Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sodium / potassium adenosyltriphosphatase (Na/K ATPase, pompe à sodium) n.f.

sodium / potassium adenosyltriphosphatase (Na/K ATPase, sodium pump)

Enzyme transmembranaire présente dans la membrane de toutes les cellules animales, catalysant l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) en adénosine diphosphate (ADP) et phosphate, permettant le maintien du potentiel de membrane par le transfert, contre leur gradient de concentration, de trois Na+ hors de la cellule associé à celui de deux K+ vers la cellule, d’où le nom de pompe à sodium.
La Na+/K+ ATPase est un tétramère formé de la répétition de deux sous-unités, α (masse moléculaire 120kDa) et β (glycoprotéine de masse moléculaire 50 kDa). La sous-unité α, la plus volumineuse, possède l’activité catalytique et les sites de liaison à l’ATP, au sodium et au potassium. La sous-unité β est impliquée dans le routage de la protéine à la membrane et l’accessibilité des ions K+ à leur site de liaison. Ces deux sous-unités sont codées par des gènes différents. Le gradient électrique créé par le transport d’un nombre de cations hors de la cellule supérieur à celui vers la cellule résulte en l’électronégativité du cytoplasme. Cette électronégativité va permettre les potentiels d’action responsables de la propagation de l’influx nerveux, la contraction musculaire, les transferts des électrolytes dans les reins et l’intestin et la réabsorption de glucose et d’acides aminés par un mécanisme appelé transport actif secondaire. La Na/K ATPase est également responsable du volume cellulaire qui dépend directement de l’osmolalité intracellulaire. Elle est inhibée par l’ouabaïne et la digoxine.

Syn. pompe du sodium et du potassium

H+/K+ adénosyltriphosphatase (H+/ K+ ATPase, pompe à proton) n.f.

H+/K+ adenosyltriphosphatase (H+/K+ ATPase, proton pump)

Enzyme située au pôle apical des cellules pariétales de la muqueuse gastrique, de la muqueuse colique et des cellules épithéliales du canal collecteur des reins et assurant le transport électroneutre d’un ion H+ hors de la cellule en échange d’un ion K+ vers la cellule grâce à l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) en adenosine diphosphate et phosphate.


La H+ / K+ ATPase comporte deux sous-unités codées par des gènes différents, l'une,  responsable de l'activité catalytique et de l’échange des cations, l'autre, ß intervenant dans le routage de l’enzyme du cytoplasme vers la membrane. Le potassium réabsorbé est recyclé vers la cavité gastrique ou la lumière du tube par un cotransporteur chlore / potassium. La sous-unité α diffère dans l’estomac (α1) et le colon (α2). Les deux isoformes sont présentes dans les reins. Dans l’estomac, la H+ / K+ ATPase assure l’acidité du suc gastrique en créant un gradient de pH élevé avec les liquides interstitiels (de 1 à 7, 4). Dans le canal collecteur, elle est présente dans les cellules intercalaires de type A et contribue en excrétant des ions H+ sous forme d’ions NH4+ et d’acidité titrable à maintenir l’équilibre avec ceux générés par le métabolisme des aliments (oxydation du soufre de la méthionine en acide sulfurique et formation d’acides organiques). Dans l’estomac, le principal stimulus de la H+ / K+ ATPase est la prise d’aliments qui agit en provoquant la sécrétion d’histamine, de gastrine et d’acétylcholine, elles-mêmes stimulant via la formation d’AMP cyclique la protéine kinase A activant in fine la pompe. Dans le canal collecteur, la H+ / K+ ATPase est stimulée par l’acidose métabolique et l’hypokaliémie. Le déficit fonctionnel de la H+ / K+ ATPase rénale conduit à l’acidose tubulaire distale qui associe impossibilité d’acidifier les urines en dessous de pH 5,5, acidose et hypokaliémie. L’oméprazole, le lansoprazole et le rabéprazole inhibent la pompe à proton de façon irréversible, nécessitant ainsi la synthèse de nouvelles molécules pour que la fonction de la pompe soit assurée. Ces molécules sont utilisées essentiellement dans le traitement de l’ulcère de l’estomac. La H+ / K+ ATPase n’est pas la seule pompe à protons. D’autres types existent qui diffèrent par leur localisation intracellulaire, l’existence ou non d’un cotransport et, si oui, la nature de l’ion associé.

