alanine n.f.
alanine
La L-alpha-alanine est un des vingt acides aminés du code génétique, constituant de la plupart des protéines.
Acide aminé non indispensable et glucoformateur, il dérive de l'acide pyruvique par transamination.
Symb. dans la formule des protéines : A
Abrév. Ala
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
bêta-alanine n.f.
β-alanine
Isomère de l'alanine.
La β-alanine est une partie de la structure de la carnosine, de l'ansérine et des phosphopantéthéines : coenzyme A, ACP. La β-alanine est le produit de la décarboxylation de l'acide aspartique.
Syn. acide 3-aminopropanoïque
→ alanine, carnosine, ansérine, coenzyme A, ACP, aspartique (acide)
Édit. 2017
pouvoir inhibiteur des antibiotiques dans le sérum l.m.
Examen de laboratoire permettant de déterminer si le sérum d’un patient, traité par une association d’antibiotiques ou, plus rarement, par un seul antibiotique, pour une infection grave telle qu’une bactériémie, est bactéricide vis-à-vis de la souche bactérienne responsable.
Un résultat positif représente un élément de pronostic favorable.
sérum n.m.
serum
Liquide clair, légèrement jaune-verdâtre, se séparant du caillot après coagulation du sang, se distinguant du plasma par le fait qu’il ne contient plus les facteurs consommés par la coagulation, en particulier le fibrinogène (facteur I).
En thérapeutique, sont classées dans la catégorie des sérums des préparations contenant des anticorps utilisés en sérothérapie (antisérums). Sous le nom impropre de sérums sont désignés divers liquides tels que la solution isotonique de chlorure de sodium, dit sérum physiologique (saline en anglais).
Des préparations médicamenteuses préconisées souvent dans des conditions discutables reçoivent parfois, à tort, le surnom de sérum. On avait appelé «sérums de vérité» des préparations injectables de substances pharmacologiquement actives (contenant en particulier de la scopolamine) utilisés par des agents spéciaux du renseignement pour extorquer des informations secrètes.
Étym. lat : serum : petit lait, liquide exsudant du lait coagulé
sérum-albumine n.f.
serum albumin
Holoprotéine sérique ayant les caractères des albumines, c'est-à-dire soluble dans une solution demisaturée de sulfate d'ammonium, représentant la protéine principale du plasma qui en contient normalement 40 à 50 grammes par litre.
Protéine homogène de masse moléculaire 65 kDa (par conséquent plus faible que celle de la plupart des sérum-globulines), la sérum-albumine joue un rôle physiologique essentiel dans le maintien de la pression osmotique du plasma par rapport à celle des espaces interstitiels. La sérum-albumine joue aussi un rôle dans le transport plasmatique des acides gras, en particulier dans la mobilisation des graisses de réserve et dans celui d'autres molécules organiques telles que bilirubine, colorants, médicaments, etc...
La sérum-albumine peut être dosée par électrophorèse des protéines plasmatiques, par colorimétrie ou par immuno-turbimétrie. Sa concentration est diminuée dans les dénutritions, dans les atteintes hépato-cellulaires sévères, dans les syndromes inflammatoires, dans les syndromes néphrotiques et dans les brûlures étendues. Elle augmente dans les hémoconcentrations.
Syn. sérine (impropre, en raison des confusions possibles avec la sérine, acide aminé), plasma-albumine
sérum antilymphocytaire l.m.
antilymphocyte serum
Immunsérum animal contenant des anticorps antilymphocytes humains utilisé comme immunosuppresseur.
Préparé par l'injection de préparations purifiées de lymphocytes à des espèces différentes, il exerce des effets immunosuppresseurs puissants, en particulier sur les réactions à médiation cellulaire (rejet de greffe, réaction du greffon contre l'hôte).
Les sérums antilymphocytaires utilisés en pathologie expérimentale et humaine sont des hétéro-antisérums. Ces sérums xérogéniques, préparés par l'injection de préparations purifiées de lymphocytes à des espèces différentes, exercent des effets immunosuppresseurs puissants, en particulier sur les réactions à médiation cellulaire (rejet de greffe, réaction du greffon contre l'hôte).
Des sérums antilymphocytaires et leurs dérivés (globulines antilymphocytaires, anticorps antilymphocytes humains monoclonaux natifs ou humanisés) ont fait l’objet d’études ou d’utilisation clinique en immunité de transplantation et dans certaines maladies comme la polyarthrite rhumatoïde.
Certaines immunoglobulines antilymphocytaires sont obtenues à partir de sérum d’animaux immunisés avec des thymocytes humains.
