Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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blastomycose chéloïdienne de Jorge Lobo l.f.

cheloid blastomycosis

Mycose cutanée chronique simulant le plus souvent des chéloïdes, dont l'agent responsable est Loboa loboi (autrefois Paracoccidioïdes lobo ou forme de Blastomyces brasiliensis), touchant l'homme et les dauphins, et dont la plupart des cas ont été décrits au Brésil mais aussi dans d'autres zones forestières d'Amérique centrale et du Sud.
Les adultes jeunes de sexe masculin exerçant des professions à l'extérieur sont les plus touchés. La maladie semble être contractée par inoculation traumatique. Les lésions restent limitées à la peau et sont presque toujours localisées dans les zones découvertes. Même si les aspects cliniques simulent le plus souvent des chéloïdes, fermes, brunes, indolores, parfois pédiculées, ils sont assez polymorphes, prenant aussi l'apparence de gommes, de placards nodulaires infiltrés, verruqueux ou ulcérés évoquant une lèpre nodulaire, une chromomycose ou un carcinome spinocellulaire. C’est une maladie essentiellement chronique avec conservation d’un état général satisfaisant
Le diagnostic repose sur la mise en évidence de courtes chaînes d'éléments ronds, globuleux, avec une double paroi réfringente, réunis les uns aux autres par une sorte d'isthme, dans les squames recueillies par grattage ou à l'examen histologique d'une biopsie. Les antifongiques sont inactifs.

J. Lobo, dermatologue brésilien (1930)

Syn. lobomycose, maladie de Jorge Lobo

Blastomyces brasiliensis

Édit. 2017

Lobo (blastomycose chéloïdienne de Jorge) l.f.

Jorge's lobo's disease

J. Lobo, dermatologiste brésilien (1931)

blastomycose chéloïdienne de Jorge Lobo

Lobo (maladie de) l.f.

lobomycosis

Mycose cutanée chronique d'Amérique tropicale provoquée par un micromycète inférieur, Lobomyces loboi.
Cette affection rare touche l'Homme et quelques mammifères (Dauphin). La plupart des cas ont été décrits au Brésil et en Guyane française mais la maladie est aussi observée, en milieu forestier, dans d'autres pays de la région. L'infestation a lieu par voie transcutanée, à l'occasion d'un traumatisme : piqûre ou coupure, plus rarement morsure d'arthropode ou de serpent. Les adultes jeunes de sexe masculin exerçant une activité extérieure sont les plus fréquemment touchés. Les lésions restent limitées à la peau et sont presque toujours localisées dans les zones découvertes. Même si les aspects cliniques simulent le plus souvent des chéloïdes, fermes, brunes, indolores, parfois pédiculées, ils sont assez polymorphes, prenant aussi l'apparence de gommes, de placards nodulaires infiltrés, verruqueux ou ulcérés évoquant une lèpre nodulaire, une chromomycose ou un carcinome spinocellulaire. L'évolution est lente et chronique.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence de courtes chaînes d'éléments ronds, globuleux, avec une double paroi réfringente, réunis les uns aux autres par une sorte d'isthme, dans les squames recueillies par grattage ou à l'examen histologique d'une biopsie. Les antifongiques sont inactifs.

J. Lobo, dermatologue brésilien (1930)

Syn. lobomycose, Jorge Lobo (maladie de), blastomycose chéloïdienne de Jorge Lobo

Lobomyces loboi