AMP cyclique, protéine kinase A, Albright (acidocétose d'), oméprazole, lansoprazole, rabéprazole, ulcère gastrique, ulcère duodénal

[C3]

Édit. 2015

Na/K ATPase, pompe à sodium n.f. 

sodium / potassium adenosyltriphosphatase

adénosyltriphosphatase n.f.

H+ / K+ adénosyltriphosphatase (H+ / K+ ATPase, pompe à proton)

[C1,C3]

Édit. 2017

ATPase sigle f. pour Adénosine-TriPhosphatase

ATPase

Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’ATP en ADP.
De nombreux systèmes enzymatiques ont une activité d’ATPase, c’est en particulier le cas d’une famille d'enzymes impliquée dans le transport actif d'ions au travers des membranes cellulaires et dans la formation de gradients ioniques. Le clivage enzymatique de l'ATP produit l'énergie nécessaire au transport des ions.
Ces ATPases sont constituées de sous-unités alpha et bêta transmembranaires. On distingue par ex. :
1) l'ATPase Na+/K+ (pompe Na+/K+), située dans la membrane basolatérale des cellules et responsable de l'entrée et de la sortie de ces ions dans la cellule,
2) la pompe Ca2+ située dans la membrane du réticulum endoplasmique qui contrôle la concentration du Ca2+ dans le cytoplasme cellulaire, et
3) la pompe H+/K+ située dans la membrane apicale des cellules pariétales gastriques, responsable de la sécrétion d'acide chlorhydrique.

Ca2+-ATPase sigle. f.

pompe à calcium

canrénoate de potassium l.f.

antialdostérones

[G5]

potassium n.m.

Élément de numéro atomique 19 et de masse atomique 39,1, métal univalent, blanc argenté, de consistance molle, réagissant fortement avec l'oxygène, l'eau, les acides et les halogènes (combustion spontanée au contact du brome et de l'iode), engage dans un grand nombre de sels tels que silicates, sulfates, nitrates, carbonates, etc..
Le potassium existe dans la nature, dans l'eau de mer, dans diverses roches, surtout sous forme de silicates et de chlorures, et comme élément constitutif essentiel des organismes végétaux et animaux. Il se trouve sous forme d'ion K+ dans le cytoplasme cellulaire. Chez les végétaux il joue un rôle important dans la photosynthèse et les processus de croissance. Chez les animaux le potassium est le cation intracellulaire le plus important (70 à 150 mEq/L).
La concentration de potassium dans le plasma humain et dans les liquides interstitiels est seulement de 4 à 5 mEq/L : dans les érythrocytes il est de 125 mEq/L. La teneur totale de potassium chez l'adulte est de l'ordre de 150 g (3 800 mEq). Les ions potassium, avec les ions sodium, sont essentiels au maintien de la perméabilité sélective cellulaire, de l'excitabilité des fibres nerveuses et de la contraction musculaire ; c'est le passage des ions K+ du milieu intracellulaire vers le milieu extracellulaire qui produit la dépolarisation de la membrane cellulaire et l'apparition du potentiel d'action. Le potassium exerce une action dépressive sur le système nerveux central, le cœur et la musculature striée et lisse et favorise la diurèse.
Le besoin de l'Homme en potassium est voisin de 3 g par jour. L'excrétion urinaire du potassium est le fait d'une sécrétion dans le tube contourné distal, par échange avec le sodium ; elle est donc activée par l'aldostérone. Le manque de potassium entraîne l'hypokaliémie, avec faiblesse musculaire et de la somnolence, ainsi que des troubles cardiaques (allongement de l'onde T sur l'électrocardiogramme), une acidose intracellulaire et une alcalose extracellulaire.
La concentration de  potassium dans les liquides biologiques peut être dosée par photométrie de flamme ou surtout, actuellement, par des électrodes spécifiques. Dans le plasma humain normal, elle est de 3,6 à 4,5 mmol/L. Une diminution de la concentration du potassium plasmatique (hypokaliémie) peut être secondaire à une carence d’apport, à des pertes urinaires ou digestives, ou à des troubles de la répartition du potassium entre les liquides extra et intracellulaires. Inversement, une augmentation de la concentration du potassium plasmatique (hyperkaliémie) peut s’observer en cas d’apport parentéral excessif, de défaut d’élimination rénale, ou du passage de potassium des liquides intracellulaires vers le plasma.

