abcès amibien l.m.
amoebic abscess
Abcès provoqué par Entamœba histolytica, de localisation colique ou hépatique.
1) L’abcès colique "en bouton de chemise" accompagne la phase intestinale aigüe d'une amibiase. Il correspond à une collection située dans la sous-muqueuse, communiquant avec une ulcération muqueuse par un étroit pertuis au travers de la muscularis mucosae.
2) L’abcès hépatique représente une des principales complications de l’amibiase.
Parfois très volumineux (plusieurs litres dans les cas extrêmes), il contient un pus normalement aseptique coloré par un mélange de bile et de sang (pus « chocolat »).
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ amibiase, dysenterie amibienne, abcès amibien du foie
[A2, D1, L1 ]
Édit. 2020
abcès amibien du foie l.m.
amoebic liver abscess
Abcès du foie causé par Entamœba histolytica.
Le séjour en pays d'endémie peut être ancien, voir inconstant en cas de contamination autochtone ; un antécédent de dysenterie est très inconstant. Le tableau clinique est celui d’une hépatomégalie fébrile, superposable à celui d’un abcès à pyogènes. L’imagerie montre une lésion hypoéchogène ou hypodense de taille variable. Le diagnostic est affirmé en présence d’une sérologie spécifique positive qui complète un tableau anamnestique clinique et échographique évocateur. Le métronidazole est le traitement de choix. La ponction à visée diagnostique est superflue et la ponction aspiration à visée thérapeutique n'est pas systématique. La ponction sous échographie ou scanner peut être indiquée à visée diagnostique en cas de doute et/ou en cas de risque élevé de rupture dans le péricarde, en particulier pour les abcès situés dans le lobe gauche du foie. Elle est discutée au cas par cas, en présence d'une résistance au traitement médical ou d'un abcès de plus de 10 cm de diamètre. L’appréciation de l’efficacité du traitement est clinique, l’imagerie pouvant rester pathologique des mois ou même des années après la guérison.
Hsin-Hui Wang, médecin taiwanais (2018)
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ hépatite amibienne, abcès amibien, métronidazole
[D1, L1]
Édit. 2020
Entamœba histolytica minuta
l.f.
[D1, L1]
Édit. 2019
amibien adj.
amoebic
Qui est relatif aux amibes.
En pratique, s’applique surtout à Entamœba histolytica.
[D1]
Édit. 2020
Balantidium coli .
Balantidium coli
Protozoaire cilié de forme ovoïde mesurant 50 à 200 µm de long pour 20 à 60 µm de large comportant une forme végétative et une forme kystique, également volumineuse qui mesure 50 à 60 µm.
La forme kystique est impliquée dans la transmission du parasite qui se multiplie dans la paroi intestinale et peut passer dans la circulation portale. C’est normalement un parasite du gros intestin du Porc et de différents Singes. Sa fréquence, très faible en France, est maximale en Afrique (élevage du Porc). Il peut provoquer des diarrhées importantes, parfois chroniques d’intensité variable, voire une véritable dysenterie balantidienne. Les localisations extra-intestinales sont exceptionnelles. Sa transmission peut être interhumaine. De nombreux antibiotiques sont actifs sur le Balantidium coli.
Édit. 2017
dénombrement des Escherichia coli dans les eaux l.f.
enumeration of the Escherichia coli in waters
Considéré comme indicateur de contamination fécale, des valeurs limites de ce paramètre figurent dans toutes les réglementations concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux usées traitées et les eaux de baignade. Il est généralement accompagné, au moins, du dénombrement des entérocoques fécaux.
Entamoeba coli l.f.
Entamoeba coli
Amibe dont les formes végétatives mesurent 15 à 20 µm de diamètre et dont les kystes, volumineux, de 15 à 20 µm, possèdent huit noyaux.
Vivant dans la lumière du gros intestin, ce micro-organisme se nourrit de débris divers mais n’est jamais hématophage. Son pouvoir pathogène est nul ou très limité.
