anévrisme de Shackleton l.m.
C.V. Shackleton, chirurgien canadien (1987)
Syn. anévrisme disséquant
[K3,K4]
Édit. 2017
faux anévrisme l.m.
false aneurysm
Hématome constituant une cavité au contact d’une rupture pariétale, conservant une communication par un collet.
Le faux anévrisme peut être artériel d’origine traumatique, ou spontanée et compliquant alors une élastopathie comme un syndrome de Marfan ou un syndrome d'Ehlers-Danlos de type IV.Septique ou non, il peut aussi compliquer une suture artérielle anastomotique.
Il existe aussi des faux anévrismes du ventricule gauche rompu dans le péricarde à l’occasion d’un infarctus.
Étym. gr. aneurunein : dilater
[K2,K4]
Édit. 2018
fissuration d'un anévrisme l.f.
aneurysmal fissure
Complication évolutive grave d’une ectasie artérielle, la fissuration est un processus progressif de clivage de la paroi permettant une infiltration du sang vers l’extérieur, avec constitution d’un hématome péri-anévrismal.
Plus fréquente que la rupture brutale, elle représente une menace urgente, qui, reconnue, laisse le temps d’une intervention salvatrice immédiate.
Étym. lat, fissura : fente, crevasse
[K2]
Édit. 2018
mycotique (anévrisme) l.m.
fungal aneurysm
Dilatation de la paroi d’une artère, l’exposant à la rupture et aux hémorragies, qui s’observe au cours des endocardites infectieuses.
L’anévrisme mycotique est la conséquence de lésions de vascularite d’origine immunologique et d’embolies septiques bactériennes dans les vasa vasorum.
pseudo-anévrisme n.m.
rupture d'un anévrisme aortique l.m.
ruptured aortic aneurism
→ anévrisme, anévrisme thoracique, dissection aortique
Shackleton (anévrisme de) l.m.
C. V. Shackleton, chirurgien canadien (1987)
Syn. anévrisme disséquant
[K3,K4]
Willis (anévrisme du polygone de) l.m.
aneurism of the Willis’ circle
Localisation préférentielle des anévrismes artériels intracrâniens.
Parmi ceux-ci, 94% sont situés sur les artères constituant la partie antérieure du polygone de Willis (carotides internes terminales, communicante antérieure, partie proximale des cérébrales antérieures) ; 6% se situent en arrière, sur le tronc basilaire et les artères vertébrales intracrâniennes. L'anévrisme le plus fréquent (42%) est situé au niveau du carrefour de la communicante antérieure, à la jonction entre la première et la deuxième portion de la cérébrale antérieure.
T. Willis, anatomiste britannique (1667)
alopécie syphilitique l.f.
syphilitic alopecia
Chute de cheveux pouvant accompagner les signes cutanéomuqueux et généraux de la période secondaire de la syphilis.
L’alopécie syphilitique est incomplète, non cicatricielle et réversible. Typiquement, elle est en petites plaques mal délimitées et prédominant aux tempes et en zone occipitale (alopécie en clairière), mais la chute peut être plus profuse et diffuse ; elle atteint parfois la barbe et les cils, ainsi que les sourcils où elle réalisait le classique « signe de l’omnibus ».
Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)
[J1,C1]
Édit. 2017
anévrysme syphilitique l.m.
syphilitic aneurysm
Une des lésions tertiaires de la syphilis, presque toujours localisée à l’aorte thoracique, essentiellement au niveau de la crosse, mais pouvant être observée ailleurs.
Aboutissement d’une atteinte des vasa vasorum par treponema pallidum, ces anévrysmes fréquents aux siècles derniers sont devenus exceptionnels.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
[D1,K3,K4]
Édit. 2017
aortite non syphilitique l.f.
not syphilitic aortitis
Syn. Takayashu (maladie de)
[K4, N3, P2]
Édit. 2019
artérite syphilitique l.f.
syphilitic arteritis
Lésion artérielle de la syphilis tertiaire, qui atteint généralement les artères coronaires, en particulier dans leur région ostiale, et les artères cérébrales, notamment celles de l’hexagone de Willis.
Elle est caractérisée par des infiltrats plasmocytaires d’abord adventitiels autour d’une endartérite oblitérante des vasa-vasorum, s’étendant ensuite à la média.
arthrite syphilitique l.f.
syphilitic arthritis
Atteinte articulaire inflammatoire dont l’expression clinique varie en fonction du stade de la syphilis auquel elle survient.
