alvéolite allergique extrinsèque l.f.
allergic alveolitis
Pneumopathie d’hypersensibilité par inhalation d’antigènes organiques.
La plus typique est le Poumon de Fermier provoqué par des actinomycètes thermophiles tels que Micropolyspora faeni.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
Syn. pneumopathie d'hypersensibilité
[K1,F3]
Édit. 2017
paralysie oculomotrice extrinsèque l.f.
external ophthalmoplegia
Paralysie des muscles extrinsèques du globe oculaire innervés par les nerfs oculo-moteurs, trochléaire et abducens.
La paralysie peut être complète ou partielle si tous les muscles innervés par le nerf oculo-moteur ne sont pas atteints. En clinique quotidienne, quand on parle de paralysie oculomotrice, d'ophtalmoplégie ou de strabisme paralytique, il s'agit toujours de paralysie oculomotrice extrinsèque.
alvéolite lipoprotéique l.f.
lipoprotéinic alveolitis
[K1]
Édit. 2017
alvéolite luminale l.f.
[K1]
Édit. 2017
alvéolite murale l.f.
[K1]
Édit. 2017
alvéolite pulmonaire n.f.
alveolitis pulmonary
Ensemble lésionnel, de nature inflammatoire, caractérisé par la présence, dans la cavité alvéolaire pulmonaire et dans des proportions variables en fonction de l’agent causal et du stade évolutif aigu ou chronique de la maladie, d’un œdème, de cellules alvéolaires desquamées, de cellules inflammatoires en diapédèse (macrophages, leucocytes), d’hématies, de fibrine, de membranes hyalines.
La paroi alvéolaire proprement dite est modifiée : congestion capillaire, infiltration inflammatoire, développement de fibroblastes. L’examen histologique peut, dans certains cas, retrouver un agent causal : diverses bactéries, bacille de Koch, ou le soupçonner en présence de cellules géantes dans le cas des viroses, par ex. D'un point de vue anatomopathologique on décrit, selon la prédominance des cellules qui la composent, les alvéolites macrophagiques, lymphocytaires, à polynucléaires neutrophiles, à polynucléaires éosinophiles et les alvéolites mixtes. L'alvéolite peut intéresser les septums interalvéolaires (alvéolite murale) ou la lumière alvéolaire (alvéolite luminale), les deux étant souvent associées. Elle peut être aigüe, subaigüe ou chronique. Du point de vue physiopathologique, l'alvéolite est considérée comme un stade précoce des maladies infiltratives diffuses pulmonaires.
Une alvéolite peut guérir sans laisser de séquelles ; à l’inverse, le contenu de la cavité alvéolaire peut se nécroser et évoluer vers la constitution d’un abcès. La paroi alvéolaire peut de son côté se fibroser et s’épaissir ; l’extension d’une fibrose systématisée et/ou mutilante vient gravement compromettre, et de façon définitive, les échanges gazeux. Une forme particulière, dite alvéolite extrinsèque ou pneumopathie d'hypersensibilité, répond à une maladie granulomateuse chronique pulmonaire liée à l'inhalation de substances organiques agissant comme antigène déclenchant une réaction d'hypersensibilité, par ex. le poumon de fermier.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
[K1]
Édit. 2017
broncho-alvéolite n.f.
vesicular bronchiolitis
Inflammation simultanée des bronchioles les plus distales et des alvéoles pulmonaires adjacents.
Édit. 2017
Zeek (angéite allergique de) l.f.
hypersensitivity angiitis
P. M. Zeek, anatomopathologiste américain (1948)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite leucocytoclasique
→ vascularite leucocytoclasique
[F1, F3, J1, K4]
Édit. 2019
artériolite allergique de Ruiter l.f.
allergic vasculitis, Gougerot-Ruiter’s disease
Ensemble lésionnel identique à la maladie décrite par Gougerot en 1932 et dont les aspects histologiques furent précisés par Gougerot et Duperrat en 1946.
H. Gougerot, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1947) ; A. Pompen, médecin interniste néerlandais et M. Ruiter, dermatologue néerlandais (1947)
aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA) l.f.
allergic bronchopulmonary aspergillosis
Forme d'asthme rare de type allergique sur lequel se développe un Aspergillus fumigatus dans les voies respiratoires basses.
Cette affection se présente comme un asthme accompagné d'épisodes fébriles récidivants. Radiologiquement, il existe des infiltrats pulmonaires labiles, migrateurs. L'examen tomodensitométrique révèle la présence de bronchectasies proximales caractéristiques, sans doute dues aux bouchons muqueux récidivants. L'éosinophilie sanguine est élevée pouvant dépasser 1000 éléments par μl. L'expectoration comporte souvent des moules bronchiques mycéliens. Les IgE totales et spécifiques sont élevées.
