvent surtout des mouvements des malades, des corps étrangers et prothèses diverses, et du phénomène de volume partiel.
En échographie, en plus du phénomène d'aliasing, on note surtout des échos de répétition et des ombres de réfraction.
En IRM, les causes d'artéfacts sont nombreuses : déplacements du patient ou d'organes mobiles (battements cardiaques, respiration, péristaltisme intestinal, pulsation du liquide cérébrospinal, mouvements oculaires) ; phénomènes de flux ; présence de matériel ferromagnétique (prothèses métalliques, valves de dérivations, clips chirurgicaux, corps étrangers métalliques) ; phénomène d'aliasing ; artéfacts de susceptibilité magnétique, de troncature (artéfact de Gibbs), de déplacement chimique, voire artéfacts liés à des émissions d'ondes de radiofréquences externes (insuffisance de la cage de Faraday).
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
contrindication n.f.
contra-indication
Circonstance susceptible de faire renoncer, provisoirement ou définitivement, à un acte diagnostique ou thérapeutique.
La comparaison du risque couru et du bénéfice attendu peut rendre une contrindication absolue ou relative.
Syn. contre-indication
[N1,G5,B2,B3]
Édit. 2018
contrindication n.f.
contra-indication
Circonstance susceptible de faire renoncer, provisoirement ou définitivement, à un acte diagnostique ou thérapeutique.
La comparaison d'un risque couru et d'un bénéfice attendu peut rendre une contrindication absolue ou relative.
En radiologie classique, il n'y a pas de contrindication aux examens, mais seulement des précautions à prendre pour limiter les doses de rayonnement ou pour éviter les problèmes éventuels dus aux produits de contraste.
En scanographie, la seule contrindication est l'agitation du patient, qui peut rendre l'anesthésie générale indispensable.
En IRM, on retrouve ce problème lié à l'agitation et à la claustrophobie, compliqué par le fait que les anesthésistes ne peuvent utiliser que du matériel non ferromagnétique ; il existe en outre en IRM des contrindications qui peuvent relever :
- de l'existence de dispositifs, implantés ou posés sur la peau et dont le fonctionnement pourrait être perturbé par les champs magnétiques (stimulateur cardiaque, neurologique ou de croissance, pompes à perfusion, implants cochléaires) ;
- de dispositifs en contact avec le corps et comportant des boucles de conducteurs susceptibles de s'échauffer, par effet d'induction, au point de risquer des brulures ;
- de la présence de corps étrangers ferromagnétiques, dangereux par leur possibilité de mouvement du fait des gradients, en fonction de leur localisation (balle, éclat, clips, limaille, prothèse métallique, etc.)
[N1,G5]
hémorragie méningée l.f.
meningeal hemorrhage, subarachnoide haemorrhage
Épanchement sanguin dans l'espace sous arachnoïdien.
En dehors d'un traumatisme cranio-encéphalique, l’hémorragie méningée est due dans la grande majorité des cas, à la rupture d’une malformation vasculaire intracrânienne : angiomes artérioveineux ou surtout anévrismes artériels. Ces derniers sont localisés au niveau du polygone de Willis (artère communicante antérieure, artère sylvienne) ou du tronc basilaire.
Les autres étiologies sont communes avec celles de l'hémorragie cérébrale, notamment l'hypertension artérielle. Une hémorragie cérébroméningée est fréquente.
Parfois provoquée par un effort physique, son début est brutal, par une intense céphalée et des troubles de la vigilance. La raideur méningée, majorée à la nuque, peut être retardée de quelques heures. La recherche de signes de localisation neurologique, en particulier d'une paralysie du III, doit être systématique. Selon les échelles de la World Federation of Neurological Surgeons ou de Hunt et Hess, la gravité est estimée en 5 degrés, allant de 1, (absence de symptômes), à 5 (coma avec décérébration). L'absence initiale de fièvre est un élément majeur, mais des signes centraux secondaires sont possibles tels que des élévations thermique, hypertensive ou glycémique. Des formes moins typiques (comateuses, confusionnelles, convulsives, céphalalgiques simples) peuvent être observées.
