Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Adams-Stokes (syndrome de) l.m.

R. Adams (1827) et W. Stokes (1846), médecins irlandais

Syn. pouls lent permanent

Stokes-Adams(syndrome de), stimulateur cardiaque

[K2]

Édit. 2020

Cheyne Stokes (respiration de) l.f.

Cheyne Stokes’ breathing

Trouble respiratoire caractérisé par la survenue d'une apnée plus ou moins prolongée à laquelle succède une série de mouvements respiratoires d'amplitude croissante puis une série de mouvements d’amplitude décroissante aboutissant à une nouvelle pause.
Le trouble serait la conséquence de l'effet sur le centre respiratoire des troubles métaboliques de l'urémie terminale. Il est désormais prévenu par la mise en route au moment adéquat des méthodes d'épuration extrarénale. Il s’observe aussi dans l’insuffisance cardiaque, lors de certaines atteintes du tronc cérébral et chez l’obèse.

J. Cheyne (1818) et W. Stokes, médecins irlandais (1854)

[K1,N1]

Cheyne Stokes (respiration de) l.f.

Cheyne Stokes’ breathing

J. Cheyne (1818) et W.Stokes, médecins irlandais (1854)

respiration de Cheyne Stokes

[K1,N1]

déplacement anti-Stokes l.m.

anti-Stokes shift

Lors de l’excitation d’un corps fluorescent, déplacement du photon d’émission vers une longueur d’onde plus courte et donc plus énergétique que la longueur d’onde du photon d’excitation (incident).
Ce déplacement est contraire à la loi de Stokes d’après laquelle l’énergie d’un photon est inversement proportionnelle à sa longueur d’onde (λ) et, par conséquent, le rayonnement d’émission secondaire qui est moins énergétique, doit avoir une λ plus longue que le rayon d’excitation. Un effet inverse, paradoxal, est obtenu en microscopie biphotonique (ou multiphotonique) en laser pulsé où le rayonnement incident d’excitation est fait de deux photons (ou plus) émis successivement dans un temps très court (10-15s). Comme la réaction électronique du récepteur (le fluorochrome en cas d’étude en fluorescence) nécessite un temps plus long (10-9s), il ne perçoit qu’un seul impact et l’émission secondaire ne se fait qu’avec un seul photon. L’énergie de deux photons incidents récupérée par un seul photon d’émission secondaire étant plus grande, sa longueur d’onde sera plus courte. Le principal avantage de cette méthode est d’utiliser un rayonnement incident de faible énergie pour ne pas léser les tissus ou organes examinés.

G. G. Stokes, Sir, mathématicien britannique (1819-1903)

Stokes (loi de) ,microscopie biphotonique, fluorescence, fluorochrome

dyspnée de Cheyne-Stokes l.f.

Cheyne-Stokes’ breathing, Cheyne-Stokes’ dyspnea

Variété particulière de respiration pathologique, caractérisée par une pause respiratoire plus ou moins prolongée, à laquelle succède une série de respirations d'amplitude croissante, suivie d'une autre série d'amplitude décroissante, aboutissant à une nouvelle pause, et ainsi de suite.
Elle peut s'observer dans l'insuffisance cardiaque ou rénale, chez l'obèse et lors de certaines atteintes du tronc cérébral.

J. Cheyne, médecin irlandais (1818) ; W. Stokes, médecin interniste irlandais (1854)

Étym. gr. dyspnoia : dyspnée

loi de Stokes l.f.

Stokes’ law

visible.

G. G. Stokes, Sir, mathématicien et physicien britannique  (1852)

Stokes (loi de)

Stokes-Adams (syndrome de) l.m.

Stokes-Adams’ syndrome

Ensemble d’accidents nerveux (perte de connaissance à début et terminaison brusques, parfois suivie de chute, vertiges, crise d’épilepsie voire mort subite) provoqués par un arrêt plus ou moins long de la circulation céphalique entraînant une anoxie cérébrale momentanée.
Ces pauses circulatoires sont presque toujours en rapport avec un trouble grave de la conduction cardiaque. Le diagnostic est aisé lorsqu’un ralentissement important de la fréquence cardiaque peut être mis en évidence et, à fortiori, si l’enregistrement ECG pratiqué pendant l’épisode ou ultérieurement met en évidence un bloc auriculo-ventriculaire du 2ème ou du 3ème degré. Le pronostic a été transformé par la stimulation cardiaque électrique. Dans les formes graves et répétitives on peut mettre en place, par voie endocavitaire, une sonde d’entraînement électrosystolique avec stimulateur définitif.

R. Adams, chirurgien irlandais (1827), W. Stokes, médecin irlandais (1846), G.B. Morgagni, anatomiste italien (1761)

Syn. Adams-Stokes (maladie d’), Morgagni-Adams-Stokes (maladie de)), pouls lent permanent

pouls lent permanent, stimulateur cardiaque

Stokes (loi de) l.f.

L’énergie d’un photon étant inversement proportionnelle à sa longueur d’onde, la longueur d’onde

de la radiation émise par fluorescence est supérieure à celle de la radiation excitatrice.
En cas de fluorescence il y a une perte d’énergie entre l’excitation par le photon incident et
l’émission secondaire. Le photon d’émission, moins énergétique, a donc une longueur d’onde
supérieure à celle du photon d’excitation (λ décalé vers le rouge). La distance séparant les
maxima des spectres d’excitation et d’émission, mesurée en longueur d’onde est appelée
« déplacement de Stokes » (angl. Stokes shift) ; il est caractéristique d’un fluorochrome et, en cas
de fluorescence intrinsèque (primaire), il est caractéristique de l’atome ou la molécule excitée.
Un déplacement inverse peut s’observer (anti Stokes) en particulier dans l’excitation
biphotonique. Dans ce cas deux photons incidents, agissant ensemble, ont au total une énergie
double pour une longueur d’onde donnée ; ils provoquent l’émission d’un seul photon d’énergie
supérieure et donc de longueur d’onde inférieure : le déplacement de Stokes est inversé et une
excitation dans l’infrarouge donnera une émission décelable dans le spectre visible.

G. G. Stokes, Sir, mathématicien et physicien britannique  (1853)

rayonnement de fluorescence, microscopie biphotonique

syndrome de Stokes-Adams l.m.

Stokes-Adams’ syndrome

R. Adams, chirurgien irlandais (1827), W. Stokes, médecin irlandais (1846), G.B. Morgagni, anatomiste italien (1761)

Stokes-Adams (syndrome de)