Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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biotransformation n.f.

biotransformation

1) Dans son acception générale, ensemble des processus qui s'accomplissent, in vivo le plus souvent, grâce à des systèmes enzymatiques, et qui modifient la structure chimique des substances étrangères introduites dans l'organisme, ces dernières se transformant en des métabolites, qui peuvent être actifs (activation métabolique) ou inactifs (inactivation métabolique).
Les biotransformations comportent en général deux phases : au cours de la première, les composés lipophiles sont transformés en composés plus polaires, plus hydrosolubles, par un mécanisme général commun aux êtres vivants ; au cours de la seconde, interviennent des réactions de conjugaison qui montrent de nettes spécificités d'espèces.
2) Dans son acception métabolique, modification de la structure chimique d'un xénobiotique (médicament ou agent de l'environnement) ou de substance endogène, sous l'effet des enzymes de l'organisme.
La biotransformation des médicaments constitue une fonction essentielle du foie permettant à l'organisme la transformation de produits liposolubles en métabolites hydrosolubles, plus faciles à éliminer.
Les principales biotransformations sont constituées de réactions d'oxydation, de réduction, d'hydrolyse et de conjugaison (glucuronoconjugaison, sulfoconjugaison, acétylation, etc.).
La biotransformation des médicaments peut être fortement altérée en cas de cirrhose.

Édit. 2017

maladie infectieuse émergente l.f.

emerging infectious disease

Maladie humaine ou animale de connaissance nouvelle ou présentant des caractères cliniques, épidémiologiques ou thérapeutiques nouveaux.
La notion de maladie infectieuse émergente est utilisée depuis les années 1980 pour désigner une maladie infectieuse apparemment nouvelle (il ne s'agit pas, à proprement parler, une "maladie nouvelle" mais une maladie ignorée jusque là) ou présentant un aspect particulier inconnu jusqu'alors. Il peut, en premier lieu, s'agir d'une maladie due à un agent infectieux de découverte récente (par exemple: SRAS- Syndrome Respiratoire Aigü Sévère). Par la suite, dans une acception plus large, l'expression a servi à désigner un aspect inhabituel d'une maladie déjà connue : tableau clinique particulier jamais ou exceptionnellement observé auparavant (par exemple: dengue hémorragique), infection d'un nouvel hôte (par exemple: premiers cas humains d'infection par le VIH), extension de la maladie à une région indemne jusque là (par exemple: implantation du virus West Nile sur le continent américain), ou même apparition d'une résistance de l'agent infectieux aux thérapeutiques habituelles (par exemple: tuberculose multirésistante). Dans une acception sans doute trop large, l'expression est parfois employée pour désigner la survenue d'une épidémie quelle qu'en soit la cause.

santé n.f.

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».
Cette définition est celle du préambule1 de 1946 à la Constitution de l'organisation mondiale de la santé (OMS). Elle n'a pas été modifiée depuis.
 A l’origine, état satisfaisant des fonctions physiques et mentales d’une personne.
 Aujourd’hui, conditions bonnes ou mauvaises dans lesquelles s’exercent les fonctions d’un organisme vivant, compte tenu des variations de son milieu, de son âge, etc.
 La première acception est statique et synonyme de bonne santé. Ainsi, selon l’OMS, la santé est un état de complet bien être physique, mental et social, et ne constitue pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité.
La deuxième acception est dynamique et se réfère à l’obligation faite à l’homme de s’adapter en permanence aux changements de son environnement physique, social, professionnel et aux étapes de sa vie. Les possibilités adaptatives propres aux êtres vivants caractérisent la santé et la maladie.
Par analogie, on applique le terme santé également aux animaux et aux plantes.

santé communautaire santé mentale santé publique santé publique vétérinaire santé scolaire

Alzheimer (maladie d') l.f.