H. Davy, Sir, chimiste et physicien britannique (1778-1829)

Étym. angl. potassium (mot latinisé par Davy en 1808 à partir de potash, du néerlandais potasschen : cendres du creux de l'âtre

Syn. kalium (désuet)

Symb. K

kalièmie, kaliurie

potassium 40   n.m.

40potassium

Radioélément naturel, émetteur bêta et γ, de période 1,4.109 ans
Il contribue à l'irradiation naturelle pour 0,2 mS par an.

Symb. 40K

syndrome de paralysie périodique sensible au potassium-dysrythmie cardiaque l.m.

Ellen D. Andersen, médecin interniste danoise (1971) ; R. Tawil, neurologue américain (1994)

Syn. syndrome d’Andersen-Tawil

Andersen-Tawil (syndrome d')

amidotrizoate de sodium et de méglumine l.m.

sodium and meglumine amidotrizoate

Produit de contraste triiodé qui se présente sous deux formes d’utilisation injectable et orale.
1- Le produit hydrosoluble, de haute osmolalité, se présente lui-même sous deux formes :
-une solution à 76% contenant 370 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire et vasculaire), destinée aux urographies intraveineuses, à la scanographie et à certaines explorations vasculaires (artériographies périphériques, aortographies, coronarographies etc.) ;
- une solution à 30% contenant 146 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire perfusion) réservé aux urographies par perfusion et aux cystographies.
Ce produit tend à être abandonné, supplanté par les produits de contraste tri-iodés non ioniques de basse osmolalité, plus coûteux mais mieux tolérés.

2- La forme orale ou rectale non injectable à 370 mg. d'iode/mL (Gastrografine®) est réservée à l'exploration radiologique du tube digestif en cas de contrindications des sels de baryum, telles que les suspicions de perforations et d'hémorragie.

[B2, B3, C1, G3]

Édit. 2020

chlorure de sodium l.m.

sodium chloride

D’origine marine ou minière (sel gemme), servant à assaisonner ou à conserver les aliments, il constitue la forme essentielle de l’apport de sodium à l’organisme.
Les besoins physiologiques, sous un climat tempéré, sont de 6g par jour. Son usage excessif par la population générale est actuellement bien établi. Sa suppression de l’alimentation, prescrite en présence d’une insuffisance cardiaque, d’une hypertension artérielle ou d’œdèmes, s’avère difficile en raison de sa présence « masquée » dans de nombreux aliments sans goût salé. L’élimination urinaire est accrue par la prescription de diurétiques.
Symb. Na Cl

sodium, diurétique (traitement)

[C2,R2]

cristaux d'urate de sodium l.p.m.

crystals of sodium urate

Cristaux observés au cours de la goutte, en aiguilles, à bouts pointus ou émoussés, libres ou inclus dans des polynucléaires.
La présence de microcristaux d'urate de sodium dans le liquide articulaire est pathognomonique de l'inflammation goutteuse. Examinés en lumière polarisée, ils possèdent une forte biréfringence négative. Souvent de grande taille, ils peuvent "embrocher" les polynucléaires de part en part. Avec un compensateur rouge, les cristaux sont jaunes quand ils sont parallèles à l'axe du compensateur, et bleus quand ils sont perpendiculaires à cet axe. Ils sont dissous par l'uricase, mais non par l'EDTA.

goutte, lithiase rénale,

[R1,M1]

hyaluronate de sodium l.m.

