maladie des membranes hyalines l.f.
hyaline membrane disease
Détresse respiratoire du nouveau-né survenant à la naissance ou tout de suite après et due à une absence de surfactant efficace dans les alvéoles pulmonaires.
Liée à l’immaturité alvéolaire pulmonaire, elle frappe le prématuré ou l'enfant né dans un contexte de difficultés périnatales et se manifeste par une cyanose à l'air ambiant avec tachypnée, battement des ailes du nez et dyspnée épuisante. L'inspiration se fait dans l'effort avec abaissement du menton, creusement intercostal et formation d'un entonnoir médiosternal qui contraste avec le gonflement épigastrique. L'expiration est freinée et on perçoit un gémissement. La radiographie montre des poumons rétractés, les coupoles sont hautes, les bords du cœur sont flous, l'arbre bronchique se détache en clair sur le fin granité des champs pulmonaires. Dans les formes graves l'hypoxie s'accompagne d'hypercapnie et d'acidose, il n’y a pas de surfactant dans les liquides gastrique et trachéal. Ces formes sont mortelles par asphyxie. Si l'enfant survit, l'évolution est cyclique avec atténuation brusque de l'hypoxie quand du surfactant efficace apparaît dans les alvéoles.
Deux notions essentielles guident le traitement : une ventilation mécanique enrichie en oxygène avec pression positive à l'expiration, des instillations de surfactant exogène dans la trachée peu après la naissance, lorsque des signes font craindre la maladie ou si le risque est très important (grand prématuré).
La prophylaxie repose sur la prévention de la prématurité et celle de gros déséquilibres physiologiques à la naissance. L'administration à la mère de corticoïdes dans les 36 h précédant l'accouchement accroît les chances que l'enfant naisse avec un surfactant efficace.
En dépit de la prévention et du traitement, des séquelles sont possibles surtout chez le grand prématuré : une bronchodysplasie pulmonaire peut se développer.
Étym. gr. hyalos : transparent
→ bronchodysplasie, hypoxie, prématurissime, surfactant
Mendelson (syndrome de) l.m.
Mendelson’s syndrome, pulmonary aspiration, aspiration pneumonitis
Pneumopathie causée par le passage accidentel du contenu gastrique dans la trachée et les bronches, notamment au moment de l'induction d'une anesthésie générale, voire locorégionale, au décours d’une anesthésie générale ou pendant un coma profond.
Dans les cas les plus graves l'acidité du liquide gastrique déclenche une pneumopathie dite chimique par action de l'acide chlorhydrique et des enzymes du suc gastrique sur le parenchyme pulmonaire. Lorsque le liquide gastrique contient des débris alimentaires, il peut se produire une asphyxie aigüe par obstruction bronchique. Secondairement, dans les heures qui suivent l’accident, des pneumopathies peuvent apparaître, de nature chimique (avec œdème pulmonaire) ou infectieuse si le liquide gastrique contient des germes pathogènes. Le risque de survenue de cette complication de l'anesthésie est plus grand chez les patients qui ne sont pas à jeun («estomac plein»), qui ont une hypersécrétion gastrique, une affection œsophagienne ou gastrique ou chez ceux qui présentent un ralentissement de la vidange gastrique. Chez ces patients à risque la prévention est faite par une prémédication par des anti-acides ou des anti-H2, par la manœuvre de Sellick lors de l'intubation et par une adaptation de la technique anesthésique au cas clinique.
C. L. Mendelson, obstétricien et cardiologue américain (1946) ; B. A. Sellick, médecin anesthésiste britannique (1961)
→ Sellick (manœuvre de), fausse route alimentaire, détresse respiratoire aigüe de l'adulte
décollement des membranes l.m.
mechanical stripping of the membranes
Méthode de déclenchement du travail par introduction d'une sonde ou des doigts entre la paroi utérine et les membranes.
décollement des membranes vitellines l.m.
mechanical stripping of the membranes
En cas de dépassement du terme théorique, méthode de déclenchement du travail par introduction d’une sonde ou des doigts entre la paroi utérine et les membranes.
Ce geste entraîne le décollement circulaire des membranes au pôle inférieur de l’œuf. Il semble être à l’origine d’une libération locale de prostaglandine.
Syn. décollement du pôle inférieur de l’œuf
fénestration des membranes l.f.
membrane fenestration
Ouverture des membranes de l’œuf à distance de l’orifice cervical.
[O3]
Édit. 2018
petit côté des membranes l.m.
small parts of the membranes
Plus petite distance séparant le bord du placenta de l'orifice de rupture des membranes.
Une dimension inférieure à 10 cm témoigne de l'insertion basse du placenta, sur le segment inférieur.
rupture artificielle des membranes l.f.
artificial rupture of the membranes
Geste consistant à percer les membranes de l'œuf avant le début du travail à l'aide d'un perce-membrane en vue d'un déclenchement artificiel du travail.
rupture prématurée des membranes l.f.
premature rupture of the membranes
Rupture des membranes de l'œuf avant le début du travail.
rupture provoquée des membranes 1.f.
induced rupture of the membranes
→ rupture artificielle des membranes
rupture spontanée des membranes 1.f.
spontaneous rupture of the membranes
Rupture spontanée des membranes de l'œuf avant le début du travail.
tiraillement des membranes (théorie du) l.f.
stretching of the membranes theory
Hypothèse selon laquelle les métrorragies du placenta prævia seraient dues à un tiraillement par les contractions utérines des membranes insérées bas sur le segment inférieur de l’utérus.
membranes de l'œil l.f.p.
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017