Alzheimer’s disease

Affection cérébrale dégénérative responsable de troubles cognitifs et comportementaux qui retentissent sur l’autonomie du malade.
La maladie d’Alzheimer est une affection neuro-dégénérative du cerveau. Elle résulte d’une perte de neurones qui affecte le cortex cérébral et certains noyaux sous-corticaux. Celle-ci prédomine dans la région temporale interne (complexe hippocampo-amygdalien) et, habituellement, le carrefour temporo-pariéto-occipital. Elle atteint aussi, notamment, le noyau basal de Meynert cholinergique. Elle est associée principalement à des anomalies de deux protéines. Il s’agit, d’une part, du peptide Abêta -principalement sous ses formes Abêta 40 et 42, aussi appelé amyloïde (mal conformé, sous forme fibrillaire); il se dépose dans l’espace extra-cellulaire du tissu cérébral où il forme le centre des plaques séniles et dans la paroi des vaisseaux (angiopathie amyloïde). On observe, d’autre part, l’accumulation de la protéine τ (ou TAU) hyperphosphorylée, elle aussi mal conformée, dans certains neurones. Elle forme des agrégats fibrillaires dans la région péri-nucléaire du neurone (les dégénérescences neuro-fibrillaires) et s’accumule dans ses prolongements et leurs synapses dont elle entraîne la dégénérescence. Ceux-ci entourent progressivement les plaques séniles qui sont alors appelées «matures». Il en résulte une perte neuronale diffuse du cortex cérébral, initiale puis maximale dans la région temporale interne (complexe hippocampo-amygdalien) gagnant le carrefour temporo-pariéto-occipital, progressant dans les aires associatives pluri- puis uni-modales, épargnant les aires primaires (moteurs, sensitifs…)
Décrite initialement dans le presenium (avant 65 ans), sa définition s’est secondairement élargie pour englober aujourd’hui la forme dite «sénile» dans une seule et même entité. Dans cette acception élargie, elle représente la plus fréquente des démences, rendant compte de plus de 70% des cas. On recense aujourd’hui 3 à 4 000 000 de cas de maladie d’Alzheimer en France.
L’âge est un facteur de risque important. Mais si la maladie est liée à l’âge, elle n’est pas due au vieillissement: un début précoce, avant 65 ans n’est pas rare. La maladie se caractérise le plus souvent, au point de vue clinique, par des troubles cognitifs (troubles de la mémoire épisodique, souvent inauguraux, du langage, des schémas gestuels, des fonctions visuo-spatiales et exécutives) accompagnés de modifications du comportement (apathie, déambulation, impulsivité, agressivité, …) et de l’humeur (dépression ou, au contraire, euphorie…) qui interférent progressivement avec les activités de la vie quotidienne et créent un état de dépendance, marqueurs du syndrome démentiel. Elle s’accompagne parfois de troubles psychiatriques (hallucinations…). D’autres formes cliniques de la maladie ont été décrites: démence sémantique, aphasie primaire progressive, variante visuelle ou syndrome cortico-basal, où dominent un syndrome parkinsonien asymétrique et une apraxie. Elles pourraient concerner jusqu’à 30% des cas. L’examen neuropsychologique permet de mieux qualifier les déficits cognitifs. Parmi les multiples tests, très utiles si les automatismes du patient lui permettent de faire illusion, sera seulement citée le "Mini Mental State Examination" (MMSE ou MMS). Les examens complémentaires (biomarqueurs sanguins, neuro-imagerie cérébrale classique) sont proposés pour écarter une autre cause, éventuellement curable, de syndrome démentiel (lésions vasculaires, inflammatoires, infections…). Des examens plus spécifiques (concentration du peptide bêta amyloïde et des protéines tau et 14.3.3 du liquide cérébro -spinal; mesure volumique de l’hippocampe en imagerie en résonance magnétique; tomographie par émission de positons (PET) au fluorodeoxyglucose, voire PET amyloïde ou tau) sont disponibles dans certains centres experts et permettent de reconnaître la maladie à un stade plus précoce, avant même l’apparition de troubles cognitifs.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d'), Alzheimer (apathie dans la maladie d'), Folstein (minimental  test de), Mini Mental State Examination (modèle d'interrogatoire)

[H1,H3]

Édit. 2017

autolyse n.f.

autolysis

Nécrose cellulaire ou tissulaire liée à une digestion des constituants cellulaires.
Elle s’effectue par libération des enzymes lysosomiques.
Une acception à ne pas propager est celle du suicide.