hyaluronate (sodium)

Sel sodique de l'acide hyaluronique.
L'utilisation d'hyaluronate de sodium à 1% extrait de la matrice extracellulaire de la crête de coq) pour la protection endothéliale a été décrite en 1981. Son excellente biocompatibilité explique son utilisation en chirurgie oculaire et en particulier dans la chirurgie de la cataracte.

viscochirurgie

[C1,P2]

hypochlorite de sodium l.m.

sodium hypochlorite

Dérivé oxygéné du chlore, stable seulement en solution aqueuse, surtout utilisé comme désinfectant particulièrement actif contre bactéries et virus.
Pour une désinfection grossière en cas d’urgence et générale de locaux, on utilise aussi le “chlorure de chaux”, hypochlorite de calcium impur. Les chloramines sont d’un maniement plus facile et de moindres effets irritants.

eau de Javel, solution de Dakin, eau de Labarraque, chloramines, degré chlorométrique

[C1]

ioxaglate de sodium et de méglumine l.m.

sodium and meglumine ioxaglate

Produit de contraste hexaiodé de basse osmolalité.
Il est présenté en solutions prêtes à l'emploi de quatre concentrations différentes : 160 mg d'iode/mL plus particulièrement indiqué en angiographie numérisée et en phlébographie; 350 d'iode/mL en angiocardiographie.
La solution à 320 d'iode/mL a des indications très étendues : urographies, angiographies sous toutes leurs formes (y compris cérébrales), arthrographies, hystérosalpingographies, sialographies, etc. L'hexabrix ne peut être injecté par voie subarachnoïdienne.

ioxitalamate de sodium et de méglumine et ioxitalamate de méglumine l.m.

meglumine ioxitalamate andsodium and meglumine ioxitalamate

L'ioxitalamate de méglumine et l'ioxitalamate de sodium et de méglumine sont des produits de contraste de haute osmolalité.
Il existe sous cinq formes : 1- ioxitalamate de sodium et de méglumine en solution contenant 350 mg d'iode/mL, pour l'urographie, l'angiographie et certaines explorations vasculaires ; 2- ioxitalamate de méglumine en solution à 300 mg d'iode/mL, sans sodium, utilisable également en urographie intraveineuse et en scanographie, mais plus particulièrement en angiographie cérébrale et en phlébographie ; 3- ioxitalamate de sodium en solution à 120 mg d'iode/mL, réservé aux urographies par perfusion, aux cystographies et aux cholangiographies peropératoires ; 4- ioxitalamate de méglumine présenté en solution à 250 mg d'iode/mL pour injection intra-utérine, solution rendue suffisamment visqueuse par la présence de polyvidone ; 5- ioxitalamate de méglumine présenté en solution buvable et rectale pour les explorations du tube digestif, spécialement en cas de contrindication du sulfate de baryum. Il tend à être supplanté, dans les explorations vasculaires, par les triiodés non ioniques de basse osmolalité, plus coûteux mais mieux tolérés.

lactate de sodium l.m.

sodium lactate

Sel alcalin de masse moléculaire 112,1 g de l'acide lactique, chaque gramme de lactate contient 8,9 mmol de sodium neutralisé par autant d'ions lactiques.
La solution molaire (11,2 %) est utilisée en réanimation pour la correction des acidoses. Le lactate entre aussi dans la composition de la solution de Ringer-lactate utilisée comme solution de remplissage. La solution molaire est hypertonique, elle doit être administrée par voie intraveineuse stricte (risque de nécrose en cas de perfusion extravasculaire).
Les principales utilisations sont :
- la compensation des acidoses métaboliques par transformation du lactate en bicarbonate dans le foie : contrindication en cas d'insuffisance hépatique (risque d'acidose lactique) ;
Actuellement on utilise plus volontiers d'autres alcalinisants, tels le bicarbonate de Na, le citrate de K ou de Na (ce dernier est utilisé per os en préopératoire pour neutraliser l'acidité gastrique, notamment en anesthésie obstétricale) et l'acétate de Na (utilisé pour alcaliniser les bains d'hémodialyse).

mono-iodo-méthane-sulfonate de sodium l.m.