Le traitement habituel est la corticothérapie entrainant une phase de rémission, mais des poussées d'exacerbation se répètent de façon imprévisible. L'asthme devient corticodépendant et les lésions pulmonaires permanentes et irréversibles.
L'ABPA est aussi appelée maladie de Hinson-Pepys.
Le même tableau clinique peut être réalisé par d'autres parasites mycosiques tels Rhizopus, Alternaria, etc.
Étym. lat. aspergillum : goupillon
choc allergique l.m.
allergic shock
[N1,G1]
conjonctivite allergique l.f.
allergic conjunctivitis
Réaction de défense de la conjonctive créée par un allergène mis à son contact soit par voie externe, contact direct ou diffusion de proximité (rhinopharyngite, paupières), soit par voie interne (allergie bactérienne, mycosique, etc.).
Elle est en général bilatérale.
Il y en a plusieurs types :
- aiguë type conjonctivite pollinique : larmoiement, photophobie, prurit, chémosis,
- subaiguë ou chronique : la conjonctive palpébrale a un aspect variable : papillaire, pseudofolliculaire, macropapillaire, pavimenteux ou seulement hyperhémié. Elle peut être associée à une kératite ponctuée superficielle ;
- allergique de contact : l'allergène en cause est très variable : cosmétiques, produits chimiques, médicaments, etc
[P2,N1,F3]
cystite allergique l.f.
allergic cystitis
Manifestation allergique de la muqueuse vésicale prenant l'aspect clinique et endoscopique d'une cystite aigüe.
Les tests cutanés ne sont généralement d'aucun secours dans l'identification de l'allergène, et l'origine allergique de cette cystite inflammatoire est plus souvent une hypothèse qu'une certitude. Un très grand nombre de polynucléaires éosinophiles dans l'urine en est parfois la marque évocatrice. Les allergènes digestifs et les gelées spermicides ont été les plus souvent incriminés.
Syn. cystite à éosinophiles
[M3,F3]
encéphalomyélite allergique expérimentale l.f.
allergic encephalomyelitis
Maladie auto-immune démyélinisante du système nerveux central obtenue dans de nombreuses espèces animales par l'injection de préparations de cerveau ou de moelle épinière, en présence d'émulsion dans l'adjuvant complet de Freund.
[H1, F3]
Édit. 2019
érythème « toxi-allergique » du nouveau-né l.m.
toxi-allergic erythema of the neonate
Eruption d'étiologie inconnue qui survient vers le 3ème ou 4ème jour de vie, formée de maculopapules érythémateuses, de pustules de quelques millimètres de diamètre.
Elle est généralisée en respectant les paumes et les plantes. Chaque lésion dure en moyenne 48 heures et des éléments nouveaux peuvent apparaître jusqu'au 15ème jour.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,F3,O1]
Édit. 2018
hémolyse immuno-allergique médicamenteuse l.f.
Hémolyse survenant à la suite d’une réaction immuno-allergique vis-à-vis d’un médicament.
L’anticorps n’est pas dirigé contre le globule rouge mais contre le médicament ou un de ses métabolites. Le mécanisme de l’hémolyse est de deux ordres : - fixation du médicament sur la membrane du globule rouge - formation dans le plasma de complexe médicament-antimédicament avec adhésion secondaire au globule rouge. La séquence anamnestique classique est prise du médicament - arrêt - reprise de la thérapeutique avec hémolyse aigüe intravasculaire parfois fatale. De très nombreux médicaments ont été incriminés parmi lesquels les pénicillines, la céfalotine, la rifampicine, la phénacétine, la quinine lors de la fièvre bilieuse hémoglobinurique. Le test de Coombs est positif de type complément mais l’auto-anticorps élué n’a pas de spécificité anti-globule rouge.
[F1,F3]
kératite microponctuée allergique l.f.
→ kératite ponctuée superficielle
médiateurs de l'inflammation allergique l.m.p.
mediators of allergic inflammation
Médiateurs (autacoïdes) de l'allergie immédiate de type I appartenant à deux catégories : préformés et stockés dans la cellule d'une part, d'autre part néoformés au moment de la stimulation cellulaire.
