basidiobolomycose n.f.
basidiobolomycosis, phycomycosis
Mycose rare, sous-cutanée, due à Basidiobolus ranarum, micromycète saprophyte du sol et des débris végétaux.
Cette mycose des pays tropicaux et subtropicaux atteint surtout les enfants dans les zones rurales. La contamination peut être digestive ou respiratoire ou bien secondaire à un traumatisme. Cliniquement, on distingue trois formes : dermo-épidermiques (cellulite inflammatoire, panniculite), profondes ou viscérales (poumon, médiastin, péritoine) et atypiques (localisées notamment au niveau de la face). A l'examen anatomopathologique, on observe de courts filaments non ou peu septés, larges, entourés d'un manchon éosinophile au sein d'un granulome. Il n'existe pas de test sérologique.
Syn. phycomycose sous-cutanée, entomophtorose, phycomycosis
Édit. 2017
phycomycose sous-cutanée l.f.
subcutaneous phycomycosis
Infection fongique provoquée par Basidiobolus ranarum.
Ce champignon, présent sur les végétaux en décomposition et dans le sol, est un saprophyte de l’intestin de batraciens et de reptiles. Les cas humains proviennent d’Afrique tropicale (surtout Nigéria et Ouganda), d’Asie du sud-est et du Brésil. L’inoculation pourrait être traumatique ou par piqûre d’insectes. La mycose touche plus souvent les enfants et les adolescents que les adultes. Elle se présente comme une cellulite inflammatoire réalisant une masse sous-cutanée unique, indolore, infiltrant une fesse ou une cuisse, plus rarement la racine du membre supérieur, le cou, la face ou le tronc. L’extension est locale, sans atteinte osseuse. L’aspect histologique est très évocateur du diagnostic par la présence, au sein d’un granulome, de filaments fongiques larges, non septés, entourés d’un manchon hyalin éosinophile bien visible par la coloration au PAS. La fibrose est importante en périphérie. La confirmation est apportée par l’isolement en culture du champignon.
Étym. gr. phucos : algue ; muke : champignon
Syn. basidiobolomycose