Étym. gr. autos : soi-même ; luein : dissoudre

suicide

aversion n.f.

aversion.
Dans son acception médicale, technique de thérapie comportementale ayant pour objectif la disparition d'un comportement inadapté (alcoolisme, toxicomanie, comportement sexuel déviant, etc.) par association de stimulus désagréables.
Progressivement tombés en désuétude au profit de techniques accordant une part de plus en plus grande à la relation médecin-malade, de nombreux procédés ont été utilisés pour induire le dégoût des boissons alcooliques : ingestion d'eau de mer, d'un mélange de vin et d'ipéca ou d'émétine, chocs électriques, apomorphine, disulfirame, etc.

Syn. dégoût

clinique n.f.

Partie de la médecine qui se consacre à l’observation directe des malades, par opposition à leur étude par des investigations de laboratoire.


  • Désignation usuelle d’un établissement de soins privé comportant hébergement, par opposition aux établissements publics.

  • Jusqu’à une date récente, on appelait clinique, dans un établissement hospitalier public utilisé pour l’enseignement, un service consacré à une branche particulière de la médecine. On parlait ainsi de clinique cardiologique, de clinique de la tuberculose. Cette acception tend à disparaître du fait de la disparition dans les unités de formation et de recherche du titre de professeur de clinique.

    [N1,E]

    démence d'Alzheimer l.f.

    Alzheimer's dementia, disease

    Affection cérébrale dégénérative qui, dans son acception large, constitue environ les deux tiers des démences du troisième âge et comporte autour de 350000 cas en France.
    Sur le plan clinique, un polymorphisme initial avec, principalement, troubles mnésiques, désorientation temporelle, anxiété, manque du mot et altérations de l'écriture, se complétera par une désorientation temporospatiale, un important syndrome aphaso-apraxoagnosique, des éléments psychotiques, une activité brouillonne avec parfois agitation, une conscience au moins relative du pathologique, des signes extrapyramidaux et des crises comitiales. Du vivant du patient, ce ne sera le plus souvent qu'un diagnostic de probabilité, porté par élimination.
    Sur le plan neuropathologique, une atrophie corticale diffuse est maximale dans les régions du complexe hippocampo-amygdalien, le carrefour temporo-pariéto-occipital et les aires associatives.
    Sur le plan histopathologique, l'association d'une dégénérescence neurofibrillaire, de plaques séniles et d'une angiopathie amyloïde est classiquement considérée comme caractéristique.
    Cette affection peut débuter dans le presenium (type II) et se caractérise alors par une atteinte précoce et sévère des fonctions corticales supérieures, avec évolution rapide. Elle se déclare plus fréquemment après 65 ans (type I) et sa prévalence augmente avec l'âge (un dixième de la population générale après 80 ans).
    Conformément à une hypothèse pathogénique, seuls les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase, en particulier la THA, se sont montrés quelque peu efficaces, et seulement sur le plan symptomatique.

    A. Alzheimer, neuropsychiatre allemand (1906)

    Étym. lat. de : en dehors de ; mens : esprit

    démence sénile de type Alzheimer

    désinhibition en psychiatrie l.f.

    disinhibition in psychiatry

    Diminution ou dispartition de l'inhibition quelle que soit l'acception de ce terme, notamment émotionnelle, fantasmatique, motrice, volitionnelle et/ou de la censure, surtout sexuelle.
    Spontanée, elle est relevée principalement dans les états maniaques, certaines schizophrénies de type hébéphrénique, des démences, des arriérations mentales, des troubles de la personnalité et quelques formes d'épilepsie.
    Thérapeutique, dépendant souvent du tableau clinique mais aussi de la posologie, elle peut être due aux anxiolytiques (avec même excitation benzodiazépinique possible), à des antidépresseurs, à des antipsychotiques, surtout ceux dits "atypiques" à faibles doses, et a fortiori aux psychodysleptiques. Certaines psychothérapies, voire la narcoanalyse, peuvent avoir une action désinhibitrice.

    entomologie médicale et vétérinaire l.f.

    medical and veterinary entomology

    Branche de l’entomologie concernant les insectes responsables de maladies ou qui servent de vecteurs à des agents pathogènes.
    En pratique, ce terme désigne, dans une acception élargie, l'étude de l'ensemble des arthropodes d'importance médico-vétérinaire (insectes, arachnides, myriapodes, crustacés) ; le terme d'arthropodologie étant peu usité.