Sigle : SAL
sérum-globuline n.f.
serum globulin
Protéine sérique ayant les caractères des globulines, c’est-à-dire insoluble dans une solution demisaturée de sulfate d'ammonium, par opposition à la sérum-albumine et aux séromucoïdes solubles.
Ces protéines peuvent être classées par électrophorèse en : α-, β- et -globulines, chacun de ces groupes contenant de nombreuses protéines bien individualisées identifiables par immunoélectrophorèse. La concentration normale des sérum-globulines dans le sérum est de 20 à 30 g par litre ; elle est augmentée dans la cirrhose, le kala-azar, les maladies infectieuses, le plasmocytome. Dans certaines anomalies congénitales, l'une des globulines peut manquer totalement : par ex. agammaglobulinémie, abêtalipoprotéinémie, etc. En dehors des globulines normales du sérum, on observe parfois la présence de globulines anormales telles que facteur rhumatoïde, cryoglobuline, macroglobuline anormale, appelées aussi paraprotéines.
Syn. globulines sériques
sérum antidiphtérique l.m.
antidiphtheric serum
sérum antitétanique l.m.
antitetanic serum
Sérum contenant une antitoxine neutralisant la toxine tétanique, utilisé pour éviter le tétanos.
Ce sérum, préparé sur chevaux hyperimmunisés, est utilisé en sérothérapie pour conférer une immunité passive contre le tétanos.
→ tétanos
sérum antivenimeux l.m.
antivenom
Sérum préparé par immunisation d'un animal avec un (ou des) venin(s), destiné au traitement d'une envenimation, notamment secondaire à une morsure de serpent ou de scorpion.
La sérothérapie antivenimeuse repose sur un transfert passif d'immunoglobulines neutralisantes. L'animal, généralement le cheval, est hyper-immunisé par inoculations répétées de faibles doses de venin à toxicité neutralisée et associé à un adjuvant. Les techniques actuelles de purification des sérums antivenimeux ont permis d'augmenter leur efficacité et à réduire considérablement les effets indésirables (érythème local, choc anaphylactique, maladie sérique).
Les venins, notamment de serpents, étant constitués d'un grand nombre de protéines, variables suivant les espèces et les zones géographiques, il convient de recourir à un sérum spécifique (sérum monovalent) si l'animal est identifié, ou à un mélange de sérums correspondant aux venins de plusieurs espèces venimeuses présentes dans la région (sérum polyvalent).
L'administration, si possible en perfusion, du sérum antivenimeux doit, pour être efficace, être aussi précoce que possible, en particulier pour corriger les troubles majeurs de la coagulation.
→ serpent (morsure de), scorpion (piqûre de), venin, venimeux
sérum anti-ophidien l.m.
Sérum antivenimeux dirigé contre les venins de serpents
→ sérum antivenimeux, serpent (morsure de)
Serum Glutamic-Oxaloacetic-Transaminase l.f. (désuet)
Syn. aspartate-aminotransférase
Sigle SGOT
→ aspartate-aminotransférase, transaminase, hypertransaminasémie
Serum Glutamic-Pyruvic-Transaminase l.f.
Syn. alanine-aminotransférase
Sigle SGPT
→ alanine-aminotransférase du sérum, hypertransaminasémie
sérum sanguin l.m.
blood serum
Partie liquide du sang ou du plasma qui surnage après la séparation du caillot ou de la coagulation du fibrinogène en fibrine.
Il contient environ 92 % d'eau, des ions minéraux (sodium, potassium, calcium, magnésium, chlorure, bicarbonate, phosphate, sulfate), des protéines (sérumalbumine, sérumglobulines, lipoprotéines), du glucose, des acides gras, de l'urée et des composés azotés, des hormones, et divers métabolites. Le sérum peut contenir des anticorps qui sont utilisés en thérapeutique.
→ plasma
protéine sérum amyloide A l.f.
serum amyloid A protein
Protéine faisant partie des constituants des lipoprotéines de haute densité de type 3 (HDL3), précurseur circulant des composants fibrillaires de l'amylose de type AA.
La protéine serum amyloide A est une protéine de la phase aigüe de l'inflammation. Sa concentration sérique peut augmenter de plus de 1000 fois au cours d'une inflammation sévère. Dans les maladies inflammatoires chroniques, ses produits de dégradation, les fibrilles amyloides AA, peuvent se déposer dans différents organes et être à l'origine de complications graves.
Sigle SAA
→ inflammation, amylose, lipoprotéine de haute densité, HDL
[C1]
Édit. 2019