1) Les médiateurs préformés sont avant tout l'histamine entreposée dans les granules des basophiles et des mastocytes associée à des protéoglycanes. L'action de l'histamine s'effectue sur deux types de récepteurs : les récepteurs H1 et les récepteurs H2. Les récepteurs H1, lorsqu'ils sont stimulés entraînent une contracture des muscles lisses, une perméabilité vasculaire accrue. Ces phénomènes sont inhibés par les antihistaminiques H1, p. par exemple la chlorphéniramine. La stimulation des récepteurs H2 entraîne une augmentation de sécrétion de mucus des voies aériennes supérieures et des sécrétions gastriques. Ce type d'action de l'histamine est bloqué par les antihistaminiques H2 type cimétidine. Sont préformés également certains facteurs chimiotactiques, facteurs tactiques pour les éosinophiles (ECF Eosinophil Chemotactic Factor), et facteurs tactiques pour les neutrophiles (NCF, neutrophil chemotactic Factor).
2) Les médiateurs néoformés sont des médiateurs d'origine lipidique dérivés de l'acide arachidonique dont les produits majeurs sont les prostaglandines. La voie de la lipo-oxygénase amène la production de LTA4 (LeucoTriene A4), précurseur commun de tous les leucotriènes. Ces leucotriènes provoquent beaucoup plus puissamment encore que l'histamine une bronchoconstriction qui est provoquée par l'allergène chez les sujets allergiques et inhibée par l'inhibiteur de la lipooxygénase.
→ PAF, PAF-acéther
néphropathie interstitielle aigüe immuno-allergique l.f.
acute interstitial nephritis
Atteinte rénale dont les lésions histologiques caractéristiques, œdème interstitiel important et infiltration cellulaire à prédominance mononuclée, la distingue des pyélonéphrites aigües.
Elle offre le tableau d'une insuffisance rénale aigüe, réversible si la cause est supprimée. Les étiologies les plus courantes sont d'origine médicamenteuse Par ex. prise de sulfamides,
d'antibiotiques, de phénindione. La rechute est possible en cas de reprise du même médicament.
purpura immuno-allergique l.m.
Purpura associé à une thrombopénie provoquée par la formation d'anticorps induite par la prise de médicaments et dont l'action dépend de la présence du médicament.
De nombreux médicaments peuvent être incriminés, l'exemple le plus connu est celui de la quinine et de ses dérivés, telle la quinidine.
réaction allergique immédiate l.f.
immediate hypersensitivity
Réaction se traduisant cliniquement ou lors des tests cutanés par une réponse dans les quelques minutes qui suivent le contact avec l'allergène (pollens, acariens).
C'est une réaction IgE dépendante. L’exploration de cette allergie se fait actuellement le plus souvent grâce aux prick tests (tests à lecture immédiate après piqure de la peau à travers une goutte de liquide constitué d’une solution contenant le produit supposé être responsable de l’allergie. L'examen biologique et particulièrement le RAST peut mettre en évidence des anticorps IgE spécifiques de la réaction.
réaction allergique retardée l.f.
delayed reaction
Réaction clinique aux tests cutanés d'apparition lente (survenant 24 à 48h après contact avec un allergène), type réaction tuberculinique.
L’exploration de cette allergie se fait actuellement le plus souvent grâce aux patch tests (tests épicutanés à lecture tardive mettant la peau saine en contact prolongé, par l’intermédiaire d’une pastille poreuse, avec une goutte d’un allergène dilué dans l’eau ou la vaseline. C'est une réaction à médiation non plus humorale comme la réaction immédiate mais cellulaire dont les rouages essentiels sont les lymphocytes sensibilisés par l’intermédiaire de cellules dendritiques présentatrices d’antigène.
réaction allergique semi-retardée l.f.
- il s'agit d'une réaction immédiate à IgE mais qui prolonge ses effets du fait de la mise en œuvre de médiateurs puissants d'origine lipidique type leucotriènes ;
- ou il s'agit d'un phénomène différent type Arthus où ce ne sont plus les IgE qui sont en cause, mais soit des IgG seules, soit une association IgE/IgG. On peut retrouver dans le sérum des anticorps précipitants contre l’agent pathogène responsable.
Cette allergie de type III se présente dans des alvéolites allergiques ou pneumopathies d’hypersensibilité dues à des moisissures ou à des actinomycètes contaminant des particules végétales, à des aspergillus ou à un antigène aviaire.
rhinite allergique l.f.
allergic rhinitis
Inflammation aigüe ou chronique de la muqueuse des fosses nasales d’origine allergique.
Elle peut être saisonnière (rhume des foins) ou perannuelle. Prurit nasal, éternuement, rhinorrhée et obstruction nasale en sont les principaux symptômes.
→ rhume des foins, coryza spasmodique, hyperréactivité nasale
rhinite hyperéosinophile non allergique l.f.
non allergic rhinitis eosinophilic syndrome (NARES)
Rhinite chronique non allergique caractérisée par une forte éosinophilie nasale et une hyperéosinophilie sanguine.