    Étym. grec, entomos : insecte ; logos : science

    acarologie médicale et vétérinaire

    [D2, D4 ,D5]

    Édit. 2020

    glycogénèse n.f.

    glycogenesis

    Anabolisme des glucides ; la biogénèse du glucose à partir d'autres oses est appelée glucogénèse.
    La biogénèse du glucose à partir de composés non glucidiques est appelée gluconéogénèse. La glycogénèse est un terme plus général qui couvre tous les processus de formation de glucides, depuis la synthèse des hexoses à partir du lactate dans le foie, jusqu'à l'assimilation chlorophyllienne du CO2. On a aussi donné le nom de glycogénèse à la formation de glucose dans le foie à partir du glycogène, mais cette acception prête à confusion.

    hydrocarboné adj.

    1) Qui contient du carbone et de l'hydrogène, comme les hydrocarbures saturés, éthyléniques ou acétyléniques.
    2) Qui concerne les glucides ; cette acception est à éviter, car elle se réfère à une nomenclature désuète, qui appelait à tort les glucides des hydrates de carbone.

    Syn. recommandé : glucidique

    [C1]

    installation classée l.f.

    classified installation

    Etablissement industriel, agricole ou commercial soumis à la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement.
    1) La loi sur les installations classées a pour objet la protection de l’environnement, dans une acception large qui englobe notamment la santé, en permettant d’imposer à une installation des prescriptions de nature à prévenir toute atteinte à l’environnement : incendie, bruit, pollution de l’air et de l’eau, etc.
    2) Les installations concernées par cette législation font l’objet d’une nomenclature précise. Suivant la taille de l’établissement (précisée dans la nomenclature), il est soit hors du champ de la loi, soit soumis à déclaration auprès du Préfet, soit soumis à autorisation préfectorale. L’application de cette loi est confiée au ministre chargé de l’environnement. Le contrôle est assuré par des inspecteurs des installations classées placés sous l’autorité du Préfet.

    interleukine n.f.

    interleukin

    Cytokine produite par des leucocytes et agissant sur d’autres leucocytes.
    Le terme interleukine peut être remplacé par cytokine dans son acception générale, mais certaines cytokines ont été nommément désignées par une convention internationale comme des interleukines (IL- suivi d’un numéro d’ordre).

    cytokine

    microbiome  n.m.

    microbiome

    Ensemble des génomes des microbes constituant le microbiote présent dans ou sur un organisme vivant.
    Suivant le sens que l'on retient pour le mot microbiote, le microbiome représente l'ensemble des génomes des micro-organismes constituant la seule flore bactérienne ou, dans une acception plus large et d'ailleurs la plus usitée, les génomes de tous les micro-organismes symbiotiques abrités par l'hôte (virus, bactéries, protozoaires, champignons, etc.).

    Étym. gr. micros : petit ; bios : vie 

    micro-organisme, génome, flore cutanée, flore intestinale, microbiote, symbiose, microbiote intestinal

    [C3,D1,Q1]

    microbiote n.m.

    microbiote

    Ensemble des microbes présents dans ou sur un organisme vivant, en particulier l' être humain.
    Suivant le sens que l'on retient pour le mot microbe, il représente l'ensemble de la seule flore bactérienne ou, dans une acception plus large et d'ailleurs la plus usitée, l'ensemble de tous les micro-organismes symbiotiques abrités par l'hôte (virus, bactéries, protozoaires, champignons, etc.), en particulier, pour ce qui est de l'Homme, dans le tube digestif, l'appareil respiratoire,  le tractus uro-génital féminin et sur les téguments.