→ amibe
[D1, L1]
Édit. 2020
Escherichia coli entérohémorragique l.m.
enterohemorragic Escherichia coli
[D1, L1]
Édit. 2020
Escherichia coli entéro-invasif
l.m.
enteroinvasive
En colonisant les cellules de la paroi intestinale, Escherichia coli peut devenir entéro-invasif.
[D1, L1]
Édit. 2020
Escherichia coli entéropathogène
l.m.
Escherichia coli enteropathogenic
[D1, L1]
Édit. 2020
Escherichia coli
Escherichia coli
Bacilles à Gram négatif, aéroanaérobies, encore appelés colibacilles, appartenant au genre Escherichia et à la famille des Enterobacteriaceae.
Ils font partie de la flore fécale normale. On distingue de nombreux sérotypes.
Les Escherichia coli sont à l’origine d’infections communautaires et nosocomiales. Ils sont, en premier lieu, responsables d'infections urinaires. Mais ils provoquent aussi d’autres infections : bactériémies, méningites, pneumopathies, infections intraabdominales, endocardites, infections post-chirurgicales et de matériel prothétique, ostéo-arthrites, etc. Certains sérotypes déterminent des infections néonatales. Enfin, des sérotypes particuliers entrainent des infections digestives parfois transmissibles (voie manuportée) : E. coli entéropathogènes (diarrhées aigües chez l’enfant), E. coli entérotoxinogènes (diarrhée aigüe du voyageur ou turista), E. coli entéro-invasifs (syndrome dysentériforme), E. coli entérohémorragiques (diarrhée sanglante parfois compliquée d’un syndrome hémolytique et urémique et d’une insuffisance rénale aigüe) ; ces divers syndromes relèvent du péril fécal. Certaines souches d’Escherichia coli ont développé des résistances vis-à-vis d’antibiotiques auxquels elles étaient primitivement sensibles : pénicillines du groupe A, céphalosporines, cotrimoxazole, aminosides, fluoroquinolones.
Th. Escherich, pédiatre et bactériologiste allemand (1886)
Syn. colibacilles
[D1]
Édit. 2018
Escherichia Coli Nissle
Escherichia coli Nissle
Variété de colibacille dépourvue de gène de virulence et pourvue de gènes transférés à partir d’autres bactéries lui conférant la fonction d’antibiotique naturel.
Cette bactérie est utilisée comme probiotique dans le traitement de troubles intestinaux d’origine infectieuse. Son utilisation a été freinée par le fait qu’elle produit aussi une toxine qui favoriserait la survenue de cancer du côlon.
Étym. Nissle : nom du militaire allemand chez lequel la bactérie a été identifiée en 1917
Sigle EcN
[D1, L1]
Édit. 2020
abcès n.m.
abscess
Terme générique : amas de pus collecté dans une cavité néoformée résultant de la nécrose de liquéfaction d’un tissu solide refoulant les tissus mous voisins.
Il fait suite à un processus inflammatoire sous la dépendance d’un agent bactérien, mycosique ou chimique. La cavité s’entoure d’un tissu de granulation. L’évolution peut se faire vers la fistulisation, l’enkystement ou la résorption. Il existe de multiples variétés d’abcès selon l’anatomie pathologique, l’étiologie, le type clinique, les localisations topographiques.
Le terme abcès chaud fait référence à des abcès inflammatoires dus à des bactéries pyogènes, tandis que celui d'abcès froid correspond à des formes peu inflammatoires provoquées par ex. par la tuberculose, la syphilis, les mycoses profondes.
Étym. lat. abcessus, de abcedere : écarter
Syn. collection purulente, diapyème (désuet)
[A2, D1]
Édit. 2020
abcès anal l.m.
anal abscess
Collection de pus autour de l'anus secondaire à une infection d’une des glandes présentes à la partie haute du canal anal dans l'épaisseur du muscle sphinctérien.