Au cours de la syphilis secondaire, il s’agit de poly-arthralgies ou d’une véritable polyarthrite subaigüe fébrile ou encore d’une hydarthrose trainante du genou ; au cours de la syphilis tertiaire, il s’agit d’ostéo-arthrites plutôt que d’arthrites vraies. Des manifestations articulaires ressemblant à celles de la syphilis secondaire peuvent également s’observer au cours de la syphilis congénitale.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
→ syphilis
balanite syphilitique préchancreuse de Follmann l.f.
Follmann’s syphilitic balanitis
Balanite diffuse érosive superficielle fourmillant de tréponèmes pâles, correspondant à un équivalent très rare de chancre syphilitique.
J. Follmann, dermatologiste hongrois (1934) ; E. Follmann, dermatologiste hongrois (1948)
Étym. gr. balanos : gland
→ balanite, chancre syphilitique, treponema pallidum
Édit. 2017
chancre syphilitique l.m.
syphilitic chancre
Première manifestation de l'infection syphilitique survenant au point d'inoculation, le plus souvent sur les organes génitaux, après une incubation de trois semaines en moyenne, mais pouvant aller de 10 jours à 3 mois, et se présentant comme une ulcération arrondie, indolore, à base indurée, accompagnée d'une adénopathie également indolore.
Cette induration lui a valu le nom de chancre induré. De nombreuses formes cliniques sont possibles selon la localisation, l'aspect lui-même et le nombre. Le diagnostic pourra être affirmé grâce à l'examen ultramicroscopique qui, au microscope à fond noir, met en évidence le tréponème pâle alors que les réactions sérologiques spécifiques sont encore négatives. Le chancre syphilitique représente la phase primaire de la syphilis ; en l'absence de traitement, il disparaitrait spontanément en 4 à 8 semaines, mais en laissant l'infection syphilitique passer à la phase secondaire.
→ syphilis
[D1,J1]
floraison syphilitique l.f.
syphilitic flowering, outbreak
Terme utilisé pour séparer les deux phases précoce et tardive des éruptions cutanées de la syphilis secondaire : la première floraison, qui dure de la 6ème semaine au 3ème mois est représentée par la roséole; la seconde floraison, qui s'étend du 3ème au 12ème mois, se manifeste par les syphilides.
[D1,J1]
Édit. 2018
Follmann (balanite syphilitique de) l.f.
Follmann’s syphilitic balanitis
J. Follmann, dermatologue allemand (1931)
Syn. balanite syphilitique préchancreuse de Follmann
→ balanite syphilitique préchancreuse de Follmann, syphilis, balanite, chancre
[D1, J1]
Édit. 2018
gomme syphilitique l.f.
syphilitic gumma
Nodule dermo-hypodermique évoluant de façon subaigüe vers le ramollissement et l'ulcération, représentant généralement une des manifestations de la syphilis tertiaire ou de la syphilis congénitale tardive.
Les gommes syphilitiques sont plus souvent uniques que multiples et siègent surtout aux jambes mais aussi sur la muqueuse palatine ou linguale, ainsi que dans le foie, les testicules, ou les os.
Elles doivent leur nom à leur consistance ou au liquide qui s’en écoule : solution de gomme.
kératite syphilitique l.f.
syphilitic keratitis
Atteinte cornéenne d'origine syphilitique.
leucomélanodermie syphilitique l.f.
syphilitic leukomelanoderma
ostéite syphilitique du nouveau-né l.f.
Édit. 2017
pemphigus palmoplantaire syphilitique l.m. (obsolète)
pemphigus syphiliticus
Syn. syphilis congénitale bulleuse
pemphigus syphilitique du nouveau-né l.m.
pemphigus syphiliticus
→ syphilis congénitale, syphilis congénitale bulleuse
pemphigus syphilitique néonatal l.m.
neonatal pemphigus syphiliticus
Eruption papulobulleuse de la région palmo-plantaire du nouveau-né, manifestation de la syphilis congénitale.
roséole syphilitique l.f.
roseola
Éruption de la première floraison de la syphilis secondaire.
Survenant six semaines à trois mois après le chancre, cette éruption est faite de macules rosées non prurigineuses, à la limite de la visibilité, siégeant sur le tronc et les racines des membres et disparaissant en quelques jours ou semaines spontanément sans cicatrice.
Elle traduit une vasodilatation et des petits infiltrats lymphoplasmocytaires périvasculaires. On peut sémiologiquement rapprocher les éruptions roséoliformes de l'exanthème subit et les taches rosées lenticulaires de la fièvre typhoïde.
→ syphilis