    Étym. gr. micros : petit ; bios : vie ; logos : étude, parole

    micro-organisme, flore cutanée, flore intestinale, microbiome, symbiose, microbiote intestinal

    folie morale l.f.

    moral insanity

    "Perversion des sentiments naturels, des affections, inclinaisons, humeurs, habitudes, dispositions morales et impulsions naturelles sans trouble ni déficit marqué de l'intellect ou des facultés de connaissance et de raisonnement..." (J.C. Prichard, 1835).
    Il est vrai que l'acception des adjectifs "moral" et "naturel" était alors d'un ordre plus social qu'éthique. Cette notion annonçait en particulier les concepts suivants : de criminel-né en Italie ; de dégénérescence et déséquilibre mental en France ; de personnalité psychopathique en Allemagne ; de personnalité sociopathique dans les pays anglosaxons.
    Quelle que soit la diversité de leurs orientations respectives, la description de la plupart de ces état déborde nettement les conduites délinquantes.

    J. C. Prichard, médecin et ethnologue britannique (1835)

    [H3]

    Édit. 2018

    mort-né n.m.

    stillbirth

    1) Enfant présenté sans vie.
    Expression courante sans usage administratif.
    2) Pour les statistiques médicales, fœtus né entre le sixième mois de la grossesse et son terme normal, pesant plus de mille grammes et n’ayant pas présenté de signes de vie, par exemple de battements cardiaques.
    Pour la deuxième acception, les critères d’âge et de poids perdent de leur rigueur en raison des progrès de la réanimation néonatale.

    naissance (déclaration de), viabilité

    nutritif adj.

    nutritive

    Qui contribue à la nutrition.
    La nutrition et l’adjectif nutritif doivent être compris dans une acception scientifique des besoins de l’organisme, en dehors de toute conception subjective ou populaire de l’alimentation.

    nutriceutique, nutritionnel

    paralogisme n.m.

    paralogism

    Trouble sémantique caractérisé par le détournement du sens d'un mot ou d'une locution habituels au profit d'une acception personnelle étrangère à la convention commune.
    Plus fréquents que les néologismes, ces choix verbaux incongrus donnent une allure insolite au discours de certains schizophrènes.

    W. Wundt, physiologiste et philosophe allemand (1832-1920)

    pensée paralogique, sémantique, néologisme, schizophrènie

    [H3]

    Édit. 2018

    pharmacopée n.f.

    pharmacopeia

    1) Au sens étymologique ouvrage qui décrit les matières premières nécessaires à la fabrication des médicaments, l’art de les préparer et leurs caractéristiques.
    Ouvrage jadis rédigé et édité sous l’autorité d’un maître réputé, puis ouvrage rédigé sous l’autorité d’un Etat (Pharmacopée française, jadis appelée Codex) ou d’un ensemble d’Etats (Pharmacopée européenne), réunissant des textes réglementaires relatifs à la définition des matières premières utilisées pour l’obtention des médicaments, des préparations pharmaceutiques, des formules de médicaments composés et enfin des méthodes générales d’analyse.
    3) Selon une acception moderne, ensemble des médicaments (spécialités pharmaceutiques usuelles) utilisés dans un cadre géographique déterminé.
    C’est la panoplie dont peut disposer un prescripteur et disponible en pharmacie dans un cadre particulier.

    2) Ensemble des matières premières d’origine minérale, végétale et animale traditionnellement utilisées par une population donnée dans une région limitée (ex. pharmacopée de la Corse, de la Casamance, du Laos…)

    Étym. gr. pharmakon : remède , poison de flèche ; poiein : fabriquer

    tétrade n.f.

    tetrad

    1) Ensemble des quatre cellules haploïdes résultant de la méiose.
    2) Ensemble des quatre chromatides des bivalents en prophase I de la méiose.
    Dans cette acception, le terme est désuet.

    acarologie médicale et vétérinaire l.f.

    medical and veterinary acarology

    Discipline dont l'objet est l'étude morphologique et biologique des acariens d'importance médico-vétérinaire.
    Dans la pratique, ce domaine est souvent englobé dans l'entomologie médico-vétérinaire, cette discipline étant considérée dans son acception large. L'acarologie a surtout trait aux tiques, arthropodes vecteurs de nombreux agents infectieux pathogènes pour l'Homme et pour les animaux.

    entomologie médicale et vétérinaire, arthropode, tique

    [D2,D4,D5]

    Édit. 2018