Les causes sont multiples : diverticulite intestinale, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn. maladie de Verneuil. L'évolution peut se faire vers l'apparition d'une fistule avec la peau ou un autre organe comme le vagin ou la vessie.
→ diverticulite colique, rectocolite hémorragique, Crohn (maladie de), Verneuil (maladie de)
[D2,L1,L2]
Édit. 2017
abcès arthrifluent l.m.
arthrifluent abcess
Collection purulente provenant d’une articulation, le plus souvent abcès froid d’origine tuberculeuse, pouvant migrer à distance de l’articulation d’origine.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner ; gr. arthron : articulation ; lat. fluerer : couler
[D1, I1]
Édit. 2020
abcès caséeux l.m.
caseous abscess
Abcès froid tuberculeux dont le contenu est blanchâtre et pâteux.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner, caseum : fromage
[A3, D1]
Édit. 2020
abcès cérébelleux l.m.
cerebellar abscess
Abcès à bactéries pyogènes, de localisation cérébelleuse.
Plus rares que les abcès cérébraux (moins de 10%), ils surviennent à proximité d'un foyer de suppuration otomastoïdienne, parfois par l'intermédiaire d'un envahissement des sinus veineux transverse et latéral. Ils ont été décrits également dans les cardiopathies congénitales, qui sont responsables d'embolies septiques.
La symptomatologie comporte une hypertension intracrânienne, des signes cérébelleux, une atteinte des nerfs crâniens et des signes de compression du tronc cérébral.
L'imagerie (IRM notamment) permet de distinguer un abcès intra-cérébelleux (le plus souvent lobaire) d'un abcès extradural ou de l'angle pontocérébelleux.
Le diagnostic différentiel ne se fait parfois que lors de l'intervention, avec les tuberculomes, les localisations parasitaires, mycosiques, et surtout les tumeurs.
Le traitement est antibiotique au stade pré-suppuratif et neurochirurgical au stade collecté. La mortalité reste lourde.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, H1]
Édit. 2020
abcès chaud l.m.
acute abscess
Abcès d’évolution rapide, se traduisant par des signes inflammatoires aigus.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1]
Édit. 2020
abcès cristallinien l.m.
lens abscess
Infection purulente du cristallin, d'origine accidentelle ou chirurgicale, après ouverture de sa capsule.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, P2]
Édit. 2020
abcès de fixation l.m.
fixation abcess
Thérapeutique historique des états infectieux par l’injection sous-cutanée d’essence de térébenthine.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, G5]
Édit. 2020
abcès de la cloison nasale l.m.
septum abscess
Collection purulente le plus souvent secondaire à un hématome non traité de la cloison.
Il peut entraîner une nécrose du cartilage puis un affaissement de l’arête nasale.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, P1]
Édit. 2020
abcès de la glande de Bartholin l.m.
Stade aigu abcédé de la bartholinite
C. Bartholin, anatomiste danois (1655-1738)
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, O3]
Édit. 2020
abcès de l'aréole du sein l.m.
abscess of the nipple
Infection cutanée superficielle de l'aréole du sein, survenant souvent à l'occasion d'un allaitement.
Il est traité par les antibiotiques, et éventuellement incisé.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, O5]
Édit. 2020
abcès de l'ovaire l.m.
ovarian abscess
Suppuration collectée de l'ovaire en général secondaire à une salpingite aigüe ou à un pyosalpinx.
Le tableau clinique est celui d'une suppuration profonde avec péritonite localisée. Il nécessite une cœlioscopie ou une laparotomie et une annexectomie. Il est dû à un germe aérobie ou anaérobie et parfois au bacille de Koch.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ salpingite aigüe, pyosalpinx, péritonite, annexectomie
[D1, O3]
Édit. 2020
abcès diverticulaire colique l.m.
diverticulum colic abscess
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner; diverticulum : chemin détourné
→ diverticulite du côlon sigmoïde
[D1, L1]
Édit. 2020