Premier produit de contraste iodé hydrosoluble, donc résorbable, à pouvoir s'injecter par voie intrathécale.
Très irritant, il nécessitait une rachianesthésie et contrindiquait de façon absolue sa mise au contact de la moelle ou du cerveau. Actuellement remplacé par certains produits de contraste triiodés hydrosolubles non ioniques.

S. Arnell et F. Lidström, médecins radiologues suédois (1931)

nitroprussiate de sodium l.m.

Vasodilatateur puissant agissant, par voie intraveineuse, directement sur les artères et les veines.
Il est prescrit en présence d’une hypertension maligne ou pour obtenir en anesthésie une hypotension contrôlée. La baisse tensionnelle immédiate proportionnelle à la dose est rapidement réversible

hypertension maligne, hypotension contrôlée

pompe à sodium n.f . 

sodium / potassium adenosyltriphosphatase

sodium n.m.

sodium

1) Elément de numéro atomique 11 et de masse atomique 23, du groupe des métaux alcalins.
Métal blanc argenté, il est généralement conservé à l'abri de l'air, car il brûle spontanément et en milieu anhydre, avec une flamme jaune. Il réagit violemment avec l'eau pour donner de la soude et de l'hydrogène. Les sels de sodium sont tous solubles dans l'eau où ils sont totalement ionisés. Le sodium intervient dans de très nombreux constituants pour neutraliser les restes acides.
2) En médecine, l’ion Na+ est le constituant essentiel du milieu extracellulaire dont il détermine la pression osmotique et sa teneur plasmatique est voisine de 140 mMol/L.
Le sodium est présent dans tous les tissus animaux et végétaux (surtout ceux proches de la mer).Les cellules en sont très pauvres. Il en est éliminé par des canaux intra-membranaires sous l’action des « pompes à sodium », grâce à l'énergie fournie par l'hydrolyse de l'ATP. L'élimination rénale est sous la dépendance du système rénine-angiotensine-aldostérone mis en jeu par les variations hémodynamiques. Elle est accrue par les médicaments diurétiques. Une perte de sodium d'origine digestive (vomissements, diarrhée, fistule digestive), cutanée (sudation importante) ou rénale (défaut de reprise tubulaire), entraîne une déshydratation extracellulaire. La rétention de sodium (secondaire aux insuffisances cardiaque et hépatique ou à un syndrome néphrotique…) est à l’origine d’une hyperhydratation intra-cellulaire traduite par des œdèmes.

Étym. lat. médiéval soda : soude (de l'arabe suwwald : soude, une plante halophyte, telle que la Salicorne, des cendres desquelles on tirait la soude caustique)

Symb. 11Na23

membranaire (transport), natrémie, chlorure de sodium, diurétique (traitement)

sodium (chlorure de) l.m.

Forme essentielle de l’apport de sodium à l’organisme

D’origine marine ou minière (sel gemme), il sert à assaisonner ou à conserver les aliments.
En climat tempéré ses besoins physiologiques sont de 6 g. par jour. Son usage excessif par la population générale est actuellement bien établi. Sa suppression de l’alimentation, prescrite en cas d’œdèmes, d’hypertension artérielle ou d’insuffisance cardiaque, s’avère difficile en raison de sa présence « masquée » dans de nombreux aliments sans goût salé. Son élimination urinaire est accrue par la prescription de diurétiques.

stibiogluconate de sodium l.m.

sodium stibiogluconate

Médicament stibié, c'est-à-dire à base d’antimoine, utilisé pour le traitement des leishmanioses viscérales.
Comme les autres dérivés stibiés, ce produit présente des risques d’intolérance (toux, éruptions, troubles digestifs) ou de stibio-intoxication (atteintes polynévritiques, rénales ou hépatiques). Il existe des stibiorésistances.

antimoine

syndrome valproate de sodium l.m.

sodium valproate syndrome

Malformation du tube neural due à l'ingestion de valproate en début de grossesse.

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