antifongique adj. et n.m.
antifungal drug
Actif contre le développement des mycoses, par voie locale ou générale.
Les médicaments antifongiques tels que les polyènes, les imidazolés et la flucytosine sont actifs contre les moisissures (Candida, Aspergillus, Cryptococcus, Histoplasma).
L'OMS retient dans cette classe :
1) quatre médicaments essentiels : trois antibiotiques d'origine naturelle, l'amphotéricine B, la griséofulvine et la nystatine, et un produit synthétique, le kétoconazole,
2) un médicament complémentaire de synthèse, la flucytosine.
Les associations d’antifongiques et d’autres médicaments peuvent produire des effets secondaires digestifs, cardiaques, rénaux ou hémorragiques.
Étym. lat. fungus : champignon
antifongique topique l.m.
topical antifungal drug
Médicament utilisé dans le traitement local des infections mycosiques cutanéomuqueuses, agissant à différents stades du métabolisme du champignon et qui, selon sa concentration et le temps de contact avec le parasite, est seulement fongistatique ou, au contraire, fongicide.
Il existe plusieurs classes de ces topiques, selon leur mode d'action et leur cible (levures ou dermatophytes) : antibiotiques (nystatine, griséofulvine, pimaricine), dérivés hétérocycliques (tolnaftate, buclosamide, etc.), dérivés imidazolés (miconazole, éconazole, clotrimazole, tioconazole), dérivé non imidazolé (ciclopiroxolamine). Ils sont incorporés dans diverses préparations dont la forme galénique est adaptée aux différentes localisations : crème, solution, poudre, vernis, ovule ou comprimé gynécologique, etc. On les utilise soit seuls, éventuellement combinés avec d'autres produits topiques (kératolytiques ou dermocorticoïdes), soit associés à un traitement antifongique systémique.
Étym. lat. fungus : champignon
Candida
Candida
Genre de champignons micromycète levuriforme, anascosporé dont les colonies ont une couleur blanche.
La plupart des Candida sont des saprophytes habituels de la peau et des muqueuses et sont largement répandus dans la nature.
Il existe plus de 160 espèces de Candida dont certaines (Candida albicans, C. tropicalis, C. parakrusei, C. krusei, C. pseudotropicalis, C. guillermondii) sont responsables de mycoses de gravité variable. Ces dernières années, les levures du genre Torulopsis ont été regroupées avec les Candida.
Dénomination ancienne : Monilia
Étym. lat. candida : blanche
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Candida albicans
Candida albicans
Micromycète levuriforme se présentant sous forme de cellules ovales ou arrondies.
Par rapport aux autres levures du genre Candida, il présente deux stades morphologiques spécifiques. Le premier correspond aux chlamydospores, spores volumineuses, à paroi épaisse, produites en culture sur milieu riz-agar-tween et à 24°C. Elles apparaissent à l’extrêmité de rameaux pseudomycéliens et constituent des formes de résistance. Le second stade est un mycélium vrai résultant d’une croissance apicale, qui peut être obtenu sur de nombreux milieux et qui débute en quelques heures par la formation d’un tube germinatif (test de filamentation en sérum). Dans certaines conditions de culture, apparaissent des formes de croissance allongées, fréquemment attachées par leur apex, qui constituent le pseudomycélium. L’identification biologique de Candida albicans est réalisée par des tests d’assimilation et de fermentation des sucres. Il existe deux sérotypes, A et B, respectivement proche de C. tropicalis et de C. stellatoidea. Saprophyte du tube digestif de l’Homme et des animaux, Candida albicans peut, dans certaines conditions particulières, proliférer en grand nombre et provoquer des manifestations pathologiques, cutanées ou muqueuses ou des septicémies entraînant des localisations viscérales diverses.
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Candida glabrata
Candida glabrata
Candida saprophyte du tube digestif, responsable d’infections vaginales, cutanées et profondes, résistant au fluconazole.
Ancienne dénomination : Torulopsis glabrata
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Candida guillermondii
Candida guillermondii
Candida présent dans l’environnement (matières organiques), saprophyte du tube digestif et, surtout, de la peau.
Cette levure peut être responsable d'infections profondes résistant au fluconazole.
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Candida kefyr
Candida kefyr
Micromycète levuriforme, proche de Candida tropicalis dont il se distingue notamment par ses capacités de fermenter le lait.
Saprophyte habituel des téguments et des muqueuses, il est parfois responsable de mycoses, digestives ou profondes.
Syn. Candida parakrusei, C. pseudotropicalis
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Candida krusei
Candida krusei
Micromycète levuriforme, saprophyte dans la nature et chez l’homme, occasionnellement responsable de diverses mycoses et d’endocardites.
Cette espèce est résistante au fluconazole.
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Candida parakrusei
Candida parakrusei
Syn. C. kefyr
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Candida parapsilosis
Candida parapsilosis
Candida présent dans l’environnement (matières organiques), agent de mycoses digestives, vaginales et cutanées, mais surtout responsable fréquent d’endocardites candidosiques.
Peu sensible à l’amphotéricine B.
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Candida pseudotropicalis
Candida pseudotropicalis
→ Candida
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Édit. 2018
Candida robusta
Candida robusta
Candida saprophyte du tube digestif, fréquent dans les aliments, habituellement inoffensif mais potentiellement pathogène en fonction du terrain.
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Candida stellatolidea
Candida stellatolidea
Espèce satellite de Candida albicans (sérotype B), responsable notamment de vaginites.
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Candida tropicalis
Candida tropicalis
Micromycète levuriforme se distinguant de Candida albicans par l’absence de chlamydospores et par ses propriétés fermentaires de différents sucres.
Largement répandu dans la nature, sur les fruits et les légumes, il est saprophyte des téguments et des muqueuses mais, dans certaines conditions, il peut provoquer des onychomycoses, des bronchopneumonies ou des endocardites et des septicémies. C’est, par ordre de fréquence, la seconde espèce de Candida isolée des hémocultures.
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