L’examen du fond d'œil permet d’observer un œdème papillaire et parfois des hémorragies péripapillaires. La ponction lombaire n'est pratiquée qu’en cas de tableau clinique atypique ou de suspicion de méningite. L'imagerie cérébrale doit être effectuée en priorité. Montrant une hyperdensité dans les espaces sous-arachnoïdiens et le système ventriculaire, elle peut faciliter la recherche étiologique et extérioriser des associations parenchymateuses. C'est l'angiographie cérébrale par voie fémorale qui offre les résultats les plus significatifs.
Si ces investigations sont négatives, il s'agit fréquemment d'une hémorragie méningée périmésencéphalique. Dans de pareils cas, les récidives sont rares.
Le traitement comporte la prévention du spasme vasculaire par les inhibiteurs calciques (nimodipine) et l'emploi de la neuroradiologie interventionnelle : embolisation ou occlusion par ballonnet, angioplastie artérielle par spirales métalliques (microcoils). L'intervention chirurgicale est indiquée pour l’ablation d'un angiome ou d'un anévrisme ou encore pour la mise de clips sur ce dernier.
Les principales complications sont :
- la récidive de l'hémorragie dans les premières semaines après l'épisode initial,
- le spasme artériel (vasospasme cérébral)
- une hydrocéphalie, une épilepsie, un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.
W. E. Hunt et R. M. Hess, neurochirurgiens américains (1968)
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
Syn. hémorragie sous-arachnoïdienne
→ hormone antidiurétique (sécrétion inappropriée d')
[H1]
Édit. 2015
imagerie par résonance magnétique (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging (MRI)
Application à l'imagerie du phénomène de résonance magnétique nucléaire des protons.
L’IRM consiste à appliquer le phénomène de résonance aux noyaux des atomes d'hydrogène du corps, placés dans un champ magnétique, à recueillir un signal lors de leur retour à l'état d'équilibre, à le localiser ce signal et à en faire une cartographie. Aux séquences classqiues en écho de spin et de gradient sont venues s’ajouter progressivement d’autres séquences plus rapides ou explorant d’autres propriétés des tissus (séquences de diffusion, de perfusion, angio-IRM, IRM fonctionnelle….)
Contrindiquée chez certains patients porteurs de dispositifs électroniques implantés ou d'objets métalliques intracorporels situés dans des zones sensibles (certains clips vasculaires intra-crâniens corps étranger métallique intra-oculaires...) l'IRM, de plus en plus précise, sensible et non irradiante, a des applications de plus en plus larges.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging in neurology
Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale
ligature des trompes l.f.
tubal ligation
Procédé chirurgical de stérilisation tubaire qui peut être réalisé par laparotomie, par voie vaginale ou par cœlioscopie.
La ligature se fait au fil non résorbable ou à résorption lente, avec ou sans résection partielle de la trompe, avec ou sans enfouissement sous le péritoine. On préfère actuellement la pose d'agrafes ou clips, dont les lésions sont plus facilement réversibles.
Cette ligature demeure assimilée à une mutilation corporelle et donc illégale hors indication thérapeutique.
Yoon (anneau de) l.m.
Yoon's ring
Anneau de silicone pour stérilisation tubaire mis en place par cœlioscopie à la base d'une anse faite sur la trompe.
Distendu par un applicateur, il est glissé à la base d'une boucle tubaire isthmique qu'il enserre par rétraction élastique et détruit par ischémie. Il lui est reproché d'entrainer, par nécrose, une perte de substance tubaire importante, gênant la reperméabilisation microchirurgicale ultérieure éventuelle, et on lui préfère de plus en plus les dispositifs à type de clips.
I. Yoon, gynécologue coréen (1975)
[O3]