anesthésie n.f.
anæsthesia
Suppression de la sensibilité à la douleur à la suite d'une lésion nerveuse, de l'action d'un médicament ou de celle du froid.
L'anesthésie post-traumatique d'un territoire est souvent définitive.
L'anesthésie pour fins médicales ou expérimentales est obtenue parfois par l'emploi du froid (qui arrête la propagation de l'influx nerveux), ou, très généralement, d'agents chimiques (anesthésiques). Elle peut être locale, locorégionale ou générale.
L'anesthésie générale est induite par des agents administrés par voie intraveineuse (parfois intra-rectale ou intramusculaire) ou pulmonaire (oxyde nitreux, xénon ou vapeurs anesthésiques). Elle évolue en 3 phases, induction, entretien et récupération (réveil) et s'accompagne d'une perte de conscience ou narcose. Pour les interventions mineures, on se contente souvent de diminuer seulement la vigilance et la perception de la douleur.
L'anesthésie locale est induite par l'injection d'anesthésique, l'application sur la peau de crème anesthésique (EMLA) ou du froid (par ex. évaporation de chlorure d'éthyle) près du site opératoire.
L'anesthésie locorégionale agit sur une partie limitée du système nerveux par injection de produits près de la structure à anesthésier (moelle épinière, racines rachidiennes, troncs nerveux) : c’est le bloc d'un nerf, d'un plexus, etc.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ action (potentiel d'), analgésie, anesthésie (profondeur), anesthésique général, anesthésique local, anesthésique volatil, EMLA, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie, accident d'anesthésie
[G1